{"id":65725,"date":"2003-08-30T00:00:00","date_gmt":"2003-08-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/08\/30\/bravo-lartiste-mais-a-quoi-bon-suite-funebre\/"},"modified":"2003-08-30T00:00:00","modified_gmt":"2003-08-30T00:00:00","slug":"bravo-lartiste-mais-a-quoi-bon-suite-funebre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2003\/08\/30\/bravo-lartiste-mais-a-quoi-bon-suite-funebre\/","title":{"rendered":"<strong><em>Bravo l&rsquo;artiste mais \u00e0 quoi bon (suite fun\u00e8bre)<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Bravo l&rsquo;artiste mais \u00e0 quoi bon (suite fun\u00e8bre)<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t30 ao\u00fbt 2003  Ce n&rsquo;\u00e9tait pas inattendu mais ce fut une surprise pour nous tous. Apr\u00e8s tant de sp\u00e9culations, d&rsquo;hypoth\u00e8ses, de commentaires venimeux sur son d\u00e9part imminent, on avait fini par croire qu&rsquo;Alastair Campbell, le vice Premier, le vice Premier \u00e0 la place du Premier, l&rsquo;\u00e9minence grise de Blair que <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/Columnists\/Column\/0,5673,1022182,00.html\" class=\"gen\"><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDavid Aaronovitch<\/a> avait malencontreusement, ou justement dans son inconscient, d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab <em>the Richelieu of Blair<\/em> \u00bb ,  on avait fini par croire qu&rsquo;il resterait, au moins jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la bataille de la Commission Hutton. (A propos, de contre-interrogatoires en interrogatoires de v\u00e9rification, cette enqu\u00eate pourrait nous emmener jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e, ce qui promet.) Le d\u00e9part de Campbell est quelque chose comme un p\u00e9tard mouill\u00e9 qui s&rsquo;affirme, une fois qu&rsquo;il a \u00e9clat\u00e9, comme un \u00e9v\u00e9nement de grandes dimensions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est remarquable dans ce d\u00e9part, c&rsquo;est la couleur des commentaires et des r\u00e9actions qui l&rsquo;ont accueilli, dont on peut accepter toute la v\u00e9racit\u00e9 puisque la surprise ne laissait aucune place \u00e0 la pr\u00e9paration. Un mot convient : fun\u00e8bre,  non pour Campbell, mais pour Tony Blair lui-m\u00eame. On ignore, nous, quel poids Campbell pesait dans le couple Tony-Alastair mais son d\u00e9part semble annoncer rien moins que la fin d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne mirobolant de la fin des ann\u00e9es 1990 : le mirobolant Premier ministre Tony Blair. Ce titre de <a href=\"http:\/\/politics.guardian.co.uk\/labour\/comment\/0,9236,1032257,00.html\" class=\"gen\">l&rsquo;article de Jonathan Freeland,<\/a> ce matin dans le <em>Guardian<\/em> nous en rend bien compte, qui nous fait frissonner dans ces jours de retour de la pluie : \u00ab <em>Blair all alone at the end of an era.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale est que ce d\u00e9part affirme quelque chose d&rsquo;in\u00e9luctable, effectivement la fin d&rsquo;une \u00e9poque. La question vient aussit\u00f4t \u00e0 l&rsquo;esprit de savoir combien de temps celui qui caract\u00e9risa cette \u00e9poque r\u00e9sistera encore dans la solitude d&rsquo;un pouvoir assi\u00e9g\u00e9 de toutes parts &#8230; Assi\u00e9g\u00e9 de toutes parts et, pourtant, aujourd&rsquo;hui dans tous les cas, assur\u00e9 d&rsquo;\u00eatre r\u00e9\u00e9lu par absence d&rsquo;alternatives. C&rsquo;est une bonne mesure de la crise du syst\u00e8me britannique, qui est un m\u00e9lange de la crise d\u00e9mocratique g\u00e9n\u00e9rale et de la crise de la souverainet\u00e9, \u00e9galement g\u00e9n\u00e9rale et particuli\u00e8rement forte au Royaume-Uni. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut faire des comptes d&rsquo;apothicaire et continuer \u00e0 se f\u00e9liciter de la fa\u00e7on dont le <em>New Labour<\/em> continue \u00e0 dominer la sc\u00e8ne politique britannique. C&rsquo;est voir l&rsquo;aspect le plus plat de cette situation si contrast\u00e9e et faire bon march\u00e9 des surprises possibles, et m\u00eame probables si l&rsquo;on se tient aux derni\u00e8res ann\u00e9es de la marche du gouvernement Blair. Cette p\u00e9riode depuis le 11 septembre 2001 a vu l&rsquo;\u00e9tonnant et contradictoire spectacle d&rsquo;un gouvernement superbement majoritaire r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;impuissance par un comportement plus que suspect et une impopularit\u00e9 extraordinaire, et ainsi incapable d&rsquo;\u00e9viter les surprises et les coups du sort. Pour Tony Blair, dominateur de la sc\u00e8ne, la situation ressemble \u00e0 celle de la puissante arm\u00e9e am\u00e9ricaine en Irak, avec cette incapacit\u00e9 d\u00e9sormais de contr\u00f4ler la situation. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn a donc mieux \u00e0 faire que de sp\u00e9culer sur le sort chronologique et politicien de Tony Blair . On doit adopter le choix du commentaire plus ample. Celui de William Pfaff, \u00e9crit \u00e0 la suite de l&rsquo;audition de Blair jeudi et manifestement avant le d\u00e9part de Campbell, prend donc des allures proph\u00e9tiques en restituant, avant m\u00eame l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, ce climat qui drape aujourd&rsquo;hui la sc\u00e8ne de la crise britannique,  <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/108181.html\" class=\"gen\">\u00abA sad end to the era of Tony Blair&rsquo;s magic\u00bb, \u00e9crit Pfaff.<\/a> Il am\u00e8ne justement l&rsquo;\u00e9clairage l\u00e0 o\u00f9 il doit \u00eatre mis et qui est l&rsquo;essentiel. Le d\u00e9part de Campbell, la Commission Hutton, la mort du docteur Kelly, la guerre contre Kelly, c&rsquo;est d&rsquo;abord la crise du choix impos\u00e9 par Tony Blair du complet abandon de la souverainet\u00e9 nationale britannique au profit d&rsquo;un alignement inconditionnel sur les USA. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;est le coeur de tout.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Blair has been a brilliant communicator, successful if slippery, while keeping the respect of the electorate, at least until now. He has also been a masterful manipulator, both in party matters and in governing Britain since 1997. But until now his trials had always been domestic. He had never before been seriously tested in foreign policy.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The Iraq affair revealed that in such matters he is an amateur. He clearly failed to understand that in international relations you cannot readily \u00a0\u00bbtriangulate\u00a0\u00bb interests and issues, as he has been accustomed to do in internal affairs. You are dealing with war and peace.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLa magie de Blair s&rsquo;en est all\u00e9e avec Campbell. Celui-ci \u00e9tait son ma\u00eetre en <em>spin<\/em>, cette activit\u00e9 virtualiste qui, effectivement, si elle est bien manipul\u00e9e, peut parvenir \u00e0 cr\u00e9er cette sorte d&rsquo;attirance pour un homme politique qu&rsquo;on nomme magie. Les \u00e9v\u00e9nements au Royaume-Uni tiennent du paradoxe le plus complet : c&rsquo;est comme une fin de r\u00e8gne, pour un souverain dont on ne voit personne qui puisse le faire chuter, \u00e0 plus forte raison le remplacer. Une situation purement virtualiste et postmoderne d&rsquo;o\u00f9 peuvent sortir les surprises les plus inattendues (comme, par exemple et exemple essentiel, celle qui conduirait \u00e0 un d\u00e9bat s\u00e9rieux et profond sur la politique des relations entre le Royaume-Uni et les \u00c9tats-Unis).<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bravo l&rsquo;artiste mais \u00e0 quoi bon (suite fun\u00e8bre) 30 ao\u00fbt 2003 Ce n&rsquo;\u00e9tait pas inattendu mais ce fut une surprise pour nous tous. 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