{"id":65191,"date":"2002-07-28T00:00:00","date_gmt":"2002-07-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/07\/28\/lenigme-blair-ou-le-noeud-gordien-est-il-un-toutou-de-bush-un-liberal-imperialiste-ou-un-europeen-convaincu\/"},"modified":"2002-07-28T00:00:00","modified_gmt":"2002-07-28T00:00:00","slug":"lenigme-blair-ou-le-noeud-gordien-est-il-un-toutou-de-bush-un-liberal-imperialiste-ou-un-europeen-convaincu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/07\/28\/lenigme-blair-ou-le-noeud-gordien-est-il-un-toutou-de-bush-un-liberal-imperialiste-ou-un-europeen-convaincu\/","title":{"rendered":"<strong><em>L&rsquo;\u00e9nigme Blair, ou le noeud gordien \u2014 Est-il un \u201ctoutou\u201d de Bush, un lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste ou un europ\u00e9en convaincu ?<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;\u00e9nigme Blair, ou le noeud gordien  Est-il un toutou de Bush, un lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste ou un europ\u00e9en convaincu ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tOn parle tout de m\u00eame d&rsquo;un homme qui est Premier ministre depuis mai 1997, et un Premier ministre \u00e9clatant, qui prend de la place, dont on parle beaucoup, dont on analyse les faits et gestes ; et voil\u00e0 qu&rsquo;une journaliste de la trempe d&rsquo;une Polly Toynbee, une qui a roul\u00e9 sa bosse, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/comment\/story\/0,3604,763418,00.html\" class=\"gen\">\u00e9crit le 26 juillet dans le Guardian<\/a>, apr\u00e8s une des tr\u00e8s rares conf\u00e9rences de presse du PM : \u00ab <em>Yesterday the press came to nail Blair, but he evaded them. Now he must show us what he&rsquo;s really made of<\/em> \u00bb. Ainsi, la presse britannique, qui est pourtant aux premi\u00e8res loges, n&rsquo;a pas encore su, 5 ans apr\u00e8s, prendre le PM dans ses rets pour d\u00e9couvrir \u00ab <em> what he&rsquo;s really made of<\/em> \u00bb. Blair est encore une \u00e9nigme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qu&rsquo;il est encore plus int\u00e9ressant de d\u00e9couvrir, c&rsquo;est que cette \u00e9nigme Blair ne s&rsquo;est jamais mieux exprim\u00e9e qu&rsquo;\u00e0 propos de cette politique qu&rsquo;il m\u00e8ne, que nous qualifions en g\u00e9n\u00e9ral de \u00ab <em>grand \u00e9cart<\/em> \u00bb, que <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=310\" class=\"gen\">Kim Sengupta, de The Independent<\/a>, nomme de son c\u00f4t\u00e9, et peut-\u00eatre avec encore plus de justesse dans la complication, \u00ab <em>the transatlantic trapeze<\/em> \u00bb ; la politique \u00e0 la fois pro-am\u00e9ricaine et pro-europ\u00e9enne du PM britannique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Blair et l&rsquo;Am\u00e9rique : quand l&rsquo;intelligence et la conviction s&rsquo;alimentent directement, sans filtre, \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9 et \u00e0 la vulgarit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDans <a href=\"http:\/\/www.washtimes.com\/world\/20020726-98861174.htm\" class=\"gen\">une interview au Washington Times, le 26 juillet<\/a>, Blair dit quelques mots des relations transatlantiques, de sa perspective de PM britannique, et de PM britannique qui entend garder les meilleures relations possibles avec les USA (et jouer un r\u00f4le fondamental en Europe). Il dit notamment ceci :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <MI>People on the right want to set Anglo-Saxon and European culture apart, some people on the left want to rip up the relationship because they are anti-American, Mr. Blair said. Both are wrong. When Europe and America stand together, the world is safer and more stable. When they come apart, the world becomes quite a dangerous place.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Mr. Blair, 49, also criticized the belief of European Commission President Romano Prodi that Britain must decide whether its destiny lies with the United States or Europe. It&rsquo;s nonsense that we have to make a choice, he said. Making a choice  rather than keeping a strong role on both sides of the Atlantic  would diminish our power.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDes USA, Blair dit que ce pays est une \u00ab <em>force for good in the world<\/em> \u00bb, ou bien encore : \u00ab <em>Because of America&rsquo;s genuinely special position, people tend to exaggerate the extent to which the United States is saying, We don&rsquo;t care what the rest of the world thinks.<\/em> \u00bb On ne prendrait pas trop longtemps, pour ramener tous ces arguments au rang de vulgaires sornettes de propagande, qu&rsquo;ils sont d&rsquo;ailleurs compl\u00e8tement, en substance si l&rsquo;on veut. En fait, Blair ne fait que parler comme ses coll\u00e8gues pro-am\u00e9ricains qui, tous, s&#8217;emploient \u00e0 peindre la r\u00e9alit\u00e9 des cosm\u00e9tiques habituels. Mais on n&rsquo;\u00e9coute pas les autres. Il se trouve qu&rsquo;il y a chez lui une singuli\u00e8re force de conviction, qui ressort \u00e9galement dans ces quelques phrases, plus une grande exp\u00e9rience, qui rendent d&rsquo;autant plus path\u00e9tique l&#8217;emploi d&rsquo;images qui ferait tout juste l&rsquo;affaire dans des classes de cours \u00e9l\u00e9mentaire (USA, \u00ab <em> force for good in the world<\/em> \u00bb,  cinq ans comme Premier ministre et voil\u00e0 le fruit de son exp\u00e9rience ?). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet homme, dans ce domaine de sa politique du trap\u00e8ze transatlantique, a su domestiquer sa conviction, ou s&rsquo;en inventer une, alors que le produit de cette conviction et, peut-on supposer, son moteur, sont d&rsquo;une pauvret\u00e9 et d&rsquo;une m\u00e9diocrit\u00e9 qui laisse sans voix et le souffle court. Car l&rsquo;on peut \u00eatre pro-am\u00e9ricain avec allure, avec foi, avec une certaine grandeur et m\u00eame avec intelligence, voire avec panache et cynisme tout autant, alors que lui l&rsquo;est dans ce cas d&rsquo;une fa\u00e7on intellectuellement sordide, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0-la-Thatcher, en parvenant \u00e0 affirmer avec emphase et presque de la fiert\u00e9 des arguments qui sont formellement et substantiellement ceux de la servilit\u00e9 la plus courante. Nous ne dirons pas que nous avons besoin d&rsquo;intellectuels \u00e0 ce poste de PM, ni dans ce monde des grands de ce monde, mais il se trouve qu&rsquo;une Maggie Thatcher, depuis qu&rsquo;elle a quitt\u00e9 Downing Street, a pr\u00e9tendu nous donner des le\u00e7ons philosophiques du plus pur intellectualisme \u00e0 propos de son am\u00e9rican\u00f4latrie exacerb\u00e9e. Il se trouve que Blair, lui aussi, se pique \u00e0 ses heures d&rsquo;intellectualisme. Cela autorise une critique intellectuelle.<\/p>\n<h3>Et si nous n&rsquo;avions rien compris, si Blair \u00e9tait un lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste, un lib\u00e9ral-colonialiste, un n\u00e9o-colonialiste ? D&rsquo;accord, mais il est temps d&rsquo;\u00e9tudier l&rsquo;histoire<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tMais Blair n&rsquo;est pas Thatcher. Malgr\u00e9 ses d\u00e9monstrations d&rsquo;am\u00e9rican\u00f4latrie, on peut lui trouver des circonstances o\u00f9, sur ce m\u00eame terrain des liens avec l&rsquo;Am\u00e9rique, il peut para\u00eetre autre chose. C&rsquo;est ce que dit <a href=\"http:\/\/www.boneill.blogspot.com\/2002_07_01_boneill_archive.html#79110922\" class=\"gen\">Brandon O&rsquo;Neill dans sa chronique du 18 juillet 2002<\/a>. Pour O&rsquo;Neill, Blair est moins le petit toutou de Bush, comme on l&rsquo;en accuse, qu&rsquo;un homme de dessein, avec un sens de l&rsquo;opportunisme, et qui se sert de la gigantesque m\u00e9canique am\u00e9ricaine pour affirmer ce dessein. C&rsquo;est la dimension d&rsquo;un Blair avec \u00e0 la fois une pr\u00e9tention visionnaire de grand politique, appuy\u00e9e sur la conviction que l&rsquo;ordre occidental est le meilleur possible, et une conviction qui renvoie sans aucun doute \u00e0 une dimension religieuse du personnage,  un facteur beaucoup plus important qu&rsquo;on n&rsquo;a coutume de croire pour le cas de Tony Blair. C&rsquo;est le Blair type-imp\u00e9rialiste post-moderne, ou lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste (ou lib\u00e9ral-colonialiste, ou n\u00e9o-colonialiste, etc). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab There is a <em>Blair&rsquo;s desire to jump on the post-11 September bandwagon. Far from being led astray by an overbearing President Bush, Blair was keen to join the crusade against evil  to use foreign intervention abroad to boost his standing at home, just as he had with the Kosovo conflict in 1999. Like the Bush administration, Blair saw opportunities in the wake of 11 September  opportunities to restate his political and moral authority in response to the terrorist attacks.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em> After New Labour announced that it would stand shoulder to shoulder with the US and help find the folks who carried out the 11 September attacks, anti-war protesters warned Blair not to get too cosy with Bush. From the outset, opponents of the Afghan war claimed that America would drag Britain into a bloody, drawn-out<\/em> <strong><em>American<\/em><\/strong> <em>conflict.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>But rather than being challenged on this politically, rather than being criticised for planning military intervention in Afghanistan and elsewhere, Blair was simply given advice: keep away from Bush, he was told, don&rsquo;t get too involved, you know what those Americans are like. Blair was presented as being<\/em> <strong><em>foolish<\/em><\/strong>, <em>rather than being imperialist.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAdmettons cette hypoth\u00e8se de O&rsquo;Neill, quoique entre l&rsquo;ordre anglais dans l&rsquo;Empire des Indes ou dans l&rsquo;Egypte de la fin du XIXe, et le bordel institutionnalis\u00e9 en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan, et demain en Irak, il y a de la place pour le scepticisme le plus ironique. Ces gens, s&rsquo;ils sont des lib\u00e9ral-imp\u00e9rialistes, feraient bien de r\u00e9viser leurs cours d&rsquo;histoire sur la fa\u00e7on de faire les empires, version britannique et version fran\u00e7aise d&rsquo;ailleurs. <\/p>\n<h3>Enfin, pourquoi ne serait-il pas un Europ\u00e9en convaincu ? Peut-\u00eatre bien, et c&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 qu&rsquo;il faudra trancher le noeud gordien<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tMais cette complication ne suffit pas \u00e0 d\u00e9finir Blair (ou \u00e0 d\u00e9finir l&rsquo;\u00e9nigme Blair). Pour en revenir \u00e0 l&rsquo;analogie avec Thatcher, Blair, \u00e0 c\u00f4t\u00e9, en diverge sur un autre point, de mani\u00e8re vraiment fondamentale. Thatcher ha\u00efssait l&rsquo;Europe, avec ce poids de haine ordinaire que peut entretenir une m\u00e9nag\u00e8re frustr\u00e9e des ragots des comm\u00e8res (europ\u00e9ennes) \u00e0 son encontre. Blair, pas du tout, et m\u00eame au contraire. Dans la m\u00eame interview du Washington <em>Times<\/em>, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des jugements sur les Am\u00e9ricains sortis du plus vulgaire des encensoirs, il y a des r\u00e9flexions qui d\u00e9notent comme des paradoxes. Parlant de l&rsquo;Europe, le m\u00eame Blair, finalement toujours aussi lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste, mais \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne cette fois, d\u00e9clare ceci, qui rejoint ses id\u00e9es sur une Europe super-puissance : \u00ab <em>My challenge to Europe is this: If we want to have greater sway and greater power, then instead of complaining about America, we&rsquo;ve got to face up to what we need to do. That means developing a coherent defense capability and a set of institutions to allow Europe to speak strongly.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour ce cas, on pourrait lui faire le proc\u00e8s de la dissimulation, du mensonge, de la manoeuvre. Au nom de quoi ? Pourquoi serait-il menteur et dissimulateur ici, et ne le serait-il pas l\u00e0, lorsqu&rsquo;il fait l&rsquo;apologie des USA et de la volont\u00e9 britannique de suivre les guerres imp\u00e9rialistes am\u00e9ricaine ? (Ceux qui discr\u00e9ditent les professions de foi europ\u00e9ennes de Blair le font selon l&rsquo;argument qu&rsquo;il est totalement align\u00e9 sur les Am\u00e9ricains. Cette critique ne tient pas lorsqu&rsquo;il propose une Europe super-puissance qui, par d\u00e9finition, ne peut \u00eatre align\u00e9e servilement sur les USA. Donc, dans un cas il y aurait mensonge, dans l&rsquo;autre sinc\u00e9rit\u00e9. En l&rsquo;absence de preuve d\u00e9cisive, c&rsquo;est un proc\u00e8s d&rsquo;intention qui ne nous aide en rien \u00e0 r\u00e9soudre l&rsquo;\u00e9nigme Blair.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCar enfin il y a plus : l&rsquo;affirmation europ\u00e9iste de Blair peut d&rsquo;autant moins \u00eatre \u00e9cart\u00e9e \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re, sous pr\u00e9texte de montage et de manoeuvre, que l&rsquo;homme va pr\u00e9cipiter son destin sur le plus grand risque possible pour un homme politique, qui est le suffrage universel. C&rsquo;est-\u00e0-dire le r\u00e9f\u00e9rendum sur l&rsquo;euro. Polly Toynbee, qui enrage de devoir avouer que Blair est encore une \u00e9nigme, juge qu&rsquo;il devra jeter le masque \u00e0 cette occasion. Pour elle, le r\u00e9f\u00e9rendum sur l&rsquo;euro se jouera finalement sur l&rsquo;alternative europ\u00e9iste <em>versus<\/em> pro-am\u00e9ricaniste, et l\u00e0 Blair devra s&rsquo;engager car le scrutin sera serr\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em> It will be a battle of ideas, a knock-down, drag-out declaration not just of European solidarity, but of European ideals. However often Blair protests &#8211; as he now does frequently &#8211; that the choice between the US way and the European way is a false dichotomy, that is how the euro campaign lines will be drawn: one vision of the good society will be a conservative model combining warm beer little Englandism with wild west US free marketeering. The other will be European social democracy, well-regulated capitalism and a welfare state. That will be the choice.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>It doesn&rsquo;t require turning our backs on the US (why wantonly alienate so important an ally?), but it does require defining and finally settling our geopolitical identity. It is how the referendum will be won, because the political tide is with social democracy, not with US conservatism. The prime minister&rsquo;s new self-confidence that makes him now willingly confront hostile battalions with such sang-froid may even be a preparation for the real battle ahead to make Britain truly and permanently European.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, conclusion philosophique : si Blair est et reste une \u00e9nigme, il se pourrait bien que l&rsquo;histoire, \u00e0 d\u00e9faut de la r\u00e9soudre, la tranche avec violence en le for\u00e7ant lui-m\u00eame \u00e0 \u00e9clairer son myst\u00e8re. Lorsqu&rsquo;on ne peut d\u00e9faire le noeud gordien, on sait comment il faut s&rsquo;y prendre.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9nigme Blair, ou le noeud gordien Est-il un toutou de Bush, un lib\u00e9ral-imp\u00e9rialiste ou un europ\u00e9en convaincu ? 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