{"id":64989,"date":"2001-08-26T00:00:00","date_gmt":"2001-08-26T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/08\/26\/semaine-du-20-aout-au-26-aout-2001\/"},"modified":"2001-08-26T00:00:00","modified_gmt":"2001-08-26T00:00:00","slug":"semaine-du-20-aout-au-26-aout-2001","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/08\/26\/semaine-du-20-aout-au-26-aout-2001\/","title":{"rendered":"Semaine du 20 ao\u00fbt au 26 ao\u00fbt  2001"},"content":{"rendered":"<p><h3>Plus \u00ab\u00a0Coop\u00a0\u00bb que \u00ab\u00a0Duke\u00a0\u00bb, le nouveau chef supr\u00eame des forces arm\u00e9es US<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe g\u00e9n\u00e9ral Merill McPeak, l&rsquo;ancien patron (alors chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;USAF) du nouveau pr\u00e9sident du Joint Chief of Staff (JCS) des forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines, dit de ce dernier qu&rsquo;il ressemble <a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/articles\/A54417-2001Aug23.html\" class=\"gen\">p lus \u00e0 Gary Cooper (Coop) qu&rsquo;\u00e0 John Wayne (Duke).<\/a> Voil\u00e0 l&rsquo;image sympathique du g\u00e9n\u00e9ral Richard B. Myers, celle d&rsquo;un homme souple et peu inclin\u00e9 aux attitudes de matamore qu&rsquo;on trouve parfois chez les g\u00e9n\u00e9raux am\u00e9ricains. A c\u00f4t\u00e9 de cela, Myers a aussi fait les preuves de sa fermet\u00e9 en s&rsquo;opposant \u00e0 une nomination controvers\u00e9e, et par cons\u00e9quent en s&rsquo;opposant <em>in illo tempore<\/em> \u00e0 son chef d&rsquo;\u00e9tat-major, le m\u00eame McPeak, au risque de mettre sa carri\u00e8re en danger. Pour cela, Myers est aussi consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;homme-cl\u00e9 de l&rsquo;administration GW Bush chez les militaires. Myers arrive \u00e0ce poste-cl\u00e9 de la pr\u00e9sidence du JCS \u00e0 un moment de crise intense, et il succ\u00e8de \u00e0 un homme (Schelton) devenu ces derniers mois notoirement hostile aux tentatives de r\u00e9forme de l&rsquo;\u00e9quipe Bush-Rumsfeld. Autrement dit, Myers est une pi\u00e8ce ma\u00eetresse dans le dispositif Bush-Rumsfeld pour la r\u00e9forme du Pentagone, et, ainsi, sa nomination appara\u00eet comme le premier acte officiel de cette r\u00e9forme. De fa\u00e7on indirecte mais finalement assez convaincante, elle repr\u00e9sente sans doute une forme de r\u00e9ponse \u00e0 ceux qui affirment que la r\u00e9forme ne pourra pas \u00eatre men\u00e9e \u00e0 son terme et que Rumsfeld devra passer la main (de fa\u00e7on concr\u00e8te, d&rsquo;ailleurs, puisqu&rsquo;on ne doute gu\u00e8re qu&rsquo;un \u00e9chec dans l&rsquo;application de cette r\u00e9forme entra\u00eenerait le d\u00e9part de Rumsfeld). Dans la forme des rapports entre le Pentagone et ses chefs civils, la nomination de Myers est \u00e9galement l\u00e0 pour changer la situation de fa\u00e7on significative. La d\u00e9gradation de ces rapports avait \u00e9t\u00e9 un des th\u00e8mes de la campagne de l&rsquo;\u00e9quipe GW Bush. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une d\u00e9gradation indirecte, derri\u00e8re une image d&rsquo;apparente concorde, et c&rsquo;est bien l\u00e0 une politique comme Clinton les aimait, une politique de laisser-faire face \u00e0des militaires hostiles au nouveau pr\u00e9sident d\u00e8s 1993 (hostilit\u00e9 personnelle \u00e0 cause de la fa\u00e7on dont Clinton jeune avait \u00e9vit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre envoy\u00e9 au Viet-n\u00e2m, et hostilit\u00e9 \u00e0 la suite de la premi\u00e8re mesure de l&rsquo;administration Clinton en faveur du statut des homosexuels dans les forces arm\u00e9es) ; Clinton avait donc conclu une sorte de march\u00e9 avec les militaires : il intervenait le moins souvent dans leurs affaires et il leur donnait un budget acceptable, en \u00e9change de quoi il avait la paix et leur soutien ; il en r\u00e9sulta l&rsquo;acquisition d&rsquo;une autonomie sans gu\u00e8re de pr\u00e9c\u00e9dents chez les chefs militaires, d&rsquo;autant que la diplomatie clintonienne s&rsquo;appuyait beaucoup plus sur la force militaire que sur la finesse politique et qu&rsquo;ils en avaient par cons\u00e9quent acquis beaucoup de poids. En fait, Schelton, le pr\u00e9d\u00e9cesseur de Myers, \u00e9tait aupr\u00e8s de Clinton le repr\u00e9sentant des int\u00e9r\u00eats des forces arm\u00e9es et les commandants de th\u00e9\u00e2tre \u00e9taient devenus de v\u00e9ritables \u00ab\u00a0vice-rois\u00a0\u00bb dans les r\u00e9gions ext\u00e9rieures (Europe, Pacifique, Golfe, etc) o\u00f9 ils commandaient les forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines. Myers, lui, doit plut\u00f4t \u00eatre, dans les intentions de Bush-Rumsfeld, un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du pr\u00e9sident pour remettre un peu d&rsquo;ordre dans les forces arm\u00e9es. La r\u00e9forme est, entre autres utilit\u00e9s qu&rsquo;elle devrait avoir, un moyen de r\u00e9affirmer cette autorit\u00e9 civile. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat bien connu de Myers pour l&rsquo;espace et la militarisation de l&rsquo;espace doit \u00e9galement \u00eatre un aspect important de son commandement. Il devrait avoir comme principale t\u00e2che de faire passer dans la programmation et les structures des forces l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;administration, et pr\u00e9cis\u00e9ment un int\u00e9r\u00eat passionn\u00e9 chez Bush-Rumsfeld, pour la d\u00e9fense antimissile et le d\u00e9veloppement de technologies avanc\u00e9es dont un grand nombre devrait trouver un champ d&rsquo;exploitation privil\u00e9gi\u00e9 dans l&rsquo;espace. La nomination de Myers est une victoire pour l&rsquo;USAF et il para\u00eet \u00e9vident qu&rsquo;elle va amener certains remous dans les autres forces, dans une p\u00e9riode d&rsquo;extr\u00eame tension au Pentagone, et notamment <http:\/\/www.newsmax.com\/archives\/articles\/2001\/8\/24\/155416.shtml>au sein de l&rsquo;U.S. Army,<D> qui assure l&rsquo;essentiel des t\u00e2ches de <em>peace-keeping<\/em> et voit avec inqui\u00e9tude la possibilit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9orientation du budget vers les syst\u00e8mes de haute technologie.<\/p>\n<h3>L&rsquo;OTAN en Mac\u00e9doine : une \u00e9trange impression de marche tranquille vers un d\u00e9sastre sans surprise<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;une des caract\u00e9ristiques des grandes institutions bureaucratiques multinationales est l&rsquo;absence totale de prise en compte des enseignements de l&rsquo;exp\u00e9rience. Ces grandes institutions s&rsquo;en tiennent \u00e0 leurs seules capacit\u00e9s internes et satisfont les groupes de pression et d&rsquo;int\u00e9r\u00eat divers, notamment repr\u00e9sent\u00e9s par les nations qui les composent. Plus ces nations sont \u00e9loign\u00e9es les unes des autres, plus leurs int\u00e9r\u00eats sont \u00e9loign\u00e9s, plus les compromis n\u00e9cessaires sont \u00e9loign\u00e9s des r\u00e9alit\u00e9s qu&rsquo;on veut traiter. L&rsquo;OTAN en campagne est une constante illustration de ce ph\u00e9nom\u00e8ne, avec des membres dont les int\u00e9r\u00eats sont aussi \u00e9loign\u00e9s que peuvent l&rsquo;\u00eatre les int\u00e9r\u00eats de pays distants de 7.000 kilom\u00e8tres. Le r\u00e9sultat est la r\u00e9p\u00e9tition, en face de situation semblable, des m\u00eames erreurs commises pr\u00e9c\u00e9demment dans d&rsquo;autres campagnes, avec une extraordinaire assurance, une compl\u00e8te indiff\u00e9rence pour les \u00e9v\u00e9nements en cours et une constante transformation de la r\u00e9alit\u00e9 dans le domaine de l&rsquo;information ; cet ensemble de comportements caract\u00e9rise une attitude de suffisance dans la pr\u00e9sentation de l&rsquo;action politique, tandis que, sur le terrain o\u00f9 l&rsquo;organisation intervient, on assiste \u00e0 une aggravation r\u00e9guli\u00e8re des conditions. L&rsquo;intervention de l&rsquo;OTAN en Mac\u00e9doine, qui devrait \u00eatre effective \u00e0 partir du 27 ao\u00fbt, ressemble donc \u00e0 celle de l&rsquo;OTAN au Kosovo, et \u00e0 celle de l&rsquo;OTAN en Bosnie. D\u00e9sormais, il ne fait plus aucun doute que l&rsquo;action de l&rsquo;OTAN dans les Balkans est pire que celle de l&rsquo;ONU. Certes, l&rsquo;apparence humanitaire est sauv\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire que les groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat m\u00e9diatiques sont satisfaits. Par contre, alors que l&rsquo;ONU avait r\u00e9ussi \u00e0 contenir le conflit \u00e0 la Bosnie, l&rsquo;OTAN a r\u00e9ussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9largir r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 d&rsquo;autres zones sensibles, pr\u00e9parant d&rsquo;autres extensions qui pourraient d\u00e9border de la zone de l&rsquo;ex-Yougoslavie (avec la Gr\u00e8ce notamment). En Mac\u00e9doine, ces trois derniers mois, <http:\/\/www.antiwar.com\/orig\/deliso2.html>le conflit a pris un caract\u00e8re ethnique tr\u00e8s violent,<D> selon un sc\u00e9nario identique aux crises pr\u00e9c\u00e9dentes. Par une \u00e9volution \u00e9trange, ou peut-\u00eatre voulue on ne sait, l&rsquo;aspect m\u00e9diatique de la crise mac\u00e9donienne a \u00e9volu\u00e9 : au d\u00e9but enti\u00e8rement prise en main par l&rsquo;Europe, elle est d\u00e9sormais trait\u00e9e par l&rsquo;OTAN. Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;apparence m\u00e9diatique, les acteurs \u00e9tant les m\u00eame et les Am\u00e9ricains \u00e9tant enti\u00e8rement en dehors de toute action, sinon pour laisser faire et armer les gu\u00e9rillas albanophones  l\u00e0 o\u00f9 ils peuvent le faire. On ne sait pas s&rsquo;il faut regretter cette perte du premier r\u00f4le m\u00e9diatique par les Europ\u00e9ens. La crise mac\u00e9donienne devient un tel bourbier, o\u00f9 les Occidentaux cr\u00e9ent le d\u00e9sordre en aidant objectivement la seule force d\u00e9stabilisante de la r\u00e9gion (les gu\u00e9rillas albanophones), qu&rsquo;il est pr\u00e9f\u00e9rable que l&rsquo;Europe n&rsquo;apparaisse pas trop comme responsable de l&rsquo;op\u00e9ration. L&rsquo;OTAN, elle, ne fait que confirmer qu&rsquo;elle est totalement et d\u00e9finitivement inadapt\u00e9e aux conditions du monde au XXIe si\u00e8cle.  <\/p>\n<h3>De la difficult\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un h\u00e9ros une fois que la gloire m\u00e9diatique est pass\u00e9e<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut aussi avoir \u00e0 l&rsquo;esprit que l&rsquo;essentiel de la justification de la politique occidentale en ex-Yougoslavie s&rsquo;appuie sur la morale. Nos hommes politiques raisonnent selon ce qu&rsquo;\u00e9crivent les m\u00e9dias, qui \u00e9crivent selon la d\u00e9sinformation qui leur est fournie par les sources officielles des organisations internationales, qui d\u00e9sinforment selon l&rsquo;orientation moralisante \u00e0 la mode qui est dict\u00e9e par les m\u00e9dias \u00e0 l&rsquo;intention du monde politique. Ce cercle vicieux de la d\u00e9formation des r\u00e9alit\u00e9s du monde a pour effet de lancer des op\u00e9rations grandioses en s&rsquo;appuyant sur des causes et des personnalit\u00e9s syst\u00e9matiquement douteuses, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;on les charge de vertus que ni les unes ni les autres ne peuvent avoir. L&rsquo;un des h\u00e9ros de la premi\u00e8re phase de la croisade des intellectuels occidentaux en ex-Yougoslavie fut Itzebegovic, le <em>leader<\/em> des musulmans bosniaques et chef de la r\u00e9sistance \u00e0 Sarajevo. Tous les chefs militaires occidentaux (europ\u00e9ens) qui pass\u00e8rent en Bosnie et \u00e0 Sarajevo sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;ONU, signal\u00e8rent le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne, qui r\u00e9pond par ailleurs au bon sens : dans ces guerres atroces, les protagonistes se valent d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, et on ne peut distinguer v\u00e9ritablement un c\u00f4t\u00e9 totalement vertueux contre d&rsquo;autres c\u00f4t\u00e9s, voire contre un seul c\u00f4t\u00e9 qu&rsquo;on pourrait charger de tous les maux et de tous les vices ; pour le cas signal\u00e9 ici, cela signifiait qu&rsquo;Itzebegovic n&rsquo;\u00e9tait pas le h\u00e9ros que les intellectuels occidentaux en faisaient. Cette th\u00e8se semble aujourd&rsquo;hui en voie d&rsquo;\u00eatre confirm\u00e9e officiellement par la possibilit\u00e9 que<http:\/\/www.csmonitor.com\/2001\/0824\/p1s1-woeu.html>le TPI inculpe le m\u00eame Itzebegovic<D> pour crimes de guerre. C&rsquo;est un prolongement inattendu, dont, comme \u00e0 l&rsquo;habitude, on ne tirera que fort peu d&rsquo;enseignements (on est pass\u00e9 \u00e0 autre chose, au soutien des patriotes albanophones de Mac\u00e9doine). Il marque \u00e9galement un autre enseignement, tout aussi int\u00e9ressant : de plus en plus conscient de sa puissance propre, notamment aupr\u00e8s des m\u00e9dias qui sont les ma\u00eetres de l&rsquo;heure bien plus que les politiques, le TPI commence \u00e0 jouer son propre jeu. Il le fait en transgressant les consignes implicites de ceux qui l&rsquo;ont cr\u00e9\u00e9, et en cherchant \u00e0 se cr\u00e9er une image d&rsquo;\u00e9quit\u00e9. Le TPI s&rsquo;attaque donc aux musulmans de Bosnie. Il ne faudrait nullement s&rsquo;\u00e9tonner si, demain, il s&rsquo;attaquait aux ex-dirigeants de l&rsquo;UCK, voire \u00e0 l&rsquo;un ou l&rsquo;autre dirigeant occidental de l&rsquo;Alliance du temps du Kosovo. Signe que ce qui caract\u00e9rise notre temps, c&rsquo;est bien plus le d\u00e9sordre que le complot, et, comme dans tous les d\u00e9sordres, il y a parfois un peu d&rsquo;ironie, <1907> dans tous les cas, pour ceux qui ont un peu de m\u00e9moire.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus \u00ab\u00a0Coop\u00a0\u00bb que \u00ab\u00a0Duke\u00a0\u00bb, le nouveau chef supr\u00eame des forces arm\u00e9es US Le g\u00e9n\u00e9ral Merill McPeak, l&rsquo;ancien patron (alors chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;USAF) du nouveau pr\u00e9sident du Joint Chief of Staff (JCS) des forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines, dit de ce dernier qu&rsquo;il ressemble p lus \u00e0 Gary Cooper (Coop) qu&rsquo;\u00e0 John Wayne (Duke). 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