{"id":67394,"date":"2006-03-28T00:00:00","date_gmt":"2006-03-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/03\/28\/tout-le-monde-a-besoin-de-la-france-y-compris-richard-north\/"},"modified":"2006-03-28T00:00:00","modified_gmt":"2006-03-28T00:00:00","slug":"tout-le-monde-a-besoin-de-la-france-y-compris-richard-north","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/03\/28\/tout-le-monde-a-besoin-de-la-france-y-compris-richard-north\/","title":{"rendered":"<strong><em>Tout le monde a besoin de la France, y compris Richard North<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Tout le monde a besoin de la France, y compris Richard North<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t28 mars 2006  Elle est int\u00e9ressante, cette chronique de Richard North du 26 mars 2006 sur son site <a href=\"http:\/\/eureferendum.blogspot.com\/2006\/03\/break-up-of-union.html\" class=\"gen\">eureferendum.blogspot.com<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(North est un barom\u00e8tre int\u00e9ressant, depuis que nous l&rsquo;avons d\u00e9couvert avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2115\" class=\"gen\">son rapport<\/a> puis son \u00e9quip\u00e9e sauvage pour d\u00e9busquer l&rsquo;option B\/<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2381\" class=\"gen\">Rafale<\/a> \u00e0-la-place du JSF. Ses sentiments et ses jugements sont si tranch\u00e9s, par ailleurs bien argument\u00e9s, avec les tendances et les d\u00e9formations propres \u00e0 son parti,  comme nous avons les n\u00f4tres,  qu&rsquo;il est une excellente r\u00e9f\u00e9rence <em>a contrario<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNorth appuie sa chronique sur un article du site de <a href=\"http:\/\/www.thebusinessonline.com\/SectionStories.aspx?earlywarning&#038;SectionID=583B107B-09E6-4879-8EFF-0B3F78259B2E&#038;menu=7\" class=\"gen\">The Business<\/a>, dont il accepte avec empressement la logique. L&rsquo;article (\u00ab <em>Why Paris and Berlin are drifting apart<\/em> \u00bb) dit simplement que l&rsquo;Allemagne et la France sont en train de s&rsquo;\u00e9loigner politiquement l&rsquo;une de l&rsquo;autre, essentiellement \u00e0 cause de deux faits qui se d\u00e9duisent l&rsquo;un de l&rsquo;autre :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; L&rsquo;\u00e9volution de la France depuis le r\u00e9f\u00e9rendum, ainsi que sa situation interne, r\u00e9duisent de plus en plus nettement l&rsquo;influence de la France sur l&rsquo;Allemagne<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; L&rsquo;Allemagne s&rsquo;affirme de plus en plus politiquement, notamment en se tournant vers l&rsquo;Est (\u00ab <em>The enlargement of the EU has put Germany in the middle of Europe, its eyes fixed on Warsaw as well as Paris.<\/em> \u00bb). <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDisons d&rsquo;abord ce que nous pensons de la th\u00e8se : le divorce franco-allemand est, plus qu&rsquo;une th\u00e8se, un th\u00e8me r\u00e9current, une rengaine des commentateurs depuis un demi-si\u00e8cle, depuis qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;idylle de Gaulle-Adenauer succ\u00e9da (en m\u00eame temps que le d\u00e9part d&rsquo;Adenauer) le coup de frein de l&rsquo;annexe ajout\u00e9e par le Bundestag au trait\u00e9 franco-allemand de Paris, vidant ce trait\u00e9 de sa substance. Ce qui \u00e9tait assur\u00e9 d\u00e9but 1963 \u00e9tait \u00e0 la d\u00e9rive d\u00e9but 1964. Au reste, l&rsquo;auteur de l&rsquo;article du <em>Business<\/em>, qui daube sur Merkel qui va briser l&rsquo;alliance franco-allemande, signale les limites de son raisonnement lorsqu&rsquo;il \u00e9crit : \u00ab <em>despite some initial coolness, Jacques Chirac and Gerhard Schr\u00f6der worked closely together<\/em> \u00bb. Justement : qu&rsquo;on se rappelle le torrent d&rsquo;articles qui accueillit l&rsquo;arriv\u00e9e de Schr\u00f6der, l&rsquo;homme du Nord (comme Merkel est femme de l&rsquo;Est) qui rempla\u00e7ait le Rh\u00e9nan Kohl, si proche para\u00eet-il des Fran\u00e7ais. L&rsquo;entente Schr\u00f6der-Blair \u00e9tait acquise, aux d\u00e9pens des liens franco-allemands qui allaient se d\u00e9nouer avec fracas, et, au-del\u00e0, l&rsquo;Allemagne devenant \u00e9videmment transatlantique. L&rsquo;<em>initial coolness<\/em> Chirac-Schr\u00f6der vaut bien l&rsquo;actuelle ti\u00e9deur un peu molle Merkel-Chirac.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela est fond\u00e9 sur des mythes empil\u00e9s depuis la p\u00e9riode gaulliste et dont se gardait le G\u00e9n\u00e9ral, notamment l&rsquo;affirmation que l&rsquo;Allemagne, \u00e9tant sous influence fran\u00e7aise (?), serait n\u00e9cessairement \u00e9loign\u00e9e du courant transatlantique. Que le chancelier soit rh\u00e9nan ou pas, l&rsquo;Allemagne est totalement atlantiste parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de politique sinon celle de son tuteur de 1945. De Gaulle l&rsquo;admit d\u00e9finitivement en 1963, l&rsquo;ayant compris auparavant mais esp\u00e9rant que son coup avec Adenauer changerait les choses au m\u00eame rythme o\u00f9 il esp\u00e9rait alors un changement d\u00e9cisif en Europe (plan Fouch\u00e9 de 1961).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMerkel n&rsquo;apporte pas un changement fondamental par rapport \u00e0 Schr\u00f6der. Il y a pourtant un changement fondamental en Europe et, peut-\u00eatre, par effet induit (on verra), dans les rapports franco-allemands. C&rsquo;est la France qui l&rsquo;a apport\u00e9 avec le non au r\u00e9f\u00e9rendum ; comme la fiction de la proximit\u00e9 <strong>exclusive<\/strong> franco-allemande repose essentiellement sur la fiction europ\u00e9enne, la premi\u00e8re tend \u00e0 p\u00e2tir apr\u00e8s le choc ass\u00e9n\u00e9 \u00e0 la seconde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est l\u00e0 que nous en venons au texte de Richard North. De la part d&rsquo;une plume pol\u00e9miste comme la sienne, pro-am\u00e9ricaine mais surtout eurosceptique acharn\u00e9e, toute digression sur la ni\u00e8me prochaine rupture franco-allemande \u00e0 cause d&rsquo;un affaiblissement de la France s&rsquo;accompagne d&rsquo;un torrent sans fin de sarcasmes, \u00e0 l&rsquo;encontre de la France. Ce n&rsquo;est pas le cas ici. Bien s\u00fbr, l&rsquo;analyse de North rel\u00e8ve de l&rsquo;habituelle fabulation britannique : la France est (\u00e9tait) toute puissante en Europe, elle manipule (manipulait) les Allemands comme elle veut, elle manipule (manipulait) l&rsquo;Europe comme elle veut, etc.  et alors, logiquement, puisque la France est repr\u00e9sent\u00e9e comme le <em>deus ex machina<\/em> de cette Europe tant d\u00e9test\u00e9e,  la France est l&rsquo;ennemie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(On ne dira jamais assez la stup\u00e9fiante diff\u00e9rence de perception entre Britanniques et Fran\u00e7ais. Pour les premiers, l&rsquo;Europe est franco-colbertiste depuis l&rsquo;origine, c&rsquo;est une machine de guerre int\u00e9gr\u00e9e invent\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, etc. ; pour les Fran\u00e7ais, qui pour le d\u00e9plorer qui pour s&rsquo;en f\u00e9liciter apr\u00e8s tout, l&rsquo;Europe est un mod\u00e8le anglo-saxon, manipul\u00e9 par les Britanniques en sous-main pour imposer cette voie \u00e0 la France. Nous ne dirons certainement pas qu&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 invente son complot et l&rsquo;autre pas, ou vice-versa. Nous proposerons plus simplement, en admettant qu&rsquo;il y a une certaine franchise des deux c\u00f4t\u00e9s, l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;\u00e9vidence de la diff\u00e9rence extraordinaire de ces perceptions nous conduit \u00e0 identifier leur cause dans des frustrations accumul\u00e9es par les rapports de ces deux grandes nations avec l&rsquo;id\u00e9e europ\u00e9enne. La r\u00e9alit\u00e9? Nous serions bien en peine de la dire en quelques mots, si encore nous parvenions \u00e0 la d\u00e9terminer. Il nous semble que l&rsquo;Europe, c&rsquo;est-\u00e0-dire pour ce cas les institutions europ\u00e9ennes, est un magma bureaucratique consid\u00e9rable qui c\u00e8de aux modes et aux pressions, qui n&rsquo;a aucune politique bien arr\u00eat\u00e9e, qui n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas de politique du tout, ou si vous voulez aucune colonne vert\u00e9brale pour la tenir ferme dans une direction ou l&rsquo;autre ; un monstre et un \u00e9pouvantail, dont la seule menace qu&rsquo;elle fait peser sur les nations est le refus d&rsquo;une appr\u00e9ciation politique du monde, donc une menace contre leurs souverainet\u00e9s par abdication si les nations s&rsquo;en remettent \u00e0 elle.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;int\u00e9r\u00eat du texte de North est sur la fin. Conduit jusqu&rsquo;alors sans sarcasmes anti-fran\u00e7ais, on d\u00e9couvre chez lui, encore dissimul\u00e9e, une satisfaction prudente,  non de l&rsquo;effacement suppos\u00e9 de la France, mais de sa r\u00e9affirmation en tant que nation : \u00ab <em>The question left hanging, though, is what happens when France does wake up to the reality of its diminished position. If history is any guide, a possible outcome might be a French retreat from the <\/em>[European] <em>project, with a new president adopting Gaullist tactics, actively sabotaging Community initiatives.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>This time round, though, Germany is unlikely to back down, leaving the possibility that France will end up seeking to form new alliances, effectively leading to a break-up of the European Union.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Whatever else, it is abundantly clear that the days of the European Union as it currently stands are numbered. Already, we have reached the limit of integration and the central question is how member states are going to adjust to the new reality.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRichard North, l&rsquo;anti-europ\u00e9en, l&rsquo;eurosceptique acharn\u00e9, a donc besoin de la France. Il pense que la France redeviendra gaulliste, y compris avec un Sarkozy,  et peut-\u00eatre plus encore avec un Sarkozy. (<em>The Business<\/em> donne d&rsquo;ailleurs cette image de Sarkozy. Apr\u00e8s avoir \u00e9num\u00e9r\u00e9 les tendances n\u00e9o-protectionnistes fran\u00e7aises actuelles, l&rsquo;article poursuit : \u00ab <em>The fear in Berlin is that the coming French presidential election will accentuate these tendencies. The idea floated by France&rsquo;s leading right-wing candidate, Nicolas Sarkozy, for an inner group of big European countries to take the lead runs counter to the view in Berlin, which sees itself as developing close ties with smaller member states in east and central Europe.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&#8230;Ainsi redevenue gaulliste, poursuit North, la France conduirait \u00e0 son terme, en abandonnant sa proximit\u00e9 allemande, ce que le Royaume-Uni de Tony Blair, trahissant sa vocation, a renonc\u00e9 \u00e0 faire : d\u00e9truire l&rsquo;architecture supranationale de l&rsquo;Europe int\u00e9gr\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRestons-en l\u00e0 pour le propos et venons \u00e0 l&rsquo;esprit de la chose. C&rsquo;est une sp\u00e9culation qui, pour \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9e, utilise \u00e0 notre sens nombre de facteurs douteux, notamment quant aux vaticinations sur les changements de statut parce que l&rsquo;Europe est pass\u00e9e \u00e0 25. Il n&#8217;emp\u00eache, la conclusion \u00e0 laquelle elle nous conduit est d\u00e9sormais une possibilit\u00e9. Il est vrai que l&rsquo;orientation fran\u00e7aise vers une position de plus en plus nationale, de plus en plus m\u00e9fiante \u00e0 l&rsquo;encontre de l&rsquo;UE, est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 en cours et son accentuation est tout \u00e0 fait possible, y compris avec un \u00e9ventuel Sarko-pr\u00e9sident. Cela signifie-t-il la fin de l&rsquo;UE ? Il n&rsquo;est peut-\u00eatre pas n\u00e9cessaire d&rsquo;en arriver \u00e0 cette extr\u00e9mit\u00e9,  mais un affaiblissement d\u00e9cisif, sans aucun doute,  il est d&rsquo;ailleurs d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 en cours. Cela signifie-t-il une rupture franco-allemande ? L\u00e0 non plus, ce n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire,  mais, l\u00e0 aussi, un affaiblissement n&rsquo;est pas du tout \u00e0 exclure.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est int\u00e9ressant dans le propos de Richard North,  c&rsquo;est l&rsquo;esprit qui s&rsquo;en d\u00e9gage. D\u00e9finissons-le plut\u00f4t comme un \u00e9tat d&rsquo;esprit r\u00e9visionniste. Il nous dit que la conception nationaliste, ou, disons, une conception n\u00e9o-nationaliste du retour vers des positions et des politiques plus nationales, constitue plus une ouverture qu&rsquo;une fermeture. (C&rsquo;est ce que dit North lorsqu&rsquo;il \u00e9crit : \u00ab <em>leaving the possibility that France will end up seeking to form new alliances<\/em> \u00bb.) De la part d&rsquo;un nationaliste britannique, c&rsquo;est un raisonnement int\u00e9ressant, qui ouvre la porte \u00e0 bien des sp\u00e9culations.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec une conclusion ironique que nous nous ferons un devoir de ne pas manquer. Une fois de plus m\u00eame si c&rsquo;est par d\u00e9faut (selon l&rsquo;analyse de North), la France est ma\u00eetresse du jeu puisque de son \u00e9volution, m\u00eame soi-disant affaiblie, d\u00e9pend l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;UE. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne courant, qu&rsquo;on retrouve chez nos d\u00e9clinistes nationaux (fran\u00e7ais) : la France partout en perte de vitesse, d\u00e9pass\u00e9e, etc., qui s&rsquo;av\u00e8re d&rsquo;une influence assez consid\u00e9rable pour infecter l&rsquo;Europe du virus protectionniste (<em>dixit<\/em> Nicolas Baverez dans <em>Les \u00c9chos<\/em> du 8 mars : \u00ab <em>La nouveaut\u00e9 tient au fait que, non contente d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;homme malade des d\u00e9mocraties d\u00e9velopp\u00e9es, la France a entrepris de contaminer l&rsquo;Europe en exportant la bouff\u00e9e nationaliste et protectionniste qui l&rsquo;a saisie, au risque de faire basculer l&rsquo;Union de la panne \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration. Apr\u00e8s avoir ruin\u00e9 l&rsquo;Europe politique avec l&rsquo;\u00e9chec du r\u00e9f\u00e9rendum sur le projet de Constitution, la France menace aujourd&rsquo;hui directement le grand march\u00e9 et la monnaie unique par son acc\u00e8s de protectionnisme, qui fait des \u00e9mules en Italie, en Espagne, voire en Allemagne.<\/em> \u00bb) ; ou, dans le cas de North, la France affaiblie, qui s&rsquo;av\u00e8re assez forte pour faire exploser l&rsquo;UE.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tChapeau bas devant la \u00ab [v]<em>ieille France, accabl\u00e9e d&rsquo;Histoire, meurtrie de guerres et de r\u00e9volutions<\/em> \u00bb, puisqu&rsquo;il est \u00e9crit (par Richard North) qu&rsquo;elle nous surprendra toujours.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tout le monde a besoin de la France, y compris Richard North 28 mars 2006 Elle est int\u00e9ressante, cette chronique de Richard North du 26 mars 2006 sur son site eureferendum.blogspot.com. 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