{"id":66301,"date":"2005-04-07T00:00:00","date_gmt":"2005-04-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/04\/07\/leurope-puissance-par-inspiration\/"},"modified":"2005-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2005-04-07T00:00:00","slug":"leurope-puissance-par-inspiration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/04\/07\/leurope-puissance-par-inspiration\/","title":{"rendered":"<strong><em>L&rsquo;Europe-puissance, \u2014 par inspiration<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">L&rsquo;Europe-puissance,  par inspiration<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>Par Philippe Grasset (*)<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t1). C&rsquo;est un lieu commun fondamental de dire que nous vivons dans un \u00e9trange temps historique. Les \u00e9v\u00e9nements, qui semblent parfois des illusions tant ils semblent n&rsquo;\u00eatre que des impulsions du syst\u00e8me de la communication globale, se bousculent \u00e0 une vitesse sensationnelle. Ils semblent proc\u00e9der \u00e0 la fois d&rsquo;une manipulation compl\u00e8tement humaine et d&rsquo;une absence compl\u00e8te de contr\u00f4le humain. Ce temps historique est un temps d&rsquo;une rupture d&rsquo;une telle intensit\u00e9 qu&rsquo;il semble par instant mettre une civilisation en jeu. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t2). De telles conditions ne permettent pas d&rsquo;\u00e9carter l&rsquo;hypoth\u00e8se \u00e9crasante d&rsquo;une Europe qui \u00e9voluerait sous la pression des \u00e9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs. C&rsquo;est cette hypoth\u00e8se que nous allons privil\u00e9gier pour sugg\u00e9rer que l&rsquo;Europe-puissance est une fatalit\u00e9 de notre temps historique. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t3). Pourtant, l&rsquo;Europe-puissance, qui est un concept dont tout le monde parle, est en m\u00eame temps un concept refus\u00e9 par l&rsquo;\u00e9crasante majorit\u00e9 des membres de l&rsquo;UE. Seule la France en parle avec une certaine faveur mais aussi une prudence certaine. La France est consciente que l&rsquo;Europe-puissance repr\u00e9sente un concept ressuscitant sous une forme postmoderne qui se voudrait s\u00e9duisante une vieille id\u00e9e fran\u00e7aise de faire l&rsquo;Europe pour faire faire \u00e0 l&rsquo;Europe la politique que la France seule ne peut pas faire pour le bien de l&rsquo;Europe. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t4). A cause de cet isolement fran\u00e7ais sur cette id\u00e9e d&rsquo;Europe-puissance, celle-ci n&rsquo;a raisonnablement aucune chance de se faire. Elle a pourtant toutes les chances de se r\u00e9aliser. Nous vivons dans un temps historique non seulement \u00e9trange mais paradoxal, ou bien \u00e9trange parce que paradoxal, et de toutes les fa\u00e7ons totalement hors de l&#8217;emprise de la raison humaine. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t5). Pour bien appr\u00e9cier le probl\u00e8me, il faut le placer dans son contexte de ce monde en bouleversement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. L&rsquo;erreur ontologique et sans surprise des th\u00e9oriciens de l&rsquo;Europe est celle de tout th\u00e9oricien : concevoir l&rsquo;Europe en th\u00e9orie, c&rsquo;est-\u00e0-dire hors de son contexte qui est ce monde o\u00f9 nous nous trouvons. <\/p>\n<h3>D\u00e9finition du temps historique que nous vivons<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t6). Le temps historique dont nous parlons en le qualifiant de paradoxal et de d\u00e9raisonnable se caract\u00e9rise principalement, sur le plan de la structure politique et psychologique, par <strong>une rupture d\u00e9cisive entre la puissance et l&rsquo;autorit\u00e9<\/strong>. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t7).  Il y a une accumulation extraordinaire de puissances dans des syst\u00e8mes donn\u00e9s. Il y a de nombreux exemples. Nous citerons principalement, pour ne pas rater le point principal du cat\u00e9chisme de notre conformisme de pens\u00e9e et aussi pour faire progresser notre hypoth\u00e8se, l&rsquo;accumulation de puissance des Etats-Unis. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t8). Ce cas d&rsquo;accumulation de puissance, comme les autres, n&rsquo;est nullement accompagn\u00e9 du renforcement de l&rsquo;autorit\u00e9, bien au contraire, parce que cette accumulation de puissance n&rsquo;est nullement accompagn\u00e9e de la l\u00e9gitimit\u00e9 qui donne l&rsquo;autorit\u00e9. Les USA perdent chaque jour davantage leur l\u00e9gitimit\u00e9. Ils sont d\u00e9test\u00e9s dans le reste du monde, leur mod\u00e8le est chaque jour plus perverti par une obsession pathologique de la s\u00e9curit\u00e9, leur pouvoir est irr\u00e9sistiblement corrompu par de multiples pressions centrifuges \u00e0 Washington, entre les industries et les puissances d&rsquo;argent  qui l&rsquo;ach\u00e8tent et le subventionnent, les groupes id\u00e9ologiques qui l&rsquo;influencent, les diff\u00e9rentes bureaucraties, agences, minist\u00e8res qui ont chacun leur politique, enfin un pr\u00e9sident qui semble avoir \u00e9t\u00e9 taill\u00e9 sur mesure pour ce cas de la puissance sans l&rsquo;autorit\u00e9 terrestre puisqu&rsquo;il nous pr\u00e9sente une d\u00e9termination appuy\u00e9 sur la communication divine et qu&rsquo;il s&rsquo;av\u00e8re d\u00e9finitivement indiff\u00e9rent aux \u00e9v\u00e9nements <strong>r\u00e9els<\/strong> du monde. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t9). Pour autant, nul n&rsquo;a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 cette autorit\u00e9 pulv\u00e9ris\u00e9e parce que le poids de la puissance interdit toute initiative de ce genre. Nous sommes dans un monde de puissance, sans autorit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, sans pouvoir global. Un monde de d\u00e9sordre, o\u00f9 le d\u00e9sordre pourrait devenir chaos. <\/p>\n<h3>Cadre o\u00f9 \u00e9volue la potentialit\u00e9 d&rsquo;une Europe-puissance<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t10). Pr\u00e9cisons notre propos. Dans le cadre o\u00f9 se place la potentialit\u00e9 d&rsquo;une Europe-puissance, deux \u00e9v\u00e9nements jouent un r\u00f4le fondamental, influant \u00e9videmment sur l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;Europe. Le premier, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9largissement de l&rsquo;Europe \u00e0 25 ; le second c&rsquo;est la politique ext\u00e9rieure des \u00c9tats-Unis, que nous appellerions plut\u00f4t agitation ext\u00e9rieure. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t11). L&rsquo;\u00e9largissement \u00e0 25 <strong>interdit d\u00e9finitivement<\/strong> toute int\u00e9gration europ\u00e9enne. Nous avons d\u00e9pass\u00e9 le point o\u00f9 une organisation de bon sens et de juste droit, bas\u00e9e sur la tradition historique et la proximit\u00e9 culturelle, favorise le rapprochement. Au contraire, l&rsquo;ensemble des 25 \u00e9volue vers un ph\u00e9nom\u00e8ne de bureaucratisation renforc\u00e9e et de babelisation&rsquo;, c&rsquo;est-\u00e0-dire, l\u00e0 aussi, une puissance sans autorit\u00e9 parce que l&rsquo;autorit\u00e9 se d\u00e9sagr\u00e8ge entre des concurrences internes, des incompr\u00e9hensions et des cloisonnements sans nombre. L&rsquo;Europe a perdu tout espoir d&rsquo;une ma\u00eetrise structurelle, conceptuelle et bureaucratique de sa puissance. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t12). Le second \u00e9v\u00e9nement est que la politique ext\u00e9rieure US est devenue une sorte d&rsquo;interpr\u00e9tation id\u00e9ologique constante et constamment en cours de radicalisation, justifiant et acc\u00e9l\u00e9rant sans cesse une agitation ext\u00e9rieure massive. (Il faut appr\u00e9cier en plus que cette tendance est naturelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de cette puissance en d\u00e9cadence psychologique et morale aujourd&rsquo;hui acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par rapport \u00e0 ses origines dans l&rsquo;ar\u00e8ne internationale, ce qui renforce le processus en le justifiant en apparence.)   Le r\u00e9sultat est une \u00e9norme puissance lanc\u00e9e \u00e0 une vitesse folle, sans but raisonnable et de plus en plus incontr\u00f4lable. Par son dynamisme destructeur et d\u00e9structurant, ce ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e8gle aujourd&rsquo;hui tout le reste dans les relations internationales, y compris l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;Europe. <\/p>\n<h3>Situation de puissance de l&rsquo;Europe aujourd&rsquo;hui<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\t13). Dans ce contexte, quelle est la situation de l&rsquo;Europe? Divers centres de puissance existent, sans lien dynamique et politique entre eux : l&rsquo;euro, les capacit\u00e9s technologiques, la puissance commerciale, le d\u00e9veloppement de la PESD. La structuration de l&rsquo;Europe depuis 1956 est la cause de la cr\u00e9ation de ces centres de puissance mais l&rsquo;incapacit\u00e9 de les transformer en une politique coh\u00e9rente est la marque de l&rsquo;absence de l\u00e9gitimit\u00e9 et de souverainet\u00e9 de ces structures. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t14). L&rsquo;\u00e9volution \u00e0 pr\u00e9voir est le d\u00e9veloppement naturel de ces centres de puissance avec l&rsquo;extension de leurs ramifications jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils s&rsquo;interconnectent entre eux. Dans ce processus dynamique appara\u00eet leur dimension politique potentielle. Observez l&rsquo;affaire de la lev\u00e9e de l&#8217;embargo des armes europ\u00e9ennes vers la Chine, aujourd&rsquo;hui frein\u00e9e par l&rsquo;intervention des USA mais qui n&rsquo;est pas finie. On part d&rsquo;une id\u00e9e \u00e9conomique assez banale et vaguement diplomatique et on aboutit rapidement \u00e0 une situation strat\u00e9gique fondamentale. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e brutalement ces derni\u00e8res semaines par les Am\u00e9ricains, accusant les Europ\u00e9ens d&rsquo;\u00e9voluer vers le choix d&rsquo;un partenariat strat\u00e9gique fondamental de l&rsquo;Europe avec la Chine aux d\u00e9pens de celui que l&rsquo;Europe a pr\u00e9tendument avec les Etats-Unis. Ainsi, des domaines de puissance tr\u00e8s s\u00e9par\u00e9s et sans ambition \u00e0 l&rsquo;origine se sont tr\u00e8s rapidement \u00e9largis et se sont connect\u00e9s entre eux pour poser une question strat\u00e9gique et politique fondamentale. On peut compter sur ce qui est devenu une politique d&rsquo;humiliation des USA vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Europe pour pousser et exacerber ce processus jusqu&rsquo;\u00e0 son terme d&rsquo;efficacit\u00e9 paradoxale (pour l&rsquo;Europe).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t15). C&rsquo;est autour de cette \u00e9volution que le pouvoir europ\u00e9en doit se mettre en place, d&rsquo;une fa\u00e7on assez naturelle, par la nature des choses et la force des choses (concept cher \u00e0 de Gaulle). Un pouvoir \u00e9merge des divers centres de puissance conduits \u00e0 se coordonner sous la pression des circonstances. Ce qui donnera sa l\u00e9gitimit\u00e9 et donc sa coh\u00e9rence \u00e0 cette puissance disparate et fractionn\u00e9e, et transformera sa coordination forc\u00e9e en une politique cr\u00e9atrice, ce n&rsquo;est pas une structure de plus, une bureaucratie de plus, un ex\u00e9cutif de plus, dont on a vu qu&rsquo;ils enfantent impuissance et ill\u00e9gitimit\u00e9; non, ce qui lui donnera sa l\u00e9gitimit\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;inspiration d&rsquo;une politique conforme aux int\u00e9r\u00eats et \u00e0 la tradition europ\u00e9enne. Nous nommons effectivement cela une inspiration pour en marquer le caract\u00e8re haut et non d\u00e9nu\u00e9 de spiritualit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t16). Vous comprenez \u00e9videmment que la France est id\u00e9alement mise, qu&rsquo;elle est le seul \u00c9tat-membre qui puisse donner cette inspiration. Nullement par sa suppos\u00e9e vertu ou son universalit\u00e9 trop souvent affirm\u00e9e ; ni par volont\u00e9 politique ni par un calcul dont elle est bien incapable. Simplement parce qu&rsquo;elle est le seul \u00c9tat-membre \u00e0 disposer d&rsquo;une structure, d&rsquo;une politique, d&rsquo;une position g\u00e9n\u00e9rale et, surtout, d&rsquo;une psychologie, lui permettant d&rsquo;acc\u00e9der naturellement \u00e0 l&rsquo;inspiration d&rsquo;une politique,  bonne ou mauvaise c&rsquo;est un autre propos,  fond\u00e9e sur la souverainet\u00e9 et la l\u00e9gitimit\u00e9. Un exemple de cette inspiration fran\u00e7aise est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 visible au niveau de la PESD. Tous les autres pays europ\u00e9ens sont tributaires d&rsquo;un pass\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9 par un encha\u00eenement que nous qualifierions de psychologique et de politique \u00e0 une inspiration \u00e9trang\u00e8re (bonne ou mauvaise, l\u00e0 encore question de jugement). Seule la France est capable de <strong>se penser libre<\/strong> dans l&rsquo;ensemble europ\u00e9en, donc elle en sera l&rsquo;inspiratrice. (Cela n&rsquo;est pas une vertu, c&rsquo;est un fait et c&rsquo;est parfois un fardeau.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t17). Tout cela, je le pr\u00e9cise pour conclure, n&rsquo;a rien d&rsquo;optimiste ni ne pr\u00e9voit une gloire universelle et apais\u00e9e pour l&rsquo;Europe-puissance, et pour la France inspiratrice. La rapidit\u00e9 de cette \u00e9volution que j&rsquo;envisage est fonction de la rapidit\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements internationaux entra\u00een\u00e9e par la rapidit\u00e9 de la course de la puissance incontr\u00f4l\u00e9e des USA, \u00e0 la fois d\u00e9stabilisante et d\u00e9structurante. L&rsquo;\u00e9volution europ\u00e9enne, directement connect\u00e9e aux \u00e9v\u00e9nements du monde, se fait sous la pression formidable d&rsquo;une \u00e9poque de rupture. Et cela n&rsquo;est pas une simple figure de rh\u00e9torique : je ne vois pas comment nous ferions, du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, et tr\u00e8s rapidement, l&rsquo;\u00e9conomie d&rsquo;une rupture fondamentale, repr\u00e9sent\u00e9e par un ou des \u00e9v\u00e9nements v\u00e9ritablement bouleversants. J&rsquo;ignore comment, quand, et quel type d&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. La seule certitude intuitive que je vous propose est que cette \u00e9volution vers l&rsquo;Europe-puissance est in\u00e9luctable parce que directement li\u00e9e \u00e0 cette \u00e9volution \u00e0 tendance d\u00e9structurante, voire m\u00eame catastrophiste  du d\u00e9sordre mondial emmen\u00e9 par la course am\u00e9ricaniste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t18) En forme de post-scriptum \u00e0 cette conclusion, ceci : j&rsquo;ai parl\u00e9 plus haut d&rsquo;un monde de d\u00e9sordre se transformant en chaos. Le chaos porte en lui une potentialit\u00e9 cr\u00e9atrice, alors que le d\u00e9sordre est un \u00e9tat fondamentalement nihiliste. C&rsquo;est une petite note d&rsquo;espoir, un peu id\u00e9aliste j&rsquo;en conviens mais pas d\u00e9nu\u00e9e d&rsquo;arri\u00e8re-pens\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t@NOTES = (*) Cette intervention a \u00e9t\u00e9 faite aux 7i\u00e8me Journ\u00e9es Europ\u00e9ennes, organis\u00e9es par l&rsquo;Institut des Relations Internationales et Strat\u00e9giques (IRIS), \u00e0 Lille le 7 avril 2005.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Europe-puissance, par inspiration Par Philippe Grasset (*) 1). C&rsquo;est un lieu commun fondamental de dire que nous vivons dans un \u00e9trange temps historique. Les \u00e9v\u00e9nements, qui semblent parfois des illusions tant ils semblent n&rsquo;\u00eatre que des impulsions du syst\u00e8me de la communication globale, se bousculent \u00e0 une vitesse sensationnelle. Ils semblent proc\u00e9der \u00e0 la fois&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4490,2687,3630,4491,2746],"class_list":["post-66301","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-europe-puissance","tag-france","tag-irri","tag-lille","tag-souverainete"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66301","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66301"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66301\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66301"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66301"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66301"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}