{"id":66077,"date":"2004-09-09T00:00:00","date_gmt":"2004-09-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/09\/09\/we-are-the-world-ok-donc-nous-avons-tous-notre-mot-a-dire-sur-lelection-de-notre-president-a-nous-tous-voici-celui-de-garton-ash\/"},"modified":"2004-09-09T00:00:00","modified_gmt":"2004-09-09T00:00:00","slug":"we-are-the-world-ok-donc-nous-avons-tous-notre-mot-a-dire-sur-lelection-de-notre-president-a-nous-tous-voici-celui-de-garton-ash","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/09\/09\/we-are-the-world-ok-donc-nous-avons-tous-notre-mot-a-dire-sur-lelection-de-notre-president-a-nous-tous-voici-celui-de-garton-ash\/","title":{"rendered":"<strong><em>\u201cWe are the world\u201d\u2026 OK, donc nous avons tous notre mot \u00e0 dire sur l&rsquo;\u00e9lection de \u201cnotre\u201d Pr\u00e9sident \u00e0 nous tous : voici celui de Garton-Ash<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">We are the world OK, donc nous avons tous notre mot \u00e0 dire sur l&rsquo;\u00e9lection de notre Pr\u00e9sident \u00e0 nous tous : voici celui de Garton-Ash<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tTimothy Garton Ash a raison (dans son commentaire du <em>Guardian<\/em> du 2 septembre : <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/uselections2004\/comment\/story\/0,14259,1295509,00.html\" class=\"gen\">c&rsquo;est bien The world election<\/a> dont la derni\u00e8re phase commence aux USA, apr\u00e8s la d\u00e9signation officielle de GW Bush comme candidat du parti r\u00e9publicain. Pour autant, Garton-Ash n&rsquo;a pas tout le temps raison<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn r\u00e9alit\u00e9, son texte est, \u00e0 partir d&rsquo;une analyse juste et souvent sophistiqu\u00e9e, un bon condens\u00e9 des illusions europ\u00e9ennes, et des Europ\u00e9ens \u00e0 la fois lib\u00e9raux et pro-am\u00e9ricains, \u00e0 propos de ces \u00e9lections et de l&rsquo;Am\u00e9rique elle-m\u00eame. Le texte de Garton-Ash a par cons\u00e9quent un caract\u00e8re exemplaire. Il l&rsquo;a d&rsquo;autant plus que Garton-Ash laisse entendre de fa\u00e7on transparente qu&rsquo;il nous communique l\u00e0 un message que l&rsquo;\u00e9tat-major de John Kerry entend faire passer aux hommes d&rsquo;influence chez les alli\u00e9s des USA, particuli\u00e8rement les Europ\u00e9ens. Car le texte de Garton-Ash, bon \u00e9l\u00e8ve du lib\u00e9ralisme humanitariste et transatlantique en l&rsquo;occurrence, n&rsquo;est rien moins qu&rsquo;un plaidoyer pour John Kerry.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Don&rsquo;t be fooled by those who say that one lot is as bad as the other, or even, like the New Statesman&rsquo;s John Pilger, that Bush&rsquo;s re-election may be the lesser evil, because supremacy is the essence of Americanism; only the veil changes or slips. Don&rsquo;t be put off by John Kerry&rsquo;s attempts to out-Bush Bush, as he attacks rather than applauds the president for inadvertently admitting that this war on terror cannot be won in the way that the second world war was won. Beyond the electoral posturing, Kerry knows that is true. As president, he would act accordingly, and the change would make a vast difference to every one of us.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Confirmation venue d&rsquo;En-Haut (de Garton-Ash et des lib\u00e9raux transatlantiques): GW est bien le Diable et, par cons\u00e9quent, John Kerry est notre Ange du Bien,  CQFD<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAu contraire, dit Garton-Ash, si nous avons Bush quatre ann\u00e9es de plus, voici ce qui se passera, en complet contraste de ce qu&rsquo;il pr\u00e9voit avec Kerry,  rien de moins que l&rsquo;Enfer avec m\u00eame, au bout du compte, comme en 1900 (appr\u00e9cions la modernit\u00e9 de la critique) l&rsquo;immonde P\u00e9ril jaune se d\u00e9clarant aux JO de P\u00e9kin, en plus du choc des civilisations <em>Made In<\/em> Huntington : <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Four more years of Bush can confirm millions of Muslims in a self-defeating phobia against the west, Europe in hostility to America, and the US on the path to fiscal ruin. Four more years, and the Beijing Olympics will see ascending China dictating its terms to a divided world.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tAinsi les termes sont-ils pos\u00e9s, d&rsquo;une fa\u00e7on presque aussi radicale, jusqu&rsquo;\u00e0 la caricature, que GW Bush d\u00e9finit sa politique : Bush, c&rsquo;est le mal (ou le Mal, n&rsquo;ayons pas peur des majuscules), au contraire de Kerry qui, au fond, repr\u00e9sente le bien (ou le Bien, etc.) selon les conceptions lib\u00e9rales et atlantistes de Garton-Ash.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertes, Kerry nous dit le contraire et semble faire du super-Bush (<em>to out-Bush Bush<\/em>) mais il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00eatre malin Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une circonstance \u00e9lectorale (<em>the electoral posturing<\/em>), et la r\u00e9alit\u00e9-Kerry est exactement l&rsquo;inverse de l&rsquo;immonde r\u00e9alit\u00e9-GW. Nous sommes donc invit\u00e9s \u00e0 ne pas croire aux discours publics et aux affirmations de conviction d&rsquo;un homme d\u00e9crit implicitement comme un parangon de vertu et de franchise, et dont on nous dit, noblesse oblige, qu&rsquo;il pratique la <em>novlangue<\/em> par obligation \u00e9lectorale. L&rsquo;argument est s\u00e9duisant puisque paradoxal, et aussi tr\u00e8s \u00e9puisant pour l&rsquo;esprit puisque paradoxal. Surtout, il est \u00e0 multiples effets.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tGarton-Ash parle \u00e0 partir de contacts pr\u00e9cis qu&rsquo;il a avec l&rsquo;\u00e9quipe Kerry,  c&rsquo;est une certitude implicite lorsqu&rsquo;il conseille aux gouvernements de ne pas soutenir officiellement Kerry, mais de laisser cela aux Europ\u00e9ens non-officiels (\u00ab <em>No European government would be wise to endorse either candidate. They can leave that to us unofficial Europeans<\/em> \u00bb). La question pos\u00e9e par Candide est : pourquoi Garton-Ash ne serait-il pas, lui aussi, victime d&rsquo;une <em>novlangue<\/em> \u00e0 son niveau, de la part de ses contacts chez Kerry ? Cette sorte de circonstances, cela s&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 vu.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tProc\u00e9dons plut\u00f4t par une voie contradictoire, pour tenter de montrer que cette possibilit\u00e9 (Garton-Ash victime d&rsquo;intoxication, parce que cette intox rencontre ses convictions, mot plus noble qu&rsquo;illusions) n&rsquo;est nullement d\u00e9plac\u00e9e. Il s&rsquo;agit de la fragilit\u00e9 de l&rsquo;argumentation selon laquelle Bush est seul (avec sa clique) repr\u00e9sentant du Mal, et un imposteur qui a usurp\u00e9 la qualit\u00e9 \u00e9vidente de la vertu am\u00e9ricaniste qui est notre Sauvegarde \u00e0 tous. Il s&rsquo;agit de la fragilit\u00e9 de l&rsquo;argumentation tendant \u00e0 d\u00e9moniser GW Bush.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>GW refait l&rsquo;Histoire de la deuxi\u00e8me guerre mondiale : pi\u00e8tre historien certes mais psychologue avis\u00e9, un peu \u00e0 la mani\u00e8re de Steven Spielberg en train de filmer le d\u00e9barquement du 6 juin<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tGarton-Ash critique l&rsquo;interpr\u00e9tation de GW Bush de la guerre contre la terreur<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t \u00ab <em>Like the second world war, he declared in mid-August, the war we are fighting now began with a ruthless, surprise attack on America. Well, tell that to the Poles. (I&rsquo;m writing this on the 65th anniversary of the true beginning of the second world war, which was indeed a ruthless, surprise attack  on Poland.) Or the British. Or the French. But for President Bush, the second world war began only with the Japanese attack on America at Pearl Harbor.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLa critique est juste, pas l&rsquo;objet de cette critique, ce qui laisse appara\u00eetre un manque de finesse de Garton-Ash dans la compr\u00e9hension du probl\u00e8me am\u00e9ricaniste. C&rsquo;est inqui\u00e9tant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tContrairement \u00e0 ce qu&rsquo;avance implicitement Garton-Ash, il nous appara\u00eet au contraire que c&rsquo;est un trait de la psychologie am\u00e9ricaine,  nous ne parlons pas de la science historique mais de la psychologie, donc de la perception,  de consid\u00e9rer que la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale n&rsquo;a effectivement commenc\u00e9 que le 7 d\u00e9cembre 1941. Historiquement, GW a \u00e9videmment tort ; psychologiquement, non, il est compl\u00e8tement dans le vrai, et son discours ne fait que refl\u00e9ter le sentiment (\u00e0 peine) inconscient de l&rsquo;Am\u00e9ricain moyen. GW est comme un Spielberg,  un parangon de la vertu lib\u00e9rale et transatlantique, celui-l\u00e0,  lorsqu&rsquo;il tourne un film (<em>Saving Private Ryan<\/em>) o\u00f9 l&rsquo;impression g\u00e9n\u00e9rale est que seuls les Am\u00e9ricains r\u00e9alis\u00e8rent le d\u00e9barquement du 6 juin 1944 alors que leurs forces repr\u00e9sentaient moins de 50% de l&rsquo;effectif alli\u00e9. Garton-Ash montre une culture historique normale, GW montre une intuition psychologique compl\u00e8tement fond\u00e9e. Garton-Ash est un lib\u00e9ral transatlantique bien cultiv\u00e9 mais qui n&rsquo;a rien compris \u00e0 la psychologie am\u00e9ricaniste. Ce ne serait pas la premi\u00e8re fois.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>GW n&rsquo;a rien compris, mais alors rien du tout, \u00e0 la guerre contre le terrorisme? D&rsquo;accord: mais le Congr\u00e8s, et le peuple am\u00e9ricain, qui approuvent \u00e0 fond les d\u00e9penses du Pentagone et la guerre en Irak?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tGarton-Ash fait une critique \u00e9galement juste, d&rsquo;un point de vue historique et europ\u00e9en, sur ce qu&rsquo;est la guerre contre le terrorisme, et une critique montrant que le mot guerre est bien inappropri\u00e9. Voyons ce qu&rsquo;il en dit, qui est tr\u00e8s int\u00e9ressant, notamment l&rsquo;estimation que fait Garton-Ash de l&rsquo;utilit\u00e9 de la force militaire :<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The contemporary <\/em>[Bush&rsquo;] <em>analysis is as bad as the history. Again and again, the war on terror  Wot, in Washington shorthand  is compared to the second world war or the cold war<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t()<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em> But it isn&rsquo;t, and it won&rsquo;t. \u00a0\u00bbUtterly destroy him,\u00a0\u00bb cries Karl Rove. But who is he? Osama bin Laden? A Palestinian suicide bomber? An Iranian mullah? The unknown terrorist? The whole point of this new kind of struggle is that there is no single clearly identifiable leader or regime, no Hitler or Soviet Union, who can be thus destroyed. (Obviously, capturing Osama bin Laden, if he&rsquo;s still alive, would certainly help.) And if we accept, as we should, that we face a serious array of new threats, among which Islamist terrorism plays an important part, what is the role of military force in reducing the threat? Much less than in earlier wars. If military force was 80% responsible for the west&rsquo;s victory in the second world war, and perhaps  through the impact on the Soviet Union of the arms race  30% responsible for the west&rsquo;s victory in the cold war (and even that figure may be too high), it will only be 10%  or perhaps 15%  responsible for winning this one.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tPour autant, Garton-Ash a-t-il raison de limiter sa critique de cette conception fausse au seul GW ? Non, bien s\u00fbr. Cette conception, bas\u00e9e sur une attitude caract\u00e9ris\u00e9e par l&rsquo;arrogance et la certitude de l&rsquo;efficacit\u00e9 de la puissance militaire conventionnelle, est tr\u00e8s largement partag\u00e9e par le public am\u00e9ricain. Le budget pharamineux du Pentagone ($420 milliards, plus de $700 milliards si l&rsquo;on compte toutes les vraies d\u00e9penses militaires), qui sert si peu \u00e0 la guerre contre le terrorisme (selon les explications de Garton-Ash lui-m\u00eame) qu&rsquo;on peut dire qu&rsquo;il ne sert \u00e0 rien, est approuv\u00e9 par une \u00e9crasante majorit\u00e9 du Congr\u00e8s et une confortable majorit\u00e9 des Am\u00e9ricains (sondages). GW n&rsquo;est pas seul, et lui attribuer \u00e0 lui seul cette conception fausse, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un accident et de rien d&rsquo;autre, fausse l&rsquo;analyse g\u00e9n\u00e9rale. C&rsquo;est au mieux une maladresse du jugement au service de l&rsquo;argument, au pire une contrefa\u00e7on pour pouvoir faire triompher l&rsquo;argument.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Divine surprise : l&rsquo;Am\u00e9rique s&rsquo;int\u00e9resse au monde ext\u00e9rieur (donc \u00e0 nous, donc \u00e0 Garton-Ash),  l\u00e0 aussi c&rsquo;est juste: mais s&rsquo;int\u00e9resser comment? Comme les G.I.&rsquo;s s&rsquo;int\u00e9ressent aux Irakiens?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant, enfon\u00e7ons les portes ouvertes, cela permet de poser quelques tonitruantes banalit\u00e9s \u00e0 bon compte, comme si elles \u00e9taient des v\u00e9rit\u00e9s. Mais non, la v\u00e9rit\u00e9 n&rsquo;est pas banale<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici ce que Garton-Ash dit de la perte d&rsquo;influence des USA dans le monde,  et, <em>stricto sensu<\/em> il a raison,  mais pour l&rsquo;esprit des choses, c&rsquo;est autre chose<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>He <\/em>[GW Bush] <em>has presided over the largest build-up of the American military since the end of the cold war, and the swiftest, most comprehensive dismantling of the country&rsquo;s popularity in the world since Vietnam. In the weapons categories that really count, no one has done more to disarm America than George Bush.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>A surprising number of Americans see this. In a recent Pew poll, 67% of those asked said that the US had become less respected in the world, and 43% thought this was a major problem. It&rsquo;s not just wishful thinking that makes Democrats constantly harp on the argument that Bush has ruined America&rsquo;s standing with its traditional allies and friends. They know it means votes.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est juste, sauf au tout d\u00e9but, par omission : \u00ab <em>He <\/em>[GW Bush] <em>has presided<\/em> \u00bb. Ce n&rsquo;est pas seulement GW qui a lanc\u00e9 un surarmement et conduit \u00e0 l&rsquo;effondrement de l&rsquo;influence US dans le monde. John Kerry a toujours vot\u00e9 pour les initiatives de GW et approuve encore aujourd&rsquo;hui la guerre contre l&rsquo;Irak, principale cause de l&rsquo;effondrement de l&rsquo;influence US ; et, avec lui, l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 du Congr\u00e8s et une fort belle majorit\u00e9 du peuple am\u00e9ricain (<em>look to<\/em> les sondages).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt lorsque Garton-Ash, triomphant, ajoute que les Am\u00e9ricains, pour la premi\u00e8re fois, s&rsquo;int\u00e9ressent plus \u00e0 la politique \u00e9trang\u00e8re qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie (\u00ab <em>In that same Pew poll, 41% of those asked say the most important problem facing the nation is war\/foreign policy\/terrorism against just 26% for economic issues<\/em> \u00bb), c&rsquo;est exactement le m\u00eame tabac. GW s&rsquo;int\u00e9resse plus, lui aussi, aux affaires ext\u00e9rieures. (Kerry, c&rsquo;est moins s\u00fbr, qui vient de se faire rappeler \u00e0 l&rsquo;ordre par le cher vieux Bill Clinton, de son lit d&rsquo;h\u00f4pital, <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/uselections2004\/story\/0,13918,1298827,00.html\" class=\"gen\">pour ne pas assez parler de l&rsquo;\u00e9conomie<\/a>.) Tout cela fait-il mieux comprendre le monde (et nous, et Garton-Ash) aux Am\u00e9ricains ? Poser la question, n&rsquo;est-ce pas, c&rsquo;est y r\u00e9pondre quand on voit comment les G.I.&rsquo;s, repr\u00e9sentants triomphants de l&rsquo;Am\u00e9rique, comprennent les Irakiens.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<h3>Conclusion : comme la cavalerie US dans les films de John Ford, c&rsquo;est la vraie Am\u00e9rique qui, triomphant du mal (GW) nous sauvera tous, avec John Kerry en John Wayne <em>speaking French<\/em><\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tComme dans les films de Hollywood, ceux du grand John Ford, tout cela se termine bien. La cavalerie arrive \u00e0 temps et les m\u00e9chants Apaches (GW et sa bande) sont tout bonnement \u00e9cras\u00e9s, comme de vulgaires chiites irakiens. John Wayne est au rendez-vous ; chance, il <em>speaks French<\/em>, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de John Kerry. (Tout de m\u00eame, <em>mister<\/em> Garton-Ash, le pauvre Wayne doit s&rsquo;en retourner dans sa tombe.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tGarton-Ash nous explique donc, en conclusion, la fine tactique qu&rsquo;il convient d&rsquo;avoir pour soutenir Kerry sans para\u00eetre le soutenir tout en le soutenant sans trop para\u00eetre le faire mais en le faisant tout de m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 des rh\u00e9toriciens du calibre lib\u00e9ral-transatlantique de Garton-Ash. Une sorte de Nicola\u00ef Machiavelli revu par la <em>City<\/em> et <em>The Economist<\/em>, en passant par Harvard et par l&rsquo;\u00e9tat-major du citoyen du monde-candidat John Kerry.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCar nous savons tous que la vertu l&#8217;emporte <em>always<\/em>, c&rsquo;est Hollywood qui nous le dit : \u00ab <em>They&rsquo;ll know which America we mean<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>No European government would be wise to endorse either candidate. They can leave that to us unofficial Europeans. But European leaders can spell out clearly the terms on which Europe stands ready to be a full partner of the US in reducing the threat of terrorism that concerns Europe at least as much as it does America. From the ringside of the world election, we should shout not for Europe, not for Bush, not even for Kerry, but for America to win. They&rsquo;ll know which America we mean.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>We are the world OK, donc nous avons tous notre mot \u00e0 dire sur l&rsquo;\u00e9lection de notre Pr\u00e9sident \u00e0 nous tous : voici celui de Garton-Ash Timothy Garton Ash a raison (dans son commentaire du Guardian du 2 septembre : c&rsquo;est bien The world election dont la derni\u00e8re phase commence aux USA, apr\u00e8s la d\u00e9signation&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[3198,855],"class_list":["post-66077","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-gw","tag-kerry"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66077","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66077"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66077\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66077"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66077"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66077"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}