{"id":66100,"date":"2004-10-13T00:00:00","date_gmt":"2004-10-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/10\/13\/les-insondables-mysteres-des-sondages-americains\/"},"modified":"2004-10-13T00:00:00","modified_gmt":"2004-10-13T00:00:00","slug":"les-insondables-mysteres-des-sondages-americains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/10\/13\/les-insondables-mysteres-des-sondages-americains\/","title":{"rendered":"<strong><em>Les insondables myst\u00e8res des sondages am\u00e9ricains<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Les insondables myst\u00e8res des sondages am\u00e9ricains<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t13 octobre 2004  Prenons les plus r\u00e9cents sondages US, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s jusqu&rsquo;au 11 octobre (en g\u00e9n\u00e9ral, sur une dur\u00e9e de deux jours, 10-11 octobre). (On parle, bien s\u00fbr, des sondages sur l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine du 2 novembre.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y en a quatre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; ABC\/Washington <em>Post<\/em> (10-11 octobre), portant sur 1.205 personnes ayant d\u00e9cid\u00e9 de voter : 50% voteront pour GW, 47% pour Kerry, 1% pour Nader.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; CBS News (10-11 octobre), portant sur 760 personnes : 48%  pour GW, 45% pour Kerry, 2% pour Nader.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Zogby  (10-11 octobre), portant sur 1216 personnes : 45% , 45% et 2% respectivement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; ICR (10-11 octobre), portant sur 763 personnes : 48%,  43%, 2% respectivement.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn peut consulter une tenue \u00e0 jour des r\u00e9sultats des sondages notamment sur <a href=\"http:\/\/www.realclearpolitics.com\/\" class=\"gen\">le site RealClear Politics<\/a>. C&rsquo;est un site pro-Bush mais, dans l&rsquo;occurrence qui nous int\u00e9resse, il ne s&rsquo;agit que de chiffres. Autant les sondages actuels que l&rsquo;\u00e9volution des sondages donnent une image \u00e9trange par rapport \u00e0 ce que nous percevons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Depuis le face-\u00e0-face du 30 septembre, la perception est partout pr\u00e9sente que GW Bush est en retraite, voire \u00e0 la d\u00e9rive, alors que Kerry est en pleine ascension. Nulle part ce fait n&rsquo;appara\u00eet dans les sondages. Si l&rsquo;on fait une moyenne des 19 sondages effectu\u00e9s depuis le 30 septembre, on trouve 47,80% pour GW et 45,80% pour Kerry, ce qui repr\u00e9sente exactement, au centi\u00e8me pr\u00e8s, la moyenne des r\u00e9sultats de tous les sondages (pr\u00e8s de 150) depuis le 3 avril dernier.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les grands \u00e9v\u00e9nements m\u00e9diatiques (d\u00e9bats, r\u00e9v\u00e9lations fracassantes sur la guerre en Irak) n&rsquo;ont eu aucun effet sensible sur les sondages.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, si les deux candidats sont proches, on rel\u00e8ve une tendance nettement favorable \u00e0 GW Bush, portant sur 2% des r\u00e9ponses des personnes ayant d\u00e9j\u00e0 d\u00e9cid\u00e9 de leur choix.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Un nombre significatif (plus de 50%) d&rsquo;ind\u00e9cis au d\u00e9but de la campagne ont fait leur choix depuis. Cela n&rsquo;a pas chang\u00e9 l&rsquo;orientation des r\u00e9sultats puisqu&rsquo;on retrouve la m\u00eame moyenne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Si l&rsquo;on enl\u00e8ve le troisi\u00e8me candidat (Nader), le changement profite compl\u00e8tement \u00e0 Kerry qui, en moyenne, gagne 1% et se rapproche \u00e0 0,8% de GW Bush.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Enfin, on peut remarquer, de fa\u00e7on anecdotique et sans offrir de conclusion significative, qu&rsquo;il existe parfois des disparit\u00e9s \u00e9tonnantes dans des sondages effectu\u00e9s dans la m\u00eame p\u00e9riode de temps.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTous ces constats ne nous disent rien, ni de l&rsquo;intensit\u00e9 de la bataille en cours, ni de la vigueur des pol\u00e9miques et r\u00e9v\u00e9lations cens\u00e9es avoir des effets sur l&rsquo;attitude des votants, ni, enfin, de l&rsquo;issue de l&rsquo;\u00e9lection. Il est \u00e9vident que les deux camps micro-managent cette \u00e9lection comme ils n&rsquo;ont jamais fait auparavant, c&rsquo;est-\u00e0-dire en la suivant au niveau des \u00c9tats, voire des comt\u00e9s, selon un calcul qui tient compte beaucoup plus du nombre de grands \u00e9lecteurs (r\u00e9sultats par \u00c9tats) que du vote populaire. L\u00e0 aussi, pas de surprise : on attend une \u00e9lection serr\u00e9e, o\u00f9 tout se d\u00e9cidera selon les \u00c9tats emport\u00e9s (plus ou moins de grands \u00e9lecteurs) plus que selon le vote populaire. (Se rappeler que GW l&rsquo;a emport\u00e9, en 2000, d&rsquo;une fa\u00e7on extraordinairement contestable, par une d\u00e9cision tr\u00e8s contest\u00e9e de la Cour Supr\u00eame, et, de toutes les fa\u00e7ons, avec moins de voix que Al Gore pour les USA dans leur ensemble.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe plus marquant dans cette campagne est l&rsquo;absence d&rsquo;effets des \u00e9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs sur le choix des \u00e9lecteurs. On serait conduit \u00e0 penser que l&rsquo;Am\u00e9rique est fig\u00e9e dans une opposition radicale qui n&rsquo;a gu\u00e8re vari\u00e9 depuis 2000, qui la coupe pratiquement en deux parties \u00e9gales (voir le r\u00e9sultat quasiment 50-50 de l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2000). De m\u00eame, les affrontements se font, d&rsquo;une mani\u00e8re tout aussi radicale, mais souvent dans un mode n\u00e9gatif et selon des termes extraordinairement ambigus dans les rapports du public et de ses repr\u00e9sentants politiques, qui interdisent \u00e0 tout candidat de d\u00e9velopper son \u00e9lectorat. Ainsi, John Kerry est soutenu essentiellement par des \u00e9lecteurs qui veulent \u00e0 tout prix l&rsquo;\u00e9limination de Bush (les ABBA, ou <em>Anything But Bush Again<\/em>) ; et, souvent \u00e9galement, par des \u00e9lecteurs qui s&rsquo;opposent \u00e0 la guerre en Irak alors que lui-m\u00eame, Kerry, la soutient, ne critiquant que la mani\u00e8re dont l&rsquo;administration Bush conduit les op\u00e9rations. Dans ces conditions, et \u00e0 moins d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement \u00e9chappant \u00e0 cette logique g\u00e9n\u00e9rale, il para\u00eet extr\u00eamement difficile de faire un pronostic affirm\u00e9, aussi bien que de souscrire aux commentaires des m\u00e9dias europ\u00e9ens qui, depuis quelques jours, pr\u00e9sentent une perc\u00e9e importante de John Kerry.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans tous les cas, quelle que soit la suite de cette campagne, on peut voir se confirmer ce ph\u00e9nom\u00e8ne extraordinaire d&rsquo;une administration totalement enfonc\u00e9e dans le mensonge, la manipulation, la corruption, etc, tout cela \u00e9tant expos\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re et \u00e0 grand fracas, sans que le moindre effet sur les \u00e9lecteurs par rapport aux candidats soit constat\u00e9. On se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1228\" class=\"gen\">des commentaires d\u00e9j\u00e0 faits<\/a>, qui se trouvent ainsi encore plus renforc\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les insondables myst\u00e8res des sondages am\u00e9ricains 13 octobre 2004 Prenons les plus r\u00e9cents sondages US, ceux qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s jusqu&rsquo;au 11 octobre (en g\u00e9n\u00e9ral, sur une dur\u00e9e de deux jours, 10-11 octobre). (On parle, bien s\u00fbr, des sondages sur l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle am\u00e9ricaine du 2 novembre.) 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