{"id":65011,"date":"2002-01-28T00:00:00","date_gmt":"2002-01-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/01\/28\/semaine-du-21-au-27-janvier-2002\/"},"modified":"2002-01-28T00:00:00","modified_gmt":"2002-01-28T00:00:00","slug":"semaine-du-21-au-27-janvier-2002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/01\/28\/semaine-du-21-au-27-janvier-2002\/","title":{"rendered":"Semaine du 21 au 27 janvier 2002"},"content":{"rendered":"<p><h3>La situation dans le cabinet GW Bush (et \u00e0 Washington, et dans les rapports de Washington avec le reste du monde) illustr\u00e9e par le cas des prisonniers de Guantanamo<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe 26 janvier, le quotidien de Washington, le Washington <em>Times<\/em>, publiait <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/national\/20020126-76636371. htm\" class=\"gen\">une note du NSC<\/a> concernant la demande faite par le secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat Powell sur un changement de statut des prisonniers talibans et Al Qa\u00efda d\u00e9tenus \u00e0 Guantanamo. Powell veut un changement de statut, et que les prisonniers aient un statut de prisonnier de guerre ou, dans tous les cas, un statut \u00e9quivalent m\u00eame si le titre de \u00ab\u00a0prisonniers de guerre\u00a0\u00bb ne leur est pas officiellement donn\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa position de Powell est violemment combattue par Rumsfeld, qui entend que les prisonniers de Guantanamo soient trait\u00e9s comme des irr\u00e9guliers, des non-combattants officiels, implicitement avec toute la fermet\u00e9 n\u00e9cessaire. Cette position \u00e9tait, jusqu&rsquo;\u00e0 la querelle avec Powell dans tous les cas, la position officielle de l&rsquo;administration. Certains  ont d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9 que cette position am\u00e9ricaine constituait, dans tous les cas dans l&rsquo;esprit, une contradiction : le 11 septembre 2001, les USA ont proclam\u00e9 qu&rsquo;ils partaient en guerre contre le terrorisme et, depuis, se conduisent effectivement comme une nation en guerre ; est-il logique, dans ce cas, que le statut de prisonniers de guerre soit refus\u00e9 \u00e0 ceux que les Am\u00e9ricains font prisonniers dans le cadre de cette guerre ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn comprend l&rsquo;intervention de Powell. Elle se place dans la logique des protestations tr\u00e8s nombreuses venues de l&rsquo;\u00e9tranger, de diverses organisations humanitaires et autres, de certains pays, dont particuli\u00e8rement le Royaume-Uni, et ainsi de suite. Powell est pr\u00e9occup\u00e9 de la position internationale des USA, des bons liens des USA avec ses alli\u00e9s, de la bonne position des USA dans les milieux de ce qu&rsquo;on appelle la communaut\u00e9 internationale, etc. Il tient son r\u00f4le de secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat, tentant de maintenir une apparence d&rsquo;internationalisme dans la politique am\u00e9ricaine. En face de lui, Rumsfeld, \u00e9galement dans son r\u00f4le de dur, repr\u00e9sentant plut\u00f4t la ligne unilat\u00e9raliste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une certaine fa\u00e7on et en admettant que les probl\u00e8mes humanitaires ne sont pas en eux-m\u00eames des probl\u00e8mes politiques essentiels, mais plut\u00f4t la cons\u00e9quence de probl\u00e8mes politiques souvent essentiels, on consid\u00e9rera cette querelle g\u00e9n\u00e9rale avec un certain \u00e9tonnement. De m\u00eame, la publicit\u00e9 faite par les Am\u00e9ricains \u00e0 des photos officielles montrant les prisonniers dans des attitudes peu encourageantes si l&rsquo;on est dans cet \u00e9tat d&rsquo;esprit, assez r\u00e9pandu un peu partout, de se montrer indulgent pour le comportement am\u00e9ricain, doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e en premi\u00e8re analyse comme une attitude assez inattendue. C&rsquo;est faire na\u00eetre des probl\u00e8mes suppl\u00e9mentaires dans un cadre g\u00e9n\u00e9ral o\u00f9 la situation elle-m\u00eame en engendre bien assez. L&rsquo;explication tient fort probablement en ce que, dans cette affaire comme dans la plupart des autres, l&rsquo;administration s&rsquo;adresse \u00e0 la population am\u00e9ricaine et non pas au reste du monde. L&rsquo;administration, m\u00eame si elle pr\u00e9sente intellectuellement des tendances diff\u00e9rentes, a naturellement une politique g\u00e9n\u00e9rale compl\u00e8tement unilat\u00e9raliste. (Si, finalement, des concessions \u00e9taient faites \u00e0 la position de Powell, ce serait des concessions tactiques, de circonstance, et l&rsquo;on en reviendrait naturellement \u00e0 la position unilat\u00e9raliste \u00e0 la premi\u00e8re occasion venue, y compris sur la question des prisonniers.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais l&rsquo;on comprend finalement que ces remarques sont annexes. La querelle des prisonniers n&rsquo;est en fait que l&rsquo;expression de tensions sous-jacentes tr\u00e8s fortes, tensions \u00e0 propos de sujets essentiels, et qui ne s&rsquo;expriment pas sous leur forme r\u00e9elle parce qu&rsquo;on n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;on pourrait alors aller jusqu&rsquo;\u00e0 des ruptures graves. La querelle des prisonniers est par cons\u00e9quent un biais par lequel \u00e9clatent ces tensions, et l&rsquo;on a l&rsquo;explication de la dimension \u00e9tonnante, par rapport aux autres enjeux, qu&rsquo;a pris cette question annexe. Bien entendu, ces tensions s&rsquo;expriment principalement selon deux axes :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Au sein du cabinet, entre la tendance g\u00e9n\u00e9rale dure, unilat\u00e9raliste, repr\u00e9sent\u00e9e par Rumsfeld principalement dans ce cas, mais qui regroupe l&rsquo;essentiel du cabinet, et probablement Bush lui-m\u00eame. Powell, lui, est l&rsquo;avocat de la tendance internationaliste, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la n\u00e9cessit\u00e9 de certaines concessions am\u00e9ricaines, principalement vis-\u00e0-vis des alli\u00e9s des USA. Quoiqu&rsquo;il en soit de l&rsquo;issue de la querelle des prisonniers au sein du cabinet, Powell en sortira plus ha\u00ef que jamais par ses adversaires de droite, c&rsquo;est-\u00e0-dire plus isol\u00e9, et avec son influence encore plus r\u00e9duite (m\u00eame s&rsquo;il l&#8217;emporte sur la question des prisonniers).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Entre les USA et leurs alli\u00e9s, principalement les plus proches des USA parmi eux, comme le Royaume-Uni et l&rsquo;Arabie Saoudite. Ce dernier point n&rsquo;est paradoxal qu&rsquo;en apparence et il ne fait que montrer la r\u00e9alit\u00e9 des alliances dans cette crise : UK et Arabie, les plus fid\u00e8les alli\u00e9s, suivent cahin-caha les USA pour garder ce statut, ou ce qu&rsquo;il en reste, mais sur le fond m\u00eame, sur la fa\u00e7on dont les USA m\u00e8nent la crise, ils sont en r\u00e9alit\u00e9 en d\u00e9saccord. (Les autres alli\u00e9s, bien s\u00fbr, partagent en g\u00e9n\u00e9ral ce sentiment, mais ils sont moins press\u00e9s par les circonstances, ayant moins \u00e0 d\u00e9fendre dans leurs rapports avec les USA.) Ce d\u00e9saccord fondamental s&rsquo;exprime alors dans des questions en apparence secondaire, comme celle des prisonniers, et ces questions, du coup, deviennent essentielles. Le comportement britannique dans cet aspect des choses, surtout, a \u00e9t\u00e9 significatif.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t|<\/p>\n<h3>Pendant ce temps, Enron-Andersen, qu&rsquo;on commence d\u00e9j\u00e0 \u00e0 surnommer \u00ab\u00a0Enrongate\u00a0\u00bb (\u00e7a sonne bien) fait son bonhomme de chemin<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe scandale progresse \u00e0 Washington et le surnom classique (\u00ab\u00a0Enrongate\u00a0\u00bb) commence \u00e0 se r\u00e9pandre. Le scandale a d\u00e9j\u00e0 sa part de trag\u00e9die (le suicide, le 25 janvier, d&rsquo;un ancien VP d&rsquo;Enron, d\u00e9missionnaire pour protester contre les pratiques de la soci\u00e9t\u00e9, &mdash; apr\u00e8s en avoir profit\u00e9) et de dramatisation l\u00e9gale (<a href=\"http:\/\/asia.cnn.com\/2002\/US\/01\/26\/enron\/index.html\" class=\"gen\">la possible assignation de la Maison-Blanche<\/a> par le GAO, la Cour des Comptes am\u00e9ricaine, pour obtenir les documents de la Commission Cheney sur la politique \u00e9nerg\u00e9tique des USA et v\u00e9rifier l&rsquo;\u00e9ventuelle participation d&rsquo;Enron \u00e0 son \u00e9laboration). Le scandale Enron-Andersen semble ainsi acqu\u00e9rir une \u00ab\u00a0vitesse de croisi\u00e8re\u00a0\u00bb dans une direction somme toute plut\u00f4t inattendue. On pouvait en effet penser que ce scandale serait \u00e9touff\u00e9, en raison de son \u00e9normit\u00e9 et des d\u00e9g\u00e2ts potentiels qu&rsquo;il peut causer \u00e0 tout le syst\u00e8me am\u00e9ricain, en raison du fait qu&rsquo;il touche certes, et principalement, les r\u00e9publicains, mais aussi les d\u00e9mocrates. Mais il semble bien difficile d&rsquo;\u00e9touffer ce scandale. On se trouve aujourd&rsquo;hui dans une situation o\u00f9 le syst\u00e8me n&rsquo;est plus capable de se contr\u00f4ler lui-m\u00eame, o\u00f9 divers aspects de son action lui \u00e9chappent. Enron et ses cons\u00e9quences-\u00ab\u00a0Enrongate\u00a0\u00bb pourraient en \u00eatre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDes m\u00e9canismes l\u00e9gaux sont en route, aussi bien devant la justice qu&rsquo;au Congr\u00e8s. Des groupes de pression, d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, des bureaucraties, d\u00e9fendent des positions antagonistes, qui font oublier l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral de la classe politicienne de Washington (cet int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral devrait \u00eatre que l&rsquo;affaire soit \u00e9touff\u00e9e, ou, dans tous les cas, r\u00e9duite au maximum). La position du GAO est caract\u00e9ristique, notamment dans sa volont\u00e9 semble-t-il de vouloir aller tr\u00e8s loin pour tenter d&rsquo;obtenir les documents Cheney sur l&rsquo;implication possible d&rsquo;Enron dans la d\u00e9termination de la politique \u00e9nerg\u00e9tique des USA. Certes, le GAO est un organisme relativement ind\u00e9pendant. Il est proche du Congr\u00e8s. Il est n\u00e9anmoins remarquable qu&rsquo;il en soit venu \u00e0 une proc\u00e9dure officielle pour obtenir ce qu&rsquo;il veut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDu c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;administration, de Cheney en r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;attitude est aussi ferme. S&rsquo;il le faut, cette affaire des documents r\u00e9clam\u00e9 par le GAO se r\u00e9glera devant le tribunal, c&rsquo;est-\u00e0-dire, sans doute, devant la Cour Supr\u00eame. Les r\u00e9publicains esp\u00e8rent qu&rsquo;ils y retrouveraient la coalition conservatrice qui a donn\u00e9 la victoire \u00e0 GW Bush le 15 d\u00e9cembre 2000, dans l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle. Dans cette attitude, il y a aussi une part de sentiments personnels, le refus d&rsquo;une \u00e9quipe au pouvoir qui se croit confort\u00e9e dans sa puissance et dans le soutien populaire dont elle jouit, bien assez dans tous les cas pour traiter avec quelque d\u00e9dain les initiatives type-GAO.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPeut-\u00eatre l&rsquo;administration Bush a-t-elle raison de faire confiance \u00e0 sa puissance, peut-\u00eatre n&rsquo;a-t-elle pas raison &#8230; Quoiqu&rsquo;il en soit, on pourrait tout de m\u00eame appr\u00e9cier que c&rsquo;est jouer avec le feu que suivre une attitude de refus de conciliation dans les temps qui viennent. Enron a des ramifications multiples, dans tous les sens. Si, sur un point, on pousse la proc\u00e9dure jusqu&rsquo;\u00e0 son extr\u00eame, on risque d&rsquo;amener la m\u00eame attitude dans tous les autres points qui sont et seront soulev\u00e9s. C&rsquo;est alors qu&rsquo;Enron prendrait toute sa dimension et deviendrait, &mdash; d\u00e9j\u00e0 ! &mdash;, le \u00ab\u00a0scandale du si\u00e8cle\u00a0\u00bb.    <\/p>\n<h3>Dans leur querelle avec les USA, les Saoudiens semblent les plus fermes et les plus intransigeants<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa question de la querelle Arabie-USA doit d&rsquo;abord se rapporter \u00e0 cette question : lequel des deux pays veut prendre ses distances de l&rsquo;autre ? <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/front\/DA26Aa02.html\" class=\"gen\">Une excellente analyse de Jim Lobe<\/a>, sur le site <em>atimes.com<\/em>, sugg\u00e8re que l&rsquo;attitude saoudienne joue un r\u00f4le essentiel dans cette affaire. Lobe rapporte notamment des d\u00e9clarations de l&rsquo;ambassadeur Freeman : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <MI>As Charles W Freeman, a former US ambassador and frequent visitor to Riyadh, told the Washington Post recently, \u00a0\u00bbFor the first time since 1973, we actually have a situation in which the United States is so unpopular among the [Saudi] public that the royal family now thinks its security is best served by publicly distancing itself from the United States.\u00a0\u00bb<D< \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;attitude de l&rsquo;Arabie Saoudite se confirme, par ailleurs, dans sa position vis-\u00e0-vis des prisonniers de Guantanamo, dont un nombre cons\u00e9quent sont de nationalit\u00e9 saoudienne. L&rsquo;Arabie a fait savoir officieusement qu&rsquo;elle voulait que ces prisonniers lui soient restitu\u00e9s. Cette d\u00e9marche n&rsquo;est pas faite pour satisfaire Washington, sur un dossier aussi sensible en ce moment. D&rsquo;autre part, des indications officieuses ont montr\u00e9 que les rapports op\u00e9rationnels entre Am\u00e9ricains et Saoudiens, notamment sur la base am\u00e9ricaine Prince Sultan, en Arabie, se sont notablement tendus. Les Saoudiens entendent que leur volont\u00e9 qu&rsquo;aucune op\u00e9ration am\u00e9ricaine au-dessus de l&rsquo;Afghanistan ne soit men\u00e9e \u00e0partir de cette base soit int\u00e9gralement respect\u00e9e. Cela conduit \u00e0 des initiatives saoudiennes de v\u00e9rification et de contr\u00f4le op\u00e9rationnels que les Am\u00e9ricains n&rsquo;appr\u00e9cient pas du tout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela semble montrer que, pour l&rsquo;instant du moins, dans la querelle entre l&rsquo;Arabie et les USA, les Saoudiens sont loin d&rsquo;\u00eatre les moins actifs, qu&rsquo;ils sont loin d&rsquo;\u00eatre les plus demandeurs d&rsquo;un apaisement, qu&rsquo;ils semblent d\u00e9velopper l&rsquo;attitude la plus intransigeante. (C&rsquo;est un point remarquable quand on a \u00e0 l&rsquo;esprit le rapport des forces, dans un temps o\u00f9 les USA n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 faire usage de leur force.) Le cas int\u00e9ressant est , \u00e9videmment, que, du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, on semble pr\u00eat \u00e0 accepter d&rsquo;\u00e9ventuels prolongements d\u00e9cisifs, allant jusqu&rsquo;\u00e0 une rupture des actuels rapports et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tablissement de nouveaux rapports beaucoup plus distants.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La situation dans le cabinet GW Bush (et \u00e0 Washington, et dans les rapports de Washington avec le reste du monde) illustr\u00e9e par le cas des prisonniers de Guantanamo Le 26 janvier, le quotidien de Washington, le Washington Times, publiait une note du NSC concernant la demande faite par le secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat Powell sur un&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[868,3243,1391,569],"class_list":["post-65011","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal","tag-bush","tag-guantanamo","tag-powell","tag-rumsfeld"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65011\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}