{"id":66161,"date":"2004-12-17T00:00:00","date_gmt":"2004-12-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/12\/17\/lamerique-malade-de-lirak-et-comment-la-soigner\/"},"modified":"2004-12-17T00:00:00","modified_gmt":"2004-12-17T00:00:00","slug":"lamerique-malade-de-lirak-et-comment-la-soigner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2004\/12\/17\/lamerique-malade-de-lirak-et-comment-la-soigner\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Am\u00e9rique malade de l&rsquo;Irak, \u2014 et comment la soigner"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;Am\u00e9rique malade de l&rsquo;Irak,  et comment la soigner<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t17 d\u00e9cembre 2004  On ne sait pas encore qui perdra en Irak (bien qu&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1302\" class=\"gen\">on commence \u00e0 en avoir une petite id\u00e9e<\/a>) mais on sait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 que l&rsquo;Am\u00e9rique en sortira malade. Certains pourraient d&rsquo;ailleurs r\u00e9pliquer que c&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait,  que l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e9tait malade avant d&rsquo;aller en Irak et que, justement, elle attendait la gu\u00e9rison de cette exp\u00e9dition absurde et cruelle. Il faut en effet garder \u00e0 l&rsquo;esprit qu&rsquo;avant d&rsquo;\u00eatre une question de puissance et de guerre, ce qui se passe aujourd&rsquo;hui est une question de psychologie malade : il faut qu&rsquo;il en soit ainsi pour d\u00e9clencher de fa\u00e7on aussi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, avec un tel sang-froid, une agression aussi absurde et cruelle, pour s&rsquo;y retrouver pieds et poings li\u00e9s vingt mois plus tard.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuoiqu&rsquo;il en soit, l&rsquo;Am\u00e9rique commence \u00e0 montrer comment elle sortira du conflit, encore plus malade, bien plus malade qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait en y entrant. Cela se compte d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 en milliers de malades mentaux, les soldats am\u00e9ricains rentrant d&rsquo;Irak. A cet \u00e9gard, on n&rsquo;arr\u00eate pas le progr\u00e8s : le choc irakien pour la psychologie am\u00e9ricaine est beaucoup plus rapide que le choc vietnamien, et il sera plus profond, plus grave, bien plus d\u00e9stabilisant. Lisez <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2004\/12\/16\/news\/stress.html\" class=\"gen\">l&rsquo;article du New York Times de ce jour repris par l&rsquo;International Herald Tribune<\/a>, il est \u00e9videmment tr\u00e8s instructif.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The United States is facing a potential deluge of tens of thousands of soldiers returning from Iraq with serious mental health problems brought on by the stress and carnage of war, veterans&rsquo; advocates and military doctors say.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>An army study shows that about one in six soldiers in Iraq report symptoms of major depression, serious anxiety or post-traumatic stress disorder, a proportion that some experts believe could eventually climb to one in three, the rate ultimately found in Vietnam veterans.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Because about one million U.S. troops have served so far in the conflicts in Iraq and Afghanistan, according to Pentagon figures, some experts predict that the number eventually requiring mental heath treatment could exceed 100,000.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em> There&rsquo;s a train coming that&rsquo;s packed with people who are going to need help for the next 35 years, says Stephen Robinson, a 20-year army veteran who is now the executive director of the National Gulf War Resource Center, an advocacy group. Robinson wrote a report in September on the psychological toll of the war for the Center for American Progress, a Washington research group.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>I have a very strong sense that the mental health consequences are going to be the medical story of this war, said Stephen Joseph, who served as the assistant secretary of defense for health affairs from 1994 to 1997.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais le signe le plus s\u00fbr de la maladie am\u00e9ricaine,  <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1141&#038;PHPSESSID=ac43c6b8316bdaefd26c2f1b7506fd8a\" class=\"gen\">le mal am\u00e9ricain<\/a>, selon le Docteur Beard qui identifia la n\u00e9vrose caus\u00e9e par le modernisme sous ce nom en 1879,  on le trouve dans les rem\u00e8des que le syst\u00e8me propose, instinctivement, \u00e0 sa population. Nous parlons des rem\u00e8des collectifs, des rem\u00e8des de comportement. (Par ailleurs, ces rem\u00e8des sont d&rsquo;autant plus n\u00e9cessaires que le syst\u00e8me n&rsquo;a pas de h\u00e9ros dans ces curieuses guerres. Il en fabrique mais les supercheries apparaissent bien vite, comme <a href=\"http:\/\/www.wsws.org\/articles\/2004\/dec2004\/till-d14.shtml\" class=\"gen\">dans le cas d\u00e9sormais inoubliable du joueur de football am\u00e9ricain Pat Tillman<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn verra sans le moindre \u00e9tonnement qu&rsquo;il s&rsquo;agit de rem\u00e8des pires que les maux, qui accentuent le virtualisme am\u00e9ricain. D&rsquo;autre part, tout \u00e9tonnement est \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 proscrire. La v\u00e9ritable maladie des soldats am\u00e9ricains, c&rsquo;est celle des psychologies brutalement sorties du virtualisme am\u00e9ricain (la vertu am\u00e9ricaine, l&rsquo;influence am\u00e9ricaine, le conformisme am\u00e9ricain, l&rsquo;inculture am\u00e9ricaine, etc) et brutalement confront\u00e9es \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 : une guerre d&rsquo;oppression et de tueries men\u00e9e par les Etats-Unis, l\u00e0 o\u00f9 la leur avait promise fra\u00eeche et joyeuse, et surtout tr\u00e8s vertueuse,  en un mot, tr\u00e8s hollywoodienne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00a0Effectivement, c&rsquo;est le premier m\u00e9dicament collectif offert par le syst\u00e8me. Pas de surprise, le syst\u00e8me est \u00e9gal \u00e0 lui-m\u00eame, avec sa lourdeur et son go\u00fbt d\u00e9vastateur pour le profit, son go\u00fbt pour la repr\u00e9sentation du monde, bref tout ce qui fait sa puissance stupide et trompeuse : le syst\u00e8me fait appel \u00e0 Hollywood. Il va tourner un film sur la bataille de Falloujah, cette brillante victoire des Marines, \u00e0-la-John Wayne. Le syst\u00e8me ne prend plus de gants : le film est pr\u00e9par\u00e9, avec Harrison Ford en g\u00e9n\u00e9ral des Marines, \u00e0 partir d&rsquo;un livre en train d&rsquo;\u00eatre \u00e9crit sur la bataille<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Hollywood has joined the war. Universal Pictures announced yesterday that it is to make The Battle for Falluja. To prove it is serious, it has enlisted Indiana Jones himself, actor Harrison Ford, to help defeat the insurgency.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The film  Hollywood&rsquo;s first foray into the second Iraq conflict  is due to go into production next year and will be based on a yet-to-be-finished book, No True Glory: The Battle for Falluja by Bing West, a former marine, politician and now war correspondent.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The movie and book take as their starting point the killing of four civilian contractors in Falluja and the ensuing decision to order an assault on the city by US marines. That first assault, which was abruptly stopped by the White House, was led by General Jim Mattis, who will be played by Ford.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00a0On ajoutera, en commentaire de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, comme \u00e7a, pour la pr\u00e9cision, que la bataille, elle, n&rsquo;est pas vraiment finie (voir ci-dessous), donc pas vraiment gagn\u00e9e  Autrement dit, le virtualisme n&rsquo;est plus, aujourd&rsquo;hui, aux USA, seulement de transformer l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, de le r\u00e9crire, de le recr\u00e9er, etc,  il le concurrence, il le pr\u00e9c\u00e8de m\u00eame et, bient\u00f4t, il entendra lui dicter sa loi. Hollywood et Bing West sont en train de fabriquer la bataille de Falloujah avant que celle-ci ait vraiment, compl\u00e8tement exist\u00e9. (Qui s&rsquo;en \u00e9tonne par ailleurs lorsqu&rsquo;on lit ces consid\u00e9rations de Bing West le bien-nomm\u00e9 : \u00ab <em>If America needs a hard job done, the Marines will do it, and they won&rsquo;t lose their humanity in the process or any sleep over pulling the trigger. Yes, they are the world&rsquo;s most lethal killing machine. That&rsquo;s what America needs in battle.<\/em> \u00bb Bing West ira dans les h\u00f4pitaux psychiatriques, porter des oranges aux r\u00e9sidus d\u00e9traqu\u00e9s de <em>the world&rsquo;s most lethal killing machine<\/em>, \u00e0 moins qu&rsquo;il n&rsquo;ait lui-m\u00eame sa chambre r\u00e9serv\u00e9e.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn attendant, voici quelques \u00e9chos de Falloujah :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/dh\/0,14-0@14-0@2-3210,39-24140333,0.html\" class=\"gen\">Le Monde du 16 d\u00e9cembre<\/a> notait dans une petite nouvelle (la chose,  la bataille de Falloujah et ses destructions,  n&rsquo;ayant plus gu\u00e8re d&rsquo;importance) : \u00ab <em>La poursuite des combats entre Marines et insurg\u00e9s dans l&rsquo;ex-bastion rebelle de Falloujah entrave la reconstruction de la ville, et retarde le retour des civils, a reconnu jeudi l&rsquo;officier des Marines en charge de la reconstruction.Les combats qui ont repris il y a quatre ou cinq jours affectent les op\u00e9rations de nos \u00e9quipes, tel le r\u00e9tablissement de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 dans un h\u00f4pital proche d&rsquo;ici, dit le lieutenant Scott Ballard, commandant le CIMOC (Centre d&rsquo;op\u00e9rations militaires et civiles) situ\u00e9 au centre de Falloujah.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Quant au retour des civils, initialement pr\u00e9vu pour le 15 d\u00e9cembre, il a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 \u00e0 une date ind\u00e9termin\u00e9e, mais pas avant le 21 d\u00e9cembre, selon l&rsquo;officier, qui pr\u00e9cise que la question de la s\u00e9curit\u00e9 est le facteur essentiel en la mati\u00e8re.<\/em> \u00bb] <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00a0Une autre activit\u00e9 officielle US pour soigner les malades de l&rsquo;Irak, bien s\u00fbr, ce sont les jeux-vid\u00e9os qui donnent aux soldats de la <em>world&rsquo;s most lethal killing machine<\/em> l&rsquo;occasion de faire une vraie guerre, o\u00f9 ils gagnent toujours, o\u00f9 la cavalerie arrive toujours \u00e0 l&rsquo;heure, o\u00f9 John Wayne est sympa, o\u00f9 on tue un maximum d&rsquo;Irakiens-m\u00e9chants. Et bien s\u00fbr (<em>bis<\/em>), ces jeux-vid\u00e9os sont organis\u00e9s \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine, en plein d\u00e9sert irakien, car rien n&rsquo;arr\u00eate la machine \u00e0 transplanter l&rsquo;Am\u00e9rique partout dans le reste du monde. Le titre pr\u00e9sentant cette affaire est \u00e0 la mesure de l&rsquo;enjeu puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de d\u00e9lasser le GI&rsquo;s de la guerre : <a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/ac2\/wp-dyn\/A3136-2004Dec15?language=printer\" class=\"gen\">\u00abVideo War Is a Break From the Real Fight\u00bb, nous dit le Washington Post du 16 d\u00e9cembre<\/a>. Le sens de l&rsquo;apprentissage dispens\u00e9 par le syst\u00e8me ne doit pas nous \u00e9tonner : pour les reposer de la fausse-guerre qui tue pourtant vraiment, les GI&rsquo;s se d\u00e9tendent en faisant la vraie guerre sur vid\u00e9o, celle qu&rsquo;on apprend \u00e0 tous les enfants am\u00e9ricains, et une vraie guerre o\u00f9 l&rsquo;on tue encore plus d&rsquo;Irakiens que dans la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(D\u00e9tail : la sc\u00e8ne d\u00e9crite par le <em>Post<\/em> se passe \u00e0 <em>Camp Liberty<\/em>, dans le d\u00e9sert irakien.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Die, die, die! shouted Pfc. Joe Girardin, rising suddenly to his feet, grimacing. He launched a grenade, triumphantly throwing a fist into the air. Boom! This was the war scene in a small trailer at this U.S. military camp near Baghdad in the wee hours of the morning last weekend, amid empty Pringles tubes, Pepsi cans, cigarette boxes and the swirling tunes of Jimi Hendrix and Metallica. The 29-inch color screen burst with machine-gun fire and rocket blasts, but the only real victims were pride and lost time.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Outside the trailer, in the chilly desert darkness, the real war continued. Soldiers prepared for missions and patrols in armored Humvees, shouldered their M-16s and braced for the possibility of a car bomb or an enemy assault. Mortar rounds and explosions sent hollow thuds echoing for miles.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The trailer was an escape for the young soldiers. Girardin, 19, of Long Island, N.Y., was glued to his Army-issued television and the video game images pulsing across it. He was stalking Spec. Criss Sanders, 21, of Miami, who seemed to always get the better of him &#8212; and all other challengers this night. Sanders grabbed a sniper rifle and hid. Within moments, Girardin&rsquo;s character was lying in a pool of blood, Sanders&rsquo;s foil standing over him, continuing to pump bullets into the dead body. Girardin punched his bed furiously as a wry smile spread across Sanders&rsquo;s face.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em> Don&rsquo;t take it so hard, Sanders said softly from beneath his low-slung floppy camo hat, already concentrating on his next assault. I&rsquo;ll show you how to use the sniper rifle. Like the teenagers and college students across America who sit on couches late on weekend nights and into the next morning, these soldiers spend their free hours on the outskirts of the Iraqi capital killing one another in Xbox and PlayStation2 games such as Halo and Mortal Kombat. Between guard duty and patrols and shifts at the dining facility, they gather to crash fast cars, play volleyball with buxom women and mimic warfare.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>It&rsquo;s a virtual reality that at least temporarily hides the real war outside.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>I don&rsquo;t like to leave the room, if possible, Girardin said, only partially in jest. He spends his days in a large tent as an administrator with the headquarters company of the 2nd Brigade, 10th Mountain Division. You forget where you are when you&rsquo;re in this room. Then you step outside and the reality hits you. You&rsquo;re in the desert. You&rsquo;re in Iraq. I try not to leave.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Am\u00e9rique malade de l&rsquo;Irak, et comment la soigner 17 d\u00e9cembre 2004 On ne sait pas encore qui perdra en Irak (bien qu&rsquo;on commence \u00e0 en avoir une petite id\u00e9e) mais on sait d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 que l&rsquo;Am\u00e9rique en sortira malade. 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