{"id":66937,"date":"2005-10-20T00:00:00","date_gmt":"2005-10-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/10\/20\/les-enseignements-imperiaux-du-jsf-virtuel-les-cooperants-nont-qua-bien-se-tenir\/"},"modified":"2005-10-20T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-20T00:00:00","slug":"les-enseignements-imperiaux-du-jsf-virtuel-les-cooperants-nont-qua-bien-se-tenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/10\/20\/les-enseignements-imperiaux-du-jsf-virtuel-les-cooperants-nont-qua-bien-se-tenir\/","title":{"rendered":"<strong><em>Les enseignements imp\u00e9riaux du JSF virtuel : les coop\u00e9rants n&rsquo;ont qu&rsquo;\u00e0 bien se tenir\u2026<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Les enseignements imp\u00e9riaux du JSF virtuel : les coop\u00e9rants n&rsquo;ont qu&rsquo;\u00e0 bien se tenir<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\tNous avons tr\u00e8s vite consid\u00e9r\u00e9, trois ou quatre ans apr\u00e8s le lancement du programme JAST (1993) devenu JSF en 1994 qu&rsquo;il y avait deux JSF : le programme r\u00e9el, dont le sort est d\u00e9battu aux Etats-Unis et <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2057\" class=\"gen\">qui va tr\u00e8s mal merci<\/a> ; et le soi-disant programme international, qui est une image cr\u00e9\u00e9e par un langage appropri\u00e9 (le langage transatlantique, les valeurs communes, les amis de la Guerre froide, la suffisance am\u00e9ricaniste transfus\u00e9e aux alli\u00e9s, etc.). Le programme international a \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9 pour pr\u00e9senter aux coop\u00e9rants alli\u00e9s et au reste du monde une vision diff\u00e9rente, pas toujours absolument idyllique (on fait dans la nuance) mais dans tous les cas t\u00e9moignant de la p\u00e9rennit\u00e9 de la puissance am\u00e9ricaine et des rapports all\u00e9geance-copinage avec les alli\u00e9s qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa puissance am\u00e9ricaine est un faux-nez pos\u00e9 sur une anatomie de chaos et de d\u00e9cadence impuissante et il n&rsquo;y a rien de plus illustratif, de plus r\u00e9aliste \u00e0 cet \u00e9gard que le destin <strong>r\u00e9el<\/strong> du JSF, particuli\u00e8rement dans sa phase actuelle. Pour autant, il n&rsquo;est pas inint\u00e9ressant d&rsquo;examiner p\u00e9riodiquement l&rsquo;\u00e9tat de la r\u00e9alit\u00e9 du programme international par rapport \u00e0 l&rsquo;image du JSF de coop\u00e9ration qu&rsquo;on veut p\u00e9renniser, et d&rsquo;examiner les nouvelles vitamines qui lui ont \u00e9t\u00e9 transfus\u00e9es. Parfois, et m\u00eame plus qu&rsquo;\u00e0 son tour, s&rsquo;y glisse quelque poison bien contrariant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une pure cr\u00e9ation. Nous sommes \u00e9videmment en plein virtualisme,  mais, justement, le virtualisme cr\u00e9e une autre r\u00e9alit\u00e9 qui ne d\u00e9daigne certainement pas d&rsquo;utiliser des \u00e9l\u00e9ments de la r\u00e9alit\u00e9. Les Am\u00e9ricains am\u00e9ricanistes croyant comme les autres, et peut-\u00eatre plus que les autres apr\u00e8s tout, \u00e0 l&rsquo;image virtualiste qu&rsquo;ils fabriquent, alimentent celle-ci d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments bien r\u00e9els. Nous avons par cons\u00e9quent des indications s\u00e9rieuses de la r\u00e9alit\u00e9, dans tous les cas de leur r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du JSF virtuel, soi-disant programme international, va plus loin que la farce et attrape pour faire entrer dans les caisses les sous des coop\u00e9rants, et pour les tenir encore plus prisonniers du syst\u00e8me. (Eux, les soi-disant coop\u00e9rants, sont d\u00e9j\u00e0 pieds et poings li\u00e9s,  et c&rsquo;est le seul travers du syst\u00e8me : pourquoi serrer encore plus les liens jusqu&rsquo;\u00e0 risquer de les rendre insupportables aux pauvres copains emprisonn\u00e9s? On ne peut demander au syst\u00e8me de n&rsquo;\u00eatre pas stupide, et la stupidit\u00e9 finale, celle de l&rsquo;absence de sens, est effectivement sa principale caract\u00e9ristique.) L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du JSF virtuel est qu&rsquo;il est \u00e9galement une indication de la politique am\u00e9ricaniste, une exploration de cette politique par son biais virtualiste.<\/p>\n<h3>Le virtualisme du JSF confront\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDeux \u00e9l\u00e9ments int\u00e9ressants r\u00e9cemment publi\u00e9s nous permettent d&rsquo;enrichir la connaissance de la politique am\u00e9ricaniste au travers d&rsquo;une documentation sur les attitudes et intentions am\u00e9ricanistes quant au d\u00e9veloppement des conditions faites aux coop\u00e9rants. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat dans ce cas est de confronter la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e9ricaniste au virtualisme du programme JSF de coop\u00e9ration internationale. En passant, nous compatissons au triste sort des alli\u00e9s privil\u00e9gi\u00e9s de Washington.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Le premier de ces deux \u00e9l\u00e9ments est un court article (une page) de la revue australienne <em>Asia-Pacific Defence Reporter<\/em> (APDR en abr\u00e9g\u00e9), septembre 2005 : \u00ab <em>JSF rumours cause concern.<\/em> \u00bb Dans un style informel qui indique dans ce cas autant la prudence que la sensibilit\u00e9 de ce qu&rsquo;on \u00e9crit, ce texte nous restitue une indication tr\u00e8s s\u00e9rieuse de la pr\u00e9occupation consid\u00e9rable qui affecte aujourd&rsquo;hui l&rsquo;appr\u00e9ciation du programme international par la direction de la Royal Australian Air Force et ses autorit\u00e9s civiles. (Il est \u00e9vident que ce sont les pr\u00e9occupations de la RAAF qui ont inspir\u00e9 ce texte, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une rencontre avec un homme de Lockheed Martin [LM], Tom Burbridge, qui dirige les relations de LM avec les partenaires internationaux du JSF.) Les g\u00e9n\u00e9raux de la RAAF craignent de se trouver dans un pi\u00e8ge dont ils ont d\u00e9j\u00e0 exp\u00e9riment\u00e9 la duret\u00e9 dans leurs relations avec les USA. Qu&rsquo;ils aient persist\u00e9 est un tribut \u00e0 leur fid\u00e9lit\u00e9 aveugl\u00e9e, et \u00e0 la qualit\u00e9 de la suj\u00e9tion d&rsquo;influence que le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste maintient depuis des d\u00e9cennies.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Le second est un rapport <a href=\"http:\/\/www.defenseindustrydaily.com\/files\/UK-EU-US_Wrong_side_of_the_hill_def_4.pdf\" class=\"gen\">de Richard North, du Centre for Policy Study (CPS)<\/a>, rendu public le 13 octobre et intitul\u00e9: \u00ab <em>The Wrong Side of the Hill : The Secret Realignment of UK Defence Policy with the EU.<\/em> \u00bb Ce rapport a aussit\u00f4t \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 d&rsquo;\u00ab <em>absurde<\/em> \u00bb par le ministre britannique de la d\u00e9fense, John Reid, quelque peu affol\u00e9 par son contenu (par le s\u00e9rieux du contenu). C&rsquo;est une bonne indication du s\u00e9rieux qu&rsquo;on peut accorder \u00e0 ce rapport.<\/p>\n<h3>La coop\u00e9ration JSF, ou un verrou pos\u00e9 sur des menottes<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOn va d\u00e9tailler ci-dessous les informations que nous apporte APDR, avec quelques commentaires de-\u00e7i de-l\u00e0.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; On a eu droit r\u00e9cemment \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1690\" class=\"gen\">quelques m\u00e9chants commentaires<\/a> du g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;USAF Kohler, qui dirige l&rsquo;agence de coop\u00e9ration internationale au Pentagone. Kohler sermonnait durement les industriels alli\u00e9s qui s&rsquo;inqui\u00e9taient de l&rsquo;absence de transfert de technologies. APDR rapporte les r\u00e9actions de Burbridge : \u00ab <em>Some eyebrows were raised recently when General Jeffrey Kohler, director of the US Defence Security Cooperation Agency, took a hard line on technology transfer within the JSF programme. His remarks appared to be in response to complaints by Mike Turner, Managing Director of BAE Systems, about the paucity of informations being provided on weapons technology.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Pour les remarques de Turner, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2076\" class=\"gen\">voyez ce texte<\/a> (venu de <em>dedefensa<\/em> papier) mis en ligne ce 19 octobre. Il en rend compte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; \u00ab <em>Burbridge said Kohler has been quoted out of context. The US was not willing to transfer sensitive informations up front when, to date, no one international partner has formally committed to purchase the aircraft. Official policy was one of progressive disclosure, i.e. a country became more committed to acquisition, there would be more disclosure.<\/em> \u00bb Le commentaire est irr\u00e9sistible: Kohler n&rsquo;a pas dit ce qu&rsquo;il a dit mais il l&rsquo;a dit tout de m\u00eame. Cela signifie que les alli\u00e9s n&rsquo;auront acc\u00e8s \u00e0 la technologie qu&rsquo;en fonction de leurs <strong>commandes<\/strong>. Premi\u00e8re nouvelle (pour eux): ils croyaient que la participation R&#038;D ($2 milliards pour UK, $800 millions pour Hollande) impliquait ce transfert. Ils sont avis\u00e9s qu&rsquo;ils \u00e9taient dans l&rsquo;erreur.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Les alli\u00e9s-coop\u00e9rants voudraient-ils, dans ces conditions, savoir quelles technologies ils obtiendront? (\u00ab <em>&#8230;Burbridge aknowledged that the international partners would be exerting a great deal of pressure to ascertain exactly what they would be getting before committing to MoU, including the implications for different countries of the US national dislosure policy&#8230;<\/em> \u00bb) Burbridge leur r\u00e9pond obligeamment : \u00ab <em>&#8230;Each country&rsquo;s need for sensitive systems will be assessed separately.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Prenons la question du transfert de technologies d&rsquo;une diff\u00e9rente mani\u00e8re: y aura-t-il les transferts de technologies suffisants pour que chaque alli\u00e9 puisse entretenir et maintenir en \u00e9tat op\u00e9rationnel ses propres avions durant leur vie op\u00e9rationnelle? Voire les modifier, les moderniser? \u00ab <em>Asked wether sufficient technology would eventually be made available to enable perchasers to maintain or, if required, to midify their own aircraft, Burbridge said not one government had yet raised modification issues, possibly because they recognised the JSF&rsquo;s complexity. The provisions for sufficient data to permit whole-of-life support would ultimately be a decision of US government (and presumably also for the commercial judgement of Lockheed Martin).<\/em> \u00bb Les arguments sont en b\u00e9ton et annoncent ce que sera la position am\u00e9ricaine: les pays coop\u00e9rants sont dans tous les cas d&rsquo;un niveau insuffisant pour appr\u00e9hender la complexit\u00e9 du JSF (\u00ab <em>&#8230;possibly because they recognised the JSF&rsquo;s complexity<\/em> \u00bb). Ils devront s&rsquo;en remettre aux USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; D&rsquo;une fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, l&rsquo;intention am\u00e9ricaine est claire: traiter chaque coop\u00e9rant comme un cas sp\u00e9cifique (\u00ab <em>&#8230;Each country&rsquo;s need for sensitive systems will be assessed separately.<\/em> \u00bb) ; c&rsquo;est-\u00e0-dire, d&rsquo;une part emp\u00eacher toute coalition des coop\u00e9rants et placer chacun d&rsquo;entre eux devant une politique discr\u00e9tionnaire de Washington ; d&rsquo;autre part, d\u00e9cider la politique selon le comportement du coop\u00e9rant (ses commandes, notamment, mais sans doute \u00e9galement sa politique g\u00e9n\u00e9rale par rapport \u00e0 Washington). On ne peut imaginer perspective plus contraignante, plus antagoniste de la souverainet\u00e9 nationale des coop\u00e9rants. Pr\u00e9sent\u00e9 comme un renouvellement de l&rsquo;esprit de la coop\u00e9ration F-16, la coop\u00e9ration JSF liquide en fait les rares acquis de cette coop\u00e9ration, notamment en \u00e9cartant toute possibilit\u00e9 de regroupement des coop\u00e9rants (comme l&rsquo;avaient fait les quatre pays europ\u00e9ens premiers clients du F-16 en 1976).<\/p>\n<h3>Nouvelles du JSF r\u00e9el : toujours dans le m\u00eame sens<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe m\u00eame article de APDR donne quelques nouvelles plus g\u00e9n\u00e9rales sur le programme JSF, trois principalement. Elles confirment les difficult\u00e9s et les incertitudes g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Les prix unitaires des versions envisag\u00e9es par LM sont de $45 millions pour le CTOL (version \u00e0 d\u00e9collage conventionnel) et $55 millions pour le STOVL (version \u00e0 d\u00e9collage court). On est d\u00e9j\u00e0 loin des $29-$41 millions initiaux. Encore s&rsquo;agit-il d&rsquo;une \u00e9valuation LM pour ses clients, elle-m\u00eame tr\u00e8s loin de la v\u00e9rit\u00e9 des co\u00fbts telle qu&rsquo;elle s&rsquo;imposera dans quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Lockheed Martin abandonne la version de guerre \u00e9lectronique du JSF au profit du EF-18G de la Navy\/Marine Corps (et d&rsquo;une possible version de guerre \u00e9lectronique du F\/A-22). Confirmation, l\u00e0 aussi, du recul du JSF dans les trois armes, chacune privil\u00e9giant d\u00e9sormais ses propres appareils (F-18 et F-22).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; APDR note \u00e9galement, confirmant un point capital : \u00ab <em>However, advanced design groups outside the programme were blueskying a number of JSF developments, including an unmanned version.<\/em> \u00bb Ainsi est confirm\u00e9e la possibilit\u00e9 d&rsquo;un bouleversement du programme en cours de production, notamment vers un mod\u00e8le sans pilote. Confirmation de la fragilit\u00e9 du programme JSF, ouvert \u00e0 toutes les possibilit\u00e9s : outre les r\u00e9ductions de production du mod\u00e8le classique et son allongement dans le temps, l&rsquo;\u00e9ventuelle transformation en un concept beaucoup plus r\u00e9volutionnaire selon la politique et les capacit\u00e9s budg\u00e9taires du Pentagone. Un tel prolongement mettrait encore plus les coop\u00e9rants, s&rsquo;il en reste, dans une situation de compl\u00e8te d\u00e9pendance des Am\u00e9ricains.<\/p>\n<h3>Le JSF britannique, ou comment \u00eatre forc\u00e9 de s&rsquo;en sortir<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tUn dernier aspect, cette fois en se r\u00e9f\u00e9rant au rapport North\/CPS. Il concerne la position britannique. Le rapport de North est une d\u00e9nonciation compl\u00e8tement paradoxale de la politique de d\u00e9fense de Blair, d\u00e9nonc\u00e9e comme secr\u00e8tement pro-europ\u00e9enne et liquidatrice de la vraie coop\u00e9ration avec les USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNorth d\u00e9crit comment les Britanniques seraient peut-\u00eatre conduits \u00e0 devoir quitter le programme JSF \u00e0 cause de l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;obtenir les codes d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la ma\u00eetrise du syst\u00e8me. Cela laisserait les Britanniques dans une situation \u00e9pouvantable, \u00e9ventuellement face \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de devoir se touner vers le  <em>Rafale<\/em> fran\u00e7ais. (A noter que North, manifestement bien inform\u00e9 par certaines sources au MoD, \u00e9voque la probabilit\u00e9 que les Am\u00e9ricains placeraient dans l&rsquo;architecture \u00e9lectronique des JSF non-US des virus [<em>sleeper viruses<\/em>] leur permettant d&rsquo;interrompre le fonctionnement du syst\u00e8me si le comportement, notamment op\u00e9rationnel et politique, de l&rsquo;utilisateur leur d\u00e9pla\u00eet. Cette pratique est en g\u00e9n\u00e9ral assez courante avec des acheteurs du Tiers-Monde, mais par contre assez inhabituelle entre alli\u00e9s occidentaux. La confiance r\u00e8gne en ma\u00eetresse.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Le rapport Norh\/CPS est du plus haut int\u00e9r\u00eat, pour toutes sortes de raisons paradoxales. Nous y reviendrons pour pr\u00e9senter un commentaire de ce rapport qui fait de Blair un pro-europ\u00e9en cach\u00e9 en mati\u00e8re de d\u00e9fense, et l&rsquo;homme qui aurait liquid\u00e9 les <em>special relationships<\/em> avec les USA dans ce domaine. Le paradoxe est r\u00e9jouissant.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>In addition to the pull of the Europeanisation programme, there are other influences at play which are tending to push the UK in the direction of Europe. In this, a single project is coming to epitomise the strains that are emerging, combining all the political and economic elements. That project is the next-generation F-35 Joint Strike Fighter.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Led by the US, this is nevertheless a truly international project. In January 2001, the UK signed a memorandum of understanding to co-operate in the development of the aircraft, electing for a short take-off and variable landing variant to equip  its two proposed carriers. It was joined by Australia, Canada, Denmark, Italy, Netherlands, Norway, Singapore and Turkey. What makes this aircraft different  and brings it into the realms of high politics  is its extremely advanced computer technology. In this, the design, like that of many modern combat aircraft, is such that it is physically not possible for a human to fly the machine. It relies on a sophisticated computer, which interprets the pilot&rsquo;s commands before transmitting them to the control surfaces  the so-called fly-by-wire concept.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The maker of the F-35, the US aerospace giant Lockheed Martin, has taken this concept further and integrated mission functions into the computer system, in effect turning the aircraft into an enormously sophisticated flying computer. Therein lies the problem. To drive a computer requires software and an estimated 2.5 million lines of computer code, increasing eventually to 4.5 million  the so-called source codes  have to be written to make the system operable. For security and obvious economic reasons, the manufacturers (and the US Government) have been unwilling to disclose these codes to their partners in the<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tprogramme. On the other hand, potential users, and especially the UK Government, are demanding access to these codes, to give them operating autonomy. The analogy is buying a desktop computer  which has an operating system such as Windows  and being unable to repair it if it goes wrong. That is fine if you can get an engineer in to fix it, but unacceptable if it drives combat-critical systems which are under the control of another nation. There is also the possibility  some think likelihood  that the software contains embedded sleeper viruses which can be activated by remote control (over a satellite link) to make an aircraft inoperable in the event of it being used for purposes of which the US Government does not approve.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>At the British end, the CEO of BAE Systems, which is the industrial development partner, noted: It is fundamentally important for UK sovereignty that technology transfer should take place related to the JSF to ensure that the UK has the ability to provide sovereign support and to maintain and upgrade the aircraft during its long in-service life. With a \u00a32.6 billion project ($4.9bn) for 150 aircraft at risk, British officers were also worried. As Air Chief Marshall Sir Brian Burridge, head of the RAF&rsquo;s fighter force, said: With any airplane in my inventory, I need the capability rapidly to modify for different circumstances, whether it be its software or hardware.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Time is now running out. The development phase is coming to a conclusion and JSF partner countries must place orders for the aircraft by late 2006. Without release of the source codes, there is a possibility that the UK will pull out of the programme altogether, with catastrophic results for the aircraft carrier project. Having already retired her ship-borne Harriers, there is no ready replacement. The only possible alternative is the Rafale, which has been selected to equip the new French carrier.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les enseignements imp\u00e9riaux du JSF virtuel : les coop\u00e9rants n&rsquo;ont qu&rsquo;\u00e0 bien se tenir Nous avons tr\u00e8s vite consid\u00e9r\u00e9, trois ou quatre ans apr\u00e8s le lancement du programme JAST (1993) devenu JSF en 1994 qu&rsquo;il y avait deux JSF : le programme r\u00e9el, dont le sort est d\u00e9battu aux Etats-Unis et qui va tr\u00e8s mal&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4786,4787,4788,4785,3501,3502,3825],"class_list":["post-66937","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-apdr","tag-australie","tag-burbridge","tag-cps","tag-lockheed","tag-martin","tag-north"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66937","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66937"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66937\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66937"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66937"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66937"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}