{"id":66007,"date":"2004-06-22T00:00:00","date_gmt":"2004-06-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/06\/22\/quelques-remarques-sur-chris-patten-lhomme-qui-aurait-du-etre-president-de-la-commission\/"},"modified":"2004-06-22T00:00:00","modified_gmt":"2004-06-22T00:00:00","slug":"quelques-remarques-sur-chris-patten-lhomme-qui-aurait-du-etre-president-de-la-commission","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/06\/22\/quelques-remarques-sur-chris-patten-lhomme-qui-aurait-du-etre-president-de-la-commission\/","title":{"rendered":"<strong><em>Quelques remarques sur Chris Patten, l&rsquo;homme qui aurait d\u00fb \u00eatre pr\u00e9sident de la Commission<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Quelques remarques sur Chris Patten, l&rsquo;homme qui aurait du \u00eatre pr\u00e9sident de la Commission<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t22 juin 2004  Nous nous rappelons une confidence d&rsquo;une source diplomatique fran\u00e7aise, sur les murs et coutumes des jeunes conseillers (fran\u00e7ais) en poste, notamment \u00e0 l&rsquo;OTAN pour l&rsquo;exemple qui nous \u00e9tait rapport\u00e9 : \u00ab <em>Ils ont l&rsquo;habitude de ne jamais boucler un papier d&rsquo;analyse pour Paris avant de v\u00e9rifier dans Le Monde, pour voir si leur papier ne contredit pas ce que dit Le Monde.<\/em> \u00bb (Cela n&rsquo;est qu&rsquo;exemplaire comme citation : parlant des Fran\u00e7ais et du <em>Monde<\/em>, on pourrait parler d&rsquo;autres nationalit\u00e9s et de leurs journaux de r\u00e9f\u00e9rence. Nous d\u00e9crivons une d\u00e9marche universelle.) D&rsquo;autre part, la plupart des journalistes de ces journaux dits de r\u00e9f\u00e9rence ne bouclent jamais un article sans v\u00e9rifier s&rsquo;ils sont, pour l&rsquo;essentiel, conformes aux grandes orientations officielles. (La presse US, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, nous a gav\u00e9s de cette sorte de d\u00e9marche.) C&rsquo;est un syst\u00e8me de vases communicants fonctionnant en circuit ferm\u00e9, dessin\u00e9 selon les normes d&rsquo;un cercle vicieux et inspir\u00e9 par un conformisme qui d\u00e9file en boucle sur nos \u00e9crans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl d\u00e9coule de cela, pour notre propos du jour, que Chris Patten fut d\u00e9sign\u00e9 comme l&rsquo;homme de l&rsquo;Europe pro-am\u00e9ricaine et, pour cette raison, mis \u00e0 l&rsquo;index anath\u00e9matique par certains autres qui ne font pas partie de cette Europe-l\u00e0, pour lui barrer la route de l&rsquo;accession \u00e0 la pr\u00e9sidence de la Commission europ\u00e9enne. <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/recherche_articleweb\/1,13-0,36-369646,0.html\" class=\"gen\">Le Monde du 20 juin 2004<\/a> nous informa de l&rsquo;\u00e9tiquetage de Chris Patten comme si cela allait de soi, sans m\u00eame tenter d&rsquo;avancer la moindre explication, la jugeant sans doute superflue : \u00ab <em>Les candidatures du premier ministre belge Guy Verhofstadt et du commissaire aux relations ext\u00e9rieures, le britannique Chris Patten, se sont annul\u00e9es mutuellement. Le premier \u00e9tait le champion du couple franco-allemand tandis que le second, candidat du Parti populaire europ\u00e9en (PPE) qui a remport\u00e9 les \u00e9lections europ\u00e9ennes du 13 juin, avait le soutien du camp pro-am\u00e9ricain dans la guerre en Irak, notamment du Royaume-Uni, de l&rsquo;Italie et de la Pologne.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette classification ne peut \u00eatre plus fausse, plus simpliste et difforme par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, dans la mesure o\u00f9 elle nous laisse entendre que Patten, \u00e9tant le candidat des bellicistes europ\u00e9ens, en \u00e9tait un lui-m\u00eame. Chris Patten a \u00e9t\u00e9 la seule personnalit\u00e9 europ\u00e9enne (appartenant aux institutions europ\u00e9ennes) \u00e0 proposer constamment une vue \u00e0 la fois \u00e9lev\u00e9e et fondamentalement critique de la philosophie am\u00e9ricaine qui, aujourd&rsquo;hui, nous jette syst\u00e9matiquement dans la guerre. On citera comme exemple <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/bush\/story\/0%2C7369%2C647515%2C00.html\" class=\"gen\">cette interview qu&rsquo;il donna le 9 f\u00e9vrier 2002 \u00e0 Jonathan Steele, du Guardian<\/a>. Il y dit des choses qui sont aujourd&rsquo;hui plus courantes chez les critiques des Am\u00e9ricains mais qu&rsquo;il \u00e9tait extr\u00eamement rare d&rsquo;entendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. (Soit dit en passant : Patten rappelle implicitement dans l&rsquo;extrait ci-dessous que la position de Tony Blair, qui proclamait haut et fort qu&rsquo;il fallait se tenir pr\u00e8s des Am\u00e9ricains pour les mod\u00e9rer, \u00e9tait alors raisonnable, mesur\u00e9e, et parfaitement conforme \u00e0 une politique europ\u00e9enne responsable. Blair a chang\u00e9, Patten pas. Blair a adopt\u00e9 la perspective de la guerre contre l&rsquo;Irak avec un z\u00e8le de missionnaire, qui en fait une sorte de double de GW. Patten n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de critiquer cette guerre.) <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Especially after September 11, when, Mr Patten says, we have seen the dark side of globalisation. Now we know where the huge injustices of the global economy can lead. We know, too, how important it is to handle failed states properly  and to prevent them failing in the first place. We have realised that we have to tackle the root causes of terrorism and violence.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Faced with that agenda, he said frankly, smart bombs have their place, but smart development assistance mattered more. And it&rsquo;s that simple idea that Washington doesn&rsquo;t get? That&rsquo;s a polite way of putting it, snorts Mr Patten, slumping his shoulders to take another sip of Belgian coffee.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>But is Washington even hearing that more complex position, staked out by both Tony Blair and former president Bill Clinton: that the west has to be tough on terrorism and tough on the causes of terrorism? I don&rsquo;t know but I think it&rsquo;s very dangerous when you start taking up absolutist positions and simplistic positions.<\/em> \u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>But Mr Patten  who describes himself as a lifelong Americanophile with not an ounce of Americaphobia in my body  fears a deeper, philosophical gulf could soon appear, with two wholly different views of the world taking shape on either side of the Atlantic.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>While Europeans believe in tackling the root causes of terror, Washington seems keen only to eradicate the symptoms. While Europeans believe in engaging potentially hostile nations, trying to bring them into the fold, Washington brands them an axis of evil. While Europeans believe in acting together, multilaterally, the US seems ever more bent on acting alone.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Now, he fears, the US is turning away from that tradition although the battle might not be completely lost. I think there&rsquo;s more rhetoric than substance to the policy so far, he says. There could still be a change of heart, one that would see the administration reflect the more multilateralist leanings of secretary of state Colin Powell. I still hope that America will demonstrate that it has not gone on to unilateralist overdrive. The task now is for Europe to raise its voice  I don&rsquo;t think that keeping quiet makes us good allies  and for America to listen.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLe rappel des r\u00e9alit\u00e9s, des interventions des uns et des autres, des exp\u00e9riences des uns et des autres, montre combien la classification qu&rsquo;on nous a propos\u00e9e ci-dessus, et qui a abouti \u00e0 une impasse pour la nomination du nouveau pr\u00e9sident de la Commission, n&rsquo;a aucun lien avec la r\u00e9alit\u00e9. Guy Verhofstadt est un politicien belge dans l&rsquo;acception habituelle du terme, c&rsquo;est-\u00e0-dire attentif aux manuvres, \u00e0 la tactique, aux effets \u00e9lectoraux, et indiff\u00e9rent au fond, dont il ne saisit gu\u00e8re l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;il y a \u00e0 s&rsquo;en pr\u00e9occuper. Il porta avec gloire, pendant tout un temps, le surnom sans grande signification de Thatcher belge (ou quelque chose du genre) pour montrer qu&rsquo;il avait jug\u00e9 politiquement int\u00e9ressant de s&rsquo;afficher comme lib\u00e9ral pur et dur. Il y eut aussi l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 il trouvait bien du charme \u00e0 Tony Blair, parce que \u00e7a faisait moderne. Plus r\u00e9cemment, il a eu sa p\u00e9riode d\u00e9fense europ\u00e9enne, sous la pression et sur les conseils de son ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res Louis Michel et de quelques conseillers habiles. On peut juger que cette \u00e9volution est (fut), par hasard et pour le temps qu&rsquo;elle dure (dura), une bonne chose. (Cela signifie aussi que Verhofstadt \u00e9voluera encore, si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait d&rsquo;ailleurs. On devrait se renseigner.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPatten, c&rsquo;est un autre calibre. L&rsquo;homme a une position de fond qui repose sur une analyse s\u00e9rieuse et inspir\u00e9e, qui dit que l&rsquo;Europe doit avoir sa politique qui n&rsquo;est pas celle des Etats-Unis. Sa position g\u00e9n\u00e9rale sur le terrorisme et ce que doit \u00eatre le syst\u00e8me des relations internationales est assez, voire tr\u00e8s proche de celle des Fran\u00e7ais. D\u00e9couvrir que les Fran\u00e7ais jettent l&rsquo;anath\u00e8me contre Patten parce qu&rsquo;il parle mal le fran\u00e7ais et que le Royaume-Uni a la politique qu&rsquo;il a, alors que ce qui est en jeu est la pr\u00e9sidence de la Commission, rel\u00e8ve de cette m\u00e9diocrit\u00e9 extraordinaire des proc\u00e9dures conduisant aux jugements et aux d\u00e9cisions, cette m\u00e9diocrit\u00e9 extraordinaire qui caract\u00e9rise la vie internationale aujourd&rsquo;hui. Lire les classifications qu&rsquo;on a vues plus haut renvoie au m\u00eame domaine de cette m\u00e9diocrit\u00e9 extraordinaire, cette fois concernant le cheminement intellectuel menant \u00e0 l&rsquo;appr\u00e9ciation critique de la situation du monde. Ces d\u00e9marches intellectuelles \u00e9voluent entre l&rsquo;automatisme primaire et le conformisme terroriste. C&rsquo;est notre lot \u00e0 tous et, lorsque le peuple europ\u00e9en vote comme il l&rsquo;a fait les 10-13 juin, avec un tel m\u00e9pris de leur Europe, l&rsquo;\u00e9tonnement douloureux de certains a de quoi nous \u00e9tonner, mais sans douleur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour l&rsquo;instant (bien s\u00fbr, on ne sait jamais puisque tout est toujours possible lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit du d\u00e9sordre europ\u00e9en),  pour l&rsquo;instant, on peut avancer que Patten ne sera pas pr\u00e9sident de la Commission europ\u00e9enne. On peut observer qu&rsquo;on vit rarement opportunit\u00e9 plus intelligente, aussi stupidement g\u00e2ch\u00e9e. On peut commenter que nous avons rat\u00e9 celui qui aurait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s probablement le meilleur pr\u00e9sident que la Commission ait jamais eu (Jacques Delors compris). L\u00e0-dessus, sa nationalit\u00e9 anglaise, et conservateur de surcro\u00eet, aurait compl\u00e9t\u00e9 la d\u00e9cision d&rsquo;une marque tactique de g\u00e9nie,  car, quel meilleur moyen de forcer les Britanniques \u00e0 une politique plus europ\u00e9enne ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes d\u00e9cisions europ\u00e9ennes sont \u00e0 l&rsquo;image du courant g\u00e9n\u00e9ral de nos directions politiques : marqu\u00e9es par l&rsquo;ignorance, la crainte des grands enjeux, l&rsquo;attrait de l&rsquo;effet imm\u00e9diat sans en rien conna\u00eetre des causes et cons\u00e9quences, l&rsquo;irresponsabilit\u00e9 et, enfin, supr\u00eame \u00e9tranget\u00e9, une conscience soi-disant r\u00e9aliste des avantages politiques sortie d&rsquo;un esprit comptable dont on se demande s&rsquo;il ne confond pas soustraction et addition.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Une remarque presque personnelle pour terminer<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t Remarque plus personnelle, en tous cas, pour ceux des Fran\u00e7ais qui ont cru que, parce que Patten ne parle pas bien fran\u00e7ais, il ne serait pas un bon pr\u00e9sident de la Commission du point de vue fran\u00e7ais.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous rapportons simplement ces remarques de Patten (extraites <a href=\"http:\/\/www.jeremyjosephs.com\/chrispatten.htm\" class=\"gen\">d&rsquo;une interview retrouv\u00e9e datant d&rsquo;un peu avant sa nomination \u00e0 la Commission<\/a>) parce qu&rsquo;elles refl\u00e8tent une philosophie de vie qui ne devrait pas \u00eatre \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l&rsquo;esprit fran\u00e7ais, que Patten entretient parfois dans une r\u00e9sidence secondaire dans l&rsquo;Aveyron. (Verhofstadt, lui, prend sur ses loisirs pour se d\u00e9guiser parfois en coureur cycliste de comp\u00e9tition et pour faire une performance sur les routes droites et lisses, quoique parfois pav\u00e9es, de sa Flandre natale.)<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>I have always loved France, <\/em>[Patten] <em>explains, having spent many family holidays in this particular area over the years. I find la France profonde wonderfully calming. We bought this house nearly four years ago. I arrived overnight from Hong Kong and was jet-lagged the first night. I woke up pretty early and came downstairs, made myself some coffee and sat out in the courtyard on the bottom of the steps. Suddenly there was an explosion of noise overhead. I looked up and it was a flight of doves. Now, after Hong Kong, the noise of jack-hammers, the buzz of air conditioning systems, the traffic, the wall of sound  to be disturbed by dove-wings struck me as a pleasant contrast! France is a large country and I love the sense of space.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelques remarques sur Chris Patten, l&rsquo;homme qui aurait du \u00eatre pr\u00e9sident de la Commission 22 juin 2004 Nous nous rappelons une confidence d&rsquo;une source diplomatique fran\u00e7aise, sur les murs et coutumes des jeunes conseillers (fran\u00e7ais) en poste, notamment \u00e0 l&rsquo;OTAN pour l&rsquo;exemple qui nous \u00e9tait rapport\u00e9 : \u00ab Ils ont l&rsquo;habitude de ne jamais boucler&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-66007","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66007","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66007"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66007\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66007"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66007"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66007"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}