{"id":66015,"date":"2004-06-30T00:00:00","date_gmt":"2004-06-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/06\/30\/de-linterieur-vers-lexterieur-et-vice-versa-ou-lincursion-de-la-politique-etrangere-dans-les-debats-interieurs-chirac-vs-sarkozy\/"},"modified":"2004-06-30T00:00:00","modified_gmt":"2004-06-30T00:00:00","slug":"de-linterieur-vers-lexterieur-et-vice-versa-ou-lincursion-de-la-politique-etrangere-dans-les-debats-interieurs-chirac-vs-sarkozy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/06\/30\/de-linterieur-vers-lexterieur-et-vice-versa-ou-lincursion-de-la-politique-etrangere-dans-les-debats-interieurs-chirac-vs-sarkozy\/","title":{"rendered":"<strong><em>De l&rsquo;int\u00e9rieur vers l&rsquo;ext\u00e9rieur et vice-versa, ou l&rsquo;incursion de la politique \u00e9trang\u00e8re dans les d\u00e9bats int\u00e9rieurs (Chirac vs Sarkozy)<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">De l&rsquo;int\u00e9rieur vers l&rsquo;ext\u00e9rieur et vice-versa, ou l&rsquo;incursion paradoxale de la politique \u00e9trang\u00e8re dans les d\u00e9bats int\u00e9rieurs (cas de Chirac vs Sarkozy)<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tA Istanbul, au sommet de l&rsquo;OTAN, un int\u00e9ressant ph\u00e9nom\u00e8ne est apparu : les pressions indirectes de la politique int\u00e9rieure concourrant \u00e0 renforcer et rendre public un d\u00e9bat de politique ext\u00e9rieure de la plus haute importance, c&rsquo;est-\u00e0-dire les relations transatlantiques. Jusqu&rsquo;alors, c&rsquo;\u00e9tait plut\u00f4t le contraire qui se manifestait, les questions int\u00e9rieures tendant \u00e0 r\u00e9duire les capacit\u00e9s ou les intentions des dirigeants dans cette question des relations transatlantiques o\u00f9 l&rsquo;apaisement de fa\u00e7ade est en g\u00e9n\u00e9ral de mise, et d&rsquo;ailleurs rendu tr\u00e8s ais\u00e9 par une dialectique convenue parfaitement au point, appuy\u00e9e sur le sentimentalisme marquant ces relations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlusieurs \u00e9v\u00e9nements doivent \u00eatre mentionn\u00e9s dans le sens que nous indiquons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Une sortie d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/nato\/story\/0,12667,1249663,00.html\" class=\"gen\">une rudesse exceptionnelle de Chirac contre Bush<\/a> \u00e0 Istanbul, sur la question de la Turquie. (L&rsquo;important est bien la rudesse du propos, pas le sujet \u00e0 propos duquel cette rudesse se manifeste.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Les d\u00e9bats \u00e0 Paris, devant l&rsquo;intention ouvertement affich\u00e9e de Nicolas Sarkozy de devenir <a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/europe\/story.jsp?story=536290\" class=\"gen\">le futur pr\u00e9sident de l&rsquo;UMP<\/a>, avec pour objectif les pr\u00e9sidentielles de 2007.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La perception, de plus en plus renforc\u00e9e, de la d\u00e9liquescence de l&rsquo;OTAN \u00e0 cause de <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2004\/06\/28\/opinion\/28SAFI.html\" class=\"gen\">l&rsquo;opposition actuelle<\/a> entre Anglo-Am\u00e9ricains d&rsquo;une part, Franco-Allemands d&rsquo;autre part.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoyons chacun de ces trois \u00e9l\u00e9ments \u00e0 des lumi\u00e8res diff\u00e9rentes.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Occupez-vous donc du Mexique, pas de la Turquie !<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une mesure sans pr\u00e9c\u00e9dent de la faiblesse du pouvoir am\u00e9ricain qu&rsquo;un chef d&rsquo;\u00c9tat, le Fran\u00e7ais Chirac, puisse dire ces quelques phrases, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/nato\/story\/0,12667,1249663,00.html\" class=\"gen\">selon The Guardian<\/a> au pr\u00e9sident des Etats-Unis, qui venait de plaider pour l&rsquo;entr\u00e9e de la Turquie dans l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Jacques Chirac bluntly told George Bush to mind his own business yesterday when the US president urged European leaders to give Turkey a firm date for starting EU membership talks later this year.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Ignoring the determined effort to celebrate improved transatlantic relations after the Iraq crisis, the French president publicly rebuked Mr Bush at Nato&rsquo;s Istanbul summit for calling for special treatment for the Turks.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Mr Bush, he complained, not only went too far but went on to territory which is not his own.  He added: It&rsquo;s as if I was advising the US on how they should manage their relations with Mexico.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tCe qui nous int\u00e9resse ici n&rsquo;est pas le cas sur lequel s&rsquo;exerce la m\u00e9sentente (la Turquie dans l&rsquo;UE), mais, bien s\u00fbr, cette s\u00e9v\u00e8re rebuffade. C&rsquo;est le signe que ce type d&rsquo;interventions avec les USA, d\u00e9sormais une pratique habituelle de Chirac dont l&rsquo;antipathie pour GW Bush est connue, commence \u00e0 entrer dans les normes. C&rsquo;est le signe qu&rsquo;on peut d\u00e9sormais dire son fait aux Etats-Unis. Cela fait plus de vingt ans que la dialectique pro-turque (pour l&rsquo;entr\u00e9e de la Turquie dans la CEE, puis l&rsquo;UE) se r\u00e9p\u00e8te invariablement, sans qu&rsquo;aucun Europ\u00e9en n&rsquo;ait jamais eu \u00e0 redire \u00e0 propos de cette flagrante ing\u00e9rence. Ce n&rsquo;est plus le cas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Le fait que Bush soit revenu sur le sujet le lendemain, mardi 29, le fait que Chirac ait \u00e9t\u00e9 parmi ceux qui envisagent l&rsquo;entr\u00e9e de la Turquie dans l&rsquo;UE, ne modifient en rien la remarque ci-dessus. L&rsquo;intervention de Chirac concernait un principe, pas une position pour ou contre l&rsquo;entr\u00e9e de la Turquie dans l&rsquo;UE. Sa r\u00e9action aurait d\u00fb \u00eatre, elle aurait \u00e9t\u00e9 la m\u00eame si GW Bush avait recommand\u00e9 que la Turquie n&rsquo;entre pas dans l&rsquo;UE.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, l&rsquo;intervention de Chirac a des causes int\u00e9rieures, et cela aussi nous int\u00e9resse. La question turque est aujourd&rsquo;hui un sujet tr\u00e8s sensible en France, qui divise aussi bien les \u00e9lecteurs que les partis. Ce point peut \u00eatre constat\u00e9 alors que la situation g\u00e9n\u00e9rale politique en France est extr\u00eamement d\u00e9licate, essentiellement avec l&rsquo;affrontement entre Chirac et Sarkozy. C&rsquo;est un autre point int\u00e9ressant ; pour autant, et quelles que soient les intentions des uns et des autres parmi les acteurs, ce point ne nous para\u00eet pas essentiel si on le prend dans le sens des engagements sur la question pos\u00e9e de l&rsquo;entr\u00e9e de la Turquie dans l&rsquo;UE.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPremier point \u00e0 noter : Il est d\u00e9sormais jug\u00e9 moins dangereux et moins risqu\u00e9, dans tous les cas pour ce pr\u00e9sident fran\u00e7ais, d&rsquo;adresser de durs reproches au pr\u00e9sident des USA que, dans certains cas, de m\u00e9contenter certaines parties de l&rsquo;\u00e9lectorat fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9but de l&rsquo;affrontement ouvert avec Sarkozy.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Dans la bataille Chirac-Sarkozy, le champ de l&rsquo;affrontement se situera aussi dans les affaires ext\u00e9rieures (relations transatlantiques) <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tA Paris, justement, l&rsquo;affrontement de Chirac avec Sarkozy \u00e9clate, tout de m\u00eame avec une perspective de trois ann\u00e9es (\u00e9lections en 2007) pour qu&rsquo;il soit men\u00e9 \u00e0 son terme. Les \u00e9trangers qui suivent les affaires fran\u00e7aises ont bien entendu not\u00e9 cette ouverture g\u00e9n\u00e9rale et officielle des hostilit\u00e9s. <a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/europe\/story.jsp?story=536290\" class=\"gen\">The Independent, par exemple<\/a> :<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Despite a public facade of unity, M. Sarkozy gave a confident (enemies said arrogant) speech at a UMP conference in Paris making clear he regarded himself as 71-year-old M. Chirac&rsquo;s only natural successor (whatever the President may say). The cause of the confrontation between M. Sarkozy and President Chirac  once his political mentor  is the need to elect a new president of the UMP by November. M. Sarkozy, 49, wants the post that would put him in line to become the main candidate for the centre right in the 2007 presidential elections.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLa situation politique fran\u00e7aise, avec cet affrontement Chirac-Sarkozy, pr\u00e9sente, jusqu&rsquo;\u00e0 son terme de 2007, un avantage pour Chirac : l&rsquo;influence de la sc\u00e8ne ext\u00e9rieure, et notamment les relations transatlantiques. Le <em>Guardian<\/em> note fort justement cette particularit\u00e9 qui s\u00e9pare Blair et Chirac de fa\u00e7on radicale : \u00ab <em>Mr Blair has been notably more emollient in the running feud with Paris than Mr Chirac, whose domestic popularity is boosted by it: the exact opposite of Mr Blair&rsquo;s situation at home.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est certain que Chirac, b\u00eate politique r\u00e9put\u00e9e pour son sens de l&rsquo;opportunit\u00e9 dans la bataille politicienne, r\u00e9alisera, si ce n&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 fait, cet avantage incontestable : sa capacit\u00e9 de faire remonter sa popularit\u00e9 en France en prenant une position ferme contre les Etats-Unis. Outre la conviction qu&rsquo;il a \u00e0 ce propos (autre et vaste d\u00e9bat), il d\u00e9tient un avantage de fer : l\u00e0 o\u00f9 il peut agir, Sarkozy ne peut rien faire pour contrer son action parce qu&rsquo;il est contraint par son r\u00f4le (ministre des Finances et\/ou pr\u00e9sident \u00e9ventuel de l&rsquo;UMP) \u00e0 ne pas intervenir, sauf de fa\u00e7on \u00e9pisodique et risqu\u00e9e, dans les affaires ext\u00e9rieures, et notamment dans les relations transatlantiques. Au contraire, comme on le voit encore plus ci-apr\u00e8s&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Les grandioses supputations de William Safire,  de Chirac \u00e0 Sarkozy, une cure de jouvence pour l&rsquo;OTAN<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t En effet, autant Chirac est de plus en plus l&rsquo;obsession am\u00e9ricaine, parce qu&rsquo;il est l&rsquo;homme qui anime et ne cesse d&rsquo;accentuer l&rsquo;opposition \u00e0 GW Bush, autant les Am\u00e9ricains ont cru d\u00e9celer en Sarkozy une fus\u00e9e anti-Chirac de premi\u00e8re qualit\u00e9, avec toutes les caract\u00e9ristiques de la frappe de grande pr\u00e9cision des engins de technologie US.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a, par exemple, ce message, assez lourdingue de quelques tonnes comme c&rsquo;est l&rsquo;habitude chez lui, de William Safire, <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2004\/06\/28\/opinion\/28SAFI.html\" class=\"gen\">dans un article du New York Times<\/a> repris <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/526981.html \" class=\"gen\">par l&rsquo;International Herald Tribune<\/a>. Le sujet : l&rsquo;OTAN qui va de plus en plus mal (\u00e0 cause de gens comme Chirac) et l&rsquo;OTAN qui peut \u00eatre sauv\u00e9e (on imagine comment),  gr\u00e2ce \u00e0 des hommes comme Sarkozy, s&rsquo;il est \u00e9lu en 2007. Safire est \u00e0 d\u00e9guster sur quelques paragraphes.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Behind this fa\u00e7ade <\/em>[of NATO&rsquo;s unity], <em>however, exists a hollowed-out alliance. Its previous common purpose  to block the westward march of Soviet imperialism  has not been replaced by a new purpose: to defeat imperial terrorism. Unless the democracies of France and Germany elect leaders capable of grasping that current challenge, NATO will continue to atrophy, supplanted by ad hoc coalitions of the willing to meet emergencies.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Such a withering of the West&rsquo;s grand alliance is not inevitable. Although savants in the U.S. seem certain that Bush and Blair will be punished by voters for their sin of strangling the worst regime in the cradle of terror, the view I get from London is different.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Britain&rsquo;s Labor Party is unlikely to thrust aside its eloquent leader and proven vote-getter. Blair has recently flummoxed internal dissenters as well as opposing Tories by proposing referendums not just on giving up economic sovereignty to Continental bankers but also on turning over political sovereignty to the bureaucrats of Brussels in the proposed European constitution. Like a strong majority of Euroskeptical Britons, Blair is now lukewarm on both issues, which snatches the clothes of the Tories.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Bush should accede to his stalwart ally&rsquo;s request for the release of four British subjects now held in Guant\u00e1namo, underscoring the special relationship. And as the interim government in Baghdad puts a nationalistic Iraqi face on its internal battle, Bush and Blair will be bolstered politically by (a) the reality of a shift in the war&rsquo;s fortunes as well as (b) the papering-over of the cracks in the wall of NATO solidarity.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Presume that Bush wins re-election this year and Blair the next. Further presume (and I know all this is hard to do) that necessary belt-tightening in France and Germany, at a time when unemployment is stuck near double digits, takes its toll at the polls.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Germany&rsquo;s Schr\u00f6der is a political zombie, with a Thatcheresque successor in the wings. The sclerotic government of Chirac is desperately trying to block the rise of the charismatic finance minister, Nicolas Sarkozy. This savvy dynamo of Hungarian descent, 49, is tough on immigration, France&rsquo;s sleeper issue. Though he would surely irritate London and Washington in the grand French tradition, Sarkozy would probably not align himself with a German politician to treat the rest of Europe, as does Chirac, as children not well brought up.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tQuand un chroniqueur comme Safire, d\u00e9j\u00e0 notablement allum\u00e9, vous parle d&rsquo;une notion comme celle d&rsquo;\u00ab <em>imperial terrorism<\/em> \u00bb (fa\u00e7on de rapprocher le terrorisme de la menace sovi\u00e9tique, en dimension), on peut se dire qu&rsquo;on se trouve dans un texte aliment\u00e9 \u00e0 100% par la parano\u00efa et le virtualisme washingtonien.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour le reste, dans le passage cit\u00e9, oubliez Bush, Blair, Schroeder le \u00ab <em>political zombie<\/em> \u00bb (hmmm, alors comment appeler Tony Blair aujourd&rsquo;hui, ou GW dans certaines circonstances ? <em>the shadow of a political zombie<\/em>, par exemple ?)  L&rsquo;important, c&rsquo;est bien Chirac, et c&rsquo;est surtout Sarkozy et son destin national.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Sarkozy, avec tout de m\u00eame quelques choses pas mal vues par Safire :  \u00ab <em>Though he would surely irritate London and Washington in the grand French tradition<\/em> \u00bb ; et d&rsquo;autres, compl\u00e8tement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque : croire que Sarkozy \u00ab <em>would probably not align himself with a German politician to treat the rest of Europe, as des Chirac, as children not well brought up<\/em> \u00bb, c&rsquo;est ne l&rsquo;avoir pas vu, dans un conseil europ\u00e9en, notamment lorsqu&rsquo;il \u00e9tait ministre \u00e0 l&rsquo;Int\u00e9rieur, traiter ses coll\u00e8gues et le pr\u00e9sident de s\u00e9ance comme des \u00e9l\u00e8ves d&rsquo;\u00e9cole primaire dont la r\u00e9cr\u00e9ation a assez dur\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Au bout du compte, c&rsquo;est la force des choses qui l&#8217;emporte, pas le politicien avec ses calculs d&rsquo;\u00e9picier<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tEn bonne logique cart\u00e9sienne, nous avons gard\u00e9 le plus important pour la fin. Tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de, on le comprend, n&rsquo;a qu&rsquo;une importance conjoncturelle, qui fluctuera au gr\u00e9 des situations int\u00e9rieures, de tous les c\u00f4t\u00e9s, dans tous les pays cit\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui importe est plut\u00f4t ceci :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La politique \u00e9trang\u00e8re fait une entr\u00e9e massive sur la sc\u00e8ne de pays habitu\u00e9s jusqu&rsquo;alors, m\u00eame quand ils avaient une politique \u00e9trang\u00e8re cons\u00e9quente, \u00e0 traiter les d\u00e9bats int\u00e9rieurs sur les seuls probl\u00e8mes int\u00e9rieurs. On a vu ce ph\u00e9nom\u00e8ne en Allemagne, en Espagne, plus ou moins dans certains autres pays \u00e0 l&rsquo;occasion des europ\u00e9ennes ou des municipales (Pays-Bas, Italie). On le voit d\u00e9sormais clairement et massivement dans les deux plus importants pays europ\u00e9ens, le Royaume-Uni et la France, o\u00f9 la politique ext\u00e9rieure joue m\u00eame un r\u00f4le massif en-dehors de la p\u00e9riode \u00e9lectorale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Cela signifie que les opinions publiques europ\u00e9ennes vont peser de plus en plus dans les politiques \u00e9trang\u00e8res des nations au moment o\u00f9 l&rsquo;Europe institutionnelle, totalement en d\u00e9confiture, aura de moins en moins son mot \u00e0 dire, malgr\u00e9 toutes les constitutions du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Cela signifie que tous les politiciens, y compris ceux qui auront soutenu une option pro-US et auront \u00e9t\u00e9 favoris des US, devront \u00e9pouser, le moment venu, les grandes tendances de politique ext\u00e9rieure du public. Il n&rsquo;est pas interdit de penser (on m\u00eame l&rsquo;impression que Safire lui-m\u00eame a quelques doutes \u00e0 ce sujet) qu&rsquo;un Sarkozy, dans le sc\u00e9nario id\u00e9al pour lui, et connaissant son habilet\u00e9 \u00e0 suivre les courants qui comptent, se retrouve en 2007 pr\u00e9sident d&rsquo;une France pure et dure face aux USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Bref, il y a les calculs des petits hommes et la force des choses. Devinez qui l&#8217;emporte<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l&rsquo;int\u00e9rieur vers l&rsquo;ext\u00e9rieur et vice-versa, ou l&rsquo;incursion paradoxale de la politique \u00e9trang\u00e8re dans les d\u00e9bats int\u00e9rieurs (cas de Chirac vs Sarkozy) A Istanbul, au sommet de l&rsquo;OTAN, un int\u00e9ressant ph\u00e9nom\u00e8ne est apparu : les pressions indirectes de la politique int\u00e9rieure concourrant \u00e0 renforcer et rendre public un d\u00e9bat de politique ext\u00e9rieure de la plus&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-66015","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66015\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}