{"id":65889,"date":"2004-03-07T00:00:00","date_gmt":"2004-03-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/03\/07\/kerry-pourrait-il-avoir-une-politique-etrangere\/"},"modified":"2004-03-07T00:00:00","modified_gmt":"2004-03-07T00:00:00","slug":"kerry-pourrait-il-avoir-une-politique-etrangere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/03\/07\/kerry-pourrait-il-avoir-une-politique-etrangere\/","title":{"rendered":"<strong><em>Kerry pourrait-il avoir une politique \u00e9trang\u00e8re ?<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Kerry pourrait-il avoir une politique \u00e9trang\u00e8re ?<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t6 mars 2004  Sans doute le premier \u00e9v\u00e9nement important de la campagne pr\u00e9sidentielle de John Kerry, et la premi\u00e8re indication s\u00e9rieuse de sa tactique \u00e9lectorale et de sa politique \u00e9trang\u00e8re, c&rsquo;est un discours de Teddy Kennedy. <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2004\/03\/05\/international\/05CND-INTEL.html?ex=1079526384&#038;ei=1&#038;en=32937942444d9f64\" class=\"gen\">C&rsquo;est le 5 mars, devant le Council of Foreign Policy (CFR)<\/a>, que le s\u00e9nateur Ted Kennedy a fait le discours auquel nous nous r\u00e9f\u00e9rons ici. Le s\u00e9nateur du Massachussets a renouvel\u00e9 ses attaques de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re (d&rsquo;octobre 2003) contre GW Bush ; il s&rsquo;agit d&rsquo;attaques tr\u00e8s violentes, qui sortent du lot et constituent, \u00e0 chaque fois, \u00e0 cause du poids politique de Kennedy, un \u00e9v\u00e9nement politique incontestable.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Senator Edward M. Kennedy of Massachusetts today delivered a blistering indictment of President Bush&rsquo;s decision to go to war in Iraq, accusing Mr. Bush of deliberately exaggerating the threat posed by Saddam Hussein&rsquo;s regime.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Mr. Kennedy accused the president of resorting to pure, unadulterated fear-mongering, based on a devious strategy to convince the American people that Saddam&rsquo;s ability to provide nuclear weapons to Al Qaeda justified immediate war. He also accused the Bush administration of going well beyond the assessments provided by intelligence agencies in its prewar depictions of Iraq, its alleged illicit arsenal and its ties to terrorism. The senator singled out George J. Tenet, the director of central intelligence, who said last month that his agency had never portrayed Iraq has having presented an imminent threat to the United States, as having failed in his obligation to correct statements by Mr. Bush that described the Iraqi threat as unique and urgent and grave.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;affaire a \u00e9t\u00e9 rondement men\u00e9e : discours deux jours apr\u00e8s la confirmation de la d\u00e9signation de Kerry, la date a \u00e9t\u00e9 longuement et d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment calcul\u00e9e, avec des n\u00e9gociations pr\u00e9cises avec le CFR comme tribune pour Kennedy. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un discours de campagne, qui ouvre la campagne de Kerry, qui parle pour Kerry, et qui parle pour Kerry \u00e0 l&rsquo;<em>establishment<\/em> traditionnel de politique ext\u00e9rieure (le CFR). Il indique que la chasse est ouverte, qu&rsquo;on ne fera aucun cadeau \u00e0 GW, que l&rsquo;attaque portera sur sa politique ext\u00e9rieure, que la campagne sera radicale, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/uselections2004\/story\/0,13918,1163942,00.html\" class=\"gen\">dans un pays nettement coup\u00e9 en deux<\/a>. Les d\u00e9mocrates ont choisi l&rsquo;affrontement, sous l&rsquo;inspiration de la puissance politique et financi\u00e8re des Kennedy.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The speech by Mr. Kennedy to the Council on Foreign Relations was the most detailed Democratic assault to date on the issue. He has played a high-profile role in Senator John Kerry&rsquo;s presidential campaign, and the tone and timing of his remarks suggested that Democrats see merit in opening a new election-year challenge on the issue of Mr. Bush&rsquo;s credibility.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tCet \u00e9pisode nous dit plusieurs choses : d&rsquo;abord que l&rsquo;influence des Kennedy, chez Kerry, est une chose bien r\u00e9elle. Kerry n&rsquo;est pas un JFK (ses initiales, comme celles de John Kennedy) pour rien. Dans tous les cas, durant la campagne, Kerry se reposera en partie sur les Kennedy, qui gardent une puissance incomparable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQu&rsquo;est-ce que cela nous dit de la politique \u00e9trang\u00e8re de Kerry ? Le discours de Ted Kennedy tend \u00e0 d\u00e9montrer que, au moins  en mati\u00e8re de politique ext\u00e9rieure, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1020&#038;PHPSESSID=fdc991f43d1ebd621bed742bf431e523\" class=\"gen\">le ph\u00e9nom\u00e8ne que nous avons d\u00e9crit<\/a> devrait se v\u00e9rifier : loin de se mod\u00e9rer, la position politique de Kerry devrait se radicaliser, essentiellement dans une critique de plus en plus violente de la politique de GW Bush.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tWilliam Pfaff nous donne <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/508975.html\" class=\"gen\">une analyse int\u00e9ressante<\/a> de ce que pourrait \u00eatre une politique \u00e9trang\u00e8re de Kerry. Voici quelques-unes de ses r\u00e9flexions :<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Zbigniew Brzezinski, national security adviser in the Carter administration and foreign affairs counselor to previous Democratic candidates, has a new book out this month called The Choice: Domination or Leadership. Brzezinski naturally favors leadership, and says that the Bush administration&rsquo;s bullying behavior and search for domination over its allies as well as its enemies has damaged both the war against terrorism and America&rsquo;s larger interests.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Brzezinski thinks America is in a world-changing situation that demands a new global system, with the United States as its leader. But he says that Bush has responded in the wrong way. Brzezinski wants a cooperative effort with America&rsquo;s allies, but also insists that everyone else must let America lead: The acceptance of American leadership by others is the sine qua non for avoiding chaos.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>That doesn&rsquo;t seem very far from the Bush administration position, just more courteous, and less shrill.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>John Kerry is also for leadership, but would seem cool to a form of American leadership in which the United States hoards all the power, whether politely or otherwise. He talks about internationalized actions, shared responses and renounced unilateralism. He has even spoken of collective rather than imperial policies.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>This will be the foreign policy sub-text of what promises to be a raucous political campaign.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tIl est bien difficile aujourd&rsquo;hui d&rsquo;avancer ce que pourrait \u00eatre une politique \u00e9trang\u00e8re de John Kerry, et les r\u00e9flexions de Pfaff ne le d\u00e9mentent pas vraiment. En r\u00e9alit\u00e9, nous sommes dans une campagne \u00e9lectorale qui ne construit pas, pour aucun des candidats, une politique \u00e9trang\u00e8re pour les quatre ann\u00e9es \u00e0 venir. La campagne se limite \u00e0 rechercher la victoire en novembre, dans un climat incroyablement lourd, d&rsquo;un antagonisme forcen\u00e9. C&rsquo;est dire si, demain, si Kerry \u00e9tait \u00e9lu, la situation semblerait compl\u00e8tement ouverte pour ce qui est de la politique \u00e9trang\u00e8re&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais, effectivement, nous \u00e9crivons semblerait. Pendant les sept mois qui viennent, les \u00e9v\u00e9nements continueront \u00e0 se d\u00e9velopper, notamment en Irak, et l&rsquo;on sait qu&rsquo;ils se d\u00e9veloppent vite en ce moment. Certains \u00e9v\u00e9nements inattendus pourraient m\u00eame interf\u00e9rer gravement dans la campagne. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;en novembre, l&rsquo;\u00e9lu se trouvera devant une situation qu&rsquo;il ne contr\u00f4le pas, qui ne sera certainement pas celle que nous avons aujourd&rsquo;hui. Cela nous conduit \u00e0 avancer ce qui nous para\u00eet la seule certitude de l&rsquo;\u00e9poque, qui est le caract\u00e8re de plus en plus incontr\u00f4lable des \u00e9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs, hyper-puissance ou pas. L&rsquo;\u00e9lu de novembre 2004 aura un probl\u00e8me encore plus complexe \u00e0 r\u00e9soudre que celui qu&rsquo;il aurait aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;il \u00e9tait \u00e9lu aujourd&rsquo;hui. Sa politique ext\u00e9rieure ne pourra \u00eatre qu&rsquo;une adaptation plus ou moins habile aux conditions ext\u00e9rieures.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous ne pensons pas, de ce point de vue, qu&rsquo;un Kerry am\u00e8nerait des changements fondamentaux, parce qu&rsquo;il ne le pourrait pas. Simplement, nous, nous autres Europ\u00e9ens, aurions droit \u00e0 quelques mots aimables en plus. C&rsquo;est apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 en fonction, apr\u00e8s avoir pris en main la politique, apr\u00e8s l&rsquo;avoir exerc\u00e9e pendant quelques mois, que Kerry pourrait songer \u00e0 \u00e9ventuellement modifier cette politique. Il serait alors temps pour lui de mesurer la formidable difficult\u00e9 d&rsquo;un tel projet, face \u00e0 la bureaucratie washingtonienne et aux pesanteurs de la puissance qui anime la politique US.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kerry pourrait-il avoir une politique \u00e9trang\u00e8re ? 6 mars 2004 Sans doute le premier \u00e9v\u00e9nement important de la campagne pr\u00e9sidentielle de John Kerry, et la premi\u00e8re indication s\u00e9rieuse de sa tactique \u00e9lectorale et de sa politique \u00e9trang\u00e8re, c&rsquo;est un discours de Teddy Kennedy. 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