{"id":65012,"date":"2002-02-05T00:00:00","date_gmt":"2002-02-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/02\/05\/semaine-du-28-janvier-au-3-fevrier-2002\/"},"modified":"2002-02-05T00:00:00","modified_gmt":"2002-02-05T00:00:00","slug":"semaine-du-28-janvier-au-3-fevrier-2002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/02\/05\/semaine-du-28-janvier-au-3-fevrier-2002\/","title":{"rendered":"Semaine du 28 janvier au 3 f\u00e9vrier 2002"},"content":{"rendered":"<p><h3>La col\u00e8re de Schr\u00f6der au sommet \u00e9conomique ex-Davos : derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9lectoralisme, une r\u00e9elle anxi\u00e9t\u00e9 allemande<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a vu, vendredi 1er f\u00e9vrier \u00e0 New York, \u00e0 la tribune du World Economic Forum (ex-Davos, cette ann\u00e9e \u00e0 New York), <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/46840.html\" class=\"gen\">une sainte col\u00e8re du chancelier Schr\u00f6der<\/a>. Le chef du gouvernement allemand s&rsquo;est emport\u00e9 contre les \u00e9valuations alarmistes qui sont faites actuellement de la situation politique et surtout \u00e9conomique de l&rsquo;Allemagne. La sortie a naturellement des arri\u00e8re-pens\u00e9es \u00e9lectorales puisque Schr\u00f6der se pr\u00e9sente dans quelques mois avec une situation \u00e9conomique difficile et un ch\u00f4mage important comme principal bilan de son gouvernement. Cette situation appara\u00eet de plus en plus dans les commentaires comme une sanction de ce qu&rsquo;on pourrait appeler l'\u00a0\u00bbexp\u00e9rience Schr\u00f6der\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire une tentative sociale-d\u00e9mocrate d&rsquo;effectuer une adaptation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e au mod\u00e8le \u00e9conomique anglo-saxon, quelque chose comme la \u00ab\u00a0troisi\u00e8me voie\u00a0\u00bb \u00e0-la-Tony Blair, qui n&rsquo;est pas autre chose que l&rsquo;adoption des th\u00e8ses lib\u00e9rales par la gauche, permettant d&rsquo;habiller ces th\u00e8ses d&rsquo;un vernis soi-disant progressiste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Le pendant au niveau de la s\u00e9curit\u00e9, qui est constat\u00e9 un peu partout en Occident, surtout dans les pays \u00e0 dominante anglo-saxonne, est l&rsquo;acceptation par cette m\u00eame gauche des th\u00e8ses humanitaro-bellicistes, conduisant \u00e0 des interventions militaires qui sont en fait une politique de \u00ab\u00a0suivisme\u00a0\u00bb d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e de la ligne dure du complexe militaro-industriel am\u00e9ricain telle qu&rsquo;elle fut d\u00e9velopp\u00e9e sous l&rsquo;administration Clinton, et menant in\u00e9luctablement, par encha\u00eenement de la logique d&rsquo;un mouvement dirait-on, \u00e0 l&rsquo;actuelle politique interventionniste extr\u00e9miste de l&rsquo;administration GW Bush. Cette orientation est caract\u00e9ris\u00e9e en Allemagne par le complet alignement des Verts, au travers du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res Joska Fisher, sur la politique otanienne comme on a pu le constater lors du conflit du Kosovo.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSchr\u00f6der avait d\u00e9marr\u00e9 son terme \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Allemagne, en 1998, selon l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il allait r\u00e9\u00e9quilibrer l&rsquo;orientation allemande vers une position plus \u00e9quilibr\u00e9e entre la France et le Royaume-Uni. Cela impliquait de facto un rapprochement du second et une certaine stagnation des relations avec la France. L&rsquo;\u00e9volution passait essentiellement par le domaine tr\u00e8s id\u00e9ologique aujourd&rsquo;hui, avec une forte connotation culturelle, de la doctrine \u00e9conomique, l\u00e0 o\u00f9, justement, la France gardait sa r\u00e9serve traditionnelle : plus vers les conceptions lib\u00e9rales et anglo-saxonnes, recul de la tradition rh\u00e9nane du capitalisme allemand (cela correspondait au personnage, un Allemand du Nord plus proche des courants maritime et protestant succ\u00e9dant au Rh\u00e9nan Kohl). Les commentateurs nommaient cela du r\u00e9alisme, impliquant par simple logique la vertu britannique et l&rsquo;immobilisme archa\u00efque fran\u00e7ais ; en r\u00e9alit\u00e9, il s&rsquo;agissait pour Schr\u00f6der de tenter de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un mouvement g\u00e9n\u00e9ral qu&rsquo;il jugeait irr\u00e9versible pour renforcer la puissance allemande, \u00e9ventuellement au d\u00e9pens de la position fran\u00e7aise. Ce sch\u00e9matisme partisan a v\u00e9cu, notamment avec l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;Allemagne de Schr\u00f6der, mais aussi avec les \u00e9volutions fran\u00e7aise et britannique, et avec l&rsquo;\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe r\u00e9sultat est que l&rsquo;Allemagne n&rsquo;a absolument pas trouv\u00e9 le regain de puissance qu&rsquo;elle esp\u00e9rait dans cette \u00e9volution (le principal argument de la puissance allemande aujourd&rsquo;hui est d\u00e9mographique, face \u00e0 son inexistence politico-militaire et \u00e0sa d\u00e9b\u00e2cle \u00e9conomique). Pour autant, cela ne s&rsquo;est pas fait au b\u00e9n\u00e9fice de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre. France et Royaume-Uni ont poursuivi chacun de leur c\u00f4t\u00e9 leur propre d\u00e9clin g\u00e9n\u00e9ral, selon les attitudes traditionnelles (notamment leur pr\u00e9sence importante au niveau militaire en Europe, depuis les accords de Saint-Malo). En fait, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble europ\u00e9en qui a d\u00e9clin\u00e9, dans un ensemble global qui est confront\u00e9 \u00e0 une crise s\u00e9v\u00e8re du mod\u00e8le \u00e9conomico-culturel dominant, et chaque puissance europ\u00e9enne a du n\u00e9gocier avec cette tendance les termes g\u00e9n\u00e9ral de son affaiblissement. L&rsquo;Allemagne de Schr\u00f6der, dans ses rapports avec France et UK et les situations dans ces deux pays, illustre bien la situation actuelle : elle a tent\u00e9 de troquer sa faiblesse nationale, notamment son absence de capacit\u00e9 de gouvernement et de d\u00e9cision au niveau politico-militaire et son effacement culturel, pour un renforcement par le courant ext\u00e9rieur, sans distinguer que ce courant ext\u00e9rieur \u00e9tait b\u00e2ti sur une illusion de puissance d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 en d\u00e9clin. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Allemagne se retrouve, lorsqu&rsquo;on examine ses capacit\u00e9s de puissance et d&rsquo;influence, en n\u00b03 europ\u00e9en derri\u00e8re les deux autres. Il n&rsquo;est plus question aujourd&rsquo;hui de la revendication allemande d&rsquo;un si\u00e8ge permanent au Conseil de S\u00e9curit\u00e9, comme l&rsquo;ont France et UK. Le pari du chancelier Schr\u00f6der est perdu et Schr\u00f6der le paiera peut-\u00eatre aux prochaines \u00e9lections.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le reste, l&rsquo;\u00e9pisode Schr\u00f6der montre que les entit\u00e9s nationales ne se renforcent pas et m\u00eame d\u00e9clinent mais que cela ne se fait pas \u00e0 l&rsquo;avantage d&rsquo;une hypoth\u00e9tique entit\u00e9 supranationale (l&rsquo;Europe). C&rsquo;est l&rsquo;ensemble qui d\u00e9cline, les forces nationales gardant toute leur puissance relative dans l&rsquo;ensemble collectif, qui prend sa place de son c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n<h3>GAO <strong><em>versus<\/em><\/strong> Vice-pr\u00e9sident Cheney , un aspect spectaculaire d&rsquo;un conflit exemplaire de la grande crise am\u00e9ricaine<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe conflit entre le Government Accounting Office (GAO, d\u00e9pendant du Congr\u00e8s) et le Vice-pr\u00e9sident Cheney est un point en fl\u00e8che du scandale Enron. Le GAO demande les transcriptions des entretiens de Cheney avec les dirigeants d&rsquo;Enron, lors de l&rsquo;\u00e9laboration de la politique \u00e9nerg\u00e9tique de l&rsquo;administration, au printemps 2001. <a href=\"http:\/\/writ.news.findlaw.com\/dean\/20020201.html\" class=\"gen\">Un long article de John Dean<\/a> pr\u00e9sente ce conflit politico-juridique, \u00e0 partir d&rsquo;une exp\u00e9rience int\u00e9ressante (Dean fut le conseiller juridique du pr\u00e9sident Nixon et d\u00e9missionna en mai 1973, \u00e0cause de son refus d&rsquo;assumer des demandes du pr\u00e9sident face au Congr\u00e8s dans l&rsquo;affaire du Watergate). Pour Dean, le conflit GAO-Cheney peut aller jusqu&rsquo;\u00e0 la Cour Supr\u00eame et il faudrait que celle-ci retrouve ses lignes partisanes qui assur\u00e8rent l&rsquo;\u00e9lection de GW Bush le 14 d\u00e9cembre 2000 (5-4 en faveur de GW) pour que Cheney l&#8217;emporte. Ce serait une proc\u00e9dure hautement politis\u00e9e, dans une atmosph\u00e8re qui est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 celle d&rsquo;une grave crise int\u00e9rieure autour du scandale Enron, par cons\u00e9quent un risque suppl\u00e9mentaire de d\u00e9stabilisation int\u00e9rieure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9v\u00e9nement majeur aux USA, si important que des commentateurs US de qualit\u00e9 (Paul Krugman et William Pfaff) en font un \u00e9v\u00e9nement plus important pour les USA que l&rsquo;attaque 9\/11, est totalement ignor\u00e9 en Europe, du point de vue de cette importance fondamentale. Cela n&rsquo;a rien d&rsquo;\u00e9tonnant, les Europ\u00e9ens acceptant l&rsquo;image fabriqu\u00e9e par le syst\u00e8me US pour l&rsquo;ext\u00e9rieur comme la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e9ricaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9volution du scandale est tr\u00e8s caract\u00e9ristique. L&rsquo;\u00e9valuation habituelle au cynisme europ\u00e9en est que ce scandale implique tous les partis et la plupart des hommes de l&rsquo;<em>establishment<\/em>, qu&rsquo;il sera donc \u00e9touff\u00e9 parce qu&rsquo;il est trop dangereux. Cette \u00e9valuation a pu avoir un certain sens mais semble d\u00e9sormais d\u00e9pass\u00e9e. Il semble qu&rsquo;on m\u00e9conna\u00eetrait, en la soutenant encore, la combinaison des redoutables m\u00e9canismes juridiques am\u00e9ricains et, surtout, de la r\u00e9elle situation am\u00e9ricaine. La situation am\u00e9ricaine n&rsquo;est en rien celle de l&rsquo;unanimit\u00e9 et du contr\u00f4le du syst\u00e8me face \u00e0 un soi-disant ennemi global. Cette apparence, que nous gobons en g\u00e9n\u00e9ral (voir et entendre nos exclamations devant le patriotisme US dans la crise), est le produit du conformisme am\u00e9ricain qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi puissant qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. La vraie situation aux USA, c&rsquo;est un gouvernement corrompu avant m\u00eame d&rsquo;acc\u00e9der au pouvoir, c&rsquo;est-\u00e0-dire un pouvoir \u00e9manant des puissances corruptrices am\u00e9ricaines (\u00ab <em>nous avons un gouvernement Enron<\/em> \u00bb a dit le s\u00e9nateur d\u00e9mocrate Hollings). C&rsquo;est un peu le sch\u00e9ma du gouvernement Harding de 1920 qu&rsquo;on retrouve. (En 1920, les puissances corruptrices \u00e9taient r\u00e9gionales, venues de l&rsquo;\u00c9tat de l&rsquo;Ohio apr\u00e8s avoir fabriqu\u00e9 le candidat Harding, bien d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 investir le pouvoir ; on peut estimer que c&rsquo;est la m\u00eame situation d&rsquo;une puissance corruptrice r\u00e9gionale, la puissance corruptrice existant au Texas qui a investi le pouvoir washingtonien, avec l&rsquo;\u00e9quipe GW qui nous a fabriqu\u00e9 GW.) Ce gouvernement corrompu est, comme tous les gouvernements corrompus, un gouvernement faible. Il a r\u00e9ussi a verrouiller l&rsquo;opposition dans une unanimit\u00e9 conformiste gr\u00e2ce au montage 9\/11 mais la haine politicienne de l&rsquo;opposition est plus forte que jamais. Malgr\u00e9 le risque pour elle et selon le calcul que l&rsquo;implication de l&rsquo;\u00e9quipe GW est consid\u00e9rable et que le scandale se r\u00e9glera sur des faits de gouvernement dont elle est elle-m\u00eame innocente, l&rsquo;opposition peut effectivement d\u00e9cider d&rsquo;activer le scandale Enron comme machine de guerre contre l&rsquo;administration GW ou simplement de refuser de faire de son blocage une <em>bipartisan issue<\/em>. C&rsquo;est la version <em>Enrongate<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais on peut aller beaucoup plus loin, le risque est consid\u00e9rable. <em>Enrongate<\/em> n&rsquo;a fondamentalement rien \u00e0voir avec Watergate (ou Whitewater dans le cas de Clinton). Ce n&rsquo;est pas un cas personnel, l&rsquo;erreur\/l&rsquo;ind\u00e9licatesse d&rsquo;un homme, etc. C&rsquo;est un craquement profond et \u00e9norme du syst\u00e8me tout entier. C&rsquo;est une menace fondamentale contre la structure centrale du syst\u00e8me capitaliste. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;on pourrait aller, dans le cas le plus grave de ses prolongements, au bout d&rsquo;un scandale engendrant une situation qui menacerait l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9difice du capitalisme am\u00e9ricain, c&rsquo;est-\u00e0-dire la coh\u00e9sion et l&rsquo;unit\u00e9 du pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes politiciens sont-ils conscients du risque ? Non, bien s\u00fbr, puisqu&rsquo;ils sont compl\u00e8tement partie prenante dans le montage virtualiste de l&rsquo;<em>hubris<\/em> am\u00e9ricaine, cette affirmation d&rsquo;une puissance d\u00e9cha\u00een\u00e9e et invincible. D&rsquo;autre part la r\u00e9ponse \u00e0 cette question n&rsquo;importe gu\u00e8re, justement parce ces politiciens, \u00e0 cause de leurs divisions et de leurs faiblesses, ne peuvent plus agir efficacement pour contr\u00f4ler le fonctionnement du syst\u00e8me. Le syst\u00e8me est <em>out of control<\/em>. Avec sa bombe \u00e0 retardement type fus\u00e9es \u00e0 plusieurs \u00e9tages qui a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 exploser, avec <em>Enrongate<\/em> dans ses soutes, cela peut aller loin.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La col\u00e8re de Schr\u00f6der au sommet \u00e9conomique ex-Davos : derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9lectoralisme, une r\u00e9elle anxi\u00e9t\u00e9 allemande On a vu, vendredi 1er f\u00e9vrier \u00e0 New York, \u00e0 la tribune du World Economic Forum (ex-Davos, cette ann\u00e9e \u00e0 New York), une sainte col\u00e8re du chancelier Schr\u00f6der. 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