{"id":64984,"date":"2001-07-22T00:00:00","date_gmt":"2001-07-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/07\/22\/semaine-du-16-juillet-au-22-juillet-2001\/"},"modified":"2001-07-22T00:00:00","modified_gmt":"2001-07-22T00:00:00","slug":"semaine-du-16-juillet-au-22-juillet-2001","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/07\/22\/semaine-du-16-juillet-au-22-juillet-2001\/","title":{"rendered":"Semaine du 16 juillet au 22 juillet 2001"},"content":{"rendered":"<p><h3>La grande victime de la bataille de G\u00eanes : le multilat\u00e9ralisme<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLe sommet de G\u00eanes a vu le premier mort de ces manifestations de contestation qui, depuis le sommet de l&rsquo;OMC \u00e0 Seattle (d\u00e9cembre 1999), accompagnent  tr\u00e8s ponctuellement les grands sommets de la globalisation, ou assimil\u00e9s \u00e0 la globalisation (parfois abusivement). Dans ces \u00e9poques de doctrine z\u00e9ro-mort, le drame a eu l&rsquo;effet qu&rsquo;on imagine. Aujourd&rsquo;hui, le sentimentalisme a si fortement envahi la r\u00e9flexion que des \u00e9v\u00e9nements somme toute assez courants, mis convenablement en lumi\u00e8re, intervenus au moment opportun, prennent une dimension extraordinaire. Ce premier mort du mouvement anti-globalisation est devenu un symbole et toute la plan\u00e8te a recul\u00e9. Les chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement dans leur G7\/G8 embastill\u00e9 ont mani\u00e9, par porte-parole interpos\u00e9s, tous les qualificatifs tragiques qu&rsquo;on imagine. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela n&rsquo;a tromp\u00e9 personne ou, plut\u00f4t, cela n&rsquo;a emp\u00each\u00e9 personne de continuer \u00e0 cultiver \u00e0 l&rsquo;endroit de ces chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement le plus grand scepticisme qui n&rsquo;est pas exempt d&rsquo;un r\u00e9el m\u00e9pris. Cons\u00e9quence : la conf\u00e9rence de G\u00eanes a marqu\u00e9 le d\u00e9but d&rsquo;un d\u00e9clin, qu&rsquo;on peut pr\u00e9voir tr\u00e8s acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, de ce type de r\u00e9unions. (Regardez autour de vous, lisez autour de vous : <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2001\/07\/22\/international\/22R EAC.html\" class=\"gen\"> tout le monde en parle<\/a> ; c&rsquo;est par cons\u00e9quent le commencement de la fin d&rsquo;une certaine forme de rencontres multinationales.) C&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement, et une grande victoire pour le mouvement anti-globalisation. Ces conf\u00e9rences qui sont en passe, \u00e0 cause de l&rsquo;\u00e9cho psychologique des choses, d&rsquo;\u00eatre physiquement interdites dans leur forme actuelle, constituent l&rsquo;un des liens symboliques, mais aussi tr\u00e8s concrets, du mouvement de globalisation. On sait que, sur ce mouvement, les chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement n&rsquo;ont rien \u00e0 dire d&rsquo;int\u00e9ressant et quasi pas de pouvoir \u00e0 y exercer ; par contre, ils ont besoin de ces r\u00e9unions pompeuses, qui relancent l&rsquo;aspect formel du mouvement, o\u00f9 ces gens qui forment l&rsquo;<em>establishment<\/em> d\u00e9mocratique du XXIe si\u00e8cle s&rsquo;encouragent les uns les autres, se r\u00e9confortent, se font croire les uns aux autres qu&rsquo;ils ont raison, o\u00f9 enfin l&rsquo;impression r\u00e9pandue est qu&rsquo;effectivement la globalisation marche et est contr\u00f4l\u00e9e. Le caract\u00e8re public et solennel de ces r\u00e9unions est important : il tend \u00e0 leur donner l&rsquo;apparence, toute de fa\u00e7ade, d&rsquo;un caract\u00e8re d\u00e9mocratique (les chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement apparaissent d&rsquo;autant plus repr\u00e9sentatifs qu&rsquo;ils sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s de fa\u00e7on publique et solennelle). Si ces r\u00e9unions sont r\u00e9duites, si leur forme est modifi\u00e9e, plus discr\u00e8te, quasi-clandestine, si certaines d&rsquo;entre elles sont supprim\u00e9es, c&rsquo;est le climat et l&rsquo;image du multilat\u00e9ralisme qui se d\u00e9gradent consid\u00e9rablement. Aujourd&rsquo;hui, \u00e0 l&rsquo;heure des symboles et du virtualisme, le climat et l&rsquo;image forment l&rsquo;essentiel de ce qu&rsquo;on continue \u00e0 appeler, par habitude, la \u00a0\u00bbr\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb ; s&rsquo;ils se d\u00e9gradent, c&rsquo;est la puissance qu&rsquo;ils repr\u00e9sentent qui recule. Voil\u00e0 pourquoi, \u00e0 G\u00eanes, le multilat\u00e9ralisme a subi une d\u00e9faite tr\u00e8s grave. Bien \u00e9videmment, cette d\u00e9faite est li\u00e9e au revers que subit la globalisation avec la persistance en augmentation de la contestation, mais elle a un aspect pratique \u00e9ventuel (si les r\u00e9unions sont r\u00e9duites, certaines supprim\u00e9es) qui donne toute sa r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 ce revers. Les \u00e9v\u00e9nements de G\u00eanes ont montr\u00e9 qu&rsquo;une pression de la foule, quelles que soient les intentions et la repr\u00e9sentativit\u00e9 de cette foule, quelles que soient les caract\u00e9ristiques occultes ou non de cette foule, avec les incidents que cela entra\u00eene et la couverture m\u00e9diatique quasi-hyst\u00e9rique qu&rsquo;entra\u00eenent ces incidents, &mdash; une pression de la foule a la capacit\u00e9 de gravement mettre en cause le syst\u00e8me dans son entier, au travers des chefs d&rsquo;\u00c9tat et de gouvernement qui le repr\u00e9sentent. Encore une fois, on constate que ce m\u00eame syst\u00e8me, si puissant, si omnipr\u00e9sent, pr\u00e9sente l&rsquo;extraordinaire faiblesse d&rsquo;offrir \u00e0 ses adversaires les moyens et la dynamique seuls capables de le mettre en \u00e9chec. (Sans l&rsquo;\u00e9cho m\u00e9diatique qui r\u00e9percute et grandit les \u00e9v\u00e9nements antagonistes, sans la rh\u00e9torique langue de bois qui oblige \u00e0 consid\u00e9rer avec la plus grande gravit\u00e9 tout \u00e9v\u00e9nement grandi par le syst\u00e8me m\u00e9diatique, la contestation anti-globalisation ne se serait jamais d\u00e9velopp\u00e9e et G\u00eanes n&rsquo;aurait pas eu lieu.)<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>F\u00e9condit\u00e9 et st\u00e9rilit\u00e9 intellectuelles engendr\u00e9es par la globalisation<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tCe m\u00eame syst\u00e8me m\u00e9diatique, oblig\u00e9 par ses r\u00e8gles de fonctionnement (discours humanitariste, go\u00fbt du spectaculaire, concurrence sur ces th\u00e8mes, etc) \u00e0 couvrir et \u00e0 amplifier le discours anti-globalisation qui tenait \u00e0 G\u00eanes le haut de l&rsquo;affiche et le haut du pav\u00e9, nous donne acc\u00e8s \u00e0 une somme prodigieuse de r\u00e9flexion sur ce th\u00e8me, du pire au <a href=\"http:\/\/www.observer.co.uk\/global\/story\/0,10786,5242 48,00.htm l\" class=\"gen\">meilleur<\/a>. Le sommet de G\u00eanes a par cons\u00e9quent \u00e9t\u00e9 l&rsquo;occasion de constater qu&rsquo;apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de globalisation et une appr\u00e9ciation (symbolique plus qu&rsquo;intellectuelle) constante du mouvement comme quelque chose d&rsquo;irr\u00e9versible et de quasiment sacr\u00e9, c&rsquo;est au contraire la r\u00e9flexion anti-globalisation que le mouvement n&rsquo;a cess\u00e9e de renforcer. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est la r\u00e9flexion anti-globalisation qui est f\u00e9conde, avec des publications int\u00e9ressantes, qui n&rsquo;ont rien de commercialement confidentiel (voir le livre de Hardt et de Negri analys\u00e9 dans le lien indiqu\u00e9 ci-dessus), et qui, au contraire, m\u00e8nent la danse de la promotion, de la vente, de la mobilisation des \u00ab\u00a0consommateurs\u00a0\u00bb. (Le paradoxe relev\u00e9 plus haut, encore lui : Hardt-Negri profitent des capacit\u00e9s commerciales et mercantilistes du syst\u00e8me, et des \u00e9v\u00e9nements promotionnels comme le bruit autour du sommet de G\u00eanes, pour diffuser leurs r\u00e9flexions anti-syst\u00e8me. Ils d\u00e9montrent ainsi par la pratique imm\u00e9diate la th\u00e8se qu&rsquo;ils exposent, que la puissance du syst\u00e8me fournit \u00e0 ses adversaires, si ceux-ci savent les identifier et en user, des moyens formidables d&rsquo;action critique et destructrice. C&rsquo;est de l'\u00a0\u00bbentrisme\u00a0\u00bb \u00e0 visage d\u00e9couvert, que le syst\u00e8me n&rsquo;a pas une seconde l&rsquo;id\u00e9e de combattre d\u00e8s lors que cet \u00ab\u00a0entrisme\u00a0\u00bb fait recette : le bouquin de Hardt-Negri, m\u00eame s&rsquo;il porte un coup terrible \u00e0 la globalisation [on verra], a d&rsquo;abord la particularit\u00e9 de g\u00e9n\u00e9rer du profit. Donc, il est sacr\u00e9 pour le syst\u00e8me qui ne raisonne qu&rsquo;en termes de profit. Personne n&rsquo;a jamais dit que le syst\u00e8me n&rsquo;\u00e9tait pas suicidaire.) Le succ\u00e8s de cette r\u00e9flexion anti-globalisation doit nous montrer deux choses : la premi\u00e8re est que la capacit\u00e9 du syst\u00e8me \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer une sp\u00e9culation intellectuelle favorable est nulle, parce qu&rsquo;il a pour logique interne principale, et quasiment exclusive \u00e0 cause de sa force, la seule pression de sa puissance et de sa dynamique interne ; le syst\u00e8me se justifie par lui-m\u00eame, parce qu&rsquo;il est puissant, parce qu&rsquo;il avance, etc. Il n&rsquo;a aucune capacit\u00e9 de f\u00e9condation intellectuelle parce qu&rsquo;il n&rsquo;en a, pr\u00e9tendument (c&rsquo;est peut-\u00eatre sa faiblesse mortelle), pas le besoin. Toute f\u00e9condit\u00e9 intellectuelle va donc vers sa critique, qui est d&rsquo;ailleurs un champ tr\u00e8s vaste et agr\u00e9able \u00e0l&rsquo;esprit. La seconde remarque est que les hommes sont complexes. On aurait tort de voir dans le mouvement anti-globalisation un ensemble fixe et coh\u00e9rent. La r\u00e9alit\u00e9 est que les citoyens, les dirigeants, etc, peuvent \u00eatre \u00e0 la fois pro-globalisation, et anti-globalisation un moment apr\u00e8s, ou pro et anti parall\u00e8lement. (Le cas fran\u00e7ais est \u00e9clairant. Les Fran\u00e7ais ne sont ni frileux, ne repli\u00e9s sur eux-m\u00eames. La France est le premier pays, et de tr\u00e8s loin, en mati\u00e8re de tourisme, ce qui montre pour le moins une capacit\u00e9 infrastructurelle et intellectuelle d&rsquo;ouverture, celle que pr\u00f4ne hyst\u00e9riquement la globalisation. [Il y a bien d&rsquo;autres cas de domaines d&rsquo;ouverture o\u00f9 figurent les Fran\u00e7ais.] Parall\u00e8lement, les Fran\u00e7ais s&rsquo;imposent comme les principaux opposants \u00e0 la globalisation, intellectuellement et d&rsquo;un point de vue d&rsquo;une conception de la civilisation. Ceci et cela vont ensemble. Il y a aussi bien du Hardt-Negri dans le comportement fran\u00e7ais. Ces complexit\u00e9s diverses sont l&rsquo;indication certaine que la bataille de la globalisation ne fait que commencer et que nous ne sommes pas au bout de nos surprises.   <\/p>\n<h3>Mais qui \u00e9tait l&rsquo;ennemi \u00e0 la bataille de G\u00eanes ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tMis \u00e0 part les parpaings de l&rsquo;anti-globalisation, mis \u00e0part les discussions de forteresse et coup\u00e9es du \u00ab\u00a0peuple mondial\u00a0\u00bb des <em>leaders<\/em> d\u00e9mocratiques, se posait la question de savoir qui, vraiment, on attaquait \u00e0 G\u00eanes. Les Britanniques ont, en l&rsquo;occurrence, jou\u00e9 le r\u00f4le de la nurse, de la \u00ab\u00a0nounou\u00a0\u00bb, qui met du baume sur les plaies et bosses de la \u00ab <em>seule superpuissance<\/em> \u00bb (sans, d&rsquo;ailleurs, trop se mouiller en sa faveur : les Britanniques n&rsquo;ont pas bris\u00e9 la solidarit\u00e9 europ\u00e9enne, notamment dans l&rsquo;affaire de Kyoto ; ils sentent d&rsquo;o\u00f9 vient le vent, ils sont r\u00e9put\u00e9s pour cela). Dans <em>The Times<\/em> de Londres, Bronwen Maddox, sur un ton un peu larmoyant, certainement navr\u00e9, un peu agac\u00e9 mais tout juste, nous dit que l&rsquo;objectif n<198>1, \u00e0 G\u00eanes, c&rsquo;\u00e9tait <a href=\"http:\/\/www.thetimes.co.uk\/article\/0,,248-2001250516 ,00.html\" class=\"gen\">le pauvre oncle SAM<\/a>.  Ce n&rsquo;est pas faux. L&rsquo;article de Maddox est bourr\u00e9 d&rsquo;affirmations aga\u00e7antes et de v\u00e9rit\u00e9s int\u00e9ressantes, mais sa th\u00e8se g\u00e9n\u00e9rale et surtout ce qu&rsquo;elle implique sont finalement ce qui doit retenir le plus l&rsquo;attention. Cette th\u00e8se implique simplement qu&rsquo;en attaquant la globalisation (le syst\u00e8me), on attaque en fait les \u00c9tats-Unis (le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste). Rien de plus juste. Cela permet de rappeler la diff\u00e9rence entre mondialisation et globalisation (gr\u00e2ce \u00e0 la langue fran\u00e7aise : la nuance existe en fran\u00e7ais \u00e0 cause de l&rsquo;existence des deux mots ; elle n&rsquo;existe pas en anglais, o\u00f9 n&rsquo;existe que <em>globalization<\/em>). Le mouvement anti-globalisation est bien contre la globalisation, laquelle implique une volont\u00e9 d\u00e9structurante de d\u00e9r\u00e9gulation et de mise en cause de toutes les structures existantes, et cela est typiquement et quasi-exclusivement d&rsquo;origine am\u00e9ricaine ; par contre, la mondialisation, qui est un mouvement naturel d&rsquo;\u00e9change, qui a toujours exist\u00e9 avec des hauts et des bas, n&rsquo;est pas la cible de ces attaques. On peut alors souscrire compl\u00e8tement \u00e0 la th\u00e8se d&rsquo;un \u00ab\u00a0oncle Sam\u00a0\u00bb comme v\u00e9ritable objectif du mouvement anti-globalisation. L\u00e0-dessus, Anthony Lewis d\u00e9signe GW Bush comme <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2001\/07\/21\/opinion\/21LEWI.ht ml?search pv=day01\" class=\"gen\">\u00ab Bush the Radical \u00bb,<\/a> et met en \u00e9vidence la politique de plus en unilat\u00e9raliste, et m\u00eame isolationniste, que suivent aujourd&rsquo;hui les \u00c9tats-Unis. Contradiction avec le multilat\u00e9ralisme d\u00e9nonc\u00e9 \u00e0 G\u00eanes, au travers des attaques contre la globalisation ? S&rsquo;il y a effectivement un probl\u00e8me de contradiction, il est pour les Am\u00e9ricains. Au niveau politique g\u00e9n\u00e9ral, l&rsquo;unilat\u00e9ralisme de l&rsquo;administration GW Bush, sans pour autant contredire la globalisation, concentre encore plus, aux yeux des adversaires de la globalisation, la responsabilit\u00e9 de ce mouvement du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain. L&rsquo;unilat\u00e9ralisme de GW Bush doit servir encore mieux \u00e0faire la diff\u00e9rence entre globalisation et mondialisation : cet unilat\u00e9ralisme est franchement contre la mondialisation (les internationalistes am\u00e9ricains type-Clinton le sont de mani\u00e8re dissimul\u00e9e), par des attitudes isolationnistes, protectionnistes, etc ; cet unilat\u00e9ralisme n&rsquo;en reste pas moins le parrain et le moteur de la globalisation, puisque la puissance am\u00e9ricaine permet d&rsquo;attaquer toutes les structures ext\u00e9rieures, y compris les structures multilat\u00e9ralistes du syst\u00e8me international, dans le but de favoriser la p\u00e9n\u00e9tration ext\u00e9rieur du <em>business<\/em> am\u00e9ricain. (Et l\u00e0, curieusement ou bien logiquement, le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste retrouve la contradiction interne signal\u00e9e partout, notamment par Hardt-Negri, puisqu&rsquo;il attaque aussi bien dans les structures multilat\u00e9ralistes des m\u00e9canismes qui sont utilis\u00e9s depuis longtemps par les Am\u00e9ricains eux-m\u00eames pour favoriser la globalisation. Nul n&rsquo;a dit que le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste \u00e9tait particuli\u00e8rement perspicace.). En g\u00e9n\u00e9ral, Maddox n&rsquo;a donc pas tort.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La grande victime de la bataille de G\u00eanes : le multilat\u00e9ralisme Le sommet de G\u00eanes a vu le premier mort de ces manifestations de contestation qui, depuis le sommet de l&rsquo;OMC \u00e0 Seattle (d\u00e9cembre 1999), accompagnent tr\u00e8s ponctuellement les grands sommets de la globalisation, ou assimil\u00e9s \u00e0 la globalisation (parfois abusivement). 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