{"id":66875,"date":"2005-09-30T00:00:00","date_gmt":"2005-09-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/09\/30\/le-malaise-palpable-dans-lorwellien-parti-du-stalinien-tony-blair\/"},"modified":"2005-09-30T00:00:00","modified_gmt":"2005-09-30T00:00:00","slug":"le-malaise-palpable-dans-lorwellien-parti-du-stalinien-tony-blair","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/09\/30\/le-malaise-palpable-dans-lorwellien-parti-du-stalinien-tony-blair\/","title":{"rendered":"<strong><em>Le malaise palpable dans l&rsquo;orwellien parti du stalinien Tony Blair<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le malaise palpable dans l&rsquo;orwellien parti du stalinien Tony Blair<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t30 septembre 2005  L&rsquo;un des aspects le plus grotesque de nos commentaires continentaux, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tiquette de lib\u00e9ral,  en tant qu&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit et caract\u00e8re lib\u00e9raux,  qui s&rsquo;attache \u00e0 l&rsquo;image charmante et roborative que s&rsquo;est fabriqu\u00e9e Tony Blair. Au travers du comportement du parti qu&rsquo;il a lui-m\u00eame fa\u00e7onn\u00e9, le <em>New Labour<\/em> en congr\u00e8s, Blair doit nous appara\u00eetre pour ce qu&rsquo;il est devenu: un pur stalinien,  poudr\u00e9, s\u00e9millant, plaisant aux dames, pur stalinien postmoderne. Ou bien, vu autrement, avec le couple de fer qu&rsquo;il forme avec sa femme Cherie, une sorte de couple Ceaucescu <em>new age<\/em>,  le sang en moins (sauf celui des Irakiens) parce que cela fait des taches.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCertains, dans et autour du parti travailliste, commencent \u00e0 juger g\u00eanante cette situation. Le rocambolesque et ridicule incident du vieux militant de 82 ans Walter Wolfgang, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2015\" class=\"gen\">expuls\u00e9 du Congr\u00e8s du parti dans la minute<\/a> o\u00f9 il criait <em>nonsense !<\/em> au discours de Jack Straw sur l&rsquo;Irak, a au moins servi \u00e0 donner du corps au malaise de ce parti qui triomphe depuis 1997 au Royaume-Uni. On conclura sur ce point que ce malaise ontologique d&rsquo;un parti triomphant, au nom d&rsquo;une doctrine triomphante si bien incarn\u00e9e par un chef \u00e9galement triomphant, donne une mesure assez juste du malaise britannique et, au-del\u00e0, du malaise de notre syst\u00e8me et de notre civilisation. Ces temps surr\u00e9alistes permettent cette sorte d&rsquo;encha\u00eenement sans courir le moindre risque d&rsquo;une erreur grossi\u00e8re sur la conclusion,  parce que ces temps surr\u00e9alistes sont \u00e9galement grossiers dans les causes du malaise qu&rsquo;ils provoquent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe parti de Tony Blair est organis\u00e9 aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;image de son chef : stalinien. Dans un long article sur le sujet, <a href=\"http:\/\/politics.guardian.co.uk\/labour2005\/comment\/0,16394,1581566,00.html\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui dans le Guardian<\/a>, John Harris rapporte cette sc\u00e8ne ridicule et pourtant significative d&rsquo;un Wolfgang expuls\u00e9, bient\u00f4t interdit de revenir dans la salle au nom des nouvelles lois antiterroristes,  c&rsquo;est ajouter le grotesque \u00e0 la grossi\u00e8ret\u00e9!  et s&rsquo;installant debout sur une chaise devant l&rsquo;entr\u00e9e de la salle pour demander qu&rsquo;on lui permette d&rsquo;entrer: \u00ab <em>Later that afternoon, I behold a strange scene at the main entrance: Wolfgang, perched on a plastic chair, quietly pleading to be allowed back in. As an embodiment of the New Labour era, it&rsquo;s perfect: the ghost of conferences past, surrounded by fluorescent-jacketed policemen shouting, Move on quickly, please, at anyone who stops for a gawp.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec stalinien, un mot revient sous la plume, ent\u00eatant : orwellien (\u00ab <em>&#8230;from the flat-screen TVs like the output of Orwell&rsquo;s telescreens, there comes that noise: Renewal &#8230; Common endeavour &#8230; Community &#8230; Historic third term &#8230; Renewal &#8230;<\/em> \u00bb). On y trouve les consignes, donn\u00e9es par des robots aux sous-fifres qu&rsquo;on esp\u00e8re \u00e9galement robotis\u00e9s: \u00ab <em>What, you wonder, does the outside world make of the fact that repeatedly hailing the London Olympic bid is obligatory, but mentions of Iraq must be avoided?<\/em> \u00bb H\u00e9las, ou bien plut\u00f4t joie sans retenue: comme ces \u00eatres grossiers ajoutent \u00e0 leur lourdeur la cr\u00e9tinerie av\u00e9r\u00e9e, ils arrivent \u00e0 se tirer dans les pattes. Catastrophe! Le brave vieux Walter Wolfgang, 82 ans, se trouve \u00eatre \u00e9galement un juif allemand \u00e9chapp\u00e9 des griffes nazies en 1938. Du coup, la g\u00eane le c\u00e8de \u00e0 la panique et nous voil\u00e0 lanc\u00e9s dans un exercice de <em>damage control<\/em>. Le stalinien Blair, ajoutant la tartufferie virtualiste \u00e0 ses qualit\u00e9s bien connues et c\u00e9l\u00e9br\u00e9es sur le continent, prend la t\u00eate de <a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/uk\/politics\/article316101.ece\" class=\"gen\">la croisade pour venir au secours de Walter Wolfgang<\/a>. Non seulement on aura tout vu, mais le temps historique nous r\u00e9serve mieux encore. Cette tartufferie anecdotique vaut citation parce que, apr\u00e8s tout, elle nous dit plus que tout:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>The party high command ordered an immediate damage limitation exercise, as the controversy over his treatment brought Labour&rsquo;s annual conference to a disastrous end.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Mr Wolfgang was manhandled out of his seat on Thursday after shouting nonsense during Foreign Secretary Jack Straw&rsquo;s speech and was even briefly detained under the Terrorism Act when he tried to return to the hall. When he was finally allowed in yesterday, he received a hero&rsquo;s welcome from delegates who gave him a standing ovation.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Amid grassroots anger that it had been one of the most stage-managed conferences ever, Mr Blair found his round of end-of-conference interviews were overshadowed by the furore. The Prime Minister told the BBC: People are perfectly entitled to freedom of speech in our country and we should celebrate that fact and I&rsquo;m really sorry about what happened to Walter and I&rsquo;ve apologised to him. John Reid, the Defence Secretary, told the end-of-conference rally: I am sorry about yesterday. I was on the platform. We didn&rsquo;t want it. It shouldn&rsquo;t have happened. It&rsquo;s not the way we do things in here.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tStalinien dans l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit, le qualificatif n&rsquo;est pas si exag\u00e9r\u00e9. Au Congr\u00e8s du parti travailliste, on trouvait des gens qui, exprimant un avis divergent, pr\u00e9f\u00e9raient garder l&rsquo;anonymat pour ne pas subir de repr\u00e9sailles. Cas cit\u00e9 par John Harris : \u00ab <em>And there&rsquo;s another feeling, which bangs against the orchestrated limits of conference like a headache: that after eight years of knuckling under and keeping quiet, the insistence on almost military discipline has started to become dysfunctional. At the first fringe meeting I visit, a Social Market Foundation event called to discuss whether Blair has changed Britain for good, a woman nervously takes the microphone to express her agreement with everything said from the platform by Clare Short. I won&rsquo;t give my name or my constituency party, she says, because I&rsquo;m very worried if word got out, I might be expelled. Our local people are like that. On paper, the words look amusingly sarcastic. She actually follows them by bursting into tears.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe congr\u00e8s du parti travailliste, le toujours <em>New Labour<\/em>, se termine d&rsquo;une fa\u00e7on d\u00e9sastreuse (\u00ab <em>a disastrous end<\/em> \u00bb, \u00e9crit <em>The Independent<\/em>). C&rsquo;est en bonne part \u00e0 cause de la ridicule aventure impos\u00e9e au pauvre vieil homme, Walter Wolfgang. Cette cause d\u00e9risoire r\u00e9pond parfaitement \u00e0 l&rsquo;aspect d\u00e9risoire qui gouverne les situations monstrueuses que nos autorit\u00e9s installent. Tony Blair le stalinien en est un exemple achev\u00e9. Cet homme, qui avait tant de ces qualit\u00e9s qui peuvent faire un homme d&rsquo;\u00c9tat, n&rsquo;a cess\u00e9 de c\u00e9der toujours davantage, c\u00e9dant \u00e0 ses propres faiblesses, aux d\u00e9mons du syst\u00e8me virtualiste: cause d\u00e9risoire, motifs inexistants, absence de sens, \u00e9norme machinerie d&rsquo;essence totalitaire, \u00e9volution oppressive. Pourquoi Tony Blair le stalinien se retrouve-t-il stalinien? Les causes les plus banales peuvent \u00eatre align\u00e9es, du pouvoir absolu (celui qu&rsquo;il a en v\u00e9rit\u00e9) qui corrompt absolument \u00e0 la fascination des paillettes et des gros cachets du syst\u00e8me. L&rsquo;ambition de l&rsquo;homme d&rsquo;\u00c9tat s&rsquo;ach\u00e8ve en d\u00e9rision de l&rsquo;apparence du virtualisme,  car Blair le stalinien est d\u00e9j\u00e0 fini, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;accroche encore assez longtemps pour que la toison abondante de Gordon Brown blanchisse, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que Gordon Brown, le Poulidor de Blair, se fasse doubler sur la ligne d&rsquo;arriv\u00e9e par un intrigant ou par un r\u00e9volt\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe spectacle pitoyable est encore plus pitoyable parce que personne n&rsquo;est vraiment m\u00e9chant, m\u00eame chez les plus impitoyables. Blair le stalinien est autant prisonnier du syst\u00e8me que ne le fut pendant quelques heures le brave vieux Walter Wolfgang. L&rsquo;incons\u00e9quence de son aventure politique grandira encore, chez lui et dans toute l&rsquo;Europe o\u00f9 l&rsquo;on continue \u00e0 nous rabattre les oreilles de ses vertus abracadabrantesques, la r\u00e9volte qui ne cesse d&rsquo;enfler, de scrutin en scrutin. Ces gens sont les pires ennemis d&rsquo;eux-m\u00eames.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEt Walter Wolfgang, profitant d&rsquo;une subite et fugitive c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, peut au moins se payer Tony le stalinien dans <a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/uk\/politics\/article316115.ece\" class=\"gen\">les colonnes du Guardian<\/a> ; et avancer, lui le Juif allemand qui \u00e9chappa \u00e0 Hitler, que l&rsquo;inspirateur de tout cela, le syst\u00e8me washingtonien avec son acolyte Blair-le-stalinien, ne vaut pas mieux que l&rsquo;Allemagne dont il s&rsquo;\u00e9chappa en 1938. (Et gr\u00e2ce au cher vieil homme de 82 ans, on a tout de m\u00eame parl\u00e9 de l&rsquo;Irak.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Tony Blair is the worst leader the Labour Party has ever had, Ramsay Macdonald included. Mr Blair&rsquo;s instincts are basically those of a Tory. He picked up this cause from the Americans without even analysing it. I suspect that he is too theatrical even to realise that he is lying.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>There was no justification for the conflict in Iraq. It isn&rsquo;t only that there were no weapons of mass destruction. The war was simply unnecessary. It was done in support of the United States.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>It has brought us to a turning point in history. When I was a child living in Germany in the late 1930s, with relatives who died in the concentration camps, things were very frightening. But the policy of the American government today frightens me too. And so does the attitude of the British Government.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le malaise palpable dans l&rsquo;orwellien parti du stalinien Tony Blair 30 septembre 2005 L&rsquo;un des aspects le plus grotesque de nos commentaires continentaux, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9tiquette de lib\u00e9ral, en tant qu&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit et caract\u00e8re lib\u00e9raux, qui s&rsquo;attache \u00e0 l&rsquo;image charmante et roborative que s&rsquo;est fabriqu\u00e9e Tony Blair. 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