{"id":66219,"date":"2005-02-02T00:00:00","date_gmt":"2005-02-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/02\/02\/pour-saluer-le-discours-sur-letat-de-lunion-du-43eme-president-des-etats-unis-damerique\/"},"modified":"2005-02-02T00:00:00","modified_gmt":"2005-02-02T00:00:00","slug":"pour-saluer-le-discours-sur-letat-de-lunion-du-43eme-president-des-etats-unis-damerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/02\/02\/pour-saluer-le-discours-sur-letat-de-lunion-du-43eme-president-des-etats-unis-damerique\/","title":{"rendered":"<strong><em>Pour saluer le discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union du 43\u00e8me pr\u00e9sident des Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Pour saluer le discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union du 43\u00e8me pr\u00e9sident des Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t2 f\u00e9vrier 2005  Les \u00e9lections (on parle de l&rsquo;Irak) ont eu lieu et tant de choses sont dites \u00e0 leur propos, choses d\u00e9finitives, choses habiles et choses incongrues. Depuis trois jours, nous parcourons la presse, nous \u00e9coutons des avis, parfois nous donnons le n\u00f4tre. Il nous semble que nul, jusqu&rsquo;ici, n&rsquo;a mieux saisi l&rsquo;essence de cet \u00e9v\u00e9nement,  c&rsquo;est-\u00e0-dire le repla\u00e7ant dans son contexte et lui donnant ses vraies dimensions humaines et politiques (dans le sens le plus large et le plus digne de ces deux mots, qui n&rsquo;est pas celui dont on use habituellement)  que cet Am\u00e9ricain qui a une tribune de commentaire au Boston <em>Globe<\/em>. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9ditorialiste et chroniqueur John Carroll.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSon texte est ais\u00e9ment accessible puisqu&rsquo;il est repris <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2005\/02\/01\/opinion\/edcarroll.html\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;International Herald Tribune<\/a>. Voici une partie de ce texte que nous estimons tr\u00e8s significative de l&rsquo;esprit de ce jugement de bon sens et de compassion qui le caract\u00e9rise si profond\u00e9ment.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Iraq is a train wreck. The man who caused it is not in trouble. On Wednesday night <\/em>[2 February] <em>he will give his State of the Union speech, and the Washington establishment will applaud him. Tens of thousands of Iraqis are dead. More than 1,400 Americans are dead. An Arab nation is humiliated. Islamic hatred of the West is ignited. The American military is emasculated. Lies define the foreign policy of the United States. On all sides of Operation Iraqi Freedom, there is wreckage. In the center, there are the dead, the maimed, the displaced  those who will be the ghosts of this war for the rest of their days. All for what?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Like a boy in a bubble, George W. Bush will tell the world it was for freedom. He will claim the Iraqi election as a stamp of legitimacy for his policy, and many people will affirm it as such. Even critics of the war will mute their objections in response to the image of millions of Iraqis going to polling places, as if that act undoes the Bush catastrophe.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>There is only one way in which Washington&rsquo;s grand claims for the weekend voting will be true  if the elections empower an Iraqi government that moves quickly to repudiate Washington. The only meaning freedom can have in Iraq right now is freedom from the U.S. occupation, which is the ground of disorder. But such an outcome of the elections is not likely.<\/em> \u00bb <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tGardez pr\u00e9cieusement quelques mots et l&rsquo;une et l&rsquo;autre phrases de cet extrait et sachez que tout est dit. Mettez ces mots et ces phrases \u00e0 la place de ce raz-de-mar\u00e9e, ce <em>tsunami<\/em>, cette diarrh\u00e9e naus\u00e9abonde de phrases d\u00e9clamatoires et pompeuses sur une le\u00e7on de d\u00e9mocratie, sur des millions d&rsquo;Irakiens ont brav\u00e9 par les urnes la menace terroriste (certains devineront que nous citons),  toutes ces conneries \u00e9crites par ces gens de plume qui ont fait de la servilit\u00e9 l&rsquo;essence de leur conception de la dignit\u00e9, et de l&rsquo;aveuglement la source intellectuelle de la lumi\u00e8re qui nous \u00e9claire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes mots de John Carroll sont:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; \u00ab <em>All for what?<\/em> \u00bb: oui, tout \u00e7a pour quoi?,  ce carnage, ces souffrances, ces destructions, ces mensonges et ces d\u00e9tournements de la v\u00e9rit\u00e9, cette agression du corps et cette corruption de l&rsquo;esprit,  oui, tout \u00e7a pour quoi? Nul n&rsquo;est capable de r\u00e9pondre droitement, hors les vaticinations entendues sur le p\u00e9trole, sur les armes de destruction massives et bidon, sur le grand m\u00eachant loup terroriste, sur la d\u00e9mocratie du monde et toutes ces sornettes. Il n&rsquo;y a pas de r\u00e9ponse de bon sens, ce qui se passe en Irak depuis le printemps 2003 est pur ph\u00e9nom\u00e8ne de chaos et de barbarie, sans explication<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Ah si, peut-\u00eatre, sans doute, certainement: GW, \u00ab [l]<em>ike a boy in a bubble<\/em> \u00bb. Effectivement, si le besoin de raison de l&rsquo;esprit veut une r\u00e9ponse \u00e0 la question (tout \u00e7a pour quoi?), ce sera celle-l\u00e0: lui, qui livre aujourd&rsquo;hui au monde extasi\u00e9 son discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union, lui comme un gosse dans sa bulle et rien d&rsquo;autre. Voil\u00e0 la r\u00e9ponse. Voil\u00e0 o\u00f9 en est ce monde de s\u00e9rieux, de puissance et d&rsquo;ambition, si dur aux mis\u00e9reux, si insolent dans ses affirmations de vertu, si vaniteux avec ses tirades sur la d\u00e9mocratie, si confit comme une dame patronnesse dans ses certitudes civilisatrices. Nous sommes, dans nos commentaires mensongers et injustes \u00e0 la gloire de cette d\u00e9mocratie que nous d\u00e9shonorons chaque jour, \u00e9galement comme des enfants, comme si  \u00ab <em>if that act <\/em>[the election] <em>undoes the Bush catastrophe<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Alors, ces \u00e9lections, la d\u00e9mocratie, notre satisfaction, notre (\u00e0 peine) discret acte d&rsquo;all\u00e9geance \u00e0 Bush qui a  gagn\u00e9 son pari (\u00e0 nouveau citation), et toutes ces salades douteuses? Tout revient aux fondamentaux comme on dit, et il n&rsquo;y en a qu&rsquo;un: \u00ab <em>The only meaning freedom can have in Iraq right now is freedom from the U.S. occupation, which is the ground of disorder.<\/em> \u00bb Tout est dit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Ainsi terminerons-nous ce jeu des citations par ce dernier emprunt \u00e0 Carroll, qui est sa propre conclusion, qui est, comme l&rsquo;auteur, notre fa\u00e7on de saluer le 43\u00e8me pr\u00e9sident des Etats-Unis faisant ce soir son discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union: \u00ab <em>Bush is like the man who caused the wreck, and like the man who was protected from it. Deranged. Detached. Alive and well in the bubble he calls freedom, receiving applause.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre post-scriptum sera pour dire notre bonheur, pour l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 des choses et marquer combien notre combat n&rsquo;est pas fond\u00e9 sur une vindicte passionnelle et une haine pathologique, mais un combat marqu\u00e9 par le sens que nous avons de l&rsquo;humanit\u00e9  pour dire notre bonheur que l&rsquo;homme qui a \u00e9crit tout cela soit un Am\u00e9ricain, un citoyen de la Grande R\u00e9publique. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour saluer le discours sur l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;Union du 43\u00e8me pr\u00e9sident des Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique 2 f\u00e9vrier 2005 Les \u00e9lections (on parle de l&rsquo;Irak) ont eu lieu et tant de choses sont dites \u00e0 leur propos, choses d\u00e9finitives, choses habiles et choses incongrues. 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