{"id":65125,"date":"2002-06-12T00:00:00","date_gmt":"2002-06-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/06\/12\/semaine-du-3-au-9-juin-2002\/"},"modified":"2002-06-12T00:00:00","modified_gmt":"2002-06-12T00:00:00","slug":"semaine-du-3-au-9-juin-2002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/06\/12\/semaine-du-3-au-9-juin-2002\/","title":{"rendered":"<strong><em>Semaine du 3 au 9 juin 2002<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h3>De la question de savoir quand va avoir lieu la guerre am\u00e9ricaine en Irak &#8230;<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa r\u00e9union des ministres de la d\u00e9fense de l&rsquo;OTAN du 6 juin est express\u00e9ment pr\u00e9sent\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain comme <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/world\/20020606-77930621.htm\" class=\"gen\">une occasion d\u00e9cisive pour le ministre am\u00e9ricain Rumsfeld<\/a> de tenter de convaincre les pays alli\u00e9s de soutenir l&rsquo;attaque am\u00e9ricaine contre l&rsquo;OTAN, et cela, pourtant, dans des conditions jug\u00e9es difficiles par ces m\u00eames Am\u00e9ricains. C&rsquo;est ce qu&rsquo;exprime de fa\u00e7on extr\u00eamement claire le Washington <em>Times<\/em>, qui est tr\u00e8s proche de l&rsquo;administration r\u00e9publicaine et sert souvent de relais pour une explication des actes de cette administration. (Le d\u00e9but de l&rsquo;article est fort net \u00e0 ce propos : \u00ab <em>Defense Secretary Donald H. Rumsfeld faces a tough sell at NATO meetings today and tomorrow, where he will try to convince the European allies of the need for tough action against Iraqi President Saddam Hussein.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette r\u00e9union et l&rsquo;interpr\u00e9tation qui en est donn\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain illustrent bien l&rsquo;usage qui est d\u00e9sormais fait de l&rsquo;OTAN par les Am\u00e9ricains : une enceinte de pressions am\u00e9ricains (plut\u00f4t que de discussions entre alli\u00e9s) o\u00f9 les Am\u00e9ricains entendent convaincre collectivement les alli\u00e9s de les suivre dans leur politique de guerre g\u00e9n\u00e9rale et \u00e0 outrance contre le terrorisme. C&rsquo;est une m\u00e9thode particuli\u00e8rement pris\u00e9e par Rumsfeld et son \u00e9quipe civile. Lorsqu&rsquo;elle est d\u00e9taill\u00e9e, on d\u00e9couvre qu&rsquo;elle consiste effectivement \u00e0 maintenir une pression constante sur les pays alli\u00e9s, dont les h\u00e9sitations \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des intentions am\u00e9ricaines sont bien connues, sans pour cela offrir un plan et une chronologie de d\u00e9cision, ni quoi que ce soit qui permettraient de conclure. Les exhortations et les pressions am\u00e9ricaines n&rsquo;ont pas grand chose \u00e0 voir avec une quelconque probabilit\u00e9 d&rsquo;action (plus ou moins proche) mais repr\u00e9sente un exercice de pure rh\u00e9torique avec un peu d&rsquo;hyst\u00e9rie, voire un exercice d&rsquo;incantation portant sur e devoir moral qui fait n\u00e9cessit\u00e9 de mener une guerre sans faille ni h\u00e9sitations contre le terrorisme. Le but est bien d&rsquo;entretenir une tension et une pression permanente.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Saddam&rsquo;s weapons of mass destruction will be high on his agenda for the Brussels meetings. &quot;We know that the Saddam Hussein regime in Iraq has had a sizable appetite for weapons of mass destruction,&quot; he said after meeting British Defense Minister Geoff Hoon. &quot;Every month that goes by, their programs mature. That is not something that is a happy prospect for that region.&quot;<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>However, most European leaders  and their publics  remain skeptical about the need for military action to overthrow Saddam. That attitude was not much changed by President Bush&rsquo;s rallying cries during his whirlwind visit to the region late last month. Many object that the United States offers military action but has provided few ideas about what will happen once Saddam&rsquo;s regime is toppled. They are also worried about estimates attributed to Gen. Tommy Franks, head of U.S. Central Command, that the operation would require at least 200,000 U.S. troops and could result in heavy casualties.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <MI>&quot;We need an idea of White House thinking which goes beyond slogans and the talk of smart bombs and invasion,&quot; said British commentator Henry Porter recently in the Sunday Observer. &quot;The White House has offered no post-Saddam vision for a country which contains 9 percent of the world&rsquo;s known oil reserves and &#8230; some of the most abused and terrorized people on earth.&quot; <MI>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette attitude singuli\u00e8re des Am\u00e9ricains est clairement pr\u00e9sent\u00e9e dans le m\u00eame article,  lorsqu&rsquo;on lit cette conclusion venant apr\u00e8s le d\u00e9tail de ce qu&rsquo;entendent faire les Am\u00e9ricains pour convaincre les Europ\u00e9ens : \u00ab <em>U.S. officials reiterate that they are not at the stage where they are soliciting allies for possible operations against Iraq, nor have they drawn a war plan for a possible invasion.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette remarque est particuli\u00e8rement significative de la situation o\u00f9 se trouvent aujourd&rsquo;hui les Am\u00e9ricains. Cela fait maintenant six \u00e0 sept mois qu&rsquo;ils tentent de convaincre les Europ\u00e9ens de soutenir cette attaque, depuis le mois d&rsquo;octobre 2001. Ce qui est remarquable est que, plus la pression se confirme et s&rsquo;accentue, moins la perspective de cette attaque appara\u00eet clairement. En octobre-novembre, il \u00e9tait question d&rsquo;attaquer en janvier-f\u00e9vrier, et les Am\u00e9ricains \u00e9taient d\u00e9cid\u00e9s \u00ab <em>\u00e0 le faire avec ou sans nous, et leurs pressions sont si fortes que nous serons sans doute oblig\u00e9s de donner notre soutien politique<\/em> \u00bb (selon le constat d&rsquo;un officiel fran\u00e7ais fait en novembre 2001). Aujourd&rsquo;hui, nous en sommes en juin, l&rsquo;attaque n&rsquo;a pas eu lieu, et il est \u00e9vident qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas pour demain. L&rsquo;attitude am\u00e9ricaine est toujours aussi pressante, et m\u00eame de plus en plus avec un Rumsfeld qui vit dans l&rsquo;excitation permanente, mais la perspective de l&rsquo;attaque s&rsquo;\u00e9loigne avec r\u00e9gularit\u00e9. Rappelons tout de m\u00eame qu&rsquo;entre temps est apparue <a href=\" http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=234\" class=\"gen\">la r\u00e9alit\u00e9 op\u00e9rationnelle am\u00e9ricaine,<\/a> c&rsquo;est-\u00e0-dire le quasi-refus des chefs militaires d&rsquo;envisager une telle op\u00e9ration avant 2003, au mieux, et sans doute m\u00eame plus tard, et encore si elle se fait un jour. L&rsquo;on sait que cette attitude renvoie au constat du manque de capacit\u00e9s des forces arm\u00e9es am\u00e9ricaines de r\u00e9aliser cette intervention, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame faiblesse des capacit\u00e9s de ces forces.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa conclusion qu&rsquo;on tire de tout cela est le constat de l&rsquo;extraordinaire nervosit\u00e9 de la direction politique US, qui n&rsquo;est pas l&rsquo;action, qui est m\u00eame le contraire de l&rsquo;action. La mobilisation permanente des alli\u00e9s renvoie \u00e0 la mobilisation permanente du peuple am\u00e9ricain. Tout le monde est averti par la direction am\u00e9ricaine de la gravit\u00e9, de l&rsquo;importance et de l&rsquo;imminence de la crise. L&rsquo;\u00e9vidence montre au contraire que c&rsquo;est cette direction am\u00e9ricaine elle-m\u00eame, avant tout autre chose, qui est le centre m\u00eame, la cause principale et le moteur vrombissant de cette crise.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>\u00e0 la question de savoir o\u00f9 est pass\u00e9e la menace fasciste en France<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAu fond, la menace fasciste int\u00e9rieure en France (Front National), c&rsquo;est un peu comme l&rsquo;attaque am\u00e9ricaine en Irak. Les deux \u00e9v\u00e9nements sont li\u00e9s par l&rsquo;intense nervosit\u00e9 du commentaire et l&rsquo;absence syst\u00e9matique du moindre commencement de r\u00e9alisation de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement,  \u00e9tant entendu d\u00e9sormais que la pr\u00e9sence de Jean-Marie Le Pen au second tour fut un accident du \u00e0 l&rsquo;inconsistance catastrophique de la campagne \u00e9lectorale qui pr\u00e9c\u00e9da autant que de ceux qui pr\u00e9tendent repr\u00e9senter les courants d\u00e9mocratiques majoritaires en France. Le r\u00e9sultat du second tour a pu faire illusion, le temps d&rsquo;une ivresse de manifestations massives rassembl\u00e9es dans la fi\u00e8vre ; l&rsquo;on a pu croire que le r\u00e9sultat de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle consistait effectivement en une victoire de la R\u00e9publique sur une menace fasciste soudainement apparue, ce qui aurait confirm\u00e9 qu&rsquo;il y a effectivement une guerre, par cons\u00e9quent un ennemi. Les r\u00e9sultats du 9 juin, du premier tour des l\u00e9gislatives avec le recul du Front National (et, d&rsquo;ailleurs, des extr\u00eames en g\u00e9n\u00e9ral), montrent plus simplement qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas la moindre menace fasciste, que celle-ci fait partie, comme la guerre am\u00e9ricaine en Irak, de l&rsquo;exercice virtualiste massif auquel est r\u00e9duite aujourd&rsquo;hui la vie politique. Dans le cas de cette \u00e9lection, o\u00f9 la pseudo-fi\u00e8vre de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle est retomb\u00e9e, les \u00e9lecteurs pr\u00e9f\u00e8rent exprimer leurs divers jugements n\u00e9gatifs par l&rsquo;abstention qui, comme il se doit, &quot;bat tous les records&quot;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPendant ce temps et sans doute comme substitut \u00e0 la disparition de l&rsquo;ivresse anti-fasciste de l&rsquo;entre-deux tours, et effectivement comme c&rsquo;est l&rsquo;habitude pour chaque consultation \u00e9lectorale d\u00e9sormais, les commentateurs se lamentent \u00e0 propos de <a href=\" http:\/\/www.lemonde.fr\/article\/0,5987,3208--279459-,00.html\" class=\"gen\">la &quot;crise de la politique&quot;.<\/a> Il le font d&rsquo;ailleurs avant m\u00eame que le scrutin ait lieu tant l&rsquo;\u00e9vidence est forte de l&rsquo;indiff\u00e9rence des Fran\u00e7ais pour ce scrutin, dans les jours qui le pr\u00e9c\u00e8dent. Les m\u00eames lamentations produisent donc les m\u00eames commentaires,  o\u00f9 l&rsquo;on note tout de m\u00eame que l&rsquo;aventure Le Pen entre les deux tours est d\u00e9sormais r\u00e9duite \u00e0 une partie d&rsquo;un ensemble de ph\u00e9nom\u00e8nes class\u00e9s dans la rubrique \u00ab <em>&quot;accident historique&quot;<\/em> \u00bb. (selon <em>Le Monde<\/em>, effectivement, dans son \u00e9dito du 8 juin : \u00ab <em>l&rsquo;accident historique qu&rsquo;ont constitu\u00e9, \u00e0 la fois, la perc\u00e9e du Front national, dont le candidat s&rsquo;est trouv\u00e9, pour la premi\u00e8re fois sous la Ve R\u00e9publique, en lice au second tour ; l&rsquo;\u00e9limination pr\u00e9matur\u00e9e du principal porte-parole de la gauche ; et, quinze jours plus tard, l&rsquo;\u00e9lection triomphale de Jacques Chirac, reconduit \u00e0 l&rsquo;Elys\u00e9e par les voix m\u00eal\u00e9es de la droite et de la gauche apr\u00e8s avoir obtenu, au premier tour, le plus mauvais score d&rsquo;un pr\u00e9sident sortant.<\/em> \u00bb) Les m\u00eames commentaires conduisent \u00e0 la m\u00eame le\u00e7on de morale, avec citations en renfort.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Les m\u00eames causes produisant les m\u00eames effets, on ne voit pas comment la le\u00e7on des \u00e9lections l\u00e9gislatives pourrait \u00eatre diff\u00e9rente de celle de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle : le syst\u00e8me politique fran\u00e7ais est en crise et, si rien n&rsquo;est fait pour y apporter des rem\u00e8des, cette crise ira en s&rsquo;aggravant. Et elle ne sera pas sans danger. &quot;Nous savons, ou nous devrions savoir, \u00e9crivait la philosophe Hannah Arendt, que tout affaiblissement du pouvoir est une invite manifeste \u00e0 la violence.&quot; Or ce qu&rsquo;a confirm\u00e9 le scrutin du 21 avril, au-del\u00e0 de toute attente, c&rsquo;est bien que le pouvoir en France, c&rsquo;est-\u00e0-dire la repr\u00e9sentation politique des citoyens, est affaibli.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn nous annonce donc que rien n&rsquo;a chang\u00e9, que tout va toujours aussi mal, que le citoyen, la politique et la d\u00e9mocratie sont en crise, cela apr\u00e8s ce qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 comme un sursaut (la mobilisation apr\u00e8s le premier tour et le vote du deuxi\u00e8me tour) dont on \u00e9tait en droit d&rsquo;attendre, \u00e0 cause de sa puissance, de son ampleur, de la repr\u00e9sentation qui en avait \u00e9t\u00e9 faite, qu&rsquo;il change\u00e2t effectivement les choses. D\u00e9cid\u00e9ment, oui, confirmons la proposition du d\u00e9but de ce commentaire : la menace fasciste en France, c&rsquo;est comme la guerre am\u00e9ricaine en Irak, et l&rsquo;on se demande si son but n&rsquo;est pas d&rsquo;\u00e9carter au gr\u00e9 des pouss\u00e9es de fi\u00e8vre qu&rsquo;on lui m\u00e9nage, la r\u00e9elle appr\u00e9ciation des r\u00e9els probl\u00e8mes qui font la substance de notre crise. GW, quand il sent que le Congr\u00e8s va l&rsquo;interroger d&rsquo;un peu trop pr\u00e8s sur son comportement d&rsquo;avant le 11 septembre, se met \u00e0 crier qu&rsquo;une de ses prestigieuses agences, le FBI ou la CIA qui a fait ses preuves comme chacun sait, vient d&rsquo;annoncer une tr\u00e8s prochaine attaque terroriste et qu&rsquo;il n&rsquo;est pas temps de c\u00e9der aux billeves\u00e9es de l&rsquo;appr\u00e9ciation de son r\u00f4le. Le fascisme en France, c&rsquo;est tout pareil.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De la question de savoir quand va avoir lieu la guerre am\u00e9ricaine en Irak &#8230; La r\u00e9union des ministres de la d\u00e9fense de l&rsquo;OTAN du 6 juin est express\u00e9ment pr\u00e9sent\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain comme une occasion d\u00e9cisive pour le ministre am\u00e9ricain Rumsfeld de tenter de convaincre les pays alli\u00e9s de soutenir l&rsquo;attaque am\u00e9ricaine contre l&rsquo;OTAN,&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[3402,2687,857,2711,584,3314,569],"class_list":["post-65125","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-journal","tag-fascisme","tag-france","tag-irak","tag-le","tag-otan","tag-pen","tag-rumsfeld"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65125","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65125"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65125\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}