{"id":67173,"date":"2006-01-12T00:00:00","date_gmt":"2006-01-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/01\/12\/la-filiere-du-complexe\/"},"modified":"2006-01-12T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-12T00:00:00","slug":"la-filiere-du-complexe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/01\/12\/la-filiere-du-complexe\/","title":{"rendered":"La fili\u00e8re du Complexe"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">La fili\u00e8re du Complexe Militato-Industriel<\/h2>\n<\/p>\n<blockquote>\n<p><p>Pour illustrer les r\u00e9centes nouvelles concernant le sort du d\u00e9put\u00e9 Randy Cunningham et les menaces pesant contre ses amis Duncan Hunter et Jerry Lewis, &mdash; et, notamment, la nouvelle parue ce jour dans notre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2317\">Bloc Notes<\/a>, &mdash; nous vous pr\u00e9sentons un extrait de la rubrique <strong><em>Journal<\/em> <\/strong>de nos \u00e9ditions du 10 janvier 2006 de La Lettre d&rsquo;Analyse <strong><em>de defensa<\/em><\/strong> (Volume 21, n&deg;08).<\/p>\n<\/p>\n<\/blockquote>\n<\/p>\n<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">La fili\u00e8re du Complexe<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>Au d\u00e9but d\u00e9cembre 2005, un drame s&rsquo;est jou\u00e9 \u00e0 San Diego. Convaincu de corruption \u00e0 hauteur de $2,4 millions, le d\u00e9put\u00e9 Randy <em>Duke<\/em> Cunningham a d\u00e9missionn\u00e9 et a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9. Cet ancien as de la guerre du Viet-n\u00e2m (cinq victoires a\u00e9riennes en 1972 dans son Phantom de l&rsquo;U.S. Navy) avait le d\u00e9faut d&rsquo;afficher un peu trop sa bonne fortune: yacht personnel, somptueuse villa, Rolls, etc. Cunningham a re\u00e7u pendant des ann\u00e9es de l&rsquo;argent de contractants de d\u00e9fense, y compris des contractants de la CIA \u00e9margeant aux budgets secrets du renseignement. La position de Cunningham \u00e0 la Commission des Forces arm\u00e9es et \u00e0 la sous-Commission du renseignement de la Chambre lui donnait une assise id\u00e9ale pour recueillir de tels avantages.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Ce sont des articles du journal San Diego <em>Union Tribune<\/em> qui sont \u00e0 la base de la chute de Cunningham. Depuis, courant et fin d\u00e9cembre, le <em>Union Tribune<\/em> a publi\u00e9 des articles sur d&rsquo;autres personnalit\u00e9s de la Chambre sp\u00e9cialis\u00e9es dans les questions de d\u00e9fense: les d\u00e9put\u00e9s Duncan Hunter et Jerry Lewis notamment, qui ont jou\u00e9 et jouent un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant pour les attributions budg\u00e9taires du Pentagone, aupr\u00e8s de contractants industriels du complexe militaro-industriel. Le <em>Union Tribune<\/em> met en \u00e9vidence des pratiques en apparence l\u00e9gales, en r\u00e9alit\u00e9 dans une zone grise entre l\u00e9galit\u00e9 et ill\u00e9galit\u00e9, qui risquent de d\u00e9boucher (comme dans le cas de Cunningham) sur l&rsquo;ill\u00e9galit\u00e9 pure et simple. Il s&rsquo;agit de pratiques de soutien financier et de campagne. Hunter et Lewis sont de la m\u00eame fili\u00e8re que Cunningham, et des amis (surtout Hunter) du d\u00e9put\u00e9 d\u00e9chu. Il appara&icirc;t \u00e9vident qu&rsquo;il y a l\u00e0 toute une fili\u00e8re de corruption, s&rsquo;exer\u00e7ant au niveau des questions de d\u00e9fense, principalement au niveau du parti r\u00e9publicain (Cunnigham, Hunter et Lewis sont r\u00e9publicains).<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.25em;\">Le destin de Cunningham: \u00ab\u00a0<em>how the stuff works<\/em>&#8230;\u00a0\u00bb<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Une histoire connue par les initi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque fut celle de l&rsquo;affrontement entre le lieutenant-colonel Robert Scott et le g\u00e9n\u00e9ral Harry <em>Hap<\/em> Arnold. Scott avait \u00e9t\u00e9 pilote de chasse en Chine, dans les <em>Flying Tigers<\/em> de Claire Chennault (1940-41), puis dans l&rsquo;U.S. Army Air Force officielle, en 1942, apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en guerre des USA. Au d\u00e9but 1943, il avait \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 aux USA alors qu&rsquo;il \u00e9tait le premier des as am\u00e9ricains au palmar\u00e8s, avec 13 avions japonais abattus. Il rencontra <em>Hap<\/em> Arnold, le g\u00e9n\u00e9ral commandant en chef de l&rsquo;USAAF, qui le chargea d&rsquo;une mission d\u00e9licate: faire la promotion de l&rsquo;USAAF (l&rsquo;Air Force d\u00e9pendait alors de l&rsquo;U.S. Army) pour pr\u00e9parer une offensive de relations publiques aboutissant \u00e0 une USAF autonome (ce fut chose faite en 1947). Scott \u00e9crivit un livre (superbe: <em>Dieu est mon Co-Pilote<\/em>) puis suivit le tournage du film extrait du livre, un \u00e9pouvantable navet hollywoodien de propagande primaire o&ugrave; les Japonais semblent \u00eatre des chimpanz\u00e9s demeur\u00e9s. Furieux, \u00e0 cause de cela et de bien d&rsquo;autres choses, il revint \u00e0 Washington et demanda \u00e0 Arnold de le renvoyer au front. Arnold refusa. Il y eut des \u00e9changes violents. Scott se rappelait, 35 ans plus tard, dans une interview \u00e0<em>Wings<\/em>, que &laquo; <em>this guy<\/em> [Arnold] <em>fought the war just to push USAAF to become an independant USAF<\/em> &raquo;.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Scott ne suivit pas les r\u00e8gles du jeu, notamment il refusa une proposition de faire de la politique en se faisant \u00e9lire d\u00e9put\u00e9 (&laquo; <em>It&rsquo;s how the stuff works&#8230;<\/em> &raquo;, lui avait dit un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du parti r\u00e9publicain). Randy S. <em>Duke<\/em> Cunningham n&rsquo;a pas suivi la voie de Robert Scott. Premier as am\u00e9ricain au Viet-n\u00e2m, il entra rapidement dans les circuits d&rsquo;influence washingtoniens apr\u00e8s son retour du Viet-n\u00e2m puis sa d\u00e9cision de quitter la marine. Sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 dans les milieux militaires et dans les milieux conservateurs lui permit d&rsquo;abord de devenir un consultant bien pay\u00e9 de firmes d&rsquo;armement diverses, dans les ann\u00e9es 1980. Cette m\u00eame r\u00e9putation, qu&rsquo;il sut entretenir, en faisait un candidat parfait, surtout en Californie du Sud o&ugrave; sont implant\u00e9es nombre de soci\u00e9t\u00e9s a\u00e9rospatiales et d&rsquo;armement. Il entama sa carri\u00e8re politique \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. Il avait le soutien de l&rsquo;industrie d&rsquo;armement. A partir de l\u00e0, Duke Cunningham d\u00e9tint une place de choix, avec des amis tr\u00e8s puissants qui le soutenaient, tel Duncan Hunter, pr\u00e9sident de la Commission des Forces Arm\u00e9es de la Chambre. Comme on l&rsquo;a vu, Cunningham fut un des patrons de la Sous-Commission du renseignement. Il ma&icirc;trisait compl\u00e8tement des contrats de la CIA avec l&rsquo;industrie que personne d&rsquo;autre ne contr\u00f4lait du point de vue budg\u00e9taire. On imagine les avantages qu&rsquo;il sut tirer de cette position, \u00e9valu\u00e9s \u00e0 $2,4 millions par le tribunal. Cunningham se fit donc une petite fortune, qu&rsquo;il afficha d&rsquo;une fa\u00e7on un peu trop voyante. C&rsquo;est notamment un des \u00e9l\u00e9ments qui attira l&rsquo;attention de journalistes locaux sur lui, ce qui devait le conduire \u00e0 sa chute.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Cunningham est l&rsquo;illustration parfaite des connexions existantes entre les activit\u00e9s militaires, le sens des relations publiques, les positions de choix dans la vie parlementaire et l&rsquo;industrie de d\u00e9fense. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un r\u00e9seau complexe mais bien coordonn\u00e9 qui passe, dans ses positions finales, par le verrouillage des puissantes commissions du Congr\u00e8s qui tiennent les cl\u00e9s du budget, &mdash; donc les d\u00e9cisions de contrats entre les agences et services de s\u00e9curit\u00e9 nationale et l&rsquo;industrie. Les trois personnes d\u00e9j\u00e0 attaqu\u00e9es par le San Diego <em>Union Tribune<\/em> (qui semble une survivance locale du journalisme ind\u00e9pendant d&rsquo;investigation) forment la cha&icirc;ne parfaite de corruption-influence du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste: Cunningham est celui qui tient les manettes de l&rsquo;action directe au niveau des contrats, puisqu&rsquo;il \u00e9tait surtout efficace au niveau des sous-commissions traitant les probl\u00e8mes en d\u00e9tails. Duncan Hunter tient une place plus dominante, puisqu&rsquo;il pr\u00e9side la tr\u00e8s puissante Commission des Forces arm\u00e9es, qui contr\u00f4le une myriade de Sous-Commissions. Jerry Lewis, lui, occupe depuis janvier dernier la tr\u00e8s puissante pr\u00e9sidence de la Commission des Appropriations de la Chambre, qui g\u00e8re la r\u00e9partition d&rsquo;un budget f\u00e9d\u00e9ral de $900 milliards par an, dont celui de la d\u00e9fense.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Les trois hommes re\u00e7oivent (recevait pour Cunningham) le \u00ab\u00a0soutien\u00a0\u00bb sous forme de contributions l\u00e9gales de certaines firmes de d\u00e9fense peu connues, dont l&rsquo;activit\u00e9 dans la \u00ab\u00a0philanthropie\u00a0\u00bb politique est g\u00e9r\u00e9e par un cabinet de consultance mis sur pied par un ancien parlementaire, ami de Lewis, Bill Lowery. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un syst\u00e8me parfaitement au point, qui \u00e9volue compl\u00e8tement et dans une compl\u00e8te impunit\u00e9 dans la sph\u00e8re priv\u00e9e. Pour l&rsquo;instant, le seul grain de sable, &mdash; mais il est de taille non n\u00e9gligeable, &mdash; semble avoir \u00e9t\u00e9 le comportement fastueux et l&rsquo;app\u00e9tit d&rsquo;argent de Randy Cunningham. Sa chute pourrait en entra&icirc;ner d&rsquo;autres.<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_c.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.25em;\">La d\u00e9cadence du syst\u00e8me, c&rsquo;est d&rsquo;abord la d\u00e9cadence de ses fraudeurs<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>On mesure l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;un syst\u00e8me \u00e0 la hauteur des vertus de ceux qui devraient lui r\u00e9sister. En 1943-45, le lieutenant-colonel Robert Scott, h\u00e9ros de la guerre en Chine, r\u00e9sista aux sir\u00e8nes de la bureaucratie et de l&rsquo;industrie. Le h\u00e9ros tenait encore bon. Cela ne signifie pas que le syst\u00e8me \u00e9tait vertueux. Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 corrompu, puisqu&rsquo;il l&rsquo;est, en fait, d\u00e8s l&rsquo;origine, &mdash; comme nous en instruit une lettre fameuse de Thomas Jefferson, alors premier secr\u00e9taire d&rsquo;&Eacute;tat des &Eacute;tats-Unis, au premier pr\u00e9sident des USA, George Washington, en mai 1791.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Lorsque Scott se rebelle contre les exigences d&rsquo;Arnold, le complexe militaro-industriel est d\u00e9j\u00e0 bien en place et il a d\u00e9j\u00e0 ses parlementaires. L&rsquo;aide de camp de Harry Truman d\u00e9clara dans un documentaire datant de 1995 (<em>Le soleil noir<\/em>) que le Pr\u00e9sident aurait risqu\u00e9 d&rsquo;\u00eatre destitu\u00e9 (par le Congr\u00e8s) s&rsquo;il n&rsquo;avait pas utilis\u00e9 la bombe atomique contre le Japon, et que c&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 l&rsquo;une des principales causes de la d\u00e9cision d&#8217;emploi. L&rsquo;influence du Complexe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 si importante qu&rsquo;elle suscitait une opposition presque unanime \u00e0 une politique qui n&rsquo;aurait pas utilis\u00e9 l&rsquo;arme principale produite durant la guerre, dont le statut et la puissance d&rsquo;image devaient conforter irr\u00e9sistiblement le Complexe dans l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, en m\u00eame temps qu&rsquo;ils structureraient la position strat\u00e9gique des USA contre toute autre puissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Certes, le Complexe \u00e9tait puissant et l&rsquo;argent coulait \u00e0 flot, mais l&rsquo;on savait se tenir. Le maccarthysme montra cela. C&rsquo;est une coalition de pressions des militaires (principalement l&rsquo;U.S. Army) et de certains parlementaires (le s\u00e9nateur Symington, ancien secr\u00e9taire de l&rsquo;Air Force et rest\u00e9 l&rsquo;homme de l&rsquo;Air Force au S\u00e9nat) qui eut raison de Joe MacCarthy en 1954. Un peu trop port\u00e9 sur la bouteille et sur les accusations d\u00e9brid\u00e9es (il en \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 faire de George Marshall un agent communiste), &mdash; ceci expliquant cela, d&rsquo;ailleurs, &mdash; le s\u00e9nateur du Wisconsin faisait d\u00e9sordre. Il fut promptement liquid\u00e9 car le Complexe savait se tenir.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Aujourd&rsquo;hui, le h\u00e9ros ne se tient plus et ne tient plus rien du tout. Cunningham, h\u00e9ros de la guerre du Viet-n\u00e2m, se pr\u00e9cipite dans les bras des sir\u00e8nes et en fait tellement qu&rsquo;il en vient \u00e0 \u00eatre mis \u00e0 mort par un journal local pour des faits de corruption qu&rsquo;il a imprudemment et vaniteusement expos\u00e9s. Cela s&rsquo;appelle la d\u00e9cadence. Par ailleurs, on comprend que le sort de Cunningham n&rsquo;est qu&rsquo;une illustration \u00e0 peine dramatique d&rsquo;une situation g\u00e9n\u00e9rale du syst\u00e8me, du monde washingtonien et du Congr\u00e8s (&laquo; <em>The most corrupted Congress in History<\/em> &raquo; dit Harry Reid, s\u00e9nateur et chef de la minorit\u00e9 d\u00e9mocrate de la Haute Chambre, &mdash; sous-entendant d&rsquo;ailleurs que l&rsquo;essentiel de la corruption concerne le parti r\u00e9publicain).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Au-del\u00e0 du probl\u00e8me \u00e9thique et du probl\u00e8me politique, il y a un probl\u00e8me pour le fonctionnement du syst\u00e8me \u00e0 un moment crucial. On comprend bien que la mise \u00e0 jour de ce qu&rsquo;on pourrait nommer \u00ab\u00a0le r\u00e9seau Cunningham\u00a0\u00bb menace l&rsquo;\u00e9quilibre et le bon fonctionnement du syst\u00e8me parlementaire de contr\u00f4le et de gestion du budget du Pentagone. Le moment est crucial parce que le Pentagone est \u00e0 la d\u00e9rive et tend plut\u00f4t \u00e0 passer la main devant les probl\u00e8mes \u00e9pouvantables qui se posent \u00e0 lui, &mdash; et \u00e0 passer la main au Congr\u00e8s, qui a retrouv\u00e9 toute son alacrit\u00e9 et a fait savoir ces derniers mois qu&rsquo;il entendait avoir son mot \u00e0 dire, peut-\u00eatre plus que son mot, dans les d\u00e9cisions n\u00e9cessaires \u00e0 prendre. (On sait par exemple que le cabinet du d\u00e9put\u00e9 Duncan Hunter, l&rsquo;un des parlementaires mis en cause, travaille sur sa propre version de la QDR 2005 et qu&rsquo;il l&rsquo;opposera \u00e0 la QDR 2005 que doit proposer le Pentagone, avec un retard qui t\u00e9moigne de ses h\u00e9sitations). La question qui se pose alors est de savoir dans quel climat, dans quelle direction, selon quelles orientations, les parlementaires vont se conduire alors qu&rsquo;ils se trouvent in fine mis en cause dans de si d\u00e9licates affaires, &mdash; alors que, cerise sur le g\u00e2teau, on se rapproche de l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance \u00e9lectorale de novembre 2006 dans un climat d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s difficile pour le parti r\u00e9publicain qui tra&icirc;ne la pr\u00e9sidence Bush comme un boulet. La conclusion impose une observation: il s&rsquo;agit bien, autour du Pentagone, du \u00ab\u00a0<em>perfect storm<\/em>\u00a0\u00bb annonc\u00e9, avec la crise du Pentagone elle-m\u00eame et toutes les crises des divers partis et forces en pr\u00e9sence ayant leur mot \u00e0 dire et une autorit\u00e9 \u00e0 faire jouer.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fili\u00e8re du Complexe Militato-Industriel Pour illustrer les r\u00e9centes nouvelles concernant le sort du d\u00e9put\u00e9 Randy Cunningham et les menaces pesant contre ses amis Duncan Hunter et Jerry Lewis, &mdash; et, notamment, la nouvelle parue ce jour dans notre Bloc Notes, &mdash; nous vous pr\u00e9sentons un extrait de la rubrique Journal de nos \u00e9ditions du&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[3806,3012,3858,1571,4977,826,4937,4938,3471],"class_list":["post-67173","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-de-defensa","tag-cmi","tag-complexe","tag-corruption","tag-cunningham","tag-duncan","tag-hunter","tag-jerry","tag-lewis","tag-scandale"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67173","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=67173"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67173\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=67173"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=67173"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=67173"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}