{"id":65472,"date":"2003-02-13T00:00:00","date_gmt":"2003-02-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/02\/13\/la-belgique-en-embuscade\/"},"modified":"2003-02-13T00:00:00","modified_gmt":"2003-02-13T00:00:00","slug":"la-belgique-en-embuscade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/02\/13\/la-belgique-en-embuscade\/","title":{"rendered":"La Belgique en embuscade"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La Belgique en embuscade<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>La Belgique tient une place et un r\u00f4le inattendus, et trop peu dits, dans la \u00ab\u00a0r\u00e9bellion\u00a0\u00bb europ\u00e9enne qui se d\u00e9veloppe depuis le 20 janvier. Ce fait si surprenant pour beaucoup m\u00e9rite une observation un peu plus soutenue.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Nous extrayons cette rapide analyse de notre derni\u00e8re parution, du 10 f\u00e9vrier 2003. Reprise de la rubrique <em>Contexte<\/em>, du Volume 18, n&deg;10, du 10 f\u00e9vrier 2003, de la Lettre d&rsquo;Analyse <em>dedefensa &#038; eurostrat\u00e9gie<\/em> (dd&#038;e)<em>.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>_________________________<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Belgique en embuscade<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Depuis le 20 janvier, jour o&ugrave; la France a laiss\u00e9 entendre, &mdash; cela a \u00e9t\u00e9 entendu tr\u00e8s s\u00e9rieusement,  &mdash; qu&rsquo;elle pourrait mettre son veto \u00e0 une r\u00e9solution autorisant la guerre en Irak, &mdash; depuis ce jour, la crise Europe-USA est entr\u00e9e dans sa phase aigu\u00eb. Les choses restent confuses. Nombre de sp\u00e9cialistes du genre \u00e9vitent de prendre position et de mettre en cause leur position officielle. Les positions des uns et des autres sont si souvent travesties d&rsquo;une rh\u00e9torique trompeuse que tout le monde s&rsquo;entend \u00e0 manier. L\u00e0-dessus, il reste les faits. L&rsquo;on sait donc bien que le front de l&rsquo;opposition \u00e0 la pouss\u00e9e US, c&rsquo;est la France et l&rsquo;Allemagne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Eh bien non&#8230; C&rsquo;est, par ordre alphab\u00e9tique, l&rsquo;Allemagne, la Belgique et la France. (On pourrait ajouter le Luxembourg, quatri\u00e8me larron \u00e0 avoir vot\u00e9 contre l&rsquo;acceptation imm\u00e9diate du soutien aux USA, le 22 janvier \u00e0 l&rsquo;OTAN. Le Luxembourg est aussi un cas \u00e0 part.) La Belgique travaille aujourd&rsquo;hui de concert avec l&rsquo;Allemagne et la France \u00e0 trouver une solution pour \u00e9carter l&rsquo;option de la guerre que veulent imposer les Am\u00e9ricains. Lors d&rsquo;une r\u00e9cente conf\u00e9rence du ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res Louis Michel, un auditeur signalait avoir re\u00e7u d&rsquo;un ami m\u00e9decin am\u00e9ricain un message de son association f\u00e9licitant Chirac et Schr\u00f6der pour leur action contre la guerre, \u00e0 l&rsquo;ONU et ailleurs ; le conf\u00e9rencier r\u00e9pondit, dans un grand sourire : &laquo; <em>Il aurait pu ajouter Louis Michel.<\/em> &raquo; Nous nous int\u00e9ressons donc au cas belge, auquel il semblerait qu&rsquo;on ne rende pas toute la justice qu&rsquo;il m\u00e9rite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Depuis quelques ann\u00e9es, de fa\u00e7on tr\u00e8s caract\u00e9ristique et appuy\u00e9e depuis l&rsquo;arriv\u00e9e de GW au pouvoir, de fa\u00e7on toujours plus affirm\u00e9e depuis que l&rsquo;\u00e8re post-9\/11 tourne \u00e0 l&rsquo;aigre avec l&rsquo;unilat\u00e9ralisme US, la Belgique est apparue de plus en plus souvent au premier rang des \u00e9valuations discr\u00e8tes qu&rsquo;on peut faire des positions politiques. Si ce n&rsquo;\u00e9tait ind\u00e9cent \u00e0 dire, on dirait qu&rsquo;elle est anti-am\u00e9ricaine, et autant du c\u00f4t\u00e9 flamand que du c\u00f4t\u00e9 wallon. C&rsquo;est le cas mais ne le disons pas de cette fa\u00e7on. La Belgique a pris de plus en plus ses distances avec les &Eacute;tats-Unis, au point qu&rsquo;une haute personnalit\u00e9 belge peut aujourd&rsquo;hui visiter Washington et le Pentagone (quoique les invitations s&rsquo;y fassent rares), assister \u00e0 un <em>briefing<\/em> o&ugrave; on lui d\u00e9crit les derniers syst\u00e8mes d&rsquo;arme am\u00e9ricain, &mdash; mais ne pas entendre un mot sur le Joint Strike Fighter (JSF) ; s&rsquo;en \u00e9tonner aupr\u00e8s de son <em>briefer<\/em> (quand l&rsquo;on sait l&rsquo;importance attach\u00e9e par les Am\u00e9ricains \u00e0 l&rsquo;exportation de cette machine, et le fait que la Belgique va devoir envisager de nouveaux avions de combat pour cette d\u00e9cennie) ; enfin, l&rsquo;entendre r\u00e9pondre sur un ton r\u00e9sign\u00e9 mais sans h\u00e9siter &laquo; <em>Nous savons que vous ne l&rsquo;ach\u00e8terez pas.<\/em>  &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Tout cela n&rsquo;a rien de d\u00e9clar\u00e9, encore moins de d\u00e9clamatoire, encore moins d&rsquo;officiel, et tout ministre concern\u00e9 commence son discours par un avertissement solennel selon lequel il n&rsquo;est pas question une seconde, on y veillera, de verser dans 1&Prime;&lsquo;antiam\u00e9ricanisme primaire\u00a0\u00bb. On sait alors que cela va barder pour GW et pour sa bande sur le Potomac.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.25em;\">L&rsquo;origine est dans l&rsquo;\u00e2me belge, &ndash; c&rsquo;est du solide<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Enfin, que se passe-t-il ? Faire partie, aujourd&rsquo;hui, des opposants d\u00e9clar\u00e9s au bellicisme \u00ab\u00a0bushiste\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e. On a vu des plus puissants que la Belgique battre en retraite piteusement pour bien moins de risques que ceux qu&rsquo;ont pris les Belges. La Belgique est-elle h\u00e9ro\u00efque ? Non, &mdash; ou bien oui ou non, \u00e7a d\u00e9pend, et le lecteur jugera. Nous dirions plut\u00f4t que la Belgique est d&rsquo;id\u00e9ologie mod\u00e9r\u00e9e, centriste si l&rsquo;on veut, et que cela la place, du fait des rapports avec une puissance am\u00e9ricaine devenue extr\u00e9miste, dans un camp n\u00e9cessairement \u00ab\u00a0radical\u00a0\u00bb et oppos\u00e9. La diff\u00e9rence avec beaucoup d&rsquo;autres pays \u00e9galement mod\u00e9r\u00e9s, c&rsquo;est que les autres sont du camp des mod\u00e9r\u00e9s qui mod\u00e8rent leurs convictions, et qui se font extr\u00e9mistes si le parrain am\u00e9ricain devient extr\u00e9miste. Constatons que ce n&rsquo;est pas le cas de la Belgique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Pour comprendre la position de la Belgique, nous allons d\u00e9velopper quelques remarques. On verra que cela ne fait pas de la Belgique un phare de vertu, mais on lui accordera une certaine fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 des convictions qui sont ancr\u00e9es dans une vision r\u00e9aliste du monde et de ses int\u00e9r\u00eats. Disons que, dans son cas, n\u00e9cessit\u00e9 fait vertu ; ce n&rsquo;est pas si mal quand on observe que chez tant d&rsquo;autres, n\u00e9cessit\u00e9 fait l\u00e2chet\u00e9 et capitulation au quart de tour.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La Belgique est europ\u00e9enne comme aucun autre pays. C&rsquo;est une question de survie, s&rsquo;imagine-t-on en Belgique. Depuis 40 ans, les Belges, hommes politiques et le reste, se sont persuad\u00e9s de l&rsquo;\u00e9clatement imminent du pays (entre Flamands et Wallons), si quelque chose de fondamental n&rsquo;intervient pas. C&rsquo;est une sorte de fervente croyance collective, \u00e0 laquelle 40 ans de vie communautaire acceptable depuis que la menace imminente existe n&rsquo;ont rien chang\u00e9. L&rsquo;annexe du d\u00e9cret sur la fin de la Belgique et que seule l&rsquo;int\u00e9gration du pays dans une Union europ\u00e9enne avec ses obligations et ses pressions \u00e9vitera cet \u00e9clatement. La Belgique est donc europ\u00e9enne \u00e0 toute \u00e9preuve, et europ\u00e9enne dans le sens de l&rsquo;\u00e9vidence puisqu&rsquo;on ne peut se bercer de mot : europ\u00e9enne autonomiste, ind\u00e9pendantiste, &mdash; c&rsquo;est-\u00e0-dire, sans main-mise ni influence grossi\u00e8re et ext\u00e9rieure, par cons\u00e9quent sans main-mise ni influence des Am\u00e9ricains.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La Belgique est totalement l\u00e9galiste. Sa \u00ab\u00a0puissance\u00a0\u00bb est de peu de signification en termes de poids et de force, elle ne peut pr\u00e9tendre concurrencer les puissances majeures de la sc\u00e8ne internationale et elle sait (elle l&rsquo;a exp\u00e9riment\u00e9) ce que cela co&ucirc;te de s&rsquo;en remettre aux rapports de force o&ugrave; elle est si d\u00e9favoris\u00e9e. Plac\u00e9e o&ugrave; elle est (\u00ab\u00a0carrefour\u00a0\u00bb entre France, Allemagne et UK), et \u00ab\u00a0invent\u00e9e\u00a0\u00bb pour tenir une fonction de \u00ab\u00a0tampon\u00a0\u00bb (notamment entre les grands du continent et l&rsquo;Angleterre), elle conna&icirc;t l&rsquo;importance des trait\u00e9s et des lois qui les r\u00e9gissent, et le malheur de ne pas les respecter ; elle v\u00e9n\u00e8re les vertus du droit international par essence multilat\u00e9raliste, par essence qui fait primer le droit sur la force. La Belgique abhorre toutes les tendances pouss\u00e9es \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame par l&rsquo;administration GW : unilat\u00e9ralisme, sortie des grands trait\u00e9s internationaux (ABM), refus des nouveaux trait\u00e9s et des structures multinationales (Kyoto, Cour internationale). Elle abhorre cette fa\u00e7on de mesurer tout, d&rsquo;abord \u00e0 l&rsquo;aune de la puissance militaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; La Belgique est totalement pays de compromis : g\u00e9ographiquement, historiquement et mentalement. Sa politique est un compromis, comme l&rsquo;est son commerce, comme l&rsquo;est sa culture et ainsi de suite. Elle recherche donc l&rsquo;\u00e9quilibre, l&rsquo;accord bien ficel\u00e9 qui fait parts \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9gales, l&rsquo;entente qui peut aller se f\u00eater autour d&rsquo;un boulet-frites et de l&rsquo;in\u00e9vitable bi\u00e8re. Si elle \u00e9tait fran\u00e7aise, la Belgique dirait qu&rsquo;elle est favorable \u00e0 l&rsquo;harmonie du monde. On peut d&rsquo;ailleurs avancer que la fin de la Guerre froide, le d\u00e9veloppement de la politique am\u00e9ricaine comme on l&rsquo;a vu, que tout cela est la cause du rapprochement conceptuel des Belges, et en cela y compris les Flamands, des conceptions fran\u00e7aises ; les Belges ont remplac\u00e9 la vision tragique, du temps d&rsquo;un Baudouin, d&rsquo;un de Gaulle presque consid\u00e9r\u00e9 comme un relaps parce qu&rsquo;il prenait ses distances de la Sainte Alliance, &mdash; par la vision r\u00e9aliste mais non sans gloire d&rsquo;une France comme premi\u00e8re force politique dans la d\u00e9fense d&rsquo;une conception \u00e9quilibr\u00e9e, \u00ab\u00a0multipolaire\u00a0\u00bb comme on dit, des relations internationales. La Belgique est, par cons\u00e9quent, profond\u00e9ment \u00e9trang\u00e8re et sans aucun doute hostile aux conceptions exceptionnalistes, nationalistes, unilat\u00e9ralistes, pr\u00e9datrices, de la politique ext\u00e9rieure des &Eacute;tats-Unis.<\/p>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.25em;\">Un pays bien rare en Europe<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;autre part, \u00e9crivant tout cela, on ne peut se d\u00e9partir de l&rsquo;impression qu&rsquo;on ne fait \u00e9galement que sacrifier aux lieux communs qui encombrent le paysage belge. Effectivement, la Belgique n&rsquo;est pas exempt\u00e9e de cette m\u00e9diocrit\u00e9 du lieu commun et du convenu, cette m\u00e9diocrit\u00e9 du conformisme, celle-l\u00e0 qui semble par ailleurs l&rsquo;une des marques les plus notables d&rsquo;une \u00e9poque qui porte haut, mais qui porte haut le toc et le faux-semblant. On pourra m\u00eame ajouter que la m\u00e9diocrit\u00e9 a un c\u00f4t\u00e9 historique dans la Belgique, &mdash; Baudelaire a \u00e9crit, l\u00e0-dessus, des pages \u00e9tourdissantes et qui laissent \u00e0 penser. Les Belges en rigolent et, pour un peu, d&rsquo;un air presque complice, comme si l&rsquo;on jugeait ensemble quelque chose qui ne les concerne pas, vous parleraient de la m\u00e9diocrit\u00e9 de leur pays comme d&rsquo;une \u00ab\u00a0mission historique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Encore une fois, la m\u00e9diocrit\u00e9 est aujourd&rsquo;hui une chose si partag\u00e9e qu&rsquo;on ne peut en faire la pi\u00e8ce essentielle d&rsquo;un proc\u00e8s de la Belgique. Par contre, les \u00e9v\u00e9nements courants nous r\u00e9v\u00e8lent quelque chose qui est remarquable, qui est \u00e0 mettre \u00e0 son actif, qui devient, \u00e0 bien y r\u00e9fl\u00e9chir, une sorte de \u00ab\u00a0dignit\u00e9 belge\u00a0\u00bb. C&rsquo;est, en Europe, comme le montre son comportement dans ces derni\u00e8res semaines, sa pr\u00e9sence avec les soi-disant \u00ab\u00a0rebelles\u00a0\u00bb franco-allemands, quelque chose de si rare qu&rsquo;elle en est presque unique, dans tous les cas parmi les pays europ\u00e9ens qui ne sont pas dot\u00e9s d&rsquo;une puissance historique notable : un pays qui fait la politique de sa conviction, &mdash; et qu&rsquo;importe, et quoi de plus naturel enfin, si cette conviction refl\u00e8te ses conceptions, int\u00e9r\u00eats, vertus et travers, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;absence de grandeur que certains lui reprochent ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>C&rsquo;est par comparaison aux autres qu&rsquo;il faut mesurer le comportement de la Belgique, et porter un jugement sur lui. Aujourd&rsquo;hui, la plupart des pays ont choisi une non-politique comme politique, ils r\u00e9futent la m\u00e9moire de ce qu&rsquo;ils furent, ils \u00e9cartent leur substance, ils s&rsquo;offrent comme <em>clones<\/em> path\u00e9tiques d&rsquo;un \u00ab\u00a0mod\u00e8le am\u00e9ricain\u00a0\u00bb qui n&rsquo;est plus lui-m\u00eame que la caricature de lui-m\u00eame, &mdash; caricature d&rsquo;une caricature en quelque sorte ; ce qui marque notre temps historique, c&rsquo;est bien cette entreprise auto-mutilante g\u00e9n\u00e9rale de refus de soi, de r\u00e9pudiation de l&rsquo;\u00eatre qu&rsquo;on fut et qu&rsquo;on est, cette volont\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et presque joyeuse, &mdash; comme les fous sont joyeux et dansent la Saint-Guy parfois, &mdash; d&rsquo;abandon de soi-m\u00eame. On comprend, \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qu&rsquo;on a \u00e9crit, que la Belgique est un pays qui \u00e9chappe \u00e0 cette r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale. Le pays qui n&rsquo;en finit pas d&rsquo;exploser depuis quarante ans, le pays qui pourrait faire de la m\u00e9diocrit\u00e9 une vertu nationale, ce pays-l\u00e0 devenu une sorte de mod\u00e8le de dignit\u00e9 au regard des autres tels qu&rsquo;ils sont devenus. Ce temps historique qui vous r\u00e9serve des surprises.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Belgique en embuscade La Belgique tient une place et un r\u00f4le inattendus, et trop peu dits, dans la \u00ab\u00a0r\u00e9bellion\u00a0\u00bb europ\u00e9enne qui se d\u00e9veloppe depuis le 20 janvier. Ce fait si surprenant pour beaucoup m\u00e9rite une observation un peu plus soutenue. Nous extrayons cette rapide analyse de notre derni\u00e8re parution, du 10 f\u00e9vrier 2003. 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