{"id":66067,"date":"2004-08-29T00:00:00","date_gmt":"2004-08-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/08\/29\/lexceptionnelle-confusion-britannique-et-transatlantique\/"},"modified":"2004-08-29T00:00:00","modified_gmt":"2004-08-29T00:00:00","slug":"lexceptionnelle-confusion-britannique-et-transatlantique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/08\/29\/lexceptionnelle-confusion-britannique-et-transatlantique\/","title":{"rendered":"<strong><em>L&rsquo;exceptionnelle confusion britannique et transatlantique<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;exceptionnelle confusion britannique et transatlantique<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t29 ao\u00fbt 2004  Le Royaume-Uni se trouve, aujourd&rsquo;hui, dans ses relations avec les Etats-Unis comme dans la situation de son syst\u00e8me politique, dans un \u00e9tat de confusion sans pr\u00e9c\u00e9dent. Le Royaume-Uni est le seul pays o\u00f9, justement, ces deux situations sont m\u00eal\u00e9es, \u00e0 la fois l&rsquo;une et l&rsquo;autre causes et cons\u00e9quences : la situation de ses relations avec les Etats-Unis et la situation de son syst\u00e8me politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn signe de cette confusion extraordinaire se trouve dans une nouvelle p\u00e9rip\u00e9tie o\u00f9 l&rsquo;on voit le chef des conservateurs britanniques, parti pro-am\u00e9ricain par essence depuis 1940 et surtout proche des r\u00e9publicains conservateurs am\u00e9ricains actuellement au pouvoir, <a href=\"http:\/\/news.scotsman.com\/index.cfm?id=1013032004\" class=\"gen\">se trouver en conflit violent avec la Maison-Blanche<\/a>. On voit Michael Howard, le chef des conservateurs, dans un \u00e9change extr\u00eamement vif avec la Maison-Blanche directement et d&rsquo;une fa\u00e7on publique avec une intensit\u00e9 jamais atteinte. Les mots \u00e9chang\u00e9s sont tr\u00e8s durs des deux c\u00f4t\u00e9s, tels que les rapporte <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/main.jhtml?xml=\/news\/2004\/08\/29\/ntory29.xml\" class=\"gen\">le Sunday Telegraph d&rsquo;hier<\/a>, avec ce titre imprim\u00e9 presque avec une insolence masochiste pour ce journal pro-conservateur et pro-am\u00e9ricain : \u00ab <em>Howard tells Bush: I don&rsquo;t care if you won&rsquo;t see me.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>In a furious phone call earlier this year, Karl Rove, Mr Bush&rsquo;s closest adviser, told Mr Howard&rsquo;s aides: You can forget about meeting the President. Don&rsquo;t bother coming. You are not meeting him.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Yesterday, after the White House ban was disclosed in the strongly pro-Blair Sun, Mr Howard issued a strongly-worded statement: A Conservative government would work very closely with President Bush or President Kerry but my job as leader of the Opposition is to say things as I see them in the interests of our country and to hold our Government to account. If some people in the White House, in their desire to protect Mr Blair, think I am too tough on Mr Blair or too critical of him, they are entitled to their opinion. But I shall continue to do my job as I see fit.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Mr Howard&rsquo;s aides went even further, insisting that he would have nothing to do with those trying to sustain Tony Blair in office wherever they might be. A senior aide said: There had been channels of discussion open as to whether he should go to Washington when Karl Rove telephoned to tell him not to bother. Howard&rsquo;s reaction was very cool. He is not going to be cowed by anybody from criticising the Prime Minister.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The confrontation between Mr Bush and Mr Howard is the deepest split between an American president and a Conservative leader since the row between Ronald Reagan and Margaret Thatcher over the US invasion of Grenada in 1983. They rapidly resumed their close alliance after the crisis. However, the bitter and public division between President Bush and Mr Howard appears unbridgeable.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Mr Bush&rsquo;s ban was imposed in February after Mr Howard accused Mr Blair of a serious dereliction of duty for going to war without asking basic questions about Iraq&rsquo;s weapons of mass destruction and told him that he should be seriously considering his position. Mr Howard&rsquo;s aides confirmed that Mr Rove had indeed sent a brusque message to the Tory leader. But they were quick to point out that Mr Howard had sent a robust reply. He told us to tell Rove one word  Tough, said a senior aide.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The complete breakdown in relations between the White House and Conservative Central Office is all the more remarkable given Mr Howard&rsquo;s strong Atlanticist convictions. He has often said that his conservative politics were inspired by trips to the United States, and he is the founder of the Atlantic Partnership, which fosters links between America and Europe.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLe Royaume-Uni est dans une situation extraordinaire. Son syst\u00e8me parlementaire est bris\u00e9, avec des partis divis\u00e9s sur les principaux probl\u00e8mes, avec des conservateurs plus proches de nombre de travaillistes que de l&rsquo;aile anti-europ\u00e9enne de leur propre parti sur l&rsquo;Europe, avec des travaillistes pratiquement align\u00e9s sur les lib\u00e9raux sur la question irakienne contre le Premier ministre issu de leurs rangs, avec des conservateurs partisans de l&rsquo;alliance transatlantique et pourtant violemment oppos\u00e9s \u00e0 Blair, notamment sur sa fa\u00e7on d&rsquo;avoir conduit la guerre en Irak, et donc violemment oppos\u00e9s \u00e0 leurs alli\u00e9s naturels au pouvoir \u00e0 Washington, comme le montre la querelle Howard-Rove.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn homme profite de cela, le Premier ministre Tony Blair, parce qu&rsquo;aucune alternative \u00e0 lui n&rsquo;est pour l&rsquo;instant possible. Pourtant, ce Premier ministre est totalement paralys\u00e9, discr\u00e9dit\u00e9, d&rsquo;une impopularit\u00e9 exceptionnelle, constamment sur la d\u00e9fensive, incapable de se d\u00e9gager du bourbier irakien, allant d&rsquo;accusations en scandales \u00e0 moiti\u00e9 \u00e9touff\u00e9s, et jusqu&rsquo;\u00e0 cette nouvelle menace d&rsquo;une proc\u00e9dure d&rsquo;<em>impeachment<\/em> dont les initiateurs vont recevoir l&rsquo;aide l\u00e9gale <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/Iraq\/Story\/0,2763,1292073,00.html\" class=\"gen\">du cabinet d&rsquo;avocats dont Cherie Blair, sa propre femme, est la vice-pr\u00e9sidente<\/a>. \u00ab <em>Cette affaire d&rsquo;impeachment est magique, <\/em>commente ironiquement une source europ\u00e9enne. <em>C&rsquo;est une proc\u00e9dure qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e depuis 1848, contre le premier Galverston, et elle va totalement d\u00e9chirer tous les partis britanniques en les confrontant les uns et les autres \u00e0 des choix impossibles. Londres va conna\u00eetre, dans quelques jours, une rentr\u00e9e politique agit\u00e9e,  une de plus<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu-dessus de cette exceptionnelle confusion, une ombre plane, celle des <em>special relationships<\/em> (avec les USA). Aujourd&rsquo;hui, le Royaume-Uni paye une politique vieille de 64 ans, depuis l&rsquo;accession de Winston Churchill \u00e0 la fonction de Premier ministre, dont tous les historiens s\u00e9rieux montrent qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais rapport\u00e9 aux Britanniques que d\u00e9boires, abandons d&rsquo;int\u00e9r\u00eats et de souverainet\u00e9, et humiliations sans nombre. Le Royaume-Uni est paralys\u00e9 \u00e0 l&rsquo;image de son Premier ministre qui se maintient \u00e0 son poste dans une performance sans \u00e9gale qui pourrait \u00eatre qualifi\u00e9e, comme le g\u00e9n\u00e9ral Franks a qualifi\u00e9 la victoire en Irak, de \u00ab <em>catastrophic success<\/em> \u00bb. En un mot, la confusion britannique est aujourd&rsquo;hui le miroir, voir le <em>clone<\/em> fid\u00e8le de la confusion et de la crise qui r\u00e8gnent \u00e0 Washington. <em>Special relationships<\/em> jusqu&rsquo;au bout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t Avec, comme sorte d&rsquo;\u00e9pigramme de l&rsquo;aventure, ce commentaire du <em>Telegraph<\/em> qu&rsquo;il faut r\u00e9p\u00e9ter pour le m\u00e9diter, lorsque le journal rappelle que cette querelle est la plus furieuse depuis celle de Thatcher et de Reagan en 1983 \u00e0 propos de l&rsquo;invasion de la grenade,  mais querelle rapidement r\u00e9gl\u00e9e, par contraste probable avec celle-ci : \u00ab <em> However, the bitter and public division between President Bush and Mr Howard appears unbridgeable.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;exceptionnelle confusion britannique et transatlantique 29 ao\u00fbt 2004 Le Royaume-Uni se trouve, aujourd&rsquo;hui, dans ses relations avec les Etats-Unis comme dans la situation de son syst\u00e8me politique, dans un \u00e9tat de confusion sans pr\u00e9c\u00e9dent. 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