{"id":66971,"date":"2005-11-01T00:00:00","date_gmt":"2005-11-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/11\/01\/un-rapport-qui-laisse-a-penser\/"},"modified":"2005-11-01T00:00:00","modified_gmt":"2005-11-01T00:00:00","slug":"un-rapport-qui-laisse-a-penser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2005\/11\/01\/un-rapport-qui-laisse-a-penser\/","title":{"rendered":"Un rapport qui laisse \u00e0 penser&#8230;"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Un rapport qui laisse \u00e0 penser&#8230;<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t1er novembre 2005  Nous revenons sur un rapport que nous avons bri\u00e8vement \u00e9voqu\u00e9 dans <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2080\" class=\"gen\">une r\u00e9cente Analyse<\/a>, le 20 octobre sur ce site. Il s&rsquo;agit de <em>The Wrong Side of the Hill : The Secret Realignment of UK Defence Policy with the EU<\/em>, de Richard North, publi\u00e9 par le <a href=\"http:\/\/www.defenseindustrydaily.com\/files\/UK-EU-US_Wrong_side_of_the_hill_def_4.pdf\" class=\"gen\">Center of Policy Studies, le 13 octobre<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn dirait de ce rapport qu&rsquo;il a fait, lors de sa parution publique, un certain bruit \u00e9touff\u00e9. On en a parl\u00e9 peu mais on en a parl\u00e9, soit avec une vigueur horrifi\u00e9e, soit avec une g\u00eane manifeste. On a tr\u00e8s vite parl\u00e9 d&rsquo;autre chose Tout cela indique l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du rapport, qui est d&rsquo;une partialit\u00e9 extr\u00eame dans son engagement g\u00e9n\u00e9ral mais qui nourrit sa d\u00e9monstration de faits av\u00e9r\u00e9s et d&rsquo;une comp\u00e9tence certaine pour les interpr\u00e9ter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <em>Financial Times<\/em> du 20 octobre (John Spiegel) a pr\u00e9sent\u00e9 le rapport dans un sens mi-figue mi-raisin, ne laissant pas entendre qu&rsquo;il avait tout \u00e0 fait tort mais ne laissant surtout pas entendre qu&rsquo;il avait un tant soit peu raison \u00ab <em>Britain is drifting too closely to the rest of Europe in its military planning and procurement, running the risk of making UK troops less capable of fighting alongside the US, a Conservative think-tank says today.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The report, by the Centre for Policy Studies, highlights recent moves  including Britain&rsquo;s decision to back a pan-European cargo aircraft, the A400M, and a Europe-led satellite navigation system, called Galileo  as indications the government is pushing to integrate its armed forces with those of the European Union.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The Bush administration has expressed concern in the past year about some British security policies in the EU. These include tentative backing for a more capable military planning structure outside Nato and support for lifting the EU&rsquo;s arms embargo against China.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>But the government has largely backed off from those policies in recent months and the Ministry of Defence is still working very closely with the Pentagon on a number of high-profile weapons programmes, including the stealth Joint Strike Fighter and submarine-launched nuclear missiles.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe gouvernement britannique, lui, a r\u00e9agi comme si on lui avait touch\u00e9 un nerf \u00e0 vif. Il est vrai que North commet le crime supr\u00eame: mettre en doute l&rsquo;alignement complet de Londres sur les Etats-Unis. D&rsquo;o\u00f9 des r\u00e9actions outr\u00e9es et d&rsquo;une violence cat\u00e9gorique mais tr\u00e8s mesur\u00e9e; prenez par exemple cet entrefilet dans la rubrique <em>Washington Outlook<\/em> de <em>Aviation Week &#038; Space Technology<\/em> du 17 octobre, mesurant exactement le calibre de la r\u00e9action du gouvernement britannique: tr\u00e8s vive (la rubrique est tr\u00e8s lue) mais sans accorder d&rsquo;importance spatiale\/r\u00e9dactionnelle \u00e0 la chose (il s&rsquo;agit de br\u00e8ves type-confidentiel). \u00ab <em>Allegations that the U.K. is snuggling up to Europe at the expense of its special relationship with the U.S. provoked a swift and sharp rebuttal from British Defense Secretary John Reid. In the Center for Policy Studies paper The Wrong Side of the Hill, the London-based think tank contends there is a secret realignment of U.K. defense policy with the EU [European Union]. Reid dismisses the claim, saying the relationship is alive and well. The report gets some of its facts wrong, exaggerating the scope of the Airbus A400M program and misstating the reason Britain withdrew from the joint U.S. Future Scout Cavalry System. The center suggests the U.K. could have saved more than $1 billion by purchasing the U.S. Joint Air-to-Surface Standoff Missile rather than the Storm Shadow. But if the U.K. had done so, development difficulties would have meant no air-launched cruise missile for the war in Iraq. The Storm Shadow was used successfully there in 2003.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien,  reste la question principale : la th\u00e8se de North est-elle valable? Est-il possible d&rsquo;avancer s\u00e9rieusement, comme on le lit dans ce rapport \u00ab <em>One of the most significant  yet largely unreported  political developments of recent years is the move being made by the United Kingdom to integrate its armed forces with those of the European Union. <\/em>[] <em>The nature of this new military relationship with our EU partners will make it increasingly hard for the UK either to fight independently or to co-operate militarily with the US. The .special relationship. which has been the cornerstone of British defence policy from the time of the Second World War will be at an end.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe rapport est farci de r\u00e9f\u00e9rences, d&rsquo;\u00e9tudes, d&rsquo;analyses, d&rsquo;appr\u00e9ciations techniques, etc. Il s&rsquo;attache aux r\u00e9alit\u00e9s moins <em>sexy<\/em> de tel ou tel grand programme (on pense \u00e9videmment au JSF, programme <em>sexy<\/em> par excellence dont nous faisons nous-m\u00eames nos choux gras). Il passe en revue les tendances de proc\u00e9dure, les perspectives d&rsquo;\u00e9quipements de soutien, de communication, etc., les n\u00e9cessit\u00e9s de certaines int\u00e9grations techniques (celle de la Force de R\u00e9action Rapide Europ\u00e9enne, par exemple et exemple principal); il passe en revue les \u00e9normes implications du d\u00e9veloppement du programme <em>Galileo<\/em>, impliquant effectivement des alignements de proc\u00e9dures, des int\u00e9grations m\u00e9thodologiques, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa th\u00e8se que North soutient explicitement est qu&rsquo;il existe une logique de coop\u00e9ration, de coordination et d&rsquo;int\u00e9gration technique au niveau europ\u00e9en, que cette dynamique est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;Agence Europ\u00e9enne de D\u00e9fense, qu&rsquo;elle aboutit \u00e0 une europ\u00e9anisation <em>de facto<\/em> des forces britanniques, europ\u00e9anisation rampante, discr\u00e8te mais tr\u00e8s efficace et qui va s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s rapidement comme \u00e9tant sans retour, qui l&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 peut-\u00eatre, non? La d\u00e9monstration, tr\u00e8s longue, copieusement document\u00e9e, est assez troublante pour laisser \u00e0 penser, et m\u00eame pour nous laisser presque convaincus de la justesse de la th\u00e8se. North fait une incursion dans le monde r\u00e9el et d\u00e9couvre qu&rsquo;il est, pour les structures militaires britanniques, bien proche d&rsquo;\u00eatre europ\u00e9anis\u00e9. (Tandis que le monde virtuel et mirobolant de Tony Blair, lui, est compl\u00e8tement am\u00e9ricanis\u00e9. Le JSF en fait partie, et l&rsquo;on sait combien c&rsquo;est juste, combien le programme US est bien loin de la r\u00e9alit\u00e9.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut noter que le rapport est introduit par un texte du Major-General Thompson, l&rsquo;ancien commandant de l&rsquo;arm\u00e9e de terre britannique pendant la guerre des Malouines en 1982. C&rsquo;est un texte violemment anti-europ\u00e9en et excessivement pro-am\u00e9ricain, comme il faut s&rsquo;y attendre. Le paradoxe de ce texte, not\u00e9 au travers d&rsquo;une remarque, est qu&rsquo;en m\u00eame temps qu&rsquo;il fustige absolument l&rsquo;id\u00e9e de l&rsquo;int\u00e9gration militaire europ\u00e9enne parce qu&rsquo;elle conduirait \u00e0 une d\u00e9cadence des capacit\u00e9s militaires britanniques, il pourrait au contraire figurer <em>in fine<\/em> comme une acceptation du renforcement des liens entre Britanniques et Fran\u00e7ais. Si l&rsquo;on s&rsquo;attache \u00e0 cette hypoth\u00e8se, en effet, c&rsquo;est que la r\u00e9alit\u00e9 militaire d&rsquo;un projet europ\u00e9en tendant \u00e0 une int\u00e9gration militaire pourrait assez ais\u00e9ment \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e, \u00e0 80% de sa capacit\u00e9, \u00e0 un projet tendant \u00e0 une int\u00e9gration franco-britannique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa violence de la plaidoirie ne dissimule pas une certaine ambigu\u00eft\u00e9 du propos lorsque Thompson \u00e9crit (et il faut avoir \u00e0 l&rsquo;esprit que c&rsquo;est un soldat de l&rsquo;arm\u00e9e de terre qui parle, surtout pr\u00e9occup\u00e9 de cet aspect des forces arm\u00e9es : les unit\u00e9s de combat terrestre ; la logique expos\u00e9e ici est bien plus forte encore au niveau des armes a\u00e9riennes et navales, o\u00f9 l&rsquo;ensemble France-UK domine l&rsquo;Europe militaire avec ses capacit\u00e9s strat\u00e9giques et technologiques): \u00ab <em>There should be concern over a number of issues, not least the dragging down effect of integrating Britain.s army with low quality European armies. Apart from the French Foreign Legion, marine infantry, and airborne, plus the Dutch marines, Europe&rsquo;s armies are military youth movements.<\/em> \u00bb On voit bien que Thompson met \u00e0 part l&rsquo;essentiel des forces fran\u00e7aises terrestres d&rsquo;intervention dans sa condamnation m\u00e9prisante des capacit\u00e9s militaires europ\u00e9ennes. On comprend que, pour lui, une coop\u00e9ration, voire une tendance vers l&rsquo;int\u00e9gration des forces britanniques (terrestres) avec les forces fran\u00e7aises (terrestres), n&rsquo;aurait certainement pas un effet dit de <em>dradding down<\/em> pour les premi\u00e8res.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe m\u00eame respect des capacit\u00e9s fran\u00e7aises appara\u00eet tout au long des textes du rapport lorsqu&rsquo;il est question des syst\u00e8mes d&rsquo;arme et des technologies. L&rsquo;impression secondaire \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 la lecture du texte,  secondaire par rapport au sujet choisi mais nullement par rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la situation,  est la pr\u00e9sence constante de la France dans l&rsquo;\u00e9volution de la situation dans ce domaine qui figure le mieux dans la dynamique europ\u00e9enne aujourd&rsquo;hui, la politique de s\u00e9curit\u00e9 et de d\u00e9fense. C&rsquo;est \u00e0 la fois logique et accord\u00e9 \u00e0 la force des choses: la France est effectivement dans cette situation de puissance dominante en Europe du point de vue militaire et technologique, et avec des conceptions d&rsquo;ind\u00e9pendance et de souverainet\u00e9 nationale qui lui permettent \u00e0 la fois d&rsquo;imposer son rythme selon ses vues.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe rapport met alors en \u00e9vidence, peu \u00e0 peu mais de fa\u00e7on convaincante, peut-\u00eatre (sans doute) sans intention de l&rsquo;auteur, un paradoxe tout \u00e0 fait int\u00e9ressant. L&rsquo;\u00e9volution de la situation europ\u00e9enne (progr\u00e8s dans la coop\u00e9ration, la coordination, l&rsquo;int\u00e9gration technique \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;une int\u00e9gration des souverainet\u00e9s) et l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 bien r\u00e9elle de la position britannique ont affaibli la position britannique nationale en Europe (alors que le Royaume-Uni partageait avec la France cette sup\u00e9riorit\u00e9 militaire et technologique jusque dans les ann\u00e9es 1990). Cela s&rsquo;est fait naturellement au profit de la France, jusqu&rsquo;\u00e0 laisser ce pays de plus en plus seul en position dominante. (Les Britanniques reconnaissent de plus en plus souvent <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=1505\" class=\"gen\">ce leadership europ\u00e9en de la France<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA mesure que le gouvernement britannique a tent\u00e9 de corriger l&rsquo;impression de d\u00e9s\u00e9quilibre proeurop\u00e9en que pouvaient produire certaines de ses initiatives (l&rsquo;accord de St Malo de 1998) par une rh\u00e9torique pro-am\u00e9ricaine, l&rsquo;\u00e9volution britannique <strong>r\u00e9elle<\/strong> a accentu\u00e9 le paradoxe. L&rsquo;\u00e9volution britannique comme la d\u00e9crit North en partie (nous compl\u00e9tons) est une affirmation rh\u00e9torique de plus en plus pro-am\u00e9ricaine jusqu&rsquo;\u00e0 la caricature, contre un glissement progressif naturel dans une restructuration europ\u00e9enne sous domination fran\u00e7aise. Ce que d\u00e9nonce North, nous semble-t-il avec bien des raisons de son point de vue, c&rsquo;est la passivit\u00e9 britannique au niveau des structures militaires, qui fait que la force militaire britannique s&rsquo;europ\u00e9anise subrepticement sans r\u00e9ellement l&rsquo;avantage (co-direction avec la France) qu&rsquo;aurait procur\u00e9 au Royaume-Uni une politique europ\u00e9enne volontariste affich\u00e9e sans ambigu\u00eft\u00e9 au niveau rh\u00e9torique. Sa conclusion, beaucoup plus mesur\u00e9e que d&rsquo;autres passages plus vindicatifs du rapport, est tout \u00e0 fait acceptable,  lorsque North \u00e9crit, apr\u00e8s avoir d\u00e9velopp\u00e9 la querelle sur l&rsquo;\u00e9change (le non-\u00e9change) des technologies avec les USA :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>All of this makes the US increasingly reluctant to share technology. Without this sharing, co-operation will be increasingly difficult. Moreover, Britain is increasingly seen as an integral part of Europe, rather than a separate entity, and is being treated as such, instead of being afforded special status. Unless British defence policy changes soon, all talk of the special relationship will be merely hollow rhetoric.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Herein lies the danger. While British authorities may not be so doing, the EDA <\/em>[European Defense Agency] <em>is: the energetic Nick Witney&rsquo;s first priority is battlefield communications. Soon a European standard  and then project  will emerge. For it to become the British option, only inertia is required. When the time comes for replacement, the option again will be the US or Europe. With so much British equipment already European, the choice will be virtually automatic. In other words, defence integration will continue unless a decision is taken to stop it.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Therein lies the choice for Britain. It has always seen itself as the bridge between America and Europe, but that option is no  longer available. It is now in the metaphorical position of standing at the centre of Tower Bridge, just as the bridge has been raised.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Britain has quietly ambled over to the illusory safety of the European side. If it wishes to chose the other side, the gap is still narrow and decisions can still be reversed. The leap back to the US can still be made. Soon, however, the distance will be too great and the UK, to mix metaphors outrageously, find itself on the wrong side of the hill.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi l&rsquo;on comprend bien: les Britanniques ont \u00e9chang\u00e9 une illusion virtualiste (une forte rh\u00e9torique blairiste anglo-am\u00e9ricaine) contre la r\u00e9alit\u00e9 de la force des choses (rester tr\u00e8s pr\u00e9sent en Europe, rechercher n\u00e9cessairement la coop\u00e9ration avec la France qui appara\u00eet de plus en plus comme le partenaire indispensable en m\u00eame temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affirme comme dominante en Europe). La conclusion g\u00e9n\u00e9rale est encore plus troublante. Autant les Britanniques nous affirment officiellement qu&rsquo;il est impensable de se passer de l&rsquo;alliance avec les USA, autant ils agissent dans les faits comme si l&rsquo;alliance europ\u00e9enne,  mais, en r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;alliance avec la France serait l&rsquo;alliance dont ils ne peuvent se passer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA cause du machiav\u00e9lisme britannique signifiant un double jeu qui devient parfois quadruple ou quintuple, nous ne sommes pas au bout de nos surprises<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un rapport qui laisse \u00e0 penser&#8230; 1er novembre 2005 Nous revenons sur un rapport que nous avons bri\u00e8vement \u00e9voqu\u00e9 dans une r\u00e9cente Analyse, le 20 octobre sur ce site. 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