{"id":65343,"date":"2002-11-18T00:00:00","date_gmt":"2002-11-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/11\/18\/notre-prince-of-darkness\/"},"modified":"2002-11-18T00:00:00","modified_gmt":"2002-11-18T00:00:00","slug":"notre-prince-of-darkness","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2002\/11\/18\/notre-prince-of-darkness\/","title":{"rendered":"Notre<em> \u201cPrince of Darkness\u201d<\/em>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.25em\">Extrait de dedefensa &#038; eurostrat\u00e9gie, 10 octobre 2002<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Depuis le 11 septembre 2001, un nom r\u00e9sonne dans les couloirs du pouvoir \u00e0 Washington : Richard Perle. Son surnom, du temps des ann\u00e9es Reagan, est \u00ab\u00a0Prince of Darkness\u00a0\u00bb (le \u00ab\u00a0Prince de l&rsquo;Ombre\u00a0\u00bb). Son r\u00f4le est plut\u00f4t d&rsquo;un conseiller occulte mais si puissant, si \u00e9cout\u00e9, que toute la politique US porte aujourd&rsquo;hui sa marque. <strong>Ici, dans la rubrique <em>Contexte<\/em> du Vol18 n&deg;03 (10 octobre 2002), nous en faisons un portrait.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>Il nous parait utile de le lire au moment o&ugrave; sont faites des r\u00e9v\u00e9lations sur les affrontements extraordinaires au sein de l&rsquo;administration GW. (Nous pensons aux articles <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/articles\/A64603-2002Nov16.html\">de Bob Woodward<\/a> dans <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/articles\/A3084-2002Nov17.html\">le Washington Post<\/a>, et \u00e0 son prochain livre.) Bien s&ucirc;r, Perle est partie prenante dans ces affrontements.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:2em\">Notre \u00ab\u00a0<em>Prince of Darkness<\/em>\u00ab\u00a0<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans les ann\u00e9es 1980, quand il venait \u00e0 Paris, Richard Perle avait des contacts personnels \u00e0 prendre. L&rsquo;un de ces contacts, qui occupait une fonction strat\u00e9gique dans un minist\u00e8re de l&rsquo;\u00e9poque Mitterrand, rapporte que Perle lui fixait des rendez-vous abracadabrants, avec diverses pr\u00e9cautions, manoeuvres, phrases sibyllines et autres, etc. &laquo; <em>C&rsquo;\u00e9tait pour d\u00e9courager toute filature. Mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas les Russes qu&rsquo;il craignait, non. Il venait de l&rsquo;ambassade et son probl\u00e8me, disait-il, \u00e9tait de semer les types du d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat qui ne manqueraient pas de le filer.<\/em>  &raquo; Ainsi va la vie avec Richard Perle : le v\u00e9ritable ennemi est dans nos murs et, pour lui, c&rsquo;est le d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est encore pire, avec ce Powell qui est litt\u00e9ralement ha\u00ef par les <em>neo-conservatives<\/em>, dont Richard Perle est si proche qu&rsquo;on dit qu&rsquo;il en est l&rsquo;inspirateur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Autre exemple : nous rencontrions (nous : une dizaine de journalistes, dont \u00ab\u00a0nous-m\u00eame\u00a0\u00bb) en f\u00e9vrier 1983 Richard Perle au Pentagone avant d&rsquo;aller voir Richard Burt, son grand adversaire et alter ego au d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat (on en parle plus loin). Pendant 30-40 minutes, Perle nous parle des Sovi\u00e9tiques ; sur un ton badin, presque avec sympathie, disant qu&rsquo;il conna&icirc;t un peu celui-ci, que celui-l\u00e0 est &laquo; <em>un brave vieillard<\/em>  &raquo;. Vient l&rsquo;heure de notre d\u00e9part. Perle, chaleureux et sympa : &laquo; <em>Vous poursuivez la visite ? Qui allez-vous voir ?<\/em> &raquo; L&rsquo;un d&rsquo;entre nous, voulant faire l&rsquo;important, cite Richard Burt. Perle se ferme, devient glacial, m\u00e9prisant, et crache entre ses dents : &laquo; <em>Sonavabitche<\/em>  &raquo; ; puis, se reprenant, \u00e0 nouveau charmeur et clignant de l&rsquo;oeil, et en fran\u00e7ais quand il le faut : &laquo; <em>Off the record, OK ? Je ne vous ai rien dit.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans ces anecdotes, deux choses que nous allons d\u00e9velopper dans cette rapide analyse d&rsquo;un homme qui symbolise (autant qu&rsquo;il les manipule) une administration et une politique, et dont, finalement, et cela fait froid dans le dos, on n&rsquo;en vient pas \u00e0 se demander s&rsquo;il ne symbolise pas, dans un mode \u00e0 peine plus outrancier, l&rsquo;<em>establishment<\/em> washingtonien dans son ensemble, pris d&rsquo;une sorte d&rsquo;ivresse obsessionnelle. Perle serait venu \u00e0 son heure, non parce qu&rsquo;il a complot\u00e9 pour cela mais parce que son heure est venue, que l&rsquo;<em>establishment<\/em> est d\u00e9sormais \u00e0 son image.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">Une psychologie m&ucirc;rie par la Guerre froide<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Perle a une carri\u00e8re fournie et qui m\u00e9rite bien de l&rsquo;attention. Ce n&rsquo;est pas la place ici, o&ugrave; nous avons d\u00e9cid\u00e9 de prendre le personnage selon un angle bien particulier, \u00e0 la fois psychologie et sociologie bureaucratique. (<a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=401\">Voir le long dossier que Jason Vest consacre aux neo-conservatives am\u00e9ricains, et plus particuli\u00e8rement \u00e0 Richard Perle.<\/a>) Qu&rsquo;il suffise, pour poursuivre ce bref portrait ici de savoir que Perle, qui d\u00e9buta sa carri\u00e8re d&rsquo;expert dans les ann\u00e9es 1970, fut un assistant du fameux s\u00e9nateur <em>Scoop<\/em> Jackson, \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9 connu sous le surnom de \u00ab\u00a0s\u00e9nateur Boering\u00a0\u00bb (Jackson \u00e9tait s\u00e9nateur de l&rsquo;&Eacute;tat de Washington), li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;industrie de l&rsquo;armement, conservateur tr\u00e8s anti-communiste, tr\u00e8s proche d&rsquo;Isra\u00ebl. Tout cela va comme un gant \u00e0 Richard Perle. Perle occupa de 1981 \u00e0 1987 des fonctions importantes au DoD (secr\u00e9taire adjoint, charg\u00e9 des relations internationales). Il se reconvertit dans le lobbying, l&rsquo;influence, avant d&rsquo;occuper sa place ma&icirc;tresse actuelle de pr\u00e9sident du Defense Policy Board au DoD, et d&rsquo;inspirateur de la tendance neo-conservative.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Mais sa psychologie nous int\u00e9resse, pour l&rsquo;essentiel de notre propos ici. Nous pensons qu&rsquo;elle est la cl\u00e9 du personnage (\u00e9videmment) dans le r\u00f4le qu&rsquo;il joue, c&rsquo;est-\u00e0-dire la cl\u00e9 de sa r\u00e9ussite d&rsquo;influence, parce qu&rsquo;elle refl\u00e8te une psychologie collective arriv\u00e9e \u00e0 son point de r\u00e9alisation (c&rsquo;est notre appr\u00e9ciation : non seulement Perle est venu \u00e0 son heure mais en plus, \u00ab\u00a0son heure est venue\u00a0\u00bb) Lorsqu&rsquo;on dit que la psychologie de Perle est celle de la Guerre froide, on a tout dit sur l&rsquo;historique anecdotique et encore rien de l&rsquo;essentiel dans son importance pour l&rsquo;histoire. C&rsquo;est dire que nous d\u00e9gageons cette psychologie n\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de la Guerre froide, suscit\u00e9e par elle, pour lui assigner le champ plus large de l&rsquo;histoire sans r\u00e9f\u00e9rence de circonstance. Les traits caract\u00e9ristiques de cette psychologie sont l&rsquo;obsession et l&rsquo;hyst\u00e9rie, sans aucune manifestation voyante de ces traits : la perception obsessionnelle du monde comme la forme essentielle de son jugement et les r\u00e9actions d&rsquo;une hyst\u00e9rie constante, plus comme une fa\u00e7on d&rsquo;\u00eatre que comme une r\u00e9action violente mais courte, que le jugement de la perception obsessionnelle du monde provoque. Nous nous appuyons pour \u00e9mettre ces appr\u00e9ciations <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=92\">sur le livre de Perle, Hard Line<\/a>, publi\u00e9 en 1992.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La solitude du guerrier bureaucratique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Dans le livre, qui est un roman \u00e0 clef transparent, le h\u00e9ros porte le nom de Waterman et repr\u00e9sente Perle. Il a tout de lui, y compris d&rsquo;\u00eatre le meilleur cuisinier \u00ab\u00a0priv\u00e9\u00a0\u00bb de cuisine fran\u00e7aise de Washington. (Perle a une sorte de tendresse pour la France, qui m\u00e9riterait une \u00e9tude. Il y a sa r\u00e9sidence secondaire.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A Washington, Perle est raill\u00e9 par ses adversaires comme un <em>chickenhawks<\/em>, un de ces faucons assoiff\u00e9s de guerre qui n&rsquo;ont jamais fait la guerre eux-m\u00eames (alors que l&rsquo;occasion, le Viet-n\u00e2m, \u00e9tait l\u00e0). La critique est injuste et injustifi\u00e9e. La \u00ab\u00a0vraie guerre\u00a0\u00bb de Perle-Waterman est \u00e0 Washington. Elle se m\u00e8ne, pour lui, dans une solitude psychologique remarquable, caract\u00e9ris\u00e9e par la crainte de la trahison constante de ses soi-disant alli\u00e9s. (Dans le livre, le d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat et le maudit Bennet, personnage qui repr\u00e9sente Richard Burt, adjoint au secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat Schultz dans les ann\u00e9es 1981-85. Aujourd&rsquo;hui, toujours le d\u00e9partement d&rsquo;&Eacute;tat et ce maudit Powell, avec les chefs d&rsquo;\u00e9tat-major. Mais ses alli\u00e9s-ennemis ne sont que la partie \u00e9merg\u00e9e de l&rsquo;iceberg. Tout le reste est plus ou moins \u00e0 mettre dans le m\u00eame sac.) <em>Hard Line<\/em> nous montre un guerrier solitaire, press\u00e9 de toutes parts par des ennemis dissimul\u00e9s ou \u00e0 visage d\u00e9couvert, avec quelques alli\u00e9s d&rsquo;occasion qui se d\u00e9couvrent lorsque Perle-Waterman leur a montr\u00e9 l&rsquo;\u00e9vidence au risque d&rsquo;\u00eatre d\u00e9truit par ses ennemis. (Ses \u00ab\u00a0alli\u00e9 d&rsquo;occasion\u00a0\u00bb : le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense, \u00e9ventuellement le secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat malgr\u00e9 tout, le pr\u00e9sident \u00e9ventuellement, le <em>Old Man<\/em> fantasque et totalement nul mais bon Am\u00e9ricain, qui est \u00e9videmment Reagan.) Cette phrase caract\u00e9rise la solitude de Waterman-Perle, homme perdu au milieu de ses ennemis par calcul ou par inconscience, qui sont \u00e9galement les ennemis de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de la grande R\u00e9publique, ceux qui r\u00eavent de r\u00e9duire, de limiter la puissance de cette grande R\u00e9publique face au plus grand danger qui l&rsquo;ait jamais menac\u00e9e. Au cours d&rsquo;une r\u00e9union de s\u00e9curit\u00e9 nationale (State, NSC, DoD), Waterman &laquo; <em>looked around and saw a room full of blank faces. They don&rsquo;t give a damn, he thought. All they want is an agreement &mdash; and any agreement will do.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour l&#8217;emporter dans son combat solitaire, Perle-Waterman m\u00e8ne son combat solitaire, la guerre de la bureaucratie, ce que nous avons appel\u00e9 la \u00ab\u00a0vraie guerre\u00a0\u00bb, celle qui ridiculise les accusations de ses adversaires qui le qualifient de <em>chickenhawk<\/em>. La r\u00e8gle de cette guerre terrible explique tout, et notamment la carri\u00e8re de Perle-Waterman : &laquo; <em>This means, among other things, never allowing any diminution of the authority of one&rsquo;s department, &mdash; no matter how slight and how temporary and no matter what public interest might be served thereby.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La guerre bureaucratique \u00e0 Washington, dans les ann\u00e9es 1980 passa \u00e0 un stade sup\u00e9rieur d&rsquo;intensit\u00e9, sans \u00e9quivalent nulle part, \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;autorit\u00e9 de la pr\u00e9sidence sur l&rsquo;administration du au personnage et aux m\u00e9thodes de Reagan, personnage fabriqu\u00e9 pour la reprise du pouvoir par les r\u00e9publicains. Cette situation s&rsquo;est multipli\u00e9e avec GW qui, par sa faiblesse psychologique et sa nullit\u00e9 d&rsquo;exp\u00e9rience intellectuelle, multiplie l&rsquo;abaissement de l&rsquo;autorit\u00e9 r\u00e9elle du pr\u00e9sident sur la machine bureaucratique de l&rsquo;am\u00e9ricanisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955; font-size:1.65em; font-variant:small-caps\">La deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de la Guerre froide<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Richard Perle est un enfant de la Guerre froide. Il est arriv\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9 avec la r\u00e9alisation obsessionnelle qu&rsquo;un complot mena\u00e7ait la Grande R\u00e9publique : ext\u00e9rieur (l&rsquo;URSS alors, les <em>rogue states<\/em> aujourd&rsquo;hui), mais surtout int\u00e9rieur. Il l&rsquo;avait vu presque triompher dans les ann\u00e9es 1960. Perle retrouvait les craintes des conservateurs expansionnistes de la g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;avant, ceux qui virent dans la Grande D\u00e9pression et dans Roosevelt un complot contre la m\u00eame Grande R\u00e9publique. Son jugement obsessionnelle et sa r\u00e9action hyst\u00e9rique ont un \u00e9quivalent dans l&rsquo;attitude du Big Business am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On insiste beaucoup sur les liens de Richard Perle, juif lui-m\u00eame, avec Isra\u00ebl, comme une des cl\u00e9s de son comportement. Nous dirions que c&rsquo;est plut\u00f4t un champ d&rsquo;action de son comportement, qu&rsquo;il partage avec ses amis <em>neo-conservatives<\/em> (des juifs aussi en majorit\u00e9, mais aussi et surtout, au contraire de lui, d&rsquo;anciens trotskistes reconvertis dans l&rsquo;expansionnisme pr\u00e9dateur et d\u00e9structurant de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, version modernis\u00e9e de la \u00ab\u00a0r\u00e9volution permanente\u00a0\u00bb) ; qu&rsquo;il partage aussi avec ses nouveaux amis, les chr\u00e9tiens fondamentalistes et extr\u00e9mistes, ce qui dilue \u00e9videmment l&rsquo;accusation d'\u00a0\u00bbagent du sionisme\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Dans ce sch\u00e9ma, pour nous, ce n&rsquo;est pas Isra\u00ebl qui manipule les USA, mais Isra\u00ebl qui est manipul\u00e9e par sa clique extr\u00e9miste militaro-fasciste de Sharon et de l&rsquo;extr\u00eame du Likoud, laquelle est compl\u00e8tement manipul\u00e9e par le complexe\/la bureaucratie militaro-strat\u00e9gique am\u00e9ricaine o&ugrave; Perle est si \u00e0 l&rsquo;aise. Tout cela est plac\u00e9 au service d&rsquo;un jugement obsessionnel de lutte pour la protection de la Grande R\u00e9publique, c&rsquo;est-\u00e0-dire du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, menac\u00e9e par l&rsquo;Ennemi ext\u00e9rieur (dernier en date, Ben Laden) servant d&rsquo;instrument aux ferments de d\u00e9sint\u00e9gration interne.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extrait de dedefensa &#038; eurostrat\u00e9gie, 10 octobre 2002 Depuis le 11 septembre 2001, un nom r\u00e9sonne dans les couloirs du pouvoir \u00e0 Washington : Richard Perle. Son surnom, du temps des ann\u00e9es Reagan, est \u00ab\u00a0Prince of Darkness\u00a0\u00bb (le \u00ab\u00a0Prince de l&rsquo;Ombre\u00a0\u00bb). Son r\u00f4le est plut\u00f4t d&rsquo;un conseiller occulte mais si puissant, si \u00e9cout\u00e9, que toute&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[3214,3198,3213,1391,3248],"class_list":["post-65343","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-de-defensa","tag-burt","tag-gw","tag-perle","tag-powell","tag-washington"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65343","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65343"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65343\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65343"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65343"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65343"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}