{"id":65100,"date":"2002-05-20T00:00:00","date_gmt":"2002-05-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/05\/20\/avant-le-voyage-de-gw-en-europe-quelques-remarques-sur-les-relations-usa-europe\/"},"modified":"2002-05-20T00:00:00","modified_gmt":"2002-05-20T00:00:00","slug":"avant-le-voyage-de-gw-en-europe-quelques-remarques-sur-les-relations-usa-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/05\/20\/avant-le-voyage-de-gw-en-europe-quelques-remarques-sur-les-relations-usa-europe\/","title":{"rendered":"<strong><em>Avant le voyage de GW en Europe, quelques remarques sur les relations USA-Europe<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Avant le voyage de GW en Europe, quelques remarques sur les relations USA-Europe <\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tGW Bush se rend en Europe \u00e0 la fin du mois de mai (22-28). Ce moment est l&rsquo;un parmi d&rsquo;autres dans un processus g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;une d\u00e9gradation r\u00e9guli\u00e8re, des rapports de plus en plus difficiles, de plus en plus marqu\u00e9s par l&rsquo;incompr\u00e9hension, la m\u00e9fiance, parfois le m\u00e9pris. M\u00eame les soi-disant plus proches des Am\u00e9ricains parmi les Europ\u00e9ens, comme les Britanniques, le sont si compl\u00e8tement en \u00ab\u00a0mission de <em>damage control<\/em>\u00a0\u00bb (pour tenter d&#8217;emp\u00eacher que les Am\u00e9ricains n&rsquo;aillent trop loin, qu&rsquo;ils \u00ab\u00a0fassent des b\u00eatises\u00a0\u00bb si l&rsquo;on veut) qu&rsquo;on se permettra d&rsquo;\u00e9mettre quelques doutes sur la signification profonde du copinage. (Du reste, on voit aussit\u00f4t, plus loin, les quelques doutes de plus que les faits eux-m\u00eames vous conduisent \u00e0 \u00e9mettre.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDepuis des mois, certainement depuis le 11 septembre qui \u00e9tait cens\u00e9 nous rapprocher (quelle \u00e9trange illusion que d&rsquo;aucuns continuent \u00e0 entretenir), l&rsquo;administration GW ne cesse pas de para\u00eetre chaque jour plus \u00ab\u00a0unilat\u00e9raliste\u00a0\u00bb aux Europ\u00e9ens. L&rsquo;unilat\u00e9ralisme am\u00e9ricain est la chose que les Europ\u00e9ens d\u00e9testent par-dessus tout, d&rsquo;abord parce que cette politique les laisse \u00e0 la fois d\u00e9pendants des Am\u00e9ricains (alliance oblige) et isol\u00e9s vis-\u00e0-vis d&rsquo;eux puisque ceux-ci refusent de jouer le jeu g\u00e9n\u00e9ral o\u00f9 eux-m\u00eames, les Europ\u00e9ens, ont leur mot \u00e0 dire ; ensuite parce que les Am\u00e9ricains font, en agissant seuls et sans contrainte, des d\u00e9g\u00e2ts consid\u00e9rables sur les relations entre l&rsquo;Occident et le reste du monde ; enfin parce qu&rsquo;unilat\u00e9ralisme, c&rsquo;est le faux-masque pos\u00e9 sur une politique qui se nomme isolationnisme, qui est dans ce cas de l&rsquo;isolationnisme offensif, irresponsable, et que cela est porteur selon les Europ\u00e9ens de tous les risques de d\u00e9stabilisation, que cela transforme les relations internationales en un bien dangereux d\u00e9sordre.<\/p>\n<h3>Du Festival de Cannes aux remarques de Chris Patten : le foss\u00e9 culturel entre Europe et USA<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a plus. Il y a l&rsquo;accentuation d&rsquo;un sentiment qui ne cesse de grandir qui est celui d&rsquo;un foss\u00e9 culturel qui se creuse entre les deux rives de l&rsquo;Atlantique. L&rsquo;ironie de cette affaire-l\u00e0, qui est de loin la plus importante dans les rapports transatlantiques quant \u00e0 la profondeur des choses, est que le constat nous en vient principalement, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec insistance et en mesurant toutes les implications du constat, de l&rsquo;Europ\u00e9en le plus proche des Am\u00e9ricains (<em>bis repetitat<\/em>), c&rsquo;est-\u00e0-dire du Britannique. On va finir par croire des choses \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar exemple, rien de plus significatif que la soi-disant renaissance de l&rsquo;antis\u00e9mitisme en Europe. On en a beaucoup parl\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion de tel ou tel \u00e9v\u00e9nement (\u00e9lections pr\u00e9sidentielles en France, notamment). Il y a eu des r\u00e9pliques officielles (celle de Chirac, d&rsquo;ailleurs \u00e0 destination d&rsquo;Isra\u00ebl, et invitant tr\u00e8s fermement les officiels isra\u00e9liens \u00e0 ne plus relayer ces ragots). Il y a eu d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements, plus significatifs parce que moins \u00ab\u00a0politiques\u00a0\u00bb et donc moins calcul\u00e9s (signification de la spontan\u00e9it\u00e9 par cons\u00e9quent). Il y a eu les pol\u00e9miques au Festival de Cannes, dont les associations juives am\u00e9ricaines demandaient le boycott, s&rsquo;adressant plus particuli\u00e8rement aux repr\u00e9sentants d&rsquo;Hollywood, particuli\u00e8rement les juifs am\u00e9ricains de l&rsquo;industrie du cin\u00e9ma. Les r\u00e9actions des gens d&rsquo;Hollywood, surtout les artistes, et particuli\u00e8rement les artistes juifs am\u00e9ricains (Woody Allen, Michael Douglas), ont \u00e9t\u00e9 d&rsquo;une grande dignit\u00e9, un tr\u00e8s ferme rejet de ces propositions dont l&rsquo;outrance constituait le plus s\u00fbr garant de leur disqualification. (Relire <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/international\/story\/0,3604,716235,00.html\" class=\"gen\">ce que dit Allen \u00e0 ce propos, des propos qui vont loin<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDes personnalit\u00e9s politiques europ\u00e9ennes, c&rsquo;est-\u00e0-dire europ\u00e9ennes \u00e9galement par leurs fonctions, n&rsquo;ont pas \u00e9cart\u00e9 ce probl\u00e8me, pour \u00e9mettre de tr\u00e8s fortes protestations contre les affirmations am\u00e9ricaines. Cela a \u00e9t\u00e9 le cas de Javier Solana et de Chris Patten. Le Britannique a d\u00e9sign\u00e9 nomm\u00e9ment le journaliste George F. Will, qui a \u00e9crit dans le Washington <em>Post<\/em> un article o\u00f9 il affirme que l&rsquo;Europe jouera un r\u00f4le \u00ab <em>dans la deuxi\u00e8me phase  et la finale? &#8211; de la lutte pour une \u00a0\u00bbsolution finale de la question juive\u00a0\u00bb<\/em> \u00bb. Patten regrette le \u00ab <em>m\u00e9pris visc\u00e9ral pour l&rsquo;Europe<\/em> \u00bb qu&rsquo;il d\u00e9c\u00e8le aux USA, il cite un s\u00e9nateur am\u00e9ricain (auteur de cette affirmation : \u00ab <em>Ici, nous sommes tous maintenant des membres du Likoud<\/em> \u00bb) et demande si toute critique de la politique du Likoud \u00ab <em>nous condamne comme antis\u00e9mites?<\/em> \u00bb. Cette question des accusations am\u00e9ricaines a trouv\u00e9 un relais int\u00e9ressant dans un commentaire de <a href=\"http:\/\/argument.independent.co.uk\/leading_articles\/story.jsp?story=295517\" class=\"gen\">The Independent, o\u00f9 est \u00e9voqu\u00e9 justement ce foss\u00e9 culturel en train de se creuser.<\/a><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The US depiction of today&rsquo;s Europe as dangerous for Jews is troubling, not just because it is misleading. It is troubling, too, because an influential segment of American opinion subscribes to it. And it is troubling because it implies that, in American eyes, anyone who criticises Israel, for whatever reason, is guilty of anti-Semitism. This widens still further the cultural gap that has opened up between the new world and the old &#8211; ranging Britain ever more firmly on the side of Europe.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h3>Comment le pauvre Colin Powell est oblig\u00e9 de d\u00e9fendre une politique qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPassons \u00e0 la politique proprement dite, avec une interview de Colin Powell (\u00e0 plusieurs journaux europ\u00e9ens, <MI>Die Zeit>D> en Allemagne, <em>The Guardian<\/em> au Royaume-Uni, <em>Lib\u00e9ration<\/em> en France). Le secr\u00e9taire d&rsquo;\u00c9tat, tout bien consid\u00e9r\u00e9, s&rsquo;y montre plus path\u00e9tique que peu convaincant, tant on comprend que, derri\u00e8re ses affirmations apparemment satisfaites, se d\u00e9roule sous nos yeux une logique compl\u00e8tement \u00e0 contre-emploi pour lui, et qui est cause de sa souffrance plus que de sa satisfaction. Si l&rsquo;on s&rsquo;en tient \u00e0 ce qu&rsquo;on sait de ses conceptions naturelles, Powell, qui est litt\u00e9ralement ha\u00ef par la bande des <em>neo-conservatives<\/em>, subit un martyre au sein de l&rsquo;administration GW, de rebuffades en d\u00e9clarations contradictoires, de d\u00e9mentis en trahisons, et oblig\u00e9 finalement de cautionner une politique \u00e0 mille lieues de ce qu&rsquo;il juge utile et juste. A aucun moment, on n&rsquo;a l&rsquo;impression d&rsquo;un homme qui serait capable, contre tous, d&rsquo;affirmer la voix de la raison et de la mod\u00e9ration (comme Cyrus Vance faisait \u00e0 certains \u00e9gards au sein de l&rsquo;administration Carter), &mdash; c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;un homme capable d&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme. Cela aussi est malheureusement path\u00e9tique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSon interview est path\u00e9tique lorsqu&rsquo;il nous explique l&rsquo;utilit\u00e9 de la maxime infantile de l&rsquo;<em>axis of devil<\/em> (d&rsquo;ailleurs, trouvaille d&rsquo;un de ses archi-ennemis <em>neo-cons<\/em>, le <em>speechwriter<\/em> de la Maison-Blanche), qu&rsquo;il nous la pr\u00e9sente comme un grand argument de clarification politique ; lorsqu&rsquo;il juge comme un grand succ\u00e8s que la Cor\u00e9e du Nord veuillent parler avec les USA apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 fourr\u00e9e parmi les accessoires de l&rsquo;<em>evil<\/em>, alors qu&rsquo;elle parlait de fa\u00e7on continue avec les USA depuis 1994 et qu&rsquo;elle \u00e9tait sur le point d&rsquo;arriver \u00e0 un accord avec les USA et avec la Cor\u00e9e du Sud, &mdash; tout cela saccag\u00e9 par l&rsquo;\u00e9quipe Bush, bien s\u00fbr, puisque cela vient de Clinton. Powell est path\u00e9tique lorsqu&rsquo;il nous affirme que Bush n&rsquo;est pas unilat\u00e9raliste parce qu&rsquo;il vient de recevoir, o\u00f9 moment o\u00f9 il parle, le premier ministre slov\u00e8ne Janez Drnovsek. Il est path\u00e9tique <a href=\"http:\/\/www.liberation.com\/page.php?Article=27830\" class=\"gen\">lorsqu&rsquo;il propose de montrer son carnet de rendez-vous et sa liste d&rsquo;appels t\u00e9l\u00e9phoniques,<\/a> pour d\u00e9montrer qu&rsquo;\u00e0 Washington on parle avec les autres, donc qu&rsquo;on n&rsquo;est pas unilat\u00e9ralistes. Powell est path\u00e9tique parce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;air de comprendre, ou bien il s&rsquo;y refuse, qu&rsquo;\u00eatre unilat\u00e9raliste n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec les rendez-vous qu&rsquo;on a mais avec l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit qu&rsquo;on a. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPowell est path\u00e9tique dans la plupart de ses explications parce qu&rsquo;il les donne dans une position de profonde frustration, reprochant aux Europ\u00e9ens de ne pas comprendre la politique am\u00e9ricaine alors qu&rsquo;on sait bien que le coeur de sa critique, pour ne pas dire de sa vindicte, va \u00e0 ceux qui, au sein de l&rsquo;administration Bush, manipulent la politique am\u00e9ricaine dans un sens toujours plus extr\u00e9miste. On en arrive \u00e0 se demander comment cet homme, qui veut manifestement se pr\u00e9senter comme un grand serviteur de l&rsquo;Am\u00e9rique, comme un architecte d&rsquo;une grande politique internationaliste dans la tradition d&rsquo;un Keenan ou d&rsquo;un Vance, n&rsquo;en dit pas plus, n&rsquo;en proclame pas plus, sinon par crainte des critiques haineuses et terroristes de ses adversaires politiques. (Mais Powell peut-il \u00eatre plus ha\u00ef qu&rsquo;il n&rsquo;est aujourd&rsquo;hui de ses compagnons <em>neo-conservatives<\/em> ? Peut-il \u00eatre plus manipul\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;est, plus forc\u00e9 \u00e0 accepter et cautionner une politique qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas ? Le courage politique n&rsquo;est-il pas, \u00e0 un moment, de savoir dire publiquement son d\u00e9saccord plut\u00f4t que cautionner une orientation qu&rsquo;on juge si mauvaise ? Cela laisse \u00e0 penser sur le vrai personnage qu&rsquo;est Colin Powell.) Il y aura beaucoup d&rsquo;ex\u00e9g\u00e8ses parmi les experts europ\u00e9ens pour essayer de d\u00e9chiffrer le \u00ab\u00a0message\u00a0\u00bb que l&rsquo;accommodant Powell veut donner aux Europ\u00e9ens dans son interview. Ces ex\u00e9g\u00e8ses se tromperont de toutes les fa\u00e7ons : l&rsquo;interview de Powell, sa frustration, son path\u00e9tisme s&rsquo;adressent \u00e0 ses adversaires <em>neo-cons<\/em>, pas \u00e0 ses amis europ\u00e9ens.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <em>Guardian<\/em>, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/bush\/story\/0,7369,717799,00.html\" class=\"gen\">dans l&rsquo;un de ses deux articles du 18 mai<\/a> consacr\u00e9s \u00e0 Colin Powell, \u00e9crit notamment :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The secretary of state&rsquo;s criticism is all the more pointed bearing in mind that he is usually regarded as the most Europe-friendly figure within the Bush administration. Bluntly, he told his detractors across the Atlantic that European outrage over President Bush&rsquo;s \u00a0\u00bbaxis of evil\u00a0\u00bb speech in January, seen by many observers as marking the start of a dramatic decline in US-European relations, had been misplaced. \u00a0\u00bbThe president said &lsquo;axis of evil&rsquo; and it was amazing what happened after that in terms of the criticism that came our way,\u00a0\u00bb Mr Powell argued. \u00a0\u00bbThe president came up with a clever way of capturing them all and guess what &#8211; the North Koreans now want to talk to us. The Iraqis are trying to pretend that they&rsquo;re behaving better.\u00a0\u00bb<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The president, accompanied by Mr Powell, goes to Europe at a time of considerable transatlantic distrust between the US and its European allies over what Europe believes is increasing American unilateralism, and what the US sees as a lack of European resolve in dealing with terrorism.<\/em> \u00bb <\/p>\n<h3>Le voyage de GW en Europe, \u00e0 Berlin, \u00e0 Moscou et \u00e0 Paris : on se congratulera, rien ne sera r\u00e9solu<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAppr\u00e9ci\u00e9 objectivement pour ce qu&rsquo;il nous dit de la politique am\u00e9ricaine et de la vision am\u00e9ricaine des rapports transatlantiques, l&rsquo;interview de Powell ne laisse pas de doute. L&rsquo;incompr\u00e9hension est plus forte que jamais, plus virulente, plus g\u00e9n\u00e9rale. On a vu l&rsquo;aspect culturel ci-dessus. Les autres domaines rendent le m\u00eame son, \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 l&rsquo;OCDE renforce la critique europ\u00e9enne en condamnant, &mdash; fait exceptionnel pour une organisation internationale si attentive aux puissants USA, &mdash; <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/bush\/story\/0,7369,717019,00.html\" class=\"gen\">la politique protectionniste des USA<\/a> ; \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 Chirac, fra\u00eechement r\u00e9\u00e9lu et conscient qu&rsquo;il est temps que la France affirme une politique dans la crise, choisit \u00e9videmment la voie de l&rsquo;appr\u00e9ciation critique qui est si naturelle \u00e0 la politique fran\u00e7aise et qui est la politique qu&rsquo;on attend de la France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSur cette question, le <em>Guardian<\/em>, dans le m\u00eame article cit\u00e9 plus haut, fait ce commentaire :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Further evidence of the growing rift between the US and Europe came last night when the French president, Jacques Chirac, tore into what he called American \u00a0\u00bbunilateralism\u00a0\u00bb. In one of his most hard-hitting indictments of the Bush administration, Mr Chirac said its recent decisions to impose steel tariffs and raise farm subsidies would harm the world&rsquo;s poorest nations. Speaking at the end of a European Union summit with Latin American leaders in Madrid, Mr Chirac said that what the US was giving to developing countries in aid, it was now taking back in the form of tariffs.<\/em> \u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tGW Bush effectue, avec Powell, un voyage en Europe cette semaine. (Trois \u00e9tapes : Allemagne les 22 et 23, Moscou jusqu&rsquo;au 26, Paris les 27 et 28. Trois \u00e9tapes qui tracent les contours de l&rsquo;Europe selon la bureaucratie US. En effet, dans toutes les grandes administrations de s\u00e9curit\u00e9 nationale \u00e0 Washington, le service \u00ab\u00a0Europe\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un service \u00ab\u00a0Eurasie\u00a0\u00bb, envisageant l&rsquo;Europe jusqu&rsquo;\u00e0 Vladivostok. L&rsquo;absence de Londres dans ce voyage sugg\u00e8re cette question : cette Europe dessin\u00e9e par la bureaucratie US, et qui donne sa forme \u00e0 la pens\u00e9e US, commence-t-elle \u00e0 Brest ou \u00e0 Dingle ? [Pr\u00e9cisons : Dingle, ville, nous semble-t-il, la plus occidentale de l&rsquo;Irlande].) Le but de GW Bush est d&rsquo;expliquer sa politique \u00e9trang\u00e8re, rallier les Europ\u00e9ens \u00e0 cette politique et notamment \u00e0 l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Irak (\u00e0 Moscou, GW signera les grands accords sur les armements avec Vladimir Poutine). On lui souhaite bon vent. On se congratulera. Rien ne sera r\u00e9solu.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant le voyage de GW en Europe, quelques remarques sur les relations USA-Europe GW Bush se rend en Europe \u00e0 la fin du mois de mai (22-28). 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