{"id":64994,"date":"2001-09-23T00:00:00","date_gmt":"2001-09-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/09\/23\/semaine-du-17-septembre-au-23-septembre-2001\/"},"modified":"2001-09-23T00:00:00","modified_gmt":"2001-09-23T00:00:00","slug":"semaine-du-17-septembre-au-23-septembre-2001","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2001\/09\/23\/semaine-du-17-septembre-au-23-septembre-2001\/","title":{"rendered":"Semaine du 17 septembre au 23 septembre 2001"},"content":{"rendered":"<p><h3>L&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit dans la crise, deux semaines apr\u00e8s qu&rsquo;elle ait \u00e9clat\u00e9 : une tendance anti-guerre aux USA ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise de l&rsquo;attaque du 11 septembre est, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=113\" class=\"gen\">comme on l&rsquo;appr\u00e9cie par ailleurs sur ce site,<\/a> entr\u00e9e dans sa deuxi\u00e8me phase. D\u00e9sormais, ce ne sont plus les faits m\u00eame, l&rsquo;extraordinaire attaque, l&rsquo;horreur des destructions, etc, qui retiennent essentiellement l&rsquo;attention, mais les cons\u00e9quences et les effets. Il y a plusieurs domaines pour ces cons\u00e9quences et ces effets, et nous voulons parler ici, d&rsquo;abord, d&rsquo;un \u00e9tat d&rsquo;esprit qui est peu \u00e0 peu apparu cette semaine aux \u00c9tats-Unis, et qui peut jouer un r\u00f4le important. Derri\u00e8re l&rsquo;unanimit\u00e9 officielle et l&rsquo;unanimit\u00e9 des commentateurs de la grande presse \u00e9paul\u00e9s par les experts sp\u00e9cialis\u00e9s, particuli\u00e8rement aux USA, derri\u00e8re l&rsquo;affirmation \u00e9galement unanime dans ces m\u00eames milieux, selon laquelle il faut une riposte, des repr\u00e9sailles, et m\u00eame une \u00ab\u00a0guerre\u00a0\u00bb de longue dur\u00e9e pour certains, enfin derri\u00e8re les sondages am\u00e9ricains qui semblent refl\u00e9ter cette unanimit\u00e9, un doute r\u00e9el est apparu tant sur la validit\u00e9 de cet acte (la riposte) que, plus largement, sur la fa\u00e7on dont la crise (l&rsquo;attaque) est analys\u00e9e. On a d&rsquo;abord remarqu\u00e9 que certains intellectuels, qui s&rsquo;\u00e9taient signal\u00e9s par un soutien sans faille \u00e0 l&rsquo;action belliciste officielle lors de la guerre du Kosovo, prennent une position diff\u00e9rente. C&rsquo;est notamment le cas de <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/rech_art\/0,5987,222292,00.html\" class=\"gen\">l&rsquo;Am\u00e9rica ine Susan Sontag,<\/a> \u00e9crivain et militante politique qui fut une voix influente du soutien intellectuel \u00e0 l&rsquo;action de l&rsquo;OTAN au Kosovo. Au contraire, Sontag demande que ce drame soit l&rsquo;occasion de r\u00e9\u00e9valuer toute une attitude politique de l&rsquo;Am\u00e9rique, du point de vue de sa politique ext\u00e9rieure, dont il est difficile de ne pas voir la place importante qu&rsquo;elle tient dans les situations d&rsquo;injustice conduisant \u00e0 susciter de tels actes que l&rsquo;attaque du 11 septembre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, il y a incontestablement un climat en train de na\u00eetre, assez diff\u00e9rent de la mobilisation patriotique initiale (quoique celle-ci n&rsquo;avait pas n\u00e9cessairement des couleurs bellicistes). Ce climat se traduit d&rsquo;abord par une r\u00e9surgence d&rsquo;un mouvement anti-guerre, au travers d&rsquo;associations activistes-\u00ab\u00a0citoyennes\u00a0\u00bb qui se sont illustr\u00e9es dans la lutte anti-globalisation et qui se reconvertissent tr\u00e8s vite en une tendance anti-guerre. Sur les campus universitaires am\u00e9ricains, la tendance anti-guerre commence \u00e9galement \u00e0 \u00eatre marqu\u00e9e. Un test de cette tendance sera la journ\u00e9e du 30 septembre \u00e0 Washington, o\u00f9 une manifestation anti-globalisation a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e et remplac\u00e9e par un rassemblement anti-guerre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu-del\u00e0 de cette mobilisation activiste, il y a un climat tr\u00e8s particulier, qui semble plut\u00f4t \u00e9carter les sentiments de col\u00e8re et les id\u00e9es bellicistes. Un activiste am\u00e9ricain de gauche, Michael Albert, analyse le 21 septembre la situation et confirme <a href=\"http:\/\/www.lbbs.org\/peacepros.htm\" class=\"gen\">l&rsquo;existence de ce climat<\/a>. Michael Albert constate par exemple qu&rsquo;on a pu constater, dans la soir\u00e9e (l&rsquo;\u00e9norme show t\u00e9l\u00e9vis\u00e9) qu&rsquo;a donn\u00e9e Hollywood au profit des victimes, combien l&rsquo;ambiance \u00e9tait \u00e0 la tristesse et \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion, bien plus qu&rsquo;\u00e0 la col\u00e8re et \u00e0 l&rsquo;humeur belliciste. Ce m\u00eame Hollywood, un bon indicateur de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit du pays, s&#8217;empresse de d\u00e9programmer les films sur le terrorisme et notamment les films bellicistes, montrant des Am\u00e9ricains frapp\u00e9s par le terrorisme et d\u00e9cidant de se venger. On ne peut \u00e9videmment parler de consignes officielles puisque, au contraire, la tendance au niveau officiel et au niveau des commentateurs est \u00e0 la dramatisation belliciste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA quoi faut-il attribuer ce climat somme toute inattendue ? Nous serions tent\u00e9 de parler d&rsquo;une \u00ab <em>crise du caract\u00e8re am\u00e9ricain<\/em> \u00bb, provoqu\u00e9e par le choc de l&rsquo;attaque, par cette incursion de la violence ext\u00e9rieure dans un univers cens\u00e9 \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 de cette violence ext\u00e9rieure. La violence de ce choc est telle qu&rsquo;elle provoque des r\u00e9actions diverses. Il y a bien s\u00fbr les r\u00e9actions de col\u00e8re, les appels \u00e0 la revanche, etc, mais cette tendance semble finalement \u00eatre trop sommaire par rapport \u00e0 tous les aspects de cette attaque, \u00e0 la complication des situations qui paraissent l&rsquo;avoir d\u00e9termin\u00e9e, etc, pour satisfaire tout le monde. Une question revient souvent dans les commentaires qu&rsquo;on rel\u00e8ve aux USA apr\u00e8s l&rsquo;attaque, qui a montr\u00e9 une si grande violence, et une violence si d\u00e9termin\u00e9e que les auteurs de l&rsquo;attaque acceptaient au d\u00e9part de perdre la vie : \u00ab <em>pourquoi nous ha\u00efssent-ils \u00e0 ce point ?<\/em> \u00bb, ou bien encore, \u00ab <em>pourquoi les USA sont-ils tant ha\u00efs ?<\/em> \u00bb. Un autre point, dans les commentaires, est une certaine volont\u00e9 de r\u00e9habilitation des auteurs de l&rsquo;attentat : un certain nombre de commentateurs (dont Sontag, dans le texte cit\u00e9) r\u00e9futent le qualificatif de \u00ab\u00a0l\u00e2ches\u00a0\u00bb employ\u00e9 pour qualifier les terroristes, m\u00eame si on peut les juger barbares, cruels, etc : l&rsquo;attaque ne pouvait \u00eatre men\u00e9e \u00e0 bien par des l\u00e2ches.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;ensemble de ces remarques conduit \u00e0 ne pas juger si \u00e9tonnant qu&rsquo;on commence \u00e0 constater, ici et l\u00e0, des interrogations sur les responsabilit\u00e9s de l&rsquo;Am\u00e9rique, comme le montre bien un texte du <em>Monde<\/em> du 19 septembre <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/rech_art\/0,5987,222720,00.html\" class=\"gen\">sur les doutes des New-Yorkais<\/a>. Ces interrogations concernent la politique ext\u00e9rieure des \u00c9tats-Unis, ses effets dans divers pays, et, naturellement, ses effets sur les sentiments vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Am\u00e9rique. Cette r\u00e9flexion, si elle se confirme, est un point encore plus important qu&rsquo;un \u00e9ventuel mouvement de paix. Il implique en effet d&rsquo;aller au coeur des probl\u00e8mes qui, aujourd&rsquo;hui, affectent les relations Nord-Sud, et, d&rsquo;une fa\u00e7on ou l&rsquo;autre, interviennent dans la formation et la d\u00e9termination de groupes terroristes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tM\u00eame si cette tendance se confirme, il reste \u00e9vident qu&rsquo;elle ne semblerait aucunement devoir repr\u00e9senter l&rsquo;ensemble de l&rsquo;opinion aux USA. Une part importante de l&rsquo;opinion am\u00e9ricaine s&rsquo;est affirm\u00e9e belliciste et devrait se renforcer dans cette orientation. Si l&rsquo;on accepte la possibilit\u00e9 de changements importants dans l&rsquo;opinion am\u00e9ricaine comme celui qu&rsquo;on a vu, on pourrait, dans cette affaire, voir reconduit le partage g\u00e9ographique et sociologique de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle (le centre de l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e9tant conservateur et s&rsquo;affirmant belliciste, les c\u00f4tes est et ouest se montrant lib\u00e9rales et plus promptes \u00e0 un examen de conscience). Le climat int\u00e9rieur am\u00e9ricain en sortirait tr\u00e8s gravement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9. D&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, on constate qu&rsquo;apparaissent de vives tensions entre belliciste et anti-guerres, et Sontag a \u00e9t\u00e9 prestement qualifi\u00e9e par un commentateur conservateur, apr\u00e8s son article (initialement publi\u00e9 en version originale, aux USA), d&rsquo;\u00ab <em>agent de la cinqui\u00e8me colonne<\/em> \u00bb <\/p>\n<h3>Une strat\u00e9gie \u00e0 la fois h\u00e9sitante et d\u00e9termin\u00e9e et des alli\u00e9s qui attendent comme s&rsquo;ils marchaient sur des oeufs<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAu niveau strat\u00e9gique de la crise du 11 septembre, l&rsquo;administration GW Bush est, depuis le premier jour de la crise, engag\u00e9e dans une logique de guerre tonitruante. Cela signifie qu&rsquo;en nombre de cas\/de circonstances, elle conduit moins les \u00e9v\u00e9nements qu&rsquo;elle ne les subit. Cette prise de position politico-militaire tr\u00e8s dure, d\u00e8s le d\u00e9but, a eu l&rsquo;effet de placer l&rsquo;administration un peu \u00e0 la merci de ses factions les plus radicales, notamment Paul Wolfowitz, n<198>2 du Pentagone. Le choix d&rsquo;un \u00e9tat de guerre officiellement d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 et la rh\u00e9torique qui l&rsquo;entoure donnent \u00e0 Wolfowitz l&rsquo;argument irr\u00e9sistible d&rsquo;affirmations officielles g\u00e9n\u00e9rales confirmant ses propres analyses. A c\u00f4t\u00e9 de cela, la situation strat\u00e9gique reste incertaine, pour le choix de l&rsquo;action d&rsquo;une part, pour le\/les th\u00e9\u00e2tre(s) d&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;autre part, avec au-dessus de tout cela l&rsquo;obligation m\u00e9diatique et de communication de faire \u00ab <em>quelque chose de gros, vraiment tr\u00e8s gros<\/em> \u00bb, comme a comment\u00e9 un officiel du Pentagone (ou encore, ce mot de Paul Wolfowitz, selon lequel le Pentagone est en position d&#8217;employer \u00ab <em>a very big hammer<\/em> ).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes termes du probl\u00e8me sont complexes, avec la pr\u00e9sence, aujourd&rsquo;hui habituelle, de ce qu&rsquo;on pourrait nommer l&rsquo;obligation m\u00e9diatique. Cela correspond \u00e0 la logique de guerre d\u00e9cha\u00een\u00e9e d\u00e8s le premier jour, que les commentaires ont mis en avant comme une n\u00e9cessit\u00e9, devant la dramatisation de l&rsquo;horreur impliqu\u00e9e par des images extraordinairement spectaculaires : il y a une n\u00e9cessit\u00e9 int\u00e9rieure, effectivement, pour l&rsquo;administration Bush, de faire quelque chose qui \u00e9gale en dramatisation ce qu&rsquo;on a vu le 11 septembre. Le gouvernement am\u00e9ricain s&rsquo;est convaincu, d\u00e8s le premier jour \u00e9galement, qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une question d&rsquo;\u00e9quilibre, de survie pour lui. Ce terme de communication p\u00e8se de tout son poids sur les choix strat\u00e9giques et introduit un facteur consid\u00e9rable de d\u00e9s\u00e9quilibre, tant dans l&rsquo;action qui va \u00eatre entreprise par rapport aux n\u00e9cessit\u00e9s et \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 strat\u00e9gique, que sur les relations \u00e0 venir entre les USA et ses alli\u00e9s divers, que sur les rapports int\u00e9rieurs \u00e9ventuels, si le courant anti-guerre se concr\u00e9tise. Dans tous les domaines qu&rsquo;on envisage, on ne voit que des menaces de d\u00e9s\u00e9quilibres et de d\u00e9stabilisation des divers rapports impliqu\u00e9s par la crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette situation qu&rsquo;on peut effectivement qualifier d&rsquo;\u00e0 la fois h\u00e9sitante et d\u00e9termin\u00e9e (h\u00e9sitante sur la strat\u00e9gie \u00e0 appliquer vue la complexit\u00e9 bien connue du probl\u00e8me et d\u00e9termin\u00e9e sur ce qu'\u00a0\u00bbil faut faire\u00a0\u00bb en termes d&rsquo;images et de dramatisation), se refl\u00e8te sur certaines hypoth\u00e8ses d&rsquo;action. Par exemple, il y a une pouss\u00e9e (avec pression du clan Wolfowitz, bien entendu) pour envisager imm\u00e9diatement plusieurs th\u00e9\u00e2tres d&rsquo;action : l&rsquo;Afghanistan certes, mais, par exemple, l&rsquo;Irak \u00e9galement. Et <a href=\"http:\/\/www.stratfor.com\/home\/0109202000.htm\" class=\"gen\">l&rsquo;institut d&rsquo;analyse Stratfor<\/a> explique l&rsquo;int\u00e9r\u00eat d&rsquo;une attaque contre l&rsquo;Irak bien qu&rsquo;il soit admis qu&rsquo;elle n&rsquo;est sans doute pas vraiment justifi\u00e9e, par rapport \u00e0 l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Afghanistan en ces termes : \u00ab <em>But the fact is that although Washington can bomb Afghanistan, it cannot do so in a truly punishing manner. Iraq, on the other hand, is very convenient for an air attack.<\/em> \u00bb Dans le mot \u00ab <em>convenient<\/em> \u00bb (commode, &mdash; qui signifie qu&rsquo;on attaquerait parce que c&rsquo;est facile), on le comprend, se trouve cet aspect de la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;image, de l&rsquo;effet, bref de la question de politique int\u00e9rieure am\u00e9ricaine qui est assez \u00e9loign\u00e9e dans ses termes fondamentaux de la question de la strat\u00e9gie au sens classique du terme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes alli\u00e9s europ\u00e9ens, regroup\u00e9s dans une r\u00e9union \u00e0 15 (UE) qui a l&rsquo;avantage de ne pas trop mettre en \u00e9vidence les nuances et les h\u00e9sitations nationales sans en interdire la manifestation en d&rsquo;autres occasions (ce qui ne manquera pas), ont affirm\u00e9 leur solidarit\u00e9 totale avec les USA et rappel\u00e9 discr\u00e8tement les limites de cette solidarit\u00e9 (selon le choix de l&rsquo;action par les USA). On n&rsquo;appelle pas cela une contradiction mais une discr\u00e8te nuance, bien que ce soit effectivement, et <em>stricto sensu<\/em>, une contradiction. A ce stade, les Europ\u00e9ens sont spectateurs, pas acteurs, m\u00eame ceux qui sont impatients de participer \u00e0 une action ou y participent d\u00e9j\u00e0 (surtout les Britanniques, in\u00e9vitables dans ce r\u00f4le maximaliste qui n&rsquo;a gu\u00e8re de d\u00e9bouch\u00e9 sinon celui d&rsquo;alimenter leur habituelle politique \u00e0 double face). Les Europ\u00e9ens ne peuvent qu&rsquo;attendre le r\u00e9sultat des d\u00e9lib\u00e9rations US, et la mise en place du dispositif strat\u00e9gique, essentiellement US, enti\u00e8rement contr\u00f4l\u00e9 par les Am\u00e9ricains, r\u00e9pondant aux seuls buts politiques am\u00e9ricains (y compris les obligations m\u00e9diatiques internes), et enfin attendre l&rsquo;action US. De ce c\u00f4t\u00e9, la situation est fig\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;action, sur laquelle les Europ\u00e9ens n&rsquo;ont strictement aucune prise ni influence r\u00e9elles. Les d\u00e9bats et \u00e9ventuels r\u00e9criminations, diff\u00e9rences, d\u00e9saccords, etc, viendront apr\u00e8s. Rien n&rsquo;assure, et surtout pas les actuelles manifestations de solidarit\u00e9, qu&rsquo;ils ne seront pas s\u00e9v\u00e8res.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit dans la crise, deux semaines apr\u00e8s qu&rsquo;elle ait \u00e9clat\u00e9 : une tendance anti-guerre aux USA ? La crise de l&rsquo;attaque du 11 septembre est, comme on l&rsquo;appr\u00e9cie par ailleurs sur ce site, entr\u00e9e dans sa deuxi\u00e8me phase. 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