{"id":66564,"date":"2005-07-05T00:00:00","date_gmt":"2005-07-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/07\/05\/fourth-of-july-dans-une-odeur-de-fin-de-regne\/"},"modified":"2005-07-05T00:00:00","modified_gmt":"2005-07-05T00:00:00","slug":"fourth-of-july-dans-une-odeur-de-fin-de-regne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/07\/05\/fourth-of-july-dans-une-odeur-de-fin-de-regne\/","title":{"rendered":"<strong><em>\u201cFourth of July\u201d dans une odeur de fin de r\u00e8gne&#8230;<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Fourth of July dans une odeur de fin de r\u00e8gne&#8230;<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t5 juillet 2005  Dans sa chronique du 5 juillet sur <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2005\/07\/04\/opinion\/edrich.php\" class=\"gen\"> Two wars of the worlds (NYT et IHT)<\/a>, Frank Rich remarque que le lancement du film <em>La guerre des mondes<\/em> (d&rsquo;apr\u00e8s H.G. Welles), de Spielberg, a beaucoup plus int\u00e9ress\u00e9 les Am\u00e9ricains que le discours de GW Bush de Fort Bragg, devant le silence impressionnant de son auditoire militaire. Manifestement, l&rsquo;imaginaire avec r\u00e9f\u00e9rence aux r\u00e9el (le film de Spielberg est plein d&rsquo;allusions \u00e0 9\/11) int\u00e9resse beaucoup plus les Am\u00e9ricain que le r\u00e9el qui semble se perdre dans un imaginaire d&rsquo;une telle pauvret\u00e9 qu&rsquo;il ne parvient m\u00eame plus, ni \u00e0 faire sourire, ni \u00e0 donner envie de saluer le drapeau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRich met en \u00e9vidence,  un de plus \u00e0 le faire  la distance astronomique du r\u00e9el o\u00f9 \u00e9volue ce pr\u00e9sident, dans une situation int\u00e9rieure o\u00f9 les facteurs fondamentaux de l&rsquo;opinion publique par rapport \u00e0 la guerre en Irak sont proches d\u00e9sormais de ceux qui caract\u00e9risaient la guerre du Vi\u00eat-nam. De m\u00eame que pour l&rsquo;administration Johnson en 1968, Rich observe la position path\u00e9tiquement isol\u00e9e et \u00e0 la d\u00e9rive de l&rsquo;administration GW.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Bush could have addressed that question honestly at Fort Bragg last Tuesday. Instead of once more cooking the books  exaggerating the number of coalition partners, the number of battle-ready Iraqi troops, the amount of non-American dollars in the Iraq kitty  he could have laid out the long haul in hard facts, explaining the future costs in manpower, money and time, and what sacrifices he proposes for meeting them. He could have been, as he is fond of calling himself, a leader.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>It was a blown opportunity, and it&rsquo;s hard to see that there will be another chance. Iraq may not be Vietnam, but The Wall Street Journal reports that the current war&rsquo;s unpopularity now matches the Gallup findings during the Vietnam tipping point, the summer of 1968. As the prospect of midterm elections pumps more and more genuine fear into the hearts of Republicans up for re-election, it&rsquo;s the Bush presidency, not the insurgency, that will be in its last throes. Is the commander in chief so isolated in his bubble that he does not realize this?<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>GWB, phone home.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tLa m\u00e9diocrit\u00e9 du Pr\u00e9sident (GW), sa faiblesse intellectuelle, son incapacit\u00e9 d&rsquo;assumer une vision globale de la situation du monde, son statut effectivement lilliputien face \u00e0 la t\u00e2che qui est la sienne, sont d\u00e9sormais devenus les facteurs d&rsquo;un probl\u00e8me d\u00e9battu couramment. Les conclusions qui en sont tir\u00e9es en g\u00e9n\u00e9ral sont peu encourageantes pour l&rsquo;\u00e9tat de l&#8217;empire. Toujours \u00e0 propos du discours de Fort Bragg et du vide abyssal qui le caract\u00e9rise, dans une chronique dont le titre est <a href=\"http:\/\/www.antiwar.com\/bock\/?articleid=6508\" class=\"gen\">justement Signs of Decline<\/a>, Alan Bock met en \u00e9vidence cette question en \u00e9tablissant un lien direct entre l&rsquo;\u00e9tat de la puissance am\u00e9ricaine et les hommes qu&rsquo;elle secr\u00e8te pour la diriger: \u00ab <em>That the putatively most powerful man in the world should have so little insight not only into what to do with his power, but how to preserve it, suggests a system that has lost the knack of producing competent leaders.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA Washington, l&rsquo;atmosph\u00e8re est d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. On se pr\u00e9pare \u00e0 la bataille pour le remplacement de la Juge (<em>Justice<\/em>) de la Cour Supr\u00eame d\u00e9missionnaire, Sandra O&rsquo;Connors. On dirait que l&rsquo;activit\u00e9 de l&#8217;empire se r\u00e9sume d\u00e9sormais \u00e0 ces querelles de bas-empire o\u00f9 la manoeuvre politicienne, le coup bas, la chausse-trappe tiennent lieu d&rsquo;inspiration spirituelle et de g\u00e9nie strat\u00e9gique. Entre l&rsquo;identit\u00e9 (c&rsquo;est-\u00e0-dire la tendance politicienne) du prochain <em>Justice<\/em> pour la Cour et un accord sur la lutte contre le r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te au G8,  que croyez-vous qui int\u00e9resse Washington ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, la question qui se pose au reste du monde n&rsquo;est pas d&rsquo;accepter ou de repousser la puissance de l&#8217;empire. Elle est dans ce fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&#8217;empire mais une puissance folle, sans discernement, au jugement compl\u00e8tement corrompue, ignare et incapable d&rsquo;assumer la moindre de ses responsabilit\u00e9s,  ignorant m\u00eame la signification du mot responsabilit\u00e9. Peut-\u00eatre est-ce la fin du r\u00e8gne de GW,  mais si c&rsquo;\u00e9tait m\u00eame le cas, si m\u00eame GW pouvait \u00eatre d\u00e9mis de ses fonctions, par quoi, par qui le remplacer ? Le syst\u00e8me est d\u00e9finitivement perverti et les hommes en sont les prisonniers, \u00e0 double tour. Il faut donc, en bonne logique du pire puisqu&rsquo;un moment vient o\u00f9 il est pr\u00e9f\u00e9rable de casser l&rsquo;irr\u00e9parable plut\u00f4t que de tenter absurdement de le r\u00e9parer, il faut esp\u00e9rer que GW restera jusqu&rsquo;au terme et fera assez d&rsquo;erreurs et de sottises pour mettre en question le syst\u00e8me lui-m\u00eame apr\u00e8s lui avoir port\u00e9 des coups terribles. (D&rsquo;ailleurs, plus que logique du pire, nous parlerions de sagesse du pire.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe cas le plus d\u00e9solant est celui des nations les plus avanc\u00e9es et les plus sophistiqu\u00e9es du monde, les nations de l&rsquo;Europe, parce qu&rsquo;elles s&rsquo;av\u00e8rent incapables d&rsquo;avancer dans cette sorte de r\u00e9flexion. Elles sont incapables d&rsquo;oser envisager ce qui est d\u00e9sormais une \u00e9vidence de l&rsquo;histoire en cours : la puissance ma\u00eetresse du monde est entr\u00e9e dans sa phase ultime de d\u00e9sordre (postmoderne, pas dans les rues, les esprits suffisent) et d&rsquo;impuissance. Vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Histoire dont elle est si fi\u00e8re d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des principaux acteurs, l&rsquo;Europe tient aujourd&rsquo;hui un r\u00f4le qui ne peut susciter que le m\u00e9pris tranquille et un peu las de ceux qui ne cessent de r\u00e9p\u00e9ter les \u00e9vidences. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fourth of July dans une odeur de fin de r\u00e8gne&#8230; 5 juillet 2005 Dans sa chronique du 5 juillet sur Two wars of the worlds (NYT et IHT), Frank Rich remarque que le lancement du film La guerre des mondes (d&rsquo;apr\u00e8s H.G. Welles), de Spielberg, a beaucoup plus int\u00e9ress\u00e9 les Am\u00e9ricains que le discours de&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-66564","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66564","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66564"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66564\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66564"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66564"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66564"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}