{"id":66966,"date":"2005-10-30T00:00:00","date_gmt":"2005-10-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/10\/30\/plamegate-versus-watergate\/"},"modified":"2005-10-30T00:00:00","modified_gmt":"2005-10-30T00:00:00","slug":"plamegate-versus-watergate","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/10\/30\/plamegate-versus-watergate\/","title":{"rendered":"Plamegate versus Watergate"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Plamegate <em>versus<\/em> Watergate<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>30 octobre 2005 &mdash; Il est int\u00e9ressant de comparer les r\u00e9actions europ\u00e9ennes \u00e0 l&rsquo;actuel scandale qui secoue Washington, \u00e0 celles de 1973-74, lors du Watergate. Nous parlons ici de ce qui nous int\u00e9resse le plus : les r\u00e9actions psychologiques d&rsquo;attitude qui traduisent le fond de l&rsquo;appr\u00e9ciation par les \u00e9lites de l&rsquo;<em>establishment<\/em> europ\u00e9en du syst\u00e8me washingtonien, plus que les \u00ab\u00a0r\u00e9actions de jugement\u00a0\u00bb sur le scandale lui-m\u00eame (qui est coupable? Va-t-on s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 Libby? Etc.).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>D&rsquo;abord, ce constat que notre interrogation n&rsquo;est pas gratuite, qu&rsquo;elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 dont nous nous demandons si elle est r\u00e9percut\u00e9e en Europe, dans les m\u00e9dias habituels (notamment fran\u00e7ais) qui expriment cette position g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;<em>establishment<\/em>. En d&rsquo;autres termes, il n&rsquo;est pas difficile de constater qu&rsquo;il y a \u00e0 Washington une atmosph\u00e8re d\u00e9l\u00e9t\u00e8re extr\u00eamement marqu\u00e9e et tr\u00e8s significative. La mise en accusation et la d\u00e9mission de Libby, vendredi, n&rsquo;en sont que le plus r\u00e9cent sympt\u00f4me et, disons, certainement l&rsquo;un des plus spectaculaires. L&rsquo;atmosph\u00e8re, c&rsquo;est celle dont <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/observer.guardian.co.uk\/international\/story\/0,6903,1604573,00.html\">rend compte Paul Harris<\/a> dans <em>The Observer<\/em> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui:<\/p>\n<\/p>\n<blockquote class=\"normal\" style=\"font-size:1.05em;\">\n<p><p>&laquo; <em>On Monday evening last week, as darkness descended on the capital, smartly dressed FBI agents moved quietly through the leafy Washington neighbourhood of Georgetown. They knocked on doors, questioning several residents about how well they knew Valerie Plame, the exposed CIA agent at the heart of a scandal that has rocked the Bush administration to its foundations.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>These are times of deep crisis in America. The stunning image of FBI agents scouring the most exclusive suburbs of Washington, just a mile or so from the White House, sums up the mood of fear, paranoia and siege mentality now gripping the Bush administration.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>President George Bush has just had the worst single week of his political life. It first saw the 2,000th US soldier die in Iraq. Then came the humiliation of Harriet Miers withdrawing her candidacy for the Supreme Court. Finally, came the hammer blow of Plamegate that saw top White House aide Lewis &lsquo;Scooter&rsquo; Libby face five criminal charges and perhaps a lengthy jail term.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo; <em>And there is no end in sight to the troubles. Bush&rsquo;s political guru Karl Rove is still under the shadow of investigation by the Plamegate prosecutor Patrick Fitzgerald. A trickle of former allies, friends and colleagues have also begun openly to turn on Bush. Colonel Lawrence Wilkerson, former chief of staff to Colin Powell, has blasted the march to war with Iraq, blaming it on a right-wing &lsquo;cabal&rsquo; in the administration. Brent Scowcroft, a close confidant of Bush&rsquo;s father, has also gone public. He last week slammed the war in Iraq and revealed the younger Bush had not spoken to him in two years.<\/em> &raquo;<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><p>Le scandale dit \u00ab\u00a0Plamegate\u00a0\u00bb est observ\u00e9 d&rsquo;Europe d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s disparate, tr\u00e8s chaotique, \u00e0 la mesure des nouvelles qui nous viennent de Washington mais sans effort r\u00e9el d&rsquo;en donner une interpr\u00e9tation synth\u00e9tique. Les canaux de communication officiels ont une difficult\u00e9 bien significative \u00e0 placer Plamegate dans un cadre plus g\u00e9n\u00e9ral qui serait celui du destin de l&rsquo;administration GW Bush au mieux, de l&rsquo;\u00e9volution du r\u00e9gime am\u00e9ricaniste au pire. (Ces remarques ne valent pas pour la presse britannique, comme on le lit ci-dessus avec <em>The observer<\/em>. Paradoxalement par rapport \u00e0 la politique britannique, les r\u00e9actions britanniques \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la situation am\u00e9ricaine sont extr\u00eamement critiques et ne dissimulent rien des conclusions qu&rsquo;on peut en tirer sur l&rsquo;existence d&rsquo;une crise \u00e0 Washington.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>On n&rsquo;ignore pas, &mdash; on ne devrait pas ignorer tant la chose est aveuglante que l&rsquo;affaire Libby, si elle porte directement sur des faits pr\u00e9cis qui peuvent ne pas appara&icirc;tre comme fondamentaux, est en r\u00e9alit\u00e9, presque aussi directement, connect\u00e9e \u00e0 la question de la cause fondamentale de la guerre en Irak par le biais de la question de la cause formelle (fabrication de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre <em>casus belli<\/em> de Saddam); qu&rsquo;elle est directement connect\u00e9e \u00e0 la question des agissements et comportements de l&rsquo;administration GW Bush par rapport aux formes et coutumes de la d\u00e9mocratie en g\u00e9n\u00e9ral; qu&rsquo;elle est directement connect\u00e9e \u00e0 la question de la politique expansionniste et belliciste de Washington depuis le 11 septembre 2001. En d&rsquo;autres mots, elle est <strong>r\u00e9v\u00e9latrice<\/strong>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ces \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e9lations\u00a0\u00bb ne semblent pas int\u00e9resser grand&rsquo;monde dans l&rsquo;<em>establishment<\/em> europ\u00e9en. Comparez: si Poutine fait charger ses services de s\u00e9curit\u00e9 pour liquider un groupe terroriste qui tient des otages, c&rsquo;est aussit\u00f4t une masse de r\u00e9flexion sur le pass\u00e9 sombre et \u00ab\u00a0kag\u00e9biste\u00a0\u00bb de la Russie, sur les tendances autoritaires du r\u00e9gime, sur la fa\u00e7on diablement leste et suspecte que le Russe a de traiter la d\u00e9mocratie et ainsi de suite. Lorsque \u00ab\u00a0Scooter\u00a0\u00bb Libby, chef de cabinet de Cheney, est mis en accusation et est oblig\u00e9 de d\u00e9missionner, on s&rsquo;en tient aux faits et l&rsquo;on parle boutique comme l&rsquo;on fait pour rendre compte d&rsquo;une affaire judiciaire. On suppute les al\u00e9as de la position de GW un peu comme on fait dans un match de boxe, sans autre pr\u00e9occupation. On ne va pas au-del\u00e0. D&rsquo;ailleurs, on est d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 \u00e0 autre chose.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Durant la p\u00e9riode du Watergate, il y eut une continuit\u00e9 dans le traitement du scandale, vu d&rsquo;Europe. D\u00e8s le premier \u00e9clat de ce scandale, le 1er mai 1973 (premi\u00e8res d\u00e9missions dans l&rsquo;entourage de Nixon), dans une situation g\u00e9n\u00e9rale pourtant tr\u00e8s apais\u00e9e depuis la fin des combats au Vi\u00eat-nam en d\u00e9cembre 1972 et l&rsquo;accord entre Kissinger et Le Duc-tho de janvier 1973, il y eut une appr\u00e9ciation g\u00e9n\u00e9rale synth\u00e9tique de la situation, allant aussit\u00f4t au jugement extr\u00eame: il s&rsquo;agissait de \u00ab\u00a0la crise de la pr\u00e9sidence Nixon\u00a0\u00bb qui mettait en p\u00e9ril la d\u00e9mocratie am\u00e9ricaine. <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2106\">R\u00e9p\u00e9tons-le<\/a>, l&rsquo;enjeu \u00e9tait sans aucune h\u00e9sitation moindre que dans le cas de Plamegate, dont la premi\u00e8re manifestation judiciaire formelle date du d\u00e9but de l&rsquo;automne 2003. Le Watergate ne concernait, dans l&rsquo;extr\u00eame de toutes les r\u00e9v\u00e9lations qu&rsquo;on connut, que l&rsquo;activit\u00e9 ill\u00e9gale d&rsquo;un pr\u00e9sident face aux cons\u00e9quences marginales de certaines situations de crise aux USA. Ces activit\u00e9s ne ressortaient en rien du fondamental de ces crises. Elles \u00e9clairaient d&rsquo;un jour cru une psychologie, celle du Pr\u00e9sident. Le scandale Plamegate nous \u00e9claire, lui, sur la psychologie collective d&rsquo;une administration (donc sur celle de GW), sur les comportements de cette administration vis-\u00e0-vis des coutumes de la d\u00e9mocratie, sur l&rsquo;ill\u00e9galit\u00e9 organique de la politique am\u00e9ricaniste actuelle, sur la crise centrale de cette administration qui est \u00e9galement la crise qui secoue les relations internationales depuis quatre ans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>A quoi est due cette diff\u00e9rence de traitement? Elle r\u00e9pond \u00e9videmment \u00e0 la diff\u00e9rence structurelle de la situation \u00e0 Washington. En 1973-74, l&rsquo;opposition d\u00e9mocrate \u00e9tait en pleine activit\u00e9, la presse lib\u00e9rale <em>idem<\/em> comme on le sait; l&rsquo;action combin\u00e9e des deux eut raison de Nixon. Cette situation induisait un sch\u00e9matisme rassurant: un vilain bonhomme, un \u00ab\u00a0m\u00e9chant\u00a0\u00bb dont m\u00eame le parti r\u00e9publicain \u00e9tait vaguement honteux, plac\u00e9 en situation d&rsquo;imposture au faite du pouvoir et la vertu am\u00e9ricaniste mobilis\u00e9e contre lui. Lorsque Nixon d\u00e9missionna le 9 ao&ucirc;t 1974, l&rsquo;argument n&rsquo;\u00e9tait pas, dans le chef de ceux qui applaudirent \u00e0 cette chute: comment le syst\u00e8me a-t-il pu permettre qu&rsquo;un sale type de cet acabit arrive au pouvoir supr\u00eame? Mais, au contraire: quelle grande vertu, sur le fond et dans son fonctionnement, est celle de ce syst\u00e8me qui se permet de liquider son pr\u00e9sident, en le poussant au <em>hara kiri<\/em>, et fait triompher le Droit, &mdash; ouf! Nixon parti, la crise est finie&hellip; (Mauvaise analyse: la crise passait justement \u00e0 un palier sup\u00e9rieur, comme divers \u00e9v\u00e9nements l&rsquo;ont montr\u00e9, dont la mise en pi\u00e8ce de la CIA par le Congr\u00e8s et l&rsquo;\u00e9lection de Carter en 1976; c&rsquo;est \u00e9galement \u00e0 cette \u00e9poque que les n\u00e9o-conservateurs entr\u00e8rent en piste et mirent en place leur approche de la prise d&rsquo;un pouvoir qui ne demandait qu&rsquo;\u00e0 se laisser radicaliser. L&rsquo;arriv\u00e9e de Reagan en 1981 en fut le premier jalon.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui, rien de semblable. Depuis quatre ans, d\u00e9mocrates et presse lib\u00e9rale sont regroup\u00e9es aveugl\u00e9ment et peureusement derri\u00e8re GW. Peu importe la d\u00e9mocratie, qui est trait\u00e9e comme une fille, que ce soit avec le <em>Patriot Act<\/em>, les mensonges extravagants de la guerre, l&rsquo;organisation de la torture. Par cons\u00e9quent, toute crise de GW est une crise du syst\u00e8me, et toute crise de GW est minimis\u00e9e \u00e0 mesure, r\u00e9duite \u00e0 un avatar malheureux et accidentel. On \u00e9vite syst\u00e9matiquement une approche globale de la situation washingtonienne qui pourrait mettre en lumi\u00e8re la crise de la pr\u00e9sidence, donc la crise du syst\u00e8me. On se contente de rendre compte des \u00e9v\u00e9nements de fa\u00e7on disparate, lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;imposent \u00e0 la publication sous peine de ridicule, sans jamais les relier entre eux dans une continuit\u00e9 r\u00e9v\u00e9latrice. La r\u00e9alit\u00e9 de la vision critique et synth\u00e9tique de la situation est laiss\u00e9e aux marginaux, aux dissidents, &mdash; par chance ils sont nombreux, efficaces et disposent du formidable outil du <em>Web<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En Europe, les \u00e9lites de l&rsquo;<em>establishment<\/em>, dans les directions politiques et dans les canaux de communications, sont compl\u00e8tement partie prenante dans ce montage. Toute attaque contre GW, si elle risque d&rsquo;\u00eatre fondamentale, risque de ternir l&rsquo;image sainte o&ugrave; est tenue la repr\u00e9sentation du syst\u00e8me washingtonien. Les \u00e9lites europ\u00e9ennes ont suivi aveugl\u00e9ment le sch\u00e9matisme du <em>consensus<\/em> washingtonien, s&rsquo;en tenant aux apparences ronflantes du patriotisme de bazar. Elles se sont d\u00e9parties de cette attitude pendant quelques petits mois, pendant le temps o&ugrave; John Kerry a fait illusion: piteuse exception confirmant la r\u00e8gle. Qui se souvient encore de John Kerry?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La tactique de l&rsquo;autruche est mauvaise conseill\u00e8re. Elle n&#8217;emp\u00eache pas que les \u00e9v\u00e9nements vont vite \u00e0 Washington. Effectivement, toute crise de GW est une crise du syst\u00e8me: c&rsquo;est la v\u00e9rit\u00e9 implicite et inadvertante de cette situation d&rsquo;imposture. Un jour pas tr\u00e8s lointain, il faudra que nos commentateurs officiels le c\u00e8dent \u00e0 l&rsquo;accumulation des \u00e9v\u00e9nements pour reconna&icirc;tre la r\u00e9alit\u00e9 devenue trop insistante. Il y a le feu \u00e0 Washington et c&rsquo;est une crise de r\u00e9gime. Plamegate n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec Watergate.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plamegate versus Watergate 30 octobre 2005 &mdash; Il est int\u00e9ressant de comparer les r\u00e9actions europ\u00e9ennes \u00e0 l&rsquo;actuel scandale qui secoue Washington, \u00e0 celles de 1973-74, lors du Watergate. Nous parlons ici de ce qui nous int\u00e9resse le plus : les r\u00e9actions psychologiques d&rsquo;attitude qui traduisent le fond de l&rsquo;appr\u00e9ciation par les \u00e9lites de l&rsquo;establishment europ\u00e9en&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4784,1406,4670,1480,4803],"class_list":["post-66966","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-libby","tag-nixon","tag-plame","tag-rove","tag-valerie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66966","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66966"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66966\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66966"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66966"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66966"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}