{"id":65246,"date":"2002-09-12T00:00:00","date_gmt":"2002-09-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/09\/12\/un-an-apres\/"},"modified":"2002-09-12T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-12T00:00:00","slug":"un-an-apres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/09\/12\/un-an-apres\/","title":{"rendered":"<strong><em>Un an apr\u00e8s<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Un an apr\u00e8s <\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t12 septembre 2002  L&rsquo;article du directeur du <em>Monde<\/em>, Jean-Marie Colombani, <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/article\/0,5987,3390--289678--,00.html\" class=\"gen\">\u00abL&rsquo;impasse am\u00e9ricaine\u00bb, publi\u00e9 le 11 septembre, <\/a>est incontestablement un \u00e9v\u00e9nement politique. Derri\u00e8re son apparence et son attitude d&rsquo;objectivit\u00e9, <em>Le Monde<\/em> repr\u00e9sente une tendance lib\u00e9rale-d\u00e9mocrate qui a accept\u00e9, ces derni\u00e8res ann\u00e9es avec presque de l&rsquo;enthousiasme, la voie am\u00e9ricaine. A la raison de ce choix, on veut parler de l&rsquo;argument rationnel, s&rsquo;ajoutait la fascination pour le soi-disant <em>American Dream<\/em> d&rsquo;autant plus forte qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;alors contenue et qu&rsquo;elle n&rsquo;est jamais identifi\u00e9e comme telle par des esprits \u00e9pris de la seule raison. On ajoutera tout de m\u00eame que, depuis le 11 septembre 2001, l&rsquo;enthousiasme et la fascination \u00e9taient parfois mis \u00e0 rude \u00e9preuve.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>L&rsquo;impasse am\u00e9ricaine<\/em> \u00bb constate l&rsquo;\u00e9vidence dont les signes ne cessent de s&rsquo;accumuler depuis un an. Il s&rsquo;agit du fait qu&rsquo;une crise ouverte sur une action terroriste colossale, et qui semblait devoir \u00eatre par cons\u00e9quent la grande crise du terrorisme, est devenue aujourd&rsquo;hui la grande crise am\u00e9ricaine. Plus encore,  et c&rsquo;est la raison pour laquelle on le signale  l&rsquo;article doit \u00eatre observ\u00e9 pour son aspect symbolique, comme r\u00e9sumant assez bien la signification politique de cet autre \u00e9v\u00e9nement symbolique que fut la comm\u00e9moration du 11 novembre 2001.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour r\u00e9sumer cette signification politique, on dira que la comm\u00e9moration a consacr\u00e9, cette fois au niveau symbolique justement, la s\u00e9paration propos\u00e9e plus haut en termes politiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Depuis le 11 septembre 2001, l&rsquo;appr\u00e9ciation qu&rsquo;on pouvait avoir de la crise \u00e9tait brouill\u00e9e par le m\u00e9lange entre l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de ce 11 septembre 2001 et la politique de l&rsquo;administration GW qui a suivi. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un redoutable m\u00e9lange, qui est la caract\u00e9ristique de notre \u00e9poque, entre les sentiments justifi\u00e9s pour un \u00e9v\u00e9nement aussi catastrophique, transform\u00e9s en arguments pour une politique dont les actes se sont av\u00e9r\u00e9s de plus en plus contestables.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La comm\u00e9moration a servi de catalyseur pour s\u00e9parer ceci de cela. Nous avons pu revivre le 11 septembre 2001, appr\u00e9ci\u00e9 la puissance et l&rsquo;horreur de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, ses effets humains consid\u00e9rable ; ce faisant, nous avons pu d&rsquo;autant plus s\u00e9parer cet \u00e9v\u00e9nement de la politique qui a suivi, et pr\u00e9sent\u00e9e comme \u00e9tant faite en son nom.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La comm\u00e9moration a permis une sorte de r\u00e9cup\u00e9ration de la catastrophe du 11 septembre, qui a \u00e9t\u00e9 replac\u00e9e dans son contexte humain et global, et d\u00e9gag\u00e9 de l&rsquo;argumentation politique. D\u00e9sormais, ce 12 septembre 2002, nous nous trouvons devant la r\u00e9alit\u00e9 pleinement r\u00e9alis\u00e9e ce 11 septembre 2002 d&rsquo;une politique am\u00e9ricaine d\u00e9cha\u00een\u00e9e et qui repr\u00e9sente, <a href=\"http:\/\/www.msnbc.com\/news\/806174.asp\" class=\"gen\">selon le jugement de Nelson Mandela<\/a> parlant de l&rsquo;action de l&rsquo;Am\u00e9rique, notamment sur les questions du Moyen-Orient : \u00ab <em>If you look at those matters, you will come to the conclusion that the attitude of the United States of America is a threat to world peace.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tColombani termine son article sur une note d&rsquo;espoir, un espoir sempiternel chez tout commentateur europ\u00e9en comme il faut : l&rsquo;espoir que l&rsquo;Am\u00e9rique (c&rsquo;est-\u00e0-dire le gouvernement am\u00e9ricain) va changer. Colombani se r\u00e9f\u00e8re alors \u00e0 deux hommes qui compt\u00e8rent comme inspirateurs de la politique am\u00e9ricaine dans les ann\u00e9es 1933 \u00e0 1950 : l&rsquo;Anglais George Meynard Keynes et le diplomate am\u00e9ricain George F. Kennan. Plus que sugg\u00e9rer un plan pour l&rsquo;avenir, c&rsquo;est faire montre d&rsquo;une nostalgie respectable, celle du temps o\u00f9 l&rsquo;Am\u00e9rique semblait \u00e9couter les autres, fussent-ils \u00e9conomiste et Anglais, et celle du temps o\u00f9 la diplomatie am\u00e9ricaine se piquait d&rsquo;avoir l&rsquo;esprit de vouloir comprendre les autres, fussent-ils communistes et Russes.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un an apr\u00e8s 12 septembre 2002 L&rsquo;article du directeur du Monde, Jean-Marie Colombani, \u00abL&rsquo;impasse am\u00e9ricaine\u00bb, publi\u00e9 le 11 septembre, est incontestablement un \u00e9v\u00e9nement politique. 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