{"id":64981,"date":"2002-02-28T00:00:00","date_gmt":"2002-02-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/02\/28\/la-bataille-autour-dosi-est-un-signe-du-desordre-interieur-du-pentagone\/"},"modified":"2002-02-28T00:00:00","modified_gmt":"2002-02-28T00:00:00","slug":"la-bataille-autour-dosi-est-un-signe-du-desordre-interieur-du-pentagone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/02\/28\/la-bataille-autour-dosi-est-un-signe-du-desordre-interieur-du-pentagone\/","title":{"rendered":"<strong><em>La bataille autour d&rsquo;OSI est un signe du d\u00e9sordre int\u00e9rieur du Pentagone<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La bataille autour d&rsquo;OSI est un signe du d\u00e9sordre int\u00e9rieur du Pentagone<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t[Cette analyse traite une question particuli\u00e8rement significative \u00e0 notre sens du d\u00e9bat en cours \u00e0 Washington sur la probl\u00e9matique de l&rsquo;information dans le cadre de la Grande guerre contre la Terreur. Il s&rsquo;agit \u00e9galement d&rsquo;une question r\u00e9v\u00e9latrice de la situation au sein du Pentagone.]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn \u00e9ditorial du Washington <em>Times<\/em>, du 27 f\u00e9vrier, <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/op-ed\/20020227-291429.htm\" class=\"gen\">met l&rsquo;affaire de l&rsquo;OSI (Office of Strategic Influence) en perspective<\/a>. Apr\u00e8s que le New York <em>Times<\/em> du 19 f\u00e9vrier ait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l&rsquo;existence de l&rsquo;OSI, \u00e0 partir de sources qui \u00e9taient manifestement des adversaires de cet organisme au sein du Pentagone, cette nouvelle organisation est all\u00e9e de d\u00e9boires et d\u00e9boires sous les coups d&rsquo;une attaque m\u00e9diatique en r\u00e8gle, aux USA et hors des USA. Press\u00e9e de tous c\u00f4t\u00e9s, l&rsquo;OSI fut d\u00e9fendue maladroitement, ou pas d\u00e9fendue du tout, avant que sa dissolution soit annonc\u00e9e le 26 f\u00e9vrier. C&rsquo;est bien ce qu&rsquo;indique le Washington <em>Times<\/em>, qui aurait clairement comme th\u00e8se que les services de relations publiques du Pentagone ont laiss\u00e9 faire, pas m\u00e9contents de voir un service potentiellement concurrent mis en cause de fa\u00e7on aussi brutale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Why did the Pentagon do such a poor job of communicating this factual information to the public? Well, one Pentagon source told Slate magazine&rsquo;s Scott Shuger that Mrs. Clarke [assistant secretary of defense for public affairs Tori Clarke] \u00a0\u00bbput the Times onto the story because she viewed the OSI as a threat to her operation.\u00a0\u00bb Mrs. Clarke will surely deny that this is the case. But it is undeniably true that her shop did an awful job in telling the public the truth about OSI. And it is hardly the first time in recent weeks that the Pentagon public relations machine has provided a propaganda windfall for America&rsquo;s enemies, <\/em>&mdash; <em>witness the mindless dissemination of photos of al Qaeda and Taliban operatives being escorted to the prison at Guantanamo Bay, sans explanation. That incident subjected the United States to mindless sanctimony and vitriol from Europe.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus encore, appara\u00eet maintenant la th\u00e8se que le travail accompli par OSI depuis sa cr\u00e9ation est honorable. <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/national\/20020227-77693081.htm\" class=\"gen\">Un article de Rowan Scarborough<\/a> dans le m\u00eame Washington <em>Times<\/em>, en date du 25 f\u00e9vrier, rapporte les prouesses de l&rsquo;OSI dans ses premiers mois de fonctionnement. Loin d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 un organisme de d\u00e9sinformation, un organisme de fabrication de mensonges, Scarborough nous dit que l&rsquo;OSI aurait \u00e9t\u00e9, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Pentagone, un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0minist\u00e8re de la paix\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9ditorial du 27 f\u00e9vrier rappelle cet \u00e9l\u00e9ment nouveau dans la tr\u00e8s courte carri\u00e8re de l&rsquo;OSI, et dans la s\u00e9v\u00e8re pol\u00e9mique qui entoure son existence et sa dissolution annonc\u00e9e :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>But an article by Rowan Scarborough, published in Monday&rsquo;s [25 February] editions of The Washington Times, suggested that OSI, which was set up by Douglas J. Feith, the highly respected U.S. undersecretary of defense for policy, and Air Force Brig. Gen. Simon P. Worden, could have actually played a key role in aiding the war on terror by counteracting false, anti-American propaganda being spewed out from places like Baghdad, Tehran and Pyongyang. Administration officials contended that there were no plans to put out false stories, emphasizing that OSI&rsquo;s draft charter made no mention of such a scheme. One source told The Washington Times that OSI was designed to \u00a0\u00bbget the truth\u00a0\u00bb to places like Iran and Iraq.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes derniers d\u00e9veloppements confirment d&rsquo;abord que l&rsquo;OSI est l&rsquo;objet d&rsquo;une intense bataille bureaucratique, cette fois avec des pr\u00e9cisions qui situent cette bataille au coeur du Pentagone lui-m\u00eame, qui indique que cet affrontement interne est m\u00eame la principale cause de la pol\u00e9mique et de la fin pr\u00e9matur\u00e9e, &mdash; et peut-\u00eatre temporaire, &mdash; de l&rsquo;OSI. D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, on peut avancer plusieurs conclusions qui sont, plac\u00e9es dans la perspective, comme autant d&rsquo;hypoth\u00e8ses :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; L&rsquo;\u00e9pisode OSI et la lutte bureaucratique d&rsquo;influence \u00e0 laquelle nous avons assist\u00e9 montrent bien que le DoD, de plus en plus assur\u00e9 de sa puissance, autant par les conflits en cours que par que par la manne budg\u00e9taire et tout ce qu&rsquo;elle signifie, est entr\u00e9 dans une p\u00e9riode d&rsquo;instabilit\u00e9 interne tr\u00e8s forte. Une puissance accrue pour un tel organisme implique le r\u00e9veil des ambitions, une lutte renforc\u00e9e pour tous les pouvoirs possibles. Devant nos yeux, le Pentagone entre dans une phase incontr\u00f4lable suscit\u00e9e par sa nouvelle puissance, une phase bien diff\u00e9rente que celle de statut de \u00ab\u00a0paix arm\u00e9e\u00a0\u00bb bureaucratique qui exista au DoD \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque Clinton.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La principale victime de cette \u00e9volution, c&rsquo;est Donald Rumsfeld. Proclam\u00e9 <em>star<\/em> incontest\u00e9e \u00e0 l&rsquo;automne 2001, avec sa <em>maestria<\/em> d\u00e9sinformatrice et sa capacit\u00e9 manipulatrice des m\u00e9dias am\u00e9ricains (Rumsfeld valait bien l&rsquo;OSI \u00e0 lui tout seul), le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense se retrouve sur la d\u00e9fensive apr\u00e8s plusieurs \u00e9pisode qui sont autant d&rsquo;\u00e9checs de communication (les prisonniers de Guantanamo, les \u00ab\u00a0bavures\u00a0\u00bb US et les pertes civiles afghanes, l&rsquo;OSI). D\u00e9sormais, c&rsquo;est l&rsquo;autorit\u00e9 de Rumsfeld qui est en cause, sa capacit\u00e9 \u00e0 contr\u00f4ler le Pentagone. On ne le ratera plus.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale (et bureaucratique), on pourrait avancer que la dissolution projet\u00e9e de l&rsquo;OSI est un revers pour les ultras <em>neo-conservatives<\/em>. L&rsquo;adjoint de Rumsfeld, Douglas J. Feith, pr\u00e9sent\u00e9 de fa\u00e7on flatteuse par le Washington <em>Times<\/em> (proche des <em>neo-cons<\/em>), et qui semble \u00eatre l&rsquo;inspirateur de l&rsquo;OSI, est aussi un proche de Wolfowitz et un ultra-<em>hawk<\/em>. (D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les <em>neo-cons<\/em> traversent une mauvaise passe. Le <em>speechwriter<\/em> de GW, David Frum, <LIIEN=http:\/\/www.globeandmail.com\/servlet\/RTGAMArticleHTMLTemplate\/C\/20020226\/wxfrum?hub=homeBN&#038;tf=tgam%252Frealtime%252Ffullstory.html&#038;cf=tgam\/realtime\/config-neutral&#038;vg=BigAdVariableGenerator&#038;slug=wxfrum&#038;date=20020226&#038;archive=RTGAM&#038;site=Front&#038;ad_page_name=breakingnews>l&rsquo;auteur de la formule \u00ab <em>axis of devil<\/em> \u00bb du discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union, <D>collaborateur du <em>Weekly Standard<\/em> et <em>neo-con<\/em> reconnu, a quitt\u00e9 la Maison-Blanche le 24 janvier \u00e0 cause d&rsquo;un probl\u00e8me interne. Mais il s&rsquo;agit \u00e0 notre sens plus de d\u00e9m\u00eal\u00e9s bureaucratiques que d&rsquo;une r\u00e9orientation id\u00e9ologique (l&rsquo;affaire OSI est nettement de cette sorte). Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;essentiel de l&rsquo;administration GW est de tendance ultra, <em>neo-con<\/em> ou pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; L&rsquo;OSI, maintenant. RIP ? On en doute nettement. D&rsquo;abord, les partisans de l&rsquo;OSI sont sortis du bois pour d\u00e9fendre l&rsquo;organisme, qui, dans leur plaidoirie, de \u00ab\u00a0minist\u00e8re du mensonge\u00a0\u00bb deviendrait plut\u00f4t un \u00ab\u00a0minist\u00e8re de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb. Rien n&rsquo;est fini. Disons que l&rsquo;acronyme (OSI pour Office of Strategic Insfluence) est br\u00fbl\u00e9, ce qui est dommage car il sonnait bien. Pour le reste, les activit\u00e9s type-OSI se retrouveront ailleurs au Pentagone, sous une autre forme. On verra.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bataille autour d&rsquo;OSI est un signe du d\u00e9sordre int\u00e9rieur du Pentagone [Cette analyse traite une question particuli\u00e8rement significative \u00e0 notre sens du d\u00e9bat en cours \u00e0 Washington sur la probl\u00e9matique de l&rsquo;information dans le cadre de la Grande guerre contre la Terreur. 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