{"id":65424,"date":"2003-01-14T00:00:00","date_gmt":"2003-01-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/01\/14\/pourquoi-pas-lirak\/"},"modified":"2003-01-14T00:00:00","modified_gmt":"2003-01-14T00:00:00","slug":"pourquoi-pas-lirak","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/01\/14\/pourquoi-pas-lirak\/","title":{"rendered":"<strong><em>Pourquoi pas l&rsquo;Irak?<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Pourquoi pas l&rsquo;Irak ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t14 janvier 2003  Le texte du Washington <em>Post<\/em> du 12 janvier (\u00ab <em>U.S. Decision On Iraq Has Puzzling Past  Opponents of War Wonder When, How Policy Was Set<\/em> \u00bb) doit rester dans nos annales (\u00e0 noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit du <em>Post<\/em>, qui est plut\u00f4t partisan de la guerre contre l&rsquo;Irak, donc peu suspect de d\u00e9former les faits dans le sens o\u00f9 nous conduit l&rsquo;article). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une enqu\u00eate tr\u00e8s convaincante sur la question de savoir comment l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Irak a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e, une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e dans les r\u00e8gles de l&rsquo;art, qui d\u00e9couvre une situation qui nous para\u00eet extr\u00eamement caract\u00e9ristique et extraordinaire ;  une situation dont on se doutait qu&rsquo;elle existait mais qui appara\u00eet encore plus extraordinairement surprenante avec la confirmation de son existence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Il faut \u00e9galement noter que les r\u00e9actions \u00e0 cet article ont en g\u00e9n\u00e9ral \u00e9t\u00e9 mod\u00e9r\u00e9es, ou mitig\u00e9es. Il semble que la situation que cet article d\u00e9taille ne surprenne pas comme elle nous surprend, ce qui implique, dans le chef de nombre d&rsquo;observateurs, une acceptation des tendances ainsi d\u00e9crites : il y a effectivement, dans le public, dans les milieux journalistiques des grands m\u00e9dias, dans les milieux de la communication, une acceptation de l&rsquo;arbitraire, des tendances compl\u00e8tement irrationnelles dans la conduite de la politique, l&rsquo;acceptation des images comme arguments d\u00e9cisifs et ainsi de suite,  et la transmutation quasi-instantan\u00e9e de cette irrationalit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale en un habillage de rationalit\u00e9, voire m\u00eame d&rsquo;objectivit\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=1862\" class=\"gen\">un commentaire court sur ce texte, en m\u00eame temps que le texte<\/a>. Nous y revenons parce que ce texte constitue la description d&rsquo;un de ces tournants qui peuvent marquer fortement notre perception du pouvoir am\u00e9ricain, pour ceux qui s&rsquo;inqui\u00e8tent d&rsquo;observer l&rsquo;\u00e9volution de ce pouvoir et d&rsquo;aiguiser la perception qu&rsquo;ils en ont. Il s&rsquo;agit certes de l&rsquo;aspect psychologique de la crise. Le principal int\u00e9r\u00eat du texte n&rsquo;est pas de nous apprendre que l&rsquo;administration GW avait d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;attaquer l&rsquo;Irak d\u00e8s le 17 septembre 2001, cela on le savait peu ou prou ,  le principal est de nous montrer comment le choix de l&rsquo;Irak est venu \u00e0 \u00eatre approuv\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa description du processus menant \u00e0 la d\u00e9cision de guerre contre l&rsquo;Irak se r\u00e9duit, apr\u00e8s tout, \u00e0 ce paragraphe, qui sert de commentaire au constat que la planification pour une attaque contre l&rsquo;Irak appara\u00eet en <em>footnote<\/em> (sorte de : \u00e0 propos &#8230;) du document du 17 septembre 2001 ordonnant l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Afghanistan :<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em> Instead, participants said, the decision to confront Hussein at this time emerged in an ad hoc fashion. Often, the process circumvented traditional policymaking channels as longtime advocates of ousting Hussein pushed Iraq to the top of the agenda by connecting their cause to the war on terrorism.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tEn d&rsquo;autres termes, il faudrait substituer \u00e0 la question pourquoi l&rsquo;Irak ? pos\u00e9e par ceux qui s&rsquo;interrogeraient \u00e0 propos d&rsquo;un pays \u00e0 attaquer apr\u00e8s l&rsquo;Afghanistan (ce premier choix ayant \u00e9t\u00e9 accept\u00e9 unanimement),  il faut substituer la question : pourquoi pas l&rsquo;Irak ?. Nous ne sommes plus dans le domaine de l&rsquo;affrontement politique mais dans celui d&rsquo;un domaine kafka\u00efen notablement \u00e9pur\u00e9 des complications europ\u00e9ennes, pour mieux correspondre aux standards hollywoodiens. On d\u00e9cide d&rsquo;attaquer l&rsquo;Irak parce que , et le reste suivra. (Et l&rsquo;on met de c\u00f4t\u00e9 les gens qui, dans les d\u00e9dales bureaucratiques, pourraient s&rsquo;y opposer.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes il y a les manigances des super-hawks. Les super-hawks sont toujours l\u00e0 pour manigancer, ils sont conformes \u00e0 leur nature qui est celle de la manigance sans fin. Pour autant, il n&rsquo;y a pas de <em>putsch<\/em> et les super-hawks ne font que rappeler opportun\u00e9ment l&rsquo;existence de l&rsquo;Irak comme cible qui va bien. L&rsquo;image qu&rsquo;avan\u00e7ait le professeur Rotblat lors de la conf\u00e9rence <em>Guardian<\/em>\/RUSI du 8 janvier, m\u00eame avec la r\u00e9serve judicieuse qu&rsquo;elle contient (\u00ab <em>A group of hardliners in the United States has hijacked the president  not that much force was needed for this<\/em> \u00bb) nous para\u00eet moins appropri\u00e9e. Il y a et il reste que le pr\u00e9sident signe un ordre d&rsquo;attaque de l&rsquo;Afghanistan, avec une annexe disant \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 propos, apr\u00e8s nous attaquons l&rsquo;Irak, qu&rsquo;il semble ne s&rsquo;\u00e9tonner de rien, ne poser aucune question, ne convoquer aucune r\u00e9union, que personne du circuit normal du processus de <em>decisionmaking<\/em> ne dit rien, que les choses vont de la sorte, que nous en sommes o\u00f9 nous en sommes aujourd&rsquo;hui, au bord d&rsquo;une guerre, et que c&rsquo;est bien ainsi parce qu&rsquo;autrement que ferait-on ? Est-ce bien s\u00e9rieux ? Mais oui, sans aucun doute, c&rsquo;est mortellement s\u00e9rieux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut noter cela : au d\u00e9part, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;ivresse de puissance, d&rsquo;<em>hubris<\/em>, de champs p\u00e9troliers \u00e0 annexer, d&rsquo;analyses tronqu\u00e9es, d&rsquo;ambitions imp\u00e9riales et de toutes ces sornettes dont on nous rebat les oreilles. Au d\u00e9but, pour l&rsquo;essentiel, pour ce qui est de la signature du pr\u00e9sident et de l&rsquo;attitude de ses principaux conseillers,  il n&rsquo;y a rien ; une sorte de : puisque c&rsquo;est \u00e9crit, c&rsquo;est que c&rsquo;est conforme au <em>script<\/em>, non ? En un sens, voil\u00e0 qui rassure : le processus de <em>decision-making<\/em> \u00e0 Washington est bien plus innocent qu&rsquo;il ne para\u00eet. Mais dans tous les sens du terme.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>On Sept. 17, 2001, six days after the attacks on the World Trade Center and the Pentagon, President Bush signed a 21\/2-page document marked TOP SECRET that outlined the plan for going to war in Afghanistan as part of a global campaign against terrorism. Almost as a footnote, the document also directed the Pentagon to begin planning military options for an invasion of Iraq, senior administration officials said.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The previously undisclosed Iraq directive is characteristic of an internal decision-making process that has been obscured from public view. Over the next nine months, the administration would make Iraq the central focus of its war on terrorism without producing a rich paper trail or record of key meetings and events leading to a formal decision to act against President Saddam Hussein, according to a review of administration decision-making based on interviews with more than 20 participants.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The administration has embarked on something quite extraordinary in American history, a preventive war, and the threshold for justification should be extraordinarily high, said G. John Ikenberry, an international relations professor at Georgetown University. But the external presentation and the justification for it really seems to be lacking, he said. The external presentation appears to mirror the internal decision-making quite a bit.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tBien s\u00fbr, si la pr\u00e9sentation ext\u00e9rieure qui suivit la d\u00e9cision du 17 septembre semble ne pas \u00eatre \u00e0 la hauteur de l&rsquo;acte envisag\u00e9, ce n&rsquo;est pas faute d&rsquo;avoir essay\u00e9 (12 mois et des poussi\u00e8res de pilonnage de propagande, de mensonges, de recoupements mal faits, d&rsquo;affirmations erron\u00e9es, tout cela relay\u00e9 au garde-\u00e0-vous par une presse \u00e9tonnamment pr\u00e9occup\u00e9e de ne surtout pas faire un pli par rapport \u00e0 la ligne officielle) ; et l&rsquo;absence de r\u00e9sultat convaincant n&rsquo;indique rien d&rsquo;autre que l&rsquo;absence de substance du cas,  on ne trouve pas de raison convaincante parce qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas. G. John Ikenburry le laisse entendre lorsqu&rsquo;il note que la faiblesse, la quasi-nullit\u00e9 de la pr\u00e9sentation publique, effectivement, refl\u00e8te \u00ab <em>the internal decision-making quite a bit<\/em> \u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEnfin, quelle explication fondamentale trouver \u00e0 cet aspect si myst\u00e9rieux d&rsquo;une d\u00e9cision qui semble venue de nulle part et s&rsquo;\u00eatre impos\u00e9e de fa\u00e7on si imp\u00e9rative, alors que le <em>Post<\/em> ne cesse de nous rappeler qu&rsquo;autant GW Bush que Cheney se montraient remarquablement prudents sur l&rsquo;Irak, pendant la campagne \u00e9lectorale et apr\u00e8s ? Quelle explication ? R\u00e9ponse, quasi-divine : parce que &#8230; \u00ab <em>the answer was so self-evident<\/em> \u00bb  \u00c9videmment, le 11 septembre est pass\u00e9 par l\u00e0 et l&rsquo;\u00e9motion primaire a submerg\u00e9 tous ces hommes soi-disant rationnels qui tiennent le pouvoir aux USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Advocates for military action against Iraq say the process may appear mysterious only because the answer was so self-evident. They believe that Bush understood instantly after Sept. 11 that Iraq would be the next major step in the global war against terrorism, and that he made up his mind within days, if not hours, of that fateful day. The most important thing is that the president&rsquo;s position changed after 9\/11, said a senior official who pushed hard for action.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Certainly, different people at different times were arguing for a more vigorous approach to Saddam, one senior official said. But nobody suggested that we have the U.S. military go to Baghdad. That was transformed by Sept. 11.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Iraq, and its possible possession of weapons of mass destruction, was on the minds of several key officials as they struggled to grapple with the aftermath of Sept. 11. Cheney, as he watched the World Trade Center towers collapse while he was sitting in front of a television in the White House&rsquo;s underground bunker, turned to an aide and remarked, As unfathomable as this was, it could have been so much worse if they had weapons of mass destruction.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The same thought occurred to other senior officials in the days that followed. Rumsfeld wondered to aides whether Hussein had a role in the attacks. Wolfowitz, in public and private conversations, was an especially forceful advocate for tackling Iraq at the same time as Osama bin Laden. And within days, national security adviser Condoleezza Rice also privately began to counsel the president that he needed to go after all rogue nations harboring weapons of mass destruction.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tBien,  le mot de la fin nous est donn\u00e9 par Condy Rice lorsque, devant le pauvre Richard Hess, du d\u00e9partement d&rsquo;\u00c9tat, qui vient se renseigner pour savoir comment et quand on va d\u00e9battre de la d\u00e9cision \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;Irak, elle r\u00e9pond : \u00ab <em> Don&rsquo;t bother, <\/em>[t]<em>he president has made a decision.<\/em> \u00bb On sait effectivement que ce pr\u00e9sident pense de cette fa\u00e7on.  <a href=\"http:\/\/argument.independent.co.uk\/podium\/story.jsp?story=353858\" class=\"gen\">C&rsquo;est lui qui dit (dans ses entretiens avec Bob Woodward) cette phrase absolument stup\u00e9fiante<\/a> pour un homme venu au pouvoir, \u00e0 la t\u00eate de la plus grande puissance du monde, et montrant une ing\u00e9nuit\u00e9 impliquant un si complet manque de doute, d&rsquo;interrogation sur soi et sur le monde, de distance vis-\u00e0-vis de ses r\u00e9actions, d&rsquo;humilit\u00e9 enfin  : \u00ab <em>I&rsquo;m the commander, I do not need to explain why I say things. That&rsquo;s the interesting thing about being the President. Maybe somebody needs to explain to me why they say something, but I don&rsquo;t feel like I owe anybody an explanation&#8230;.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La conclusion que nous tirons de cet article, apr\u00e8s beaucoup d&rsquo;autres analyse et observations dans ce sens, c&rsquo;est que nous assistons \u00e0 une \u00e9norme crise du pouvoir aux USA ; plut\u00f4t que crise, d&rsquo;ailleurs, il faudrait parler d&rsquo;un d\u00e9litement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 du pouvoir, un effondrement de la raison qui doit gouverner le pouvoir, d\u00e9litement et effondrement auxquels correspond une perte de sangfroid et du sens de la mesure par les hommes qui tiennent ce pouvoir, qui acceptent d&rsquo;\u00eatre compl\u00e8tement entra\u00een\u00e9s par leurs \u00e9motions, d&rsquo;ent\u00e9riner des propositions d&rsquo;action simplement justifi\u00e9es par l&rsquo;air du temps (\u00abN><em>ad hoc fashion<\/em> \u00bb), pourvu qu&rsquo;elles aient une forme rationnelle, une de ces formes qui rassurent les esprits courants aujourd&rsquo;hui (et quelle forme plus rassurante qu&rsquo;un document Top Secret  ?).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; De telles situations et de tels processus de d\u00e9cision nous invitent \u00e0 nous interroger sur la prochaine intervention en Irak, si elle a lieu, avec toutes les p\u00e9rip\u00e9ties qui risquent de l&rsquo;accompagner, pour se demander comment r\u00e9agira une telle \u00e9quipe soumise \u00e0 de telles pressions psychologiques qui ne se marquent pas par la pathologie classique des tensions psychologiques mais par des substitutions de repr\u00e9sentations du monde \u00e0 la place de la perception du monde,  la pire des pathologies \u00e9videmment. Il faut noter que la crise nord-cor\u00e9enne, elle-m\u00eame, a montr\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard des signes inqui\u00e9tants.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi pas l&rsquo;Irak ? 14 janvier 2003 Le texte du Washington Post du 12 janvier (\u00ab U.S. Decision On Iraq Has Puzzling Past Opponents of War Wonder When, How Policy Was Set \u00bb) doit rester dans nos annales (\u00e0 noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit du Post, qui est plut\u00f4t partisan de la guerre contre l&rsquo;Irak, donc peu&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[868,857,3248],"class_list":["post-65424","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-bush","tag-irak","tag-washington"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65424","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65424"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/65424\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65424"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=65424"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=65424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}