{"id":65952,"date":"2004-04-29T00:00:00","date_gmt":"2004-04-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/04\/29\/les-technologies-de-souverainete-usage-et-utilite-en-temps-de-crise\/"},"modified":"2004-04-29T00:00:00","modified_gmt":"2004-04-29T00:00:00","slug":"les-technologies-de-souverainete-usage-et-utilite-en-temps-de-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/04\/29\/les-technologies-de-souverainete-usage-et-utilite-en-temps-de-crise\/","title":{"rendered":"Les technologies de souverainet\u00e9 : usage et utilit\u00e9 en temps de crise"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Les technologies de souverainet\u00e9 : usage et utilit\u00e9 en temps de crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t[<strong>Communication de Philippe Grasset au s\u00e9minaire Ind\u00e9pendance de l&rsquo;Europe et souverainet\u00e9 technologique, organis\u00e9 par PanEurope France, Paris, les 28 et 29 avril 2004<\/strong>]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t1). Nous nous proposons d&rsquo;\u00e9voquer la question des technologies de souverainet\u00e9 de la fa\u00e7on la plus large possible, en appuyant surtout sur le ph\u00e9nom\u00e8ne de souverainet\u00e9 qui fait toute l&rsquo;originalit\u00e9 du concept. Si l&rsquo;on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la d\u00e9finition de la souverainet\u00e9  j&rsquo;y viendrai plus loin  il est extr\u00eamement rare, si ce n&rsquo;est compl\u00e8tement in\u00e9dit, de voir un produit de la machine et du machinisme per\u00e7u comme un outil d&rsquo;affirmation de souverainet\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2). Cette intervention sera faite selon une division en trois parties : (1) la premi\u00e8re \u00e9voque la situation des technologies avanc\u00e9es au travers de l&rsquo;exemple du programme d&rsquo;avion de combat F\/A-22 <em>Raptor<\/em>. (2) La seconde cherche une meilleure compr\u00e9hension du ph\u00e9nom\u00e8ne consid\u00e9r\u00e9 par un exercice de d\u00e9finition. (3) La troisi\u00e8me s&rsquo;attache \u00e0 la situation fran\u00e7aise.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t3). Les technologies de souverainet\u00e9 doivent appara\u00eetre comme un ph\u00e9nom\u00e8ne plein de paradoxes. Le premier d&rsquo;entre eux est que les technologies de souverainet\u00e9, regroupant en g\u00e9n\u00e9ral les technologies avanc\u00e9es, sont par d\u00e9finition fondatrices de la puissance aujourd&rsquo;hui. Parall\u00e8lement, elles sont en train d&rsquo;entrer dans une situation de crise tr\u00e8s inattendue, qui a la particularit\u00e9 de reproduire l&rsquo;un des aspects de la crise de civilisation qui nous affecte aujourd&rsquo;hui. Cette situation de crise est abord\u00e9e ci-apr\u00e8s au travers d&rsquo;un exemple fameux. <\/p>\n<h3>Le cas du F\/A-22 Raptor<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t4). Nous choisissons le cas du programme am\u00e9ricain d&rsquo;avion de combat F\/A-22 pour exposer cette situation de crise des technologies avanc\u00e9es parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un des syst\u00e8mes militaires les plus puissants en d\u00e9veloppement, et parce que les syst\u00e8mes militaires pr\u00e9sentent en g\u00e9n\u00e9ral les cas les plus avanc\u00e9s d&rsquo;utilisation des technologies.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t5). Les Am\u00e9ricains ont mis 5 ans et 7 ans respectivement \u00e0 d\u00e9velopper les avion F-4 <em>Phantom<\/em> et F-15 <em>Eagle<\/em>, qui sont les pr\u00e9d\u00e9cesseurs du F\/A-22 dans la mission dite de domination a\u00e9rienne combinant puissance et \u00e9quipements technologiques tr\u00e8s avanc\u00e9s. Le programme aboutissant au F\/A-22 a \u00e9t\u00e9 officiellement install\u00e9, comme Advanced Technological Fighter, en 1981. Le <em>Raptor<\/em>, au mieux, sera op\u00e9rationnel en 2007-2008. Son d\u00e9veloppement aura dur\u00e9 26-27 ans, contre 5 et 7 ans \u00e0 ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Cette extraordinaire disparit\u00e9 pour un programme qui n&rsquo;a \u00e0 aucun moment \u00e9t\u00e9 frein\u00e9 par des interventions ext\u00e9rieures (r\u00e9ductions budg\u00e9taires) sugg\u00e8re autre chose qu&rsquo;une simple d\u00e9rive bureaucratique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t6). Le F\/A-22 est le produit le plus puissant et le plus avanc\u00e9 de l&rsquo;int\u00e9gration des technologies avanc\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;armement et au combat. C&rsquo;est pourtant \u00e0 ce titre que le F\/A-22 conna\u00eet des difficult\u00e9s techniques, qui sont pour une part essentielle la cause des d\u00e9lais qu&rsquo;il a connus et de l&rsquo;incertitude entourant son avenir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t7). Le probl\u00e8me du programme F\/A-22 est qu&rsquo;il est \u00e0 la fois incapable d&rsquo;int\u00e9grer toutes les technologies dont il dispose, et qu&rsquo;il est prisonnier de ces technologies. Son incapacit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration est accentu\u00e9e par le rythme d&rsquo;arriv\u00e9e des innovations technologique, qui n\u00e9cessitent des modernisations en cours de d\u00e9veloppement et accroissent la difficult\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration. Le General Accounting Office a calcul\u00e9 que les <strong>changements de conception<\/strong> en cours de d\u00e9veloppement ont compt\u00e9 pour 37% des pannes du syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de gestion \u00e9lectronique de l&rsquo;avion, qui est son principal probl\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t8). Si l&rsquo;on voulait conceptualiser ces probl\u00e8mes, on dirait qu&rsquo;on assiste \u00e0 un d\u00e9veloppement exponentiel des parties aux d\u00e9pens du tout. Cela renvoie \u00e0 un aspect de ce que certains identifient aujourd&rsquo;hui comme une crise de civilisation : d\u00e9veloppement exponentiel des sp\u00e9cialisations et rar\u00e9faction jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aveuglement des visions globales du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t9). On pr\u00e9cisera pour en terminer avec le cas du F\/A-22 que la m\u00e9thode maximaliste d&rsquo;utilisation de toutes les technologies avanc\u00e9es suivie par les Am\u00e9ricains n&rsquo;est pas celle des Europ\u00e9ens, moins par capacit\u00e9 que par philosophie. Cela explique des diff\u00e9rences importantes, \u00e0 l&rsquo;avantage des Europ\u00e9ens.<\/p>\n<h3>D\u00e9finitions<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t10). Nous \u00e9largissons maintenant l&rsquo;analyse en passant \u00e0 la d\u00e9finition des technologies dans le concept qui nous occupe. A c\u00f4t\u00e9 des troubles nouveaux qui les affectent, ces technologies avanc\u00e9es sont g\u00e9n\u00e9ratrices de puissance selon les appr\u00e9ciations modernistes de la puissance (fortement influenc\u00e9es par l&rsquo;am\u00e9ricanisme). Comme le ma\u00eetre de la puissance supr\u00eame est encore l&rsquo;\u00c9tat, c&rsquo;est donc la puissance de la nation dont sont comptables ces technologies. Elles sont par cons\u00e9quent justement identifi\u00e9es comme des technologies de souverainet\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t11). Comme on l&rsquo;a vu avec le F\/A-22, lorsque nous parlons de technologies avanc\u00e9es, nous d\u00e9signons autant les technologies elles-m\u00eames que le processus de leur int\u00e9gration,  c&rsquo;est-\u00e0-dire un rassemblement de techniques fonctionnant comme un ensemble, dont l&rsquo;int\u00e9gration est la condition <em>sine qua non<\/em> pour provoquer un processus amenant des effets importants, voire r\u00e9volutionnaires, qui sont des ruptures de situation. Par d\u00e9finition, les technologies avanc\u00e9es sont mouvement, et mouvement r\u00e9volutionnaire. \u00c9tant mouvement, elles sont <strong>d\u00e9structurantes<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t12). Ayant identifi\u00e9 le terme technologies de notre concept, nous passons \u00e0 la d\u00e9finition de son deuxi\u00e8me terme,  la souverainet\u00e9. La souverainet\u00e9 est <strong>une affirmation collective et identitaire<\/strong>. La souverainet\u00e9 d\u00e9signe une valeur d&rsquo;enracinement, un lien entre le pass\u00e9 et l&rsquo;avenir, une valeur p\u00e9renne par essence. La souverainet\u00e9 tend \u00e0 fixer l&rsquo;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, elle est la m\u00e8re des orphelins que nous sommes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t13). Plus concr\u00e8tement, plus historiquement : la souverainet\u00e9 \u00e9volue selon les situations et les comportements, pour tenter \u00e0 chaque fois d&rsquo;imposer la stabilit\u00e9 qu&rsquo;implique la transformation d&rsquo;une convergence momentan\u00e9e en une immanence. La souverainet\u00e9 fixe ce qui peut l&rsquo;\u00eatre dans un temps historique, \u00e9ventuellement en changeant d&rsquo;objet (il y eut la monnaie, aujourd&rsquo;hui ce n&rsquo;est plus un attribut de souverainet\u00e9. Les technologies qui ne l&rsquo;\u00e9taient pas hier le sont devenues.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t14). La souverainet\u00e9  est une tentative constante, \u00e0 la fois volontaire et instinctive, d&rsquo;une communaut\u00e9, d&rsquo;une culture, d&rsquo;une entit\u00e9 politique, de marquer sa dur\u00e9e dans le chaos de l&rsquo;histoire,  d&rsquo;imposer l&rsquo;ordre au d\u00e9sordre. La souverainet\u00e9, c&rsquo;est donc la stabilit\u00e9 contre le d\u00e9sordre, la fermet\u00e9 de l&rsquo;enracinement contre l&rsquo;entropie, la tradition qui fixe les choses contre le d\u00e9sordre du mouvement qui les d\u00e9fait.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t15). Fondamentalement, la souverainet\u00e9 est <strong>une valeur structurante<\/strong>, puisqu&rsquo;elle est elle-m\u00eame une structure. Par rapport aux tendances de notre temps historique, nous remarquons aussit\u00f4t que la souverainet\u00e9 est n\u00e9cessairement l&rsquo;antith\u00e8se de la globalisation d\u00e9structurante. Elle est une r\u00e9sistance dans le sens historique du terme, comme il y eut une r\u00e9sistance en France en 1940-45, qui se faisait implicitement au nom de la souverainet\u00e9.<\/p>\n<h3>Paradoxe des technologies de souverainet\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t16). Il y a donc dans notre concept de technologies de souverainet\u00e9 <strong>un formidable paradoxe<\/strong> qui est peut-\u00eatre ou peut-\u00eatre pas une contradiction. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;un des principaux objets de la souverainet\u00e9, <strong>valeur structurante par essence<\/strong>, est la technologie avanc\u00e9e, <strong>valeur d\u00e9structurante par d\u00e9finition<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t17). Ce paradoxe est \u00e9videmment une contradiction dans la mesure o\u00f9 il est une illustration de notre crise g\u00e9n\u00e9rale, notre crise de civilisation, qui se r\u00e9alise dans un affrontement entre forces d\u00e9structurantes et forces structurantes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t18). Au contraire, s&rsquo;il est bien compris au travers des d\u00e9finitions pr\u00e9cises des deux termes, ce paradoxe peut \u00eatre une arme d&rsquo;une singuli\u00e8re souplesse. C&rsquo;est l\u00e0 que nous sommes conduits \u00e0 aborder la situation de la France, situation inscrite dans le cadre europ\u00e9en et inspirant ce cadre europ\u00e9en.<\/p>\n<h3>Le cas fran\u00e7ais dans le contexte europ\u00e9en<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t19). <strong>Pourquoi la France?<\/strong> D&rsquo;abord, parce que ce pays est, par rapport \u00e0 la mesure quantitative de la puissance, exceptionnellement avanc\u00e9 du point de vue des technologies avanc\u00e9es. Il est, en v\u00e9rit\u00e9, par l&rsquo;ampleur de ses positions en mati\u00e8re de technologies avanc\u00e9es, par la position de pointe de certaines d&rsquo;entre elles notamment dans l&rsquo;armement, au niveau du meilleur et parfois en avant de lui. D&rsquo;autre part, la France poss\u00e8de, au niveau de sa psychologie collective, une exceptionnelle capacit\u00e9 d&rsquo;int\u00e9gration qui lui permet de r\u00e9soudre souvent le probl\u00e8me de l&rsquo;int\u00e9gration des technologies avanc\u00e9es et de renforcer sa position actuelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t20). A c\u00f4t\u00e9 de cela, la France moderne, en continuation de sa politique traditionnelle r\u00e9activ\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, a une politique fond\u00e9e sur l&rsquo;ind\u00e9pendance, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur l&rsquo;affirmation de la souverainet\u00e9. Cette position traditionnelle, c&rsquo;est-\u00e0-dire conforme \u00e0 la tradition comme \u00e0 une valeur structurante, fait de la souverainet\u00e9 le principe naturel de la position et de la politique fran\u00e7aises. Cette r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la souverainet\u00e9 explique les positions et politiques fondamentales de la France aujourd&rsquo;hui, bien mieux que les soup\u00e7ons port\u00e9s contre elle ou les proc\u00e8s qui lui sont faits.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t21). On comprend alors combien la France devrait \u00eatre \u00e0 l&rsquo;aise avec l&rsquo;actuelle situation des technologies de souverainet\u00e9 : \u00e0 la fois tenant une position au niveau des techniques en attendant de voir o\u00f9 m\u00e8ne l&rsquo;actuelle crise, \u00e0 la fois profitant mieux qu&rsquo;aucun autre de l&rsquo;aspect de souverainet\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne. Cette position satisfaite peut \u00eatre activ\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s enrichissante si elle l&rsquo;est dans le cadre europ\u00e9en, la France europ\u00e9anisant ses technologies avanc\u00e9es en affirmant le principe de souverainet\u00e9 qui les habite, pour que ce principe serve \u00e0 toute l&rsquo;Europe en tant que telle lorsque l&rsquo;Europe affirme sa puissance \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Le programme UCAV, lanc\u00e9 par les Fran\u00e7ais, propos\u00e9 en coop\u00e9ration europ\u00e9enne et accueilli avec une tr\u00e8s grande faveur par nombre de pays europ\u00e9ens (Su\u00e8de, Gr\u00e8ce, Italie, etc), est l&rsquo;exemple parfait de cette situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t22). Cela signifie encore : une attitude soutenue \u00e0 l&rsquo;exportation, lorsqu&rsquo;une vente d&rsquo;armement doit devenir la fourniture d&rsquo;un moyen d&rsquo;expression de la puissance de la souverainet\u00e9 en m\u00eame temps qu&rsquo;un moyen d&rsquo;\u00e9change aux niveaux psychologique et culturel. Le but conceptuel est alors de faire affirmer aux autres la puissance technologique pour soutenir leur souverainet\u00e9, ce qui renforce \u00e9videmment le principe structurant de souverainet\u00e9 contre les pouss\u00e9es d\u00e9structurantes, essentiellement d&rsquo;origine am\u00e9ricaniste. Par exemple, l&rsquo;exportation d&rsquo;un syst\u00e8me comme le <em>Rafale<\/em>, selon la tradition fran\u00e7aise de coop\u00e9ration et de respect de la souverainet\u00e9, s&rsquo;oppose \u00e0 la philosophie d&rsquo;un programme comme le JSF am\u00e9ricain, marqu\u00e9e par une non-coop\u00e9ration et une agression d\u00e9structurante contre la souverainet\u00e9 des acheteurs.<\/p>\n<h3>Conclusion<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t23). Pour le reste et pour conclure, nous devons observer que cette puissante affirmation de souverainet\u00e9 dans un outil m\u00e9canique par ailleurs en crise, est l&rsquo;indication de la crise fondamentale qui secoue notre civilisation. Il faut le savoir, il faut <strong>en user du point de vue technologique comme du point de vue politique<\/strong> tout en en tirant les le\u00e7ons. Et il faut constater ce paradoxe final que les technologies de souverainet\u00e9, qui portent une part importante de la crise g\u00e9n\u00e9rale que nous connaissons, pr\u00e9sentent \u00e9galement ce qui est un des rem\u00e8des \u00e0 cette crise, c&rsquo;est-\u00e0-dire la notion identitaire et structurante de la souverainet\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les technologies de souverainet\u00e9 : usage et utilit\u00e9 en temps de crise [Communication de Philippe Grasset au s\u00e9minaire Ind\u00e9pendance de l&rsquo;Europe et souverainet\u00e9 technologique, organis\u00e9 par PanEurope France, Paris, les 28 et 29 avril 2004] 1). 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