{"id":65046,"date":"2002-04-02T00:00:00","date_gmt":"2002-04-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/04\/02\/semaine-du-25-au-31-mars-2001\/"},"modified":"2002-04-02T00:00:00","modified_gmt":"2002-04-02T00:00:00","slug":"semaine-du-25-au-31-mars-2001","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/04\/02\/semaine-du-25-au-31-mars-2001\/","title":{"rendered":"<strong><em>Semaine du 25 au 31 mars 2001<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h3>Les Irakiens embrassent les princes du Golfe, Arafat ne se rend pas, les Europ\u00e9ens sont furieux : une tr\u00e8s mauvaise semaine pour GW<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe 28 mars, \u00e0 Beyrouth, au sommet de la Ligue Arabe, le Prince Abdullah, h\u00e9ritier de la couronne d&rsquo;Arabie Saoudite, et l&rsquo;Irakien Izzat Ibrahim, envoy\u00e9 irakien au sommet, se sont embrass\u00e9s. Passant ensuite devant le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 koweitien, Ibrahim lui a serr\u00e9 chaleureusement la main. Pour cette occasion, les Irakiens avaient annonc\u00e9 qu&rsquo;ils renon\u00e7aient \u00e0 leurs ambitions territoriales chez leurs voisins, les grands pays p\u00e9troliers du Golfe, &mdash; ce qui avait \u00e9t\u00e9 la cause de l&rsquo;attaque irakienne du 1er-2 ao\u00fbt 1990. C&rsquo;est un \u00e9v\u00e9nement qui prit l&rsquo;allure d&rsquo;un coup de th\u00e9\u00e2tre, <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/front\/DD02Aa03.html\" class=\"gen\">cette r\u00e9conciliation entre l&rsquo;Irak et les pays du Golfe<\/a>. A c\u00f4t\u00e9 de cela, pour compl\u00e9ter le tableau de cette situation que n&rsquo;ont pas vu venir les Am\u00e9ricains, on peut avancer avec une quasi-certitude que la CIA n&rsquo;\u00e9tait pas au courant \u00e0 l&rsquo;avance de cette r\u00e9conciliation et qu&rsquo;aucun de ses interlocuteurs, ni saoudien, ni kowe\u00eftien, n&rsquo;avait averti le vice-pr\u00e9sident Cheney lors de son voyage au Moyen-Orient, au milieu du mois. Quelle curieuse situation, car qui est l&rsquo;ennemi de qui et qui va attaquer qui, lorsqu&rsquo;on voit les Irakiens s&#8217;embrasser avec des dirigeants arabes qui font des cachotteries aux Am\u00e9ricains, et sur lesquels, pourtant, ces Am\u00e9ricains comptent pour les aider d\u00e9cisivement \u00e0 attaquer les Irakiens qu&rsquo;ils embrassent d\u00e9sormais ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe rapprochement, est-ce s\u00e9rieux, dans ces conditions presque vaudevillesques ? \u00ab <em>Au Moyen-orient, tout est possible, <\/em>dit un diplomate \u00e9gyptien, <em>y compris qu&rsquo;une r\u00e9conciliation soit s\u00e9rieuse.<\/em> \u00bb Il est bien possible que les Kowe\u00eftiens, les Saoudiens et les Irakiens, et d&rsquo;autres, aient aujourd&rsquo;hui des int\u00e9r\u00eats communs, tant les rodomontades am\u00e9ricaines font peur \u00e0 tous. Quant \u00e0 voir le Moyen-Orient s&#8217;embraser, les Arabes mod\u00e9r\u00e9s du Golfe pr\u00e9f\u00e8rent que ce soit au nom d&rsquo;une cause que le monde entier (sauf les USA) comprend et, peut-\u00eatre, soutient, comme la cause des Palestiniens, et en plus une cause favorable aux Arabes, plut\u00f4t qu&rsquo;au nom d&rsquo;une cause qui verrait des Arabes s&rsquo;affronter (les Irakiens contre d&rsquo;autres), et qui serait beaucoup plus d\u00e9stabilisante. \u00ab <em>Voil\u00e0 pourquoi cette r\u00e9conciliation a des chances de durer<\/em> \u00bb, conclut le diplomate \u00e9gyptien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn verra. En attendant, notons pour conclure, avec le journaliste Jim Lobe, de <em>atimes.com<\/em>, que cet \u00e9v\u00e9nement a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un de ceux qui a contribu\u00e9 \u00e0 faire de cette semaine <a href=\"http:\/\/www.atimes.com\/front\/DD02Aa04.html\" class=\"gen\">l&rsquo;une des plus mauvaises de GW depuis 9\/11<\/a>. Les Am\u00e9ricains de GW ont eu \u00e0 subir ce sommet de Beyrouth, la crise Sharon-Arafat, la col\u00e8re des Europ\u00e9ens et la confirmation des mesures de repr\u00e9sailles commerciales de ces derniers, entre autres. Et puis, l&rsquo;ironie des D\u00e9mocrates.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>But \u00a0\u00bbit&rsquo;s not easy ruling the world\u00a0\u00bb, noted one caustic congressional staffer whose Democratic boss has been among those lawmakers gradually more willing to question the administration&rsquo;s goals in its anti-terrorist campaign.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h3>Avant la visite de Blair chez Bush, au Texas, on peut mesurer le malaise grandissant au Royaume-Uni pour la situation \u00e0 Londres et pour la situation \u00e0 Washington<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAvant la rencontre entre Tony Blair et GW Bush, au Texas, dans le ranch du pr\u00e9sident, un des textes les plus int\u00e9ressants, \u00e0 m\u00e9diter pour ses informations autant que pour ce qu&rsquo;il nous dit indirectement de la situation dans les deux pays (USA et UK), c&rsquo;est <a href=\"http:\/\/argument.independent.co.uk\/commentators\/story.jsp?story=280172\" class=\"gen\">celui de Dan Plesch, dans The Independent du 31 mars,<\/a> avec le titre \u00e9vocateur : \u00ab <em>Blair is walking into a dogfight on Bush&rsquo;s ranche &#8211; Internal rivalry and factionalism are driving US policy on Iraq. So where do we fit in?<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe texte de Plesch est int\u00e9ressant, d&rsquo;abord \u00e0 cause de <a href=\"http:\/\/www.rusi.org\/cgi-bin\/public\/view.cgi?object=obj112&#038;uniqueid=EX00011\" class=\"gen\">la personnalit\u00e9 de l&rsquo;auteur<\/a>. Auteur de <em>Sheriff and Outlaw in the Global Village<\/em>, Plesch est chercheur au Royal United Services Institute, dans ces milieux interm\u00e9diaires d&rsquo;experts, proches des divers milieux du pouvoir et avec assez de connections et de libert\u00e9 d&rsquo;action pour pouvoir exposer la r\u00e9alit\u00e9 des situations de la fa\u00e7on la plus \u00e9clair\u00e9e et la plus incisive. Sa carri\u00e8re lui permet \u00e9galement d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;un des experts britanniques les mieux introduits \u00e0 Washington, notamment avec son exp\u00e9rience de fondateur en 1987 et directeur jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re de BASIC (British American Security Information Council). Plesch est particuli\u00e8rement habilit\u00e9 pour compl\u00e9ter son portrait de la situation britannique, particuli\u00e8rement \u00e9clairant, d&rsquo;une appr\u00e9ciation correspondante de la situation washingtonienne. Le tableau qu&rsquo;il nous donne dans cet article est \u00e9clairant et n&rsquo;a rien d&rsquo;optimiste. Il faut le d\u00e9tailler pour mieux appr\u00e9cier la peinture, et comprendre qu&rsquo;il s&rsquo;agit aussi bien d&rsquo;un signal d&rsquo;alarme s\u00e9rieux pour ce qui concerne la situation du pouvoir \u00e0 Londres, entre un Blair isol\u00e9 et le reste, et la situation du pouvoir \u00e0 Washington, entre un pr\u00e9sident \u00e9vanescent et la lutte impitoyable de toutes les factions du pouvoir, livr\u00e9e autour de lui.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlesch nous parle d&rsquo;abord de la situation au Royaume-Uni, du malaise \u00e9vident dans divers milieux \u00e0 la perspective d&rsquo;un \u00e9ventuel engagement en Irak aupr\u00e8s des Am\u00e9ricains. Les \u00e9v\u00e9nements de ces six derniers mois n&rsquo;ont en rien resserr\u00e9 la camaraderie suppos\u00e9e des Anglo-Am\u00e9ricains pour la chose militaire. Au contraire, le moindre mot qu&rsquo;on doive employer est bien : d\u00e9fiance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The [British] Chief of Defence Staff, Sir Michael Boyce, has reflected the views of senior figures in the military establishment by suggesting that we should learn to live with weapons of mass destruction, and that if, as he put it, Britain was deliberately going to put its \u00a0\u00bbhand in the mangle\u00a0\u00bb of Afghanistan, we should not simultaneously do so in Iraq. Scepticism about military expeditions to Iraq and the recent deployment of troops to Afghanistan has spread beyond the usual suspects. A retired wing commander rang me to express his fears about our troops operating under the command of the US Army. His peacetime service under US Air Force generals had been bad enough, he said, and US Army generals were of poorer quality.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes conditions font que les questions sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus inqui\u00e8tes pour ce qui concerne la politique et la position personnelle de Tony Blair. Il y a des craintes r\u00e9elles de l&rsquo;isolement complet du Premier ministre et des effets de l&rsquo;influence de son conseiller diplomatique Robert Cooper, qui vient de faire sensation en proposant que l&rsquo;Ouest \u00e9tablisse sur le reste du monde une sorte de n\u00e9o-colonialisme. <em>The Times of India<\/em> du 28 mars rapporte ceci : \u00ab <em>One outspoken MP, opposed to widening the war on terror to include Iraq, suggested that \u00a0\u00bbthe Russian Tsarina was better advised by Rasputin than the Prime Minister is by this maniac [Cooper]. To claim that the need for colonialism may be as great as in Victorian times is extraordinary\u00a0\u00bb.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tClimat ex\u00e9crable, climat londonien certes mais aussi climat autour du Premier ministre. C&rsquo;est une circonstance assez peu ordinaire de sentir, comme on le sent aujourd&rsquo;hui, un tel climat de tension dans les sph\u00e8res du pouvoir au Royaume-Uni, pays r\u00e9put\u00e9 pour la stabilit\u00e9 et la fermet\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9e de son pouvoir. Ce n&rsquo;est rien de moins qu&rsquo;une crise que traverse aujourd&rsquo;hui le Royaume-Uni, et dont l&rsquo;enjeu n&rsquo;est rien moins, \u00e0 terme, que la p\u00e9rennit\u00e9 ou la dissolution des <em>special relationships<\/em> avec les USA. Plesch r\u00e9sume cela, pour le compte de Tony Blair, dont le voyage au Texas prend des allures de test, non seulement pour ses relations avec les USA et pour l&rsquo;hypoth\u00e9tique guerre contre l&rsquo;Irak, mais aussi pour la position  de Blair au Royaume-Uni.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>I recall the honest query of one of Mr Rumsfeld&rsquo;s aides: \u00a0\u00bbWhy are we getting all this support from Blair? Thatcher we could understand, but we know he&rsquo;s not one of us.\u00a0\u00bb Why indeed? Mr Blair needs to return from the depths of Texas with an answer to convince his own party, his military top brass and the British people. If he does not, much more than just his premiership will be at stake.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le reste de ce que nous parle Plesch, c&rsquo;est-\u00e0-dire Washington, on peut lire que nos pires craintes sont confirm\u00e9es. Les conseillers du pr\u00e9sident se livrent une guerre sans merci, tandis que le pr\u00e9sident lui-m\u00eame semble un homme pr\u00eat \u00e0 se soumettre \u00e0 quelque influence que ce soit, et un homme dont le z\u00e8le religieux, <a href=\"\/%3Ehttp:\/\/www.nytimes.com\/2002\/03\/31\/politics\/31RADI.html?todaysheadlines\" class=\"gen\">plus fort que jamais<\/a>, n&rsquo;est pas vraiment rassurant. Les rapports des militaires avec leurs chefs civils sont \u00e9galement ex\u00e9crables, ce qui confirme ce que nous avons signal\u00e9 par ailleurs (voir nos Analyses <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=166\" class=\"gen\">du 30 mars<\/a>, du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=165\" class=\"gen\">du 28 mars<\/a> et du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=158\" class=\"gen\">du 26 mars<\/a>). Les rapports inter-services sont \u00e9galement \u00e9pouvantables et toutes les grandes phases de la guerre d&rsquo;Afghanistan sont conduites en fonction des esp\u00e9rances budg\u00e9taires de chacun des services. Plesch ajoute cette note ironique et d\u00e9risoire, en pr\u00e9cisant que si les Am\u00e9ricains ont demand\u00e9 l&rsquo;aide des 1.700 hommes du Royal Marines, c&rsquo;est pour la raison suivante, \u00ab <em> &#8230;one of our major assets being that we are not part of the [US] inter-service rivalries<\/em> \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlesch d\u00e9taille les possibilit\u00e9s d&rsquo;attaque contre l&rsquo;Irak, en esp\u00e9rant que le voyage de Blair au Texas permettra au moins d&rsquo;en savoir plus sur les intentions US. (Au passage, Plesch laisse entendre, citant la m\u00e9connaissance du MI6 des intentions US, que les Britanniques sont totalement non-inform\u00e9s, pour ne pas dire d\u00e9sinform\u00e9s \u00e0 propos des intentions US.) Il explique la volont\u00e9 US d&rsquo;attaquer l&rsquo;Irak par le simple fait, ou plut\u00f4t le fait extr\u00eamement primaire suivant : \u00ab <em>It has far more to do with the need to show that it is not possible for any state or individual to fight the US and survive. For today&rsquo;s Republicans, \u00a0\u00bbMake My Day\u00a0\u00bb is a motto for the real world.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBeaucoup d&rsquo;autres choses. Enfin, celle-ci, sur laquelle nous attirons l&rsquo;attention, qui montre qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui le <em>decision-making process<\/em> \u00e0 Washington, et, par cons\u00e9quent, le pouvoir lui-m\u00eame, est devenu une \u00ab\u00a0\u00e9nigme envelopp\u00e9e de myst\u00e8re\u00a0\u00bb. C&rsquo;est \u00e0 peu pr\u00e8s ce que Churchill disait du pouvoir sovi\u00e9tique dans les ann\u00e9es 1950. En v\u00e9rit\u00e9, et vu de Londres, nous en sommes l\u00e0 pour la vision europ\u00e9enne r\u00e9aliste des \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn dernier extrait dans ce sens &#8230; :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Almost as important is the need to get an understanding of how the US decision-making process works. As one US intelligence official told me, only eight people in Washington are now allowed to read even quite low-level intelligence assessments, which for decades had been circulated to several dozen. Mr Bush&rsquo;s inner team already had a notoriously narrow worldview and are now preventing even their senior advisers from being properly briefed.<\/em> \u00bb<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Irakiens embrassent les princes du Golfe, Arafat ne se rend pas, les Europ\u00e9ens sont furieux : une tr\u00e8s mauvaise semaine pour GW Le 28 mars, \u00e0 Beyrouth, au sommet de la Ligue Arabe, le Prince Abdullah, h\u00e9ritier de la couronne d&rsquo;Arabie Saoudite, et l&rsquo;Irakien Izzat Ibrahim, envoy\u00e9 irakien au sommet, se sont embrass\u00e9s. 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