{"id":66700,"date":"2005-08-14T00:00:00","date_gmt":"2005-08-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/08\/14\/gw-et-ses-militaires-horizon-proche-de-crise\/"},"modified":"2005-08-14T00:00:00","modified_gmt":"2005-08-14T00:00:00","slug":"gw-et-ses-militaires-horizon-proche-de-crise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/08\/14\/gw-et-ses-militaires-horizon-proche-de-crise\/","title":{"rendered":"<strong><em>GW et ses militaires : horizon (proche) de crise<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">GW et ses militaires : horizon (proche) de crise<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t14 ao\u00fbt 2005  On a lu <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/main.jhtml?xml=\/news\/2005\/08\/14\/wirq14.xml&#038;sSheet=\/news\/2005\/08\/14\/ixworld.html\" class=\"gen\">l&rsquo;article du Daily Telegraph<\/a> qui nous signale un accrochage s\u00e9rieux entre le g\u00e9n\u00e9ral Casey, qui commande les forces terrestres US en Irak, et la direction civile de l&rsquo;administration. Le cas est simple : Casey avait annonc\u00e9 publiquement des r\u00e9ductions de forces US en Irak pour l&rsquo;ann\u00e9e prochaine. GW a d\u00e9menti. En priv\u00e9, Casey en a pris pour son grade (trois \u00e9toiles).<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The top American commander in Iraq has been privately rebuked by the Bush administration for openly discussing plans to reduce troop levels there next year, The Sunday Telegraph has learned.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>President George W Bush personally intervened last week to play down as speculation all talk of troop pull-outs because he fears that even discussing options for an exit strategy implies weakening resolve.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Gen George Casey, the US ground commander in Iraq, was given his dressing-down after he briefed that troop levels  now 138,000  could be reduced by 30,000 in the early months of next year as Iraqi security forces take on a greater role.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tCe qui nous int\u00e9resse ici n&rsquo;est pas le conflit lui-m\u00eame (r\u00e9duction ou pas des troupes US en Irak l&rsquo;ann\u00e9e prochaine,  les choses changeront d&rsquo;ici 2006). L&rsquo;important, c&rsquo;est l&rsquo;affrontement quasi-ouvert entre un g\u00e9n\u00e9ral et la direction civile. (Pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelon Rumsfeld, mais au plus haut niveau, avec GW qui a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 du boulot de remettre les perspectives en place selon les conceptions de l&rsquo;administration.) La question n&rsquo;est pas un simple probl\u00e8me de communication (de coordination) ou un probl\u00e8me personnel (entre un g\u00e9n\u00e9ral et l&rsquo;administration).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est \u00e9vident que les militaires du Pentagone consid\u00e8rent l&rsquo;actuelle campagne irakienne comme catastrophique, notamment au niveau des ressources et des moyens que cette campagne n\u00e9cessite et qui font peser un poids consid\u00e9rable sur les budgets courants des forces arm\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t[Sur le fait m\u00eame des effectifs en Irak, les militaires ont toujours marqu\u00e9 leur d\u00e9saccord. En 2002, le g\u00e9n\u00e9ral Shinseki, alors chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;U.S. Army, avait averti qu&rsquo;il faudrait au moins 400.000 hommes pour tenir l&rsquo;Irak. (Disant cela, Shinseki n&rsquo;ignorait pas qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une suggestion qui interdisait quasiment de lancer l&rsquo;op\u00e9ration en Irak puisque l&rsquo;U.S. Army n&rsquo;avait pas,  et a encore moins aujourd&rsquo;hui,  un tel effectif disponible.) Ces \u00e9valuations de Shinseki avaient \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9es publiquement en ridicule par Wolfowitz et Rumsfeld. Aujourd&rsquo;hui, il s&rsquo;av\u00e8re \u00e9videmment que Shinseki avait raison.]<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe que repr\u00e9sente l&rsquo;incident Casey-GW, c&rsquo;est essentiellement un signe tr\u00e8s pessimiste pour l&rsquo;avenir. Certaines sources affirment que Casey est intervenu \u00e0 partir d&rsquo;une information venue de sa cha\u00eene de commandement mais qu&rsquo;on lui avait dit ne pas avoir \u00e9t\u00e9 officiellement approuv\u00e9e par le pouvoir civil. Il n&rsquo;a n\u00e9anmoins pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 en faire publiquement \u00e9tat. (D&rsquo;autre part, la lenteur de la r\u00e9partie du pr\u00e9sident contre ses affirmations, l&rsquo;absence de d\u00e9menti public des propos du g\u00e9n\u00e9ral, montrent que le pouvoir civil n&rsquo;est pas \u00e0 l&rsquo;aise avec ses g\u00e9n\u00e9raux. Signe classique de faiblesse m\u00eame si la politique consiste \u00e0 rouler des \u00e9paules.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSeymour Hersh a rapport\u00e9 dans un article r\u00e9cent que nombre de militaires am\u00e9ricains, impliqu\u00e9s dans la pr\u00e9paration d&rsquo;une possible attaque contre l&rsquo;Iran, exprimaient leur d\u00e9saccord v\u00e9h\u00e9ment en priv\u00e9, mais s&rsquo;abstenant d&rsquo;interventions officielles bien entendu. (En effet, les perspectives de la crise iranienne devraient s&rsquo;ajouter \u00e0 celles de la crise irakienne dans la tension entre militaires et civils.) L&rsquo;abstention publique des militaires dans leur opposition aux aventures ext\u00e9rieures de l&rsquo;administration GW Bush pourrait alors changer et l&rsquo;on pourrait assister \u00e0 des tensions plus officiellement visibles, pouvant conduire \u00e0 une crise grave au sein des structures de s\u00e9curit\u00e9 nationale washingtoniennes. Il suffirait pour cela de quelques facteurs concomitants, d\u00e9j\u00e0 en d\u00e9veloppement ou mena\u00e7ant de se d\u00e9velopper, qui pourraient ais\u00e9ment additionner leurs effets :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; La poursuite des troubles en Irak, interdisant toute planification s\u00e9rieuse (notamment de retrait) des forces am\u00e9ricaines de ce pays.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Des difficult\u00e9s grandissantes pour amener \u00e0 des conditions justifiant une attaque contre l&rsquo;Iran, notamment difficult\u00e9s avec l&rsquo;ONU et avec des pays alli\u00e9s, aboutissant \u00e0 une situation d&rsquo;engagement <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1840\" class=\"gen\">s&rsquo;apparentant assez \u00e0 celle de l&rsquo;Irak en 2002-2003<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Une confirmation de la situation catastrophique des capacit\u00e9s d&rsquo;\u00e9quipement et de modernisation des forces \u00e0 cause des ponctions de la campagne irakienne sur le budget du DoD. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne fait aucun doute que les structures militaro-politiques sont, \u00e0 Washington, soumises \u00e0 des tensions internes et diviseuses. Jusqu&rsquo;ici, les militaires sont rest\u00e9s sur la r\u00e9serve devant une politique qu&rsquo;ils jugent <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1771\" class=\"gen\">d\u00e9vastatrice et particuli\u00e8rement dommageable<\/a> pour leurs int\u00e9r\u00eats. Des \u00e9v\u00e9nements ext\u00e9rieurs d\u00e9stabilisants pourraient conduire \u00e0 un \u00e9tat de crise ouverte. C&rsquo;est un risque important de l&rsquo;actuelle situation washingtonienne, caract\u00e9ris\u00e9e par le pire des maux qui puisse toucher une structure comme celle de la bureaucratie de s\u00e9curit\u00e9 nationale qui domine tout le syst\u00e8me : l&rsquo;\u00e9clatement des divers groupes d&rsquo;int\u00e9r\u00eat (id\u00e9ologues, politiques, forces arm\u00e9es, etc) dans des positions diff\u00e9rentes, voire antagonistes.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>GW et ses militaires : horizon (proche) de crise 14 ao\u00fbt 2005 On a lu l&rsquo;article du Daily Telegraph qui nous signale un accrochage s\u00e9rieux entre le g\u00e9n\u00e9ral Casey, qui commande les forces terrestres US en Irak, et la direction civile de l&rsquo;administration. 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