{"id":65196,"date":"2002-07-31T00:00:00","date_gmt":"2002-07-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/07\/31\/les-rapports-de-leurope-avec-les-usa-et-la-question-catholique-de-defensa-rubrique-de-defensa-volume-17-n20-du-10-juillet-2002\/"},"modified":"2002-07-31T00:00:00","modified_gmt":"2002-07-31T00:00:00","slug":"les-rapports-de-leurope-avec-les-usa-et-la-question-catholique-de-defensa-rubrique-de-defensa-volume-17-n20-du-10-juillet-2002","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/07\/31\/les-rapports-de-leurope-avec-les-usa-et-la-question-catholique-de-defensa-rubrique-de-defensa-volume-17-n20-du-10-juillet-2002\/","title":{"rendered":"<strong><em>Les rapports de l&rsquo;Europe avec les USA et la question catholique<\/em><\/strong> \u2014 de defensa, rubrique \u201cde defensa\u201d, Volume 17, n\u00b020 du 10 juillet 2002"},"content":{"rendered":"<p><h3>Les rapports de l&rsquo;Europe avec les USA et la question catholique de defensa, rubrique de defensa, Volume 17, n\u00b020 du 10 juillet 2002<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tAu moment o\u00f9 le Pape termine son voyage aux Am\u00e9riques, et notamment avec son passage en am\u00e9rique Latine (Guatemala et Mexique), il nous para\u00eet int\u00e9ressant de publier une r\u00e9flexion sur la question catholique et les rapports avec les USA, parue dans notre livraison du 10 juillet, Volume 17, n\u00b020.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette analyse est fortement politique et renvoie essentiellement \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution des rapports entre les USA eet l&rsquo;Europe ; c&rsquo;est-\u00e0-dire que nous la pla\u00e7ons beaucoup plus dans une optique Ouest-Ouest (pour ne pas parler d&rsquo;Est-Ouest, qui signifie autre chose) que dans une optique Nord-Sud o\u00f9 beaucoup veulent placer la succession du Pape si elle d\u00e9signe un cardinal d&rsquo;Am\u00e9rique Latine. La raison en est qu&rsquo;\u00e0 notre sens, la seule possibilit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9volution du monde par rapport \u00e0 la puissance am\u00e9ricaine, une \u00e9volution o\u00f9 la religion catholique pourrait jouer un r\u00f4le, passe par l&rsquo;Europe ; d&rsquo;autre part parce que la religion catholique, m\u00eame si elle est aujourd&rsquo;hui majoritairement extra-europ\u00e9enne, m\u00eame si elle choisit un Pape non-europ\u00e9en comme successeur de Jean-Paul II, d\u00e9pend d&rsquo;une culture, d&rsquo;une infrastructure et d&rsquo;un dessein temporel fondamentalement europ\u00e9ens. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est avec cette appr\u00e9ciation \u00e0 l&rsquo;esprit qu&rsquo;il faut lire la chronique ci-dessous.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t[Cette publication est \u00e0 lier avec un autre texte, que nous \u00e9ditons aujourd&rsquo;hui, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=321\" class=\"gen\">dans la rubrique Faits et Commentaires<\/a>, sur les sp\u00e9culations \u00e0 propos de la succession de Jean-Paul II.]<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t@SURTITRE = Et si Malraux avait raison ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@TITREDDE = Un quiproquo pr\u00e9occupant<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@SOUSTITRE = Le reste du monde regarde, fascin\u00e9, ce qu&rsquo;il croit \u00eatre la manifestation impeccable et irr\u00e9sistible de la plus grande puissance du monde. Quiproquo.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDepuis le 11 septembre 2001, le reste du monde, ou ROW pour <em>Rest Of the World<\/em>, regarde ce qu&rsquo;il juge \u00eatre le d\u00e9cha\u00eenement de la puissance am\u00e9ricaine, c&rsquo;est-\u00e0-dire de la plus grande puissance concevable dans l&rsquo;histoire du monde. Il regarde ce d\u00e9cha\u00eenement comme si cette puissance \u00e9tait une r\u00e9v\u00e9lation \u00e9tourdissante, comme si, avant le 11 septembre, il n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 en train d&rsquo;observer le d\u00e9cha\u00eenement de la puissance am\u00e9ricaine depuis l&rsquo;arriv\u00e9e des r\u00e9publicains muscl\u00e9s de GW, de la m\u00eame fa\u00e7on, et comme si, avant l&rsquo;arriv\u00e9e de GW, du temps de Clinton et d&rsquo;une Madeleine Albright d\u00e9cha\u00een\u00e9e, et de l&rsquo;attaque contre Milosevic, il n&rsquo;\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 en  train d&rsquo;observer le d\u00e9cha\u00eenement de la puissance am\u00e9ricaine, et ainsi de suite en remontant dans les ann\u00e9es qui viennent de s&rsquo;\u00e9couler depuis la fin de la Guerre froide, et m\u00eame au-del\u00e0, depuis le d\u00e9barquement des G.I.&rsquo;s \u00e0 Omaha Beach, premier \u00ab\u00a0d\u00e9cha\u00eenement de la puissance am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb accessible \u00e0 notre m\u00e9moire, que nous red\u00e9couvrons r\u00e9guli\u00e8rement gr\u00e2ce \u00e0 la magie de Spielberg et compagnie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;\u00e0 chaque d\u00e9cha\u00eenement de la puissance am\u00e9ricaine, ou ce qu&rsquo;il \u00eatre croit \u00eatre tel, ROW a l&rsquo;impression de d\u00e9couvrir un ph\u00e9nom\u00e8ne nouveau et extraordinaire. Cette r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne cr\u00e9e, \u00e0 chaque fois, l&rsquo;impression d&rsquo;une nouveaut\u00e9 compl\u00e8te et, par l\u00e0, l&rsquo;esp\u00e8ce de consid\u00e9ration extasi\u00e9e pour ce qui semble \u00eatre la magie de la puissance am\u00e9ricaine qu&rsquo;on semble d\u00e9couvrir comme une sorte de g\u00e9n\u00e9ration spontan\u00e9e. ROW est gouvern\u00e9, dans son \u00e9valuation de la puissance am\u00e9ricaine, par l&rsquo;h\u00e9b\u00e9tude, si ce n&rsquo;est, \u00e0 certains moments, la stupeur pure et simple (tous ces termes sont pris ici dans le sens pathologique).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn sait ce que nous pensons qu&rsquo;il est raisonnable de penser de la puissance am\u00e9ricaine, comme chaque jour la montre dans les innombrables op\u00e9rations am\u00e9ricaines de par le monde, cette puissance qui ne semble efficace que lorsqu&rsquo;elle se trompe et attaque par erreur un paisible village afghan o\u00f9 l&rsquo;on c\u00e9l\u00e9brait un mariage en tirant des coups de feu en l&rsquo;air (30-40 morts selon les bilans de cette \u00ab\u00a0bavure\u00a0\u00bb am\u00e9ricaine). Les op\u00e9rations en Afghanistan, pr\u00e9sent\u00e9es comme un exceptionnel succ\u00e8s assurant comme une \u00e9vidence le caract\u00e8re unique de la puissance am\u00e9ricaine, repr\u00e9sente effectivement quelque chose d&rsquo;unique, &mdash; une campagne o\u00f9 les \u00ab\u00a0erreurs\u00a0\u00bb ont largement pr\u00e9domin\u00e9, o\u00f9 les victimes civiles innocentes par tir direct d\u00e9passent dans un rapport de 10 \u00e0 1 les combattants talibans ou (si rarement) les terroristes d&rsquo;Al Qa\u00efda, et tout cela avec un appareil militaire g\u00e9n\u00e9ral c\u00e9l\u00e9br\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ivresse pour sa puissance d&rsquo;information dans l&rsquo;identification des cibles et sa capacit\u00e9 de pr\u00e9cision dans l&rsquo;attaque de cibles. Il faut effectivement h\u00e9b\u00e9tude et stup\u00e9faction du jugement pour continuer \u00e0 nous pr\u00e9senter cela comme une puissance exceptionnelle, sinon par ses faiblesses qui paraissent incroyables au regard des investissements colossaux qui lui sont consenties. Certains pourraient croire que la \u00ab\u00a0b\u00eatise \u00e0 front de taureau\u00a0\u00bb se trouve aussi bien du c\u00f4t\u00e9 des experts non-am\u00e9ricains jaugeant la puissance am\u00e9ricaine que de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>La puissance d&rsquo;influence de l&rsquo;Am\u00e9rique met les autres en \u00e9tat de susception, qui est \u00ab <strong><em>le fait de recevoir <\/em><\/strong>(les ordres) \u00bb <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAlors, quelle est la recette de la puissance am\u00e9ricaine ? Car il serait aussi vain et de compl\u00e8te mauvaise foi d&rsquo;en nier l&rsquo;effet que de continuer \u00e0 en affirmer la r\u00e9alit\u00e9. C&rsquo;est dans ce paradoxe qu&rsquo;on trouve la r\u00e9ponse \u00e0 notre question : le consid\u00e9rable effet d&rsquo;une puissance am\u00e9ricaine qui n&rsquo;existe pas telle qu&rsquo;on la d\u00e9finit. La puissance am\u00e9ricaine d&rsquo;influence, par contre, est quelque chose qui ne peut \u00eatre discut\u00e9e. La r\u00e9alit\u00e9 est que la puissance am\u00e9ricaine est toute enti\u00e8re rassembl\u00e9e dans sa capacit\u00e9 de projection d&rsquo;une image compl\u00e8tement fausse, et, par cons\u00e9quent, dans sa capacit\u00e9 de suscitation des comportements les plus vils et les plus condamnables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;image de la puissance am\u00e9ricaine ne cr\u00e9e rien en elle-m\u00eame mais elle met les autres en \u00e9tat de susception, pour employer un mot qui, dans la liturgie catholique, indique \u00ab <em>le fait de recevoir<\/em> (les ordres) \u00bb. L&rsquo;\u00e9l\u00e9ment religieux de la hi\u00e9rarchie catholique qui  donne sa gloire \u00e0 cette situation peu glorieuse en elle-m\u00eame \u00e9tant absent, le comportement pr\u00e9sent \u00e9tant d\u00e9fini selon des r\u00e9f\u00e9rences qui en sont exactement son contraire comme la libert\u00e9, l&rsquo;affirmation d\u00e9mocratique et ainsi de suite, qui apparaissent ainsi compl\u00e8tement trahies, l&rsquo;effet est qu&rsquo;on d\u00e9bouche effectivement sur des comportements qui ne peuvent \u00eatre d\u00e9finis que par des traits renvoyant \u00e0 la plus grande trivialit\u00e9 possible : l\u00e2chet\u00e9, compromission, mensonge, d\u00e9mission, etc. C&rsquo;est pr\u00e9sentement ce qui caract\u00e9rise le comportement de la plupart des appareils politiques des nations et groupes de nations constituant ROW. Le degr\u00e9 que nous avons atteint est mesur\u00e9 par le fait que l&rsquo;Europe est per\u00e7ue comme la seule puissance potentielle capable de s&rsquo;opposer \u00e0 la force de suscitation de la projection de l&rsquo;image de l&rsquo;Am\u00e9rique, &mdash; alors que cette Europe est jug\u00e9e si durement, avec tant de m\u00e9pris, par nombre d&rsquo;Europ\u00e9ens lucides, et avec toutes les raisons du monde, pour son \u00e9tat de susception g\u00e9n\u00e9rale face \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@CHAPTER FINAL = Il y a l\u00e0, sans aucun doute, une situation \u00ab\u00a0magique\u00a0\u00bb dans le mauvais sens de ce terme, qui rel\u00e8ve de la magie d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, et li\u00e9e effectivement \u00e0 l&rsquo;effet de magie que cr\u00e9e la manipulation des images. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une situation malsaine, d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, et nullement de l&rsquo;effet naturel du rapport des forces. Nous vivons, non pas une situation de suj\u00e9tion tactique ou fataliste \u00e0 l&#8217;empire, mais une situation de sursis continuel entre un \u00e9tat d&rsquo;h\u00e9b\u00e9tude qui nous fait croire \u00e0 l&rsquo;existence de l&rsquo;Empire (et de son ordre, par cons\u00e9quent, auquel il importe de se soumettre) et la possibilit\u00e9 continuelle d&rsquo;un retour \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 qui est celle d&rsquo;une puissance nihiliste et d\u00e9structurante. Cette situation complexe ne cesse de cr\u00e9er des paradoxes et de fabriquer des contradictions.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t@TITREDDE = Fureur s\u00e9culi\u00e8re<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@SOUSTITRE = A c\u00f4t\u00e9 de cette attitude compl\u00e8tement stup\u00e9fi\u00e9e par la puissance am\u00e9ricaine, il y a une fureur grandissante de la part de ROW, particuli\u00e8rement des meilleurs amis.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230; A c\u00f4t\u00e9 de cette attitude vis-\u00e0-vis des Am\u00e9ricains qu&rsquo;on d\u00e9crit comme \u00e0 la fois h\u00e9b\u00e9t\u00e9e et stup\u00e9fi\u00e9e, il y a une attitude, qui n&rsquo;est pas nouvelle, qui est r\u00e9currente et correspond \u00e0 cette situation de sursis continuel que nous avons mentionn\u00e9e, qui est exactement le contraire de la situation de suj\u00e9tion. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tElle prend, ces dernier temps, des allures extr\u00eames et pr\u00e9occupantes, bien s\u00fbr au gr\u00e9 du \u00ab\u00a0maximalisme indiff\u00e9rent\u00a0\u00bb am\u00e9ricain (maximalisme am\u00e9ricain indiff\u00e9rent aux effets qu&rsquo;ils provoquent dans les espaces ext\u00e9rieurs). Il y a une attitude d&rsquo;exasp\u00e9ration, de col\u00e8re et m\u00eame de fureur, qui se d\u00e9veloppe \u00e0 l&rsquo;encontre des Am\u00e9ricains, venue principalement chez les Europ\u00e9ens (ce qui confirme le r\u00f4le qu&rsquo;on leur attribue de principaux opposants potentiels) et, parmi eux, particuli\u00e8rement chez les Britanniques. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa p\u00e9riode commen\u00e7ant le 25 juin a \u00e9t\u00e9 \u00e9chevel\u00e9e \u00e0 cet \u00e9gard. On en fait rapidement le d\u00e9tail pour en relever le foisonnement, &mdash; avec le discours de Bush sur le Moyen-Orient (\u00e9limination d&rsquo;Arafat d\u00e9cid\u00e9e), l&rsquo;hostilit\u00e9 US \u00e0 la Cour P\u00e9nale Internationale (CPI), la manipulation US (qualifi\u00e9e de \u00ab <em>chantage<\/em> \u00bb selon un mot d&rsquo;une audace inaccoutum\u00e9e de Javier Solana) du fait politique  et strat\u00e9gique de la pr\u00e9sence de soldats US dans les forces de <em>peace-keeping<\/em>, la mise en place des tarifs protectionnistes sur l&rsquo;acier, des motifs d&rsquo;agacement annexes comme l&rsquo;erreur de l&rsquo;attaque d&rsquo;un innocent village afghan par les forces a\u00e9riennes US. Les r\u00e9actions europ\u00e9ennes, particuli\u00e8rement britanniques, \u00e0 ces actions am\u00e9ricaines, ont \u00e9t\u00e9 remarquablement vigoureuses. Les commentaires britanniques ne prennent plus de gants aujourd&rsquo;hui et Blair a du mal, certains jours, \u00e0 ne pas \u00eatre d\u00e9bord\u00e9, voire emport\u00e9 lui-m\u00eame dans le flot de critiques anti-US venues de son camp. (Il est manifeste que c&rsquo;est le cabinet du Premier ministre lui-m\u00eame qui organise certaines \u00ab\u00a0fuites\u00a0\u00bb qu&rsquo;on retrouve, sous le couvert de l&rsquo;anonymat mais \u00e0 partir de sources identifi\u00e9es, dans les colonnes des journaux britanniques, et qui sont particuli\u00e8rement violentes pour les Am\u00e9ricains. Ainsi en est-il de ce texte du <em>Guardian<\/em> du 29 juin critiquant f\u00e9rocement le comportement militaire US en Afghanistan).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous pla\u00e7ons quelquefois nos textes d&rsquo;analyse de la perception europ\u00e9enne de l&rsquo;Am\u00e9rique dans un contexte rh\u00e9torique \u00e0 consonance religieuse. C&rsquo;est le cas plus haut, lorsque nous parlions de \u00ab\u00a0susception\u00a0\u00bb, d\u00e9signant le fait d&rsquo;attendre des ordres de sa hi\u00e9rarchie catholique. Et nous n&rsquo;en sommes pas si loin lorsque nous parlons d&rsquo;image, et de projection d&rsquo;image pour d\u00e9finir le caract\u00e8re essentiel de la puissance am\u00e9ricaine. C&rsquo;est donc dans ce sens que nous orientons notre analyse de ces r\u00e9actions tr\u00e8s critiques de l&rsquo;Am\u00e9rique de ces derniers jours, venues des Europ\u00e9ens, qui valent bien les r\u00e9actions tout aussi virulentes, \u00e9galement venues des Europ\u00e9ens, qui suivirent le discours de GW sur l&rsquo;\u00ab <em>axis of evil<\/em> \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Il y a une r\u00e9elle conviction dans la col\u00e8re de nos dirigeants europ\u00e9ens contre la rupture du contrat internationaliste par l&rsquo;Am\u00e9rique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tPour nombre de dirigeants europ\u00e9ens, il y a, dans l&rsquo;action des Am\u00e9ricains, rien de moins que la rupture d&rsquo;un contrat, et d&rsquo;un contrat que nous qualifierions de s\u00e9culier, l\u00e0 aussi en insistant sur l&rsquo;interpr\u00e9tation religieuse <em>a contrario<\/em> de ce terme. La fureur europ\u00e9enne vis-\u00e0-vis de l&rsquo;attitude anti-CPI des Am\u00e9ricains est une indication pr\u00e9cieuse. Cette fureur ne s&rsquo;apaise pas, elle ne fait qu&rsquo;enfler, \u00e0 mesure que se confirme la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;opposition am\u00e9ricaine ; elle est d&rsquo;autant plus forte \u00e0 Londres que le CPI est, selon le terme de Peter Oborne, du <em>Spectator<\/em>, \u00ab <em>a particular New Labour brainchild<\/em> \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ajoutera \u00e0 cela des constats \u00e0 faire sur le terme plus long, notamment \u00e0 l&rsquo;ONU. Une source diplomatique europ\u00e9enne observe pour nous, apr\u00e8s un voyage d&rsquo;information \u00e0 New York, au sein des structures et des d\u00e9l\u00e9gations de l&rsquo;ONU, que \u00ab <em>la pr\u00e9sence am\u00e9ricaine y est toujours aussi forte, notamment dans le domaine essentiel du militaro-politique. Tout espoir de b\u00e2tir une coalition alternative, de tendance internationaliste, face \u00e0 l&rsquo;activisme am\u00e9ricain, est aujourd&rsquo;hui compl\u00e8tement infond\u00e9. Malgr\u00e9 que l&rsquo;Am\u00e9rique fasse ouvertement profession d&rsquo;amoindrir au maximum toute capacit\u00e9 d&rsquo;action de l&rsquo;ONU, cette ONU lui reste acquise. Quant aux d\u00e9l\u00e9gations des membres, elles acceptent toutes cette id\u00e9e d&rsquo;un leadership am\u00e9ricain sans partage, m\u00eame \u00e0 l&rsquo;ONU<\/em> \u00bb. Que signifient ces constats sinon l&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s des conceptions internationalistes avec \u00e0 terme une perspective fondamentalement supranationale ? Un responsable diplomatique europ\u00e9en, instruit de ces r\u00e9alit\u00e9s onusiennes, a ce mot sarcastique et d\u00e9sol\u00e9 : \u00ab <em>Nous ferions mieux d&rsquo;oublier l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une autorit\u00e9 ou d&rsquo;un gouvernement mondial au moins pour les deux ou trois prochains si\u00e8cles.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@CHAPTER FINAL = Quittons les r\u00e9alit\u00e9s imm\u00e9diates des rapports de force pour \u00e9largir notre horizon. Que constatent les Europ\u00e9ens aujourd&rsquo;hui, eux qui sont majoritairement internationalistes, centristes (m\u00eame quand ils sont de droite), id\u00e9ologiquement et \u00e9conomiquement lib\u00e9raux ? Simplement qu&rsquo;ils ont perdu leur chef de file, l&rsquo;Am\u00e9rique internationaliste de FDR, de George Marshall (l&rsquo;homme du Plan), de l&rsquo;OTAN et de l&rsquo;ONU, &mdash; et m\u00eame, certains l&rsquo;esp\u00e9raient, l&rsquo;Am\u00e9rique de Bill Clinton, dernier espoir des Europ\u00e9ens lib\u00e9raux. Ce que d\u00e9couvrent, ou commencent \u00e0 d\u00e9couvrir les Europ\u00e9ens, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9vidence que l&rsquo;unilat\u00e9ralisme de George Bush est une sorte agressive et militariste de l&rsquo;isolationnisme traditionnel am\u00e9ricain ; et, encore plus,&mdash; c&rsquo;est nous qui l&rsquo;ajoutons, &mdash; de l&rsquo;isolationnisme traditionnel des premiers immigrants, ceux d&rsquo;avant-1776, d\u00e9j\u00e0 r\u00e9formistes chr\u00e9tiens radicalistes, int\u00e9gristes, puritains et protestants, r\u00e9formistes anti-papistes. (Celui qui mettra le plus de temps \u00e0 s&rsquo;apercevoir de la profondeur religieuse de la querelle, c&rsquo;est le brave Tony Blair. Bien s\u00fbr, cette perspective dynamite son projet de \u00ab\u00a0pont\u00a0\u00bb USA-Europe. Il est probable que ce retard de lucidit\u00e9 lui co\u00fbtera son poste.) D&rsquo;o\u00f9 cette fureur europ\u00e9enne devant ce qui est per\u00e7u, <em>in fine<\/em> mais combien profond\u00e9ment, comme la rupture d&rsquo;un contrat \u00e9tabli au sein du monde occidental, entre l&rsquo;Europe et l&rsquo;Am\u00e9rique, entre 1945 (et m\u00eame depuis 1941 et la Charte de l&rsquo;Atlantique) et 1949, avec la fondation de l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t@TITREDDE = Persistance radicale<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@SOUSTITRE = En effet, nous sommes dans l&rsquo;analyse religieuse du conflit transatlantique. Pour comprendre cette querelle, il faut solliciter des mots d&rsquo;un autre temps. C&rsquo;est une querelle schismatique. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous poursuivons donc la r\u00e9flexion introduite plus haut, sur la r\u00e9alit\u00e9 du pouvoir \u00e0 Washington. A 10 mois de distance, ce qui doit particuli\u00e8rement arr\u00eater les Europ\u00e9ens, c&rsquo;est la persistance d&rsquo;une r\u00e9action qu&rsquo;on pouvait juger temporaire, et due \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement du 11 septembre. La pouss\u00e9e int\u00e9griste religieuse am\u00e9ricaine, au d\u00e9part de la droite \u00e9vang\u00e9liste et r\u00e9formiste, cette pouss\u00e9e ne se d\u00e9ment pas. Avec des hommes aux plus hautes fonctions (GW lui-m\u00eame, Ashcroft), elle \u00e9tablit une nouvelle vision qui se traduit par ce qui para\u00eet \u00eatre un unilat\u00e9ralisme d\u00e9brid\u00e9 et primaire mais qui est d&rsquo;abord de l&rsquo;isolationnisme spirituel, avec la simplicit\u00e9 grandiose que donne ce domaine &mdash; non pas <em>America First<\/em> mais <em>America Alone<\/em> ou <em>America Elsewhere<\/em>. Matthew Parris, du <em>Times<\/em> de Londres, se demande : \u00ab <em>Combien de temps faudra-t-il pour que les gens \u00e0 Islington, Barnsley, Edimbourg et, bien s\u00fbr, \u00e0 Bruxelles, pour que les Europ\u00e9ens comprennent que la Maison-Blanche n&rsquo;est pas ignorante de nos points de vue, mais qu&rsquo;elle y est indiff\u00e9rente ?<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;important, pour nous, est bien de mesurer la profondeur et l&rsquo;importance des racines de cette nouvelle situation, et la floraison qu&rsquo;elle promet. Le soutien am\u00e9ricain \u00e0 Isra\u00ebl, \u00e0 150% si c&rsquo;est possible, du jamais vu auparavant, n&rsquo;est du ni \u00e0 une r\u00e9action au terrorisme, ni \u00e0 l&rsquo;activisme des juifs am\u00e9ricains, mais au fait majeur que le radicalisme \u00e9vang\u00e9liste chr\u00e9tien, jusqu&rsquo;alors m\u00e9fiant d&rsquo;Isra\u00ebl et m\u00eame franchement hostile dans sa frange antis\u00e9mite, a totalement modifi\u00e9 sa position. \u00c9volution tactique, parce qu&rsquo;Isra\u00ebl est un alli\u00e9 de choix dans une guerre religieuse qui, pour l&rsquo;instant, affronte l&rsquo;Islam. Ce \u00ab\u00a0pour l&rsquo;instant\u00a0\u00bb justifie que nous parlions de tactique ; car le v\u00e9ritable instant de v\u00e9rit\u00e9 de cette situation se trouve dans les rapports USA-Europe, l\u00e0 o\u00f9 se traitent toutes les affaires du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9tat de susception de l&rsquo;Europe n&rsquo;est pas du, comme on le dit souvent \u00e0 l&#8217;emporte-pi\u00e8ce (et nous-m\u00eames, parfois), au simple effet de la d\u00e9cadence. Il reste \u00e0 nous prouver que l&rsquo;Europe s&rsquo;estime en \u00e9tat de d\u00e9cadence. (L&rsquo;est-elle plus que l&rsquo;Am\u00e9rique, par exemple ? On peut discuter.) Elle est accus\u00e9e de l&rsquo;\u00eatre, surtout par ceux qui la jugent trop faible, trop dans cet \u00e9tat de susception vis-\u00e0-vis des USA, mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une accusation qui repose finalement sur une circonstance politique. Au contraire, les repr\u00e9sentants les plus notoires de l&rsquo;<em>establishment<\/em> europ\u00e9en affirment haut et fort leur pr\u00e9tention moralisatrice, leur affirmation d&rsquo;un \u00ab\u00a0mod\u00e8le\u00a0\u00bb d&rsquo;organisation pour le reste du monde. M\u00eame les Britanniques, qu&rsquo;on juge cyniques et nihilistes \u00e0 cet \u00e9gard, y croient plus qu&rsquo;on ne le pense. Il y a une r\u00e9elle part de sinc\u00e9rit\u00e9 dans les conceptions \u00ab\u00a0lib\u00e9rales-imp\u00e9rialistes\u00a0\u00bb de Tony Blair et les th\u00e8ses de Robert Cooper (voir <em>dd&#038;e<\/em>, Vol17, n<198>14, rubrique <em>de defensa<\/em> et sur notre site <em>dedefensa.org<\/em>) ont tout le s\u00e9rieux d&rsquo;un haut-fonctionnaire tr\u00e8s en vue dans la hi\u00e9rarchie du Foreign Office. Cela donne la mesure de la r\u00e9action mentionn\u00e9e plus haut, de d\u00e9ception vis-\u00e0-vis de l&rsquo;\u00e9volution US d&rsquo;abandon de l&rsquo;internationalisme, de l&rsquo;unilat\u00e9ralisme d\u00e9sormais suivi comme politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Dans la crise des relations transatlantiques, nous sommes en pr\u00e9sence de rien moins qu&rsquo;une rupture schismatique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut donc commencer \u00e0 appr\u00e9cier que la querelle en cours de d\u00e9veloppement entre les deux rives de l&rsquo;Atlantique, &mdash; car c&rsquo;est ainsi que nous la jugerions, du point de vue de sa dynamique, &mdash; peut se d\u00e9finir comme pas loin d&rsquo;\u00e9voluer vers une querelle entre schismatiques (bien entendu, chacun accusant l&rsquo;autre d&rsquo;\u00eatre le schismatique de la querelle). Ce n&rsquo;est pas rien (et cela rejoint la conclusion de notre <em>Analyse<\/em> sur les civilisations dans ce num\u00e9ro, ceci expliquant cela,  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=315\" class=\"gen\">Analyse publi\u00e9e sur notre site<\/a>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@CHAPTER FINAL = Cette circonstance explique \u00e0 merveille l&rsquo;aspect vague, insaisissable de la querelle et, en m\u00eame temps, la sensation qu&rsquo;on \u00e9prouve d&rsquo;\u00eatre en pr\u00e9sence d&rsquo;une dynamique in\u00e9luctable, que rien ni personne ne peut arr\u00eater ; cette sensation, aussi, de ne plus voir le monde de la m\u00eame fa\u00e7on, de ne plus percevoir de fa\u00e7on identique. Elle explique le caract\u00e8re path\u00e9tique de <strong><em>slogan<\/em><\/strong>, pas d&rsquo;autre mot, et avec la vacuit\u00e9 qui va avec, de l&rsquo;argument qui plaide pour la poursuite des relations transatlantiques. Elle explique enfin le calvaire qu&rsquo;est devenue, pour le Royaume Uni, et particuli\u00e8rement pour son PM Tony Blair qui en est de plus en plus isol\u00e9, la poursuite obstin\u00e9e, bien dans la fa\u00e7on britannique lorsque les Britanniques commettent une erreur, des soi-disant <em>Special relationships<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t@TITREDDE = L&rsquo;hypoth\u00e8se romaine<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@SOUSTITRE = Dans l&rsquo;hypoth\u00e8se envisag\u00e9e, l&rsquo;Europe va se trouver press\u00e9e par une exigence radicale qu&rsquo;elle ne pourra rencontrer, et qui la forcera \u00e0 chercher des alli\u00e9s, &mdash; un alli\u00e9 &#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComment l&rsquo;Europe lib\u00e9rale, la\u00efque, form\u00e9e aux id\u00e9es de libert\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle, pourrait-elle poursuivre des relations \u00e9quilibr\u00e9es avec une Am\u00e9rique qui serait en train d&rsquo;oublier le tamis des \u00ab\u00a0Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb pour en revenir au purisme, au simplisme de ses origines du XVIIe si\u00e8cle ? C&rsquo;est \u00e0 ce point o\u00f9 l&rsquo;\u00e9tat de susception n&rsquo;est plus acceptable, lorsque la hi\u00e9rarchie dont on attend les ordres (l&rsquo;Am\u00e9rique) devient soup\u00e7onnable \u00e0 merci d&rsquo;\u00eatre schismatique et proche de plonger dans l&rsquo;obscurantisme. (Ces jugements, du point de vue lib\u00e9ral.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais nous sommes dans le royaume bien terrestre, m\u00eame si c&rsquo;est le Royaume de Dieu, l\u00e0 o\u00f9 la force paye, continue \u00e0 payer. Les Am\u00e9ricains nous le d\u00e9montrent chaque jour, comme ils nous montrent \u00e9galement (pour qui sait voir) que la notion de \u00ab\u00a0force\u00a0\u00bb doit \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e de plus pr\u00e8s ; point seulement la puissance brute, et m\u00eame cette puissance plus douteuse qu&rsquo;on ne croit, mais d&rsquo;abord l&rsquo;influence, on l&rsquo;a vu. L&rsquo;Europe soumise \u00e0 cette influence se trouve devant le dilemme qu&rsquo;on r\u00e9p\u00e8te sempiternellement, mais le comportement de l&rsquo;Am\u00e9rique l&rsquo;aidera dans le choix qu&rsquo;elle sera oblig\u00e9e de faire. Mais l&rsquo;Europe est trop faible aujourd&rsquo;hui, par sa propre conviction, pour esp\u00e9rer transformer ce malaise qui grandit en une opposition d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 l&#8217;emportement am\u00e9ricain. Il lui faut des alli\u00e9s. Elle n&rsquo;en trouvera pas dans le reste du monde, qui observe la sc\u00e8ne transatlantique sans risquer une seconde de s&rsquo;y aventurer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa situation hypoth\u00e9tique que nous tra\u00e7ons est la description de la forme que prendrait un mouvement que nous jugeons irr\u00e9versible, qui est le d\u00e9clin am\u00e9ricain. \u00ab <em>La vraie question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie US d\u00e9cline, mais si les USA peuvent trouver une fa\u00e7on de d\u00e9cliner gracieusement, avec un minimum de dommages pour le monde et pour elle-m\u00eame<\/em> \u00bb, \u00e9crit Immanuel Wallerstein, de Yale University (<em>Foreign Policy<\/em>, juillet-ao\u00fbt 2002) : l&rsquo;option que nous examinons, celle de la pouss\u00e9e religieuse, est le terme du d\u00e9clin brutal de l&rsquo;alternative envisag\u00e9e par Wallerstein. Dans cette perspective, l&rsquo;Europe devra trouver un alli\u00e9 dans le domaine o\u00f9 la pression se fera sentir. Cet alli\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;\u00c9glise de Rome, l&rsquo;\u00c9glise catholique. Cette puissance <em>soft<\/em> pourrait jouer, vis-\u00e0-vis des USA, le r\u00f4le qu&rsquo;elle joua vis-\u00e0-vis de l&rsquo;URSS dans les ann\u00e9es 1980, en \u00e9lisant un pape polonais. Elle tient dans sa manche le formidable atout de la puissance montante du catholicisme hispanique, au Mexique et aux USA. C&rsquo;est selon cette perspective qu&rsquo;il faut observer la possibilit\u00e9 qu&rsquo;on \u00e9voque de l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;un pape d&rsquo;origine hispanique, direct ou deuxi\u00e8me successeur de Jean-Paul II selon la strat\u00e9gie qu&rsquo;adopterait l&rsquo;\u00c9glise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t@CHAPTER FINAL = Perspective \u00e9trange, ressuscitant une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un pass\u00e9 qui semblait enfui \u00e0 jamais, dans un temps o\u00f9 l&rsquo;affrontement avec le terrorisme ne craint pas cette r\u00e9f\u00e9rence et accentue encore son cr\u00e9dit nouveau. Enfin, cette perspective s&rsquo;inscrit dans un courant o\u00f9 des r\u00e9flexions nouvelles envisagent le retour \u00e0 des valeurs conservatrices, dans un sens culturel et traditionnel dont l&rsquo;\u00c9glise catholique est porteuse et nullement dans le sens faussement droitier de courants lib\u00e9raux prisonniers de leur option moderniste et \u00e9conomiste.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les rapports de l&rsquo;Europe avec les USA et la question catholique de defensa, rubrique de defensa, Volume 17, n\u00b020 du 10 juillet 2002 Au moment o\u00f9 le Pape termine son voyage aux Am\u00e9riques, et notamment avec son passage en am\u00e9rique Latine (Guatemala et Mexique), il nous para\u00eet int\u00e9ressant de publier une r\u00e9flexion sur la question&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[2947,398,3530,3183,3528,2943,3140],"class_list":["post-65196","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-de-defensa","tag-amerique","tag-europe","tag-hispanique","tag-ii","tag-jean","tag-mexique","tag-paul"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65196","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65196"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65196\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65196"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65196"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65196"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}