{"id":65857,"date":"2004-01-29T00:00:00","date_gmt":"2004-01-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/01\/29\/un-exercice-interne-a-la-commission-europeenne-la-commission-et-le-chat-conte-breydel-de-noel\/"},"modified":"2004-01-29T00:00:00","modified_gmt":"2004-01-29T00:00:00","slug":"un-exercice-interne-a-la-commission-europeenne-la-commission-et-le-chat-conte-breydel-de-noel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/01\/29\/un-exercice-interne-a-la-commission-europeenne-la-commission-et-le-chat-conte-breydel-de-noel\/","title":{"rendered":"<strong><em>Un exercice interne \u00e0 la Commission europ\u00e9enne, \u2014 \u201cLa Commission et le chat\u201d, conte-Breydel de No\u00ebl<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h3>Un exercice interne \u00e0 la Commission europ\u00e9enne,  La Commission et le chat, conte-Breydel de No\u00ebl<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tComme on dit dans les feuilles belges, un vent favorable nous a gratifi\u00e9s d&rsquo;un texte de type europ\u00e9en, certainement in\u00e9dit quant \u00e0 sa diffusion publique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un conte de No\u00ebl qui a eu l&rsquo;honneur d&rsquo;une diffusion interne \u00e0 la Commission, sorte de cadeau de No\u00ebl si l&rsquo;on veut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne savons rien,  promis, jur\u00e9,  de l&rsquo;identit\u00e9 de l&rsquo;auteur ; dans tous les cas, c&rsquo;est l\u00e0 notre position officielle. Tout juste le vent favorable nous a-t-il autoris\u00e9s \u00e0 dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un fonctionnaire europ\u00e9en d&rsquo;un tr\u00e8s haut niveau, du plus haut niveau possible, m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBonne lecture.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h2 class=\"common-article\">La Commission et le chat<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t<strong>Un conte de No\u00ebl, d\u00e9cembre 2003&#8230;<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral manqua s&rsquo;\u00e9touffer ce matin-l\u00e0 lorsque son directeur \u00a0\u00bbRessources\u00a0\u00bb, escort\u00e9 de deux chefs d&rsquo;unit\u00e9s inquiets, lui tendit la facture de l&rsquo;entreprise charg\u00e9e du nettoyage : le montant affichait une hausse de 10%. Une heure quotidienne devait en effet \u00eatre consacr\u00e9e \u00e0 la chasse aux d\u00e9chets alimentaires \u00e9parpill\u00e9s dans le Breydel par des fonctionnaires discr\u00e8tement solidaires d&rsquo;Olive.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOlive est un jeune chat, noir et blanc sale, qui a spontan\u00e9ment adopt\u00e9 pour foyer l&rsquo;immeuble aux drapeaux qui abrite la Pr\u00e9sidence de la Commission. Hi\u00e9ratique et attendrissant, il veille avec les agents de Securis, la soci\u00e9t\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9, sur les all\u00e9es et venues des personnels. Olive, bien qu&rsquo;\u00e9lev\u00e9 par lui-m\u00eame, se comportait en chat sociable et d\u00e9livrait des ronrons affectueux aux fonctionnaires et visiteurs s&rsquo;attardant \u00e0 le c\u00e2liner.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral ordonna imm\u00e9diatement la r\u00e9daction d&rsquo;une circulaire interne visant \u00e0 interdire de nourrir le chat et organisa une r\u00e9union inter-services : humanit\u00e9 et efficacit\u00e9 administrative devaient se conjuguer pour trouver une solution \u00e0 la pagaille actuelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl proposa d&rsquo;affecter la mission de nourrir l&rsquo;animal au poste de s\u00e9curit\u00e9 qui pr\u00e9sentait l&rsquo;avantage d&rsquo;une pr\u00e9sence permanente et qui se verrait remettre \u00e0 cet effet une portion quotidienne en provenance des cuisines de Sodexo.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSecuris objecta que l&rsquo;entretien d&rsquo;un chat n&rsquo;entrait pas dans les 179 missions r\u00e9pertori\u00e9es dans son cahier des charges et que ceci serait contraire \u00e0 la nouvelle norme de productivit\u00e9 que venait de lui fixer la Commission au terme d&rsquo;une \u00e9tude d&rsquo;impact approfondie. On ne pouvait lui demander tout et son contraire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe service des pompiers, sollicit\u00e9, \u00e9voqua un sous-effectif chronique : il avait assez \u00e0 faire, c\u00f4t\u00e9 animalier, avec les pigeons qui s&rsquo;\u00e9crasaient chaque \u00e9t\u00e9, en apprentissage de vol depuis les sommets du Breydel. D&rsquo;ailleurs, la s\u00e9curit\u00e9 exigeait de tendre un filet sur la chauss\u00e9e d&rsquo;Auderghem, au pied du Breydel. Le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral serait responsable si un pigeon fracassait le cr\u00e2ne du Pr\u00e9sident. Sauf, bien entendu, si ceci \u00e9tait convenablement signal\u00e9 dans sa d\u00e9claration d&rsquo;assurance annuelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Budg s&rsquo;insurgea devant l&rsquo;ampleur du co\u00fbt potentiel et demanda aux DG Ecfin et Eurostat une \u00e9tude sur le risque statistique de voir un pigeon assommer a) le Pr\u00e9sident, b) un fonctionnaire, c) un visiteur. Les pompiers r\u00e9pondirent que la s\u00e9curit\u00e9 n&rsquo;avait rien \u00e0 faire du co\u00fbt ni des statistiques : un lieu \u00e9tait s\u00e9curis\u00e9 ou ne l&rsquo;\u00e9tait pas. Le service juridique approuva.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral bougonna. L&rsquo;affaire se pr\u00e9sentait mal et le mutisme des directions g\u00e9n\u00e9rales t\u00e9moignait de leur mauvaise volont\u00e9 \u00e0 collaborer. La porte s&rsquo;entrouvrit \u00e0 cet instant sur l&rsquo;adjoint du chef d&rsquo;unit\u00e9 (toujours inquiet) pour lui passer un message. Le chef d&rsquo;unit\u00e9 s&rsquo;illumina et le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral vit le papier voleter (comme les pigeons du Breydel, pensa-t-il, vaguement inquiet) de main en main jusqu&rsquo;\u00e0 lui. A la lecture du message, il poussa un soupir victorieux : les h\u00f4tesses d&rsquo;accueil se portaient volontaires pour nourrir le chat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est alors que le service juridique demanda la parole et le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral eut un mauvais pressentiment.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe service juridique exposa que Sodexo avait une mission, pour laquelle l&rsquo;entreprise recevait des subventions publiques, qui consistait \u00e0 nourrir les personnels de la Commission et non des chats : fournir de la nourriture \u00e0 cet effet \u00e9tait donc ill\u00e9gal. Dire le contraire nous exposerait \u00e0 un grave risque contentieux devant la Cour et nous ferait perdre beaucoup de notre cr\u00e9dibilit\u00e9. La DG Budg rench\u00e9rit et \u00e9voqua le spectre de la Cour des comptes et de la Cocobu qui ne manqueraient pas de relever le fait, de le transformer en attaque contre la Commission, voire en crise politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Sanco releva qu&rsquo;Olive devait de toutes fa\u00e7ons \u00eatre titulaire du nouveau passeport europ\u00e9en pour les animaux domestiques. Elle souligna que, pour d&rsquo;\u00e9videntes raisons d&rsquo;hygi\u00e8ne, la nourriture r\u00e9serv\u00e9e au chat devrait \u00eatre stock\u00e9e dans un r\u00e9frig\u00e9rateur \u00e0 part. Il faudrait pr\u00e9voir une subvention d&rsquo;\u00e9quipement sp\u00e9cifique pour Sodexo et une modification de son cahier des charges. La DG Budg, d&rsquo;une voix lasse, exigea un red\u00e9ploiement au sein de la subvention globale de Sodexo.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Admin signala qu&rsquo;il faudrait pr\u00e9voir de toute mani\u00e8re une dotation de fonctionnement permanente pour frais divers d&rsquo;entretien (liti\u00e8re, shampoing sec, vermifuge&#8230;) pour le chat, plus les frais v\u00e9t\u00e9rinaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Budg, exasp\u00e9r\u00e9e, critiqua les gestionnaires qui ne r\u00e9solvaient les probl\u00e8mes que par des hausses de cr\u00e9dits. Vu la gravit\u00e9 des finances communautaires, compte tenu de la r\u00e9duction de la ressource PIB \u00e0 l&rsquo;horizon 2005, et la n\u00e9cessaire exemplarit\u00e9 du Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral, il fallait au contraire afficher des \u00e9conomies sur les frais administratifs. En l&rsquo;esp\u00e8ce, deux solutions imm\u00e9diates au moins \u00e9taient \u00e0 porter de main : abandonner le chat dans le parc du cinquantenaire ou l&rsquo;offrir en cadeau au secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint du Conseil.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette suggestion sema trouble et confusion, une partie des gestionnaires \u00e9tant \u00e9galement amis des f\u00e9lins. La DG Press ajouta que la Commission se privait d&rsquo;une valorisation sympathique de son image de marque \u00e0 peu de frais. La derni\u00e8re enqu\u00eate Eurobarom\u00e8tre montrait un effritement inqui\u00e9tant : l&rsquo;indice de popularit\u00e9 de la Commission, qui gravitait d&rsquo;habitude autour de 10% venait de tomber \u00e0 8%. Olive pouvait devenir une mascotte porteuse de sens dot\u00e9e d&rsquo;une forte dimension affective.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Budg ricana : elle voulait bien garder le chat en \u00e9change de campagnes de promotion inutiles \u00e0 10 Ms mais pariait qu&rsquo;on se retrouverait in fine avec les deux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral se tourna alors vers la DG Admin et l&rsquo;office de gestion des infrastructures en proposant de d\u00e9localiser le chat \u00e0 Luxembourg. Il y avait s\u00fbrement une possibilit\u00e9 d&rsquo;h\u00e9bergement quelque part sur le Kirchberg.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes fr\u00e8res siamois de l&rsquo;Admin et de l&rsquo;Office, soud\u00e9s dans le m\u00eame rejet, s&rsquo;exclam\u00e8rent que les services luxembourgeois ne joueraient pas les variables d&rsquo;ajustement du site bruxellois. On ne pouvait d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 cr\u00e9er une taxe sur les effectifs des DGs et de l&rsquo;autre les augmenter avec des chats! En outre, les syndicats ne manqueraient pas de demander la cr\u00e9ation de 5 emplois pour prendre soin de l&rsquo;animal en permanence, compte tenu de l&rsquo;accumulation des jours de cong\u00e9s \u00e0 apurer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, exc\u00e9d\u00e9, mit fin \u00e0 la s\u00e9ance en d\u00e9clarant que le probl\u00e8me du chat devait trouver une solution dans les meilleurs d\u00e9lais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t48 heures plus tard, sa secr\u00e9taire lui tendit une poign\u00e9e de tracts de l&rsquo;intersyndicale qui manifestait son soutien \u00e0 Olive : \u00a0\u00bbSolidarit\u00e9 avec Olive\u00a0\u00bb, \u00a0\u00bbnon \u00e0 l&rsquo;article 50 pour Olive\u00a0\u00bb, \u00a0\u00bbaujourd&rsquo;hui le chat, demain nos emplois\u00a0\u00bb, \u00a0\u00bbla r\u00e9form\u00e9 broie Olive sans piti\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Pr\u00e9sident convoqua le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral pour des explications impossibles \u00e0 fournir l&rsquo;affaire du chat commen\u00e7ait \u00e0 courir tel un incendie de pampa dans l&rsquo;appareil communautaire. European Voice appelait le porte-parole du Pr\u00e9sident pour le menacer d&rsquo;un entrefilet si le nombre d&rsquo;abonnements de la Commission n&rsquo;\u00e9tait pas doubl\u00e9 dans la semaine , les ONGs du bien-\u00eatre animal se mobilisaient ; le pr\u00e9sident d&rsquo;un groupe parlementaire l&rsquo;avait appel\u00e9. Bref, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral disposait de 24 heures pour r\u00e9soudre la question du chat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral organisa illico une deuxi\u00e8me r\u00e9union inter-services.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe service juridique, soucieux de r\u00e9parer le trouble qu&rsquo;il avait initialement sem\u00e9, arriva avec une solution. Il suffisait de transformer les apports en nature en flux financiers et de r\u00e9gulariser ceux-ci par un acte de base sp\u00e9cifique, approuv\u00e9 par l&rsquo;autorit\u00e9 budg\u00e9taire. Une dotation \u00a0\u00bbchat\u00a0\u00bb serait ainsi identifi\u00e9e dans le budget communautaire. Olive pourrait porter un badge r\u00e9glementaire. Les h\u00f4tesses assureraient son \u00a0\u00bbcareer development review\u00a0\u00bb. Et la Sodexo pourrait cr\u00e9er un tarif \u00a0\u00bbpetit animal\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Budg bondit: on confondait le Breydel avec un zoo ; le contribuable europ\u00e9en ne paierait pas pour financer les chats.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral s&rsquo;imagina un bref instant en directeur de zoo et pensa, au vu de la faune qui s&rsquo;agitait dans la salle, qu&rsquo;il avait toutes les comp\u00e9tences requises pour en devenir un.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe service juridique r\u00e9torqua que le chat ne serait pas subventionn\u00e9 mais r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 comme prestataire de services. Tout le monde savait qu&rsquo;il attrapait des souris et des rats. Il \u00e9tait ainsi le premier et sans doute le seul \u00e0 r\u00e9pondre aux conditions du service \u00e9conomique d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral telles que fix\u00e9es par l&rsquo;arr\u00eat Altmark.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Comp s&rsquo;inqui\u00e9ta: la mise en concurrence avait-elle eu lieu ? Que se passerait-il si d&rsquo;autres chats bruxellois \u00e9taient \u00e9vinc\u00e9s ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Env demanda une \u00e9tude : le chat pr\u00e9sentait-il le meilleur rapport qualit\u00e9-prix du point de vue du d\u00e9veloppement durable ? Surtout, \u00e9tait-on bien s\u00fbr qu&rsquo;il ne serait jamais transport\u00e9 plus de neuf heures d&rsquo;affil\u00e9e dans un quelconque v\u00e9hicule : la nouvelle r\u00e9glementation communautaire devait \u00eatre respect\u00e9e sur ce point.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Admin dit qu&rsquo;en tout \u00e9tat de cause le chat n&rsquo;aurait pas droit au remboursement de ses frais de mission.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;IAS proposa de r\u00e9aliser un benchmarking dans divers pays de l&rsquo;Union avec rapport d&rsquo;\u00e9tape transmis \u00e0 la Cocobu dans un mois, projet de rapport final remis \u00e0 l&rsquo;Olaf dans deux et rapport d\u00e9finitif pour les journalistes dans trois. Le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral devrait rapidement proposer une lettre de mission au Pr\u00e9sident.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe service juridique \u00e9mit la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er une agence qui h\u00e9bergerait juridiquement le chat, une solution \u00a0\u00bbin house\u00a0\u00bb (\u00a0\u00bbin mouse\u00a0\u00bb cria un plaisantin). Bien entendu, tous les Etats membres et le Parlement europ\u00e9en devraient \u00eatre pr\u00e9sents au conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;agence.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral trouva finalement la solution : le chat \u00e9tait un expert de haut niveau dans une comp\u00e9tence rare &#8211; la chasse aux souris -, et pouvait donc \u00eatre agent temporaire \u00e0 long terme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa DG Budg rejeta cette solution : connaissant les gestionnaires, Olive serait d&rsquo;ici 2 ans \u00a0\u00bbsant\u00e9ris\u00e9\u00a0\u00bb et transf\u00e9r\u00e9 dans le corps des fonctionnaires. Mieux valait un contrat de prestations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSimultan\u00e9ment un conflit \u00e9clata au sein du secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral : aucune direction ne voulait avoir le chat dans son organigramme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFinalement, il fut propos\u00e9 \u00e0 la Commission une d\u00e9cision \u00a0\u00bbad hoc\u00a0\u00bb pour 2004. Le Commissaire charg\u00e9 des relations ext\u00e9rieures s&rsquo;\u00e9cria : \u00a0\u00bbmettez des eurocrates autour d&rsquo;un chat et ils le transforment en fonctionnaire !\u00a0\u00bb. On lui r\u00e9pondit qu&rsquo;Olive \u00e9tait trilingue. Et le vote fut acquis \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est un Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral heureux qui, ce jour-l\u00e0, la veille des vacances de No\u00ebl, quitta la salle de la Commission, rejoignant son bureau o\u00f9 Olive \u00e9tait confortablement install\u00e9 dans une corbeille.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOlive ne leva pas la t\u00eate pour regarder la d\u00e9cision de la Commission : elle \u00e9tait trop occup\u00e9e \u00e0 l\u00e9cher les 5 chatons noir et blanc qui sommeillaient dans la corbeille&#8230;<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un exercice interne \u00e0 la Commission europ\u00e9enne, La Commission et le chat, conte-Breydel de No\u00ebl Comme on dit dans les feuilles belges, un vent favorable nous a gratifi\u00e9s d&rsquo;un texte de type europ\u00e9en, certainement in\u00e9dit quant \u00e0 sa diffusion publique. 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