{"id":67418,"date":"2006-04-03T00:00:00","date_gmt":"2006-04-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/04\/03\/le-calvaire-de-langlosphere-section-uk\/"},"modified":"2006-04-03T00:00:00","modified_gmt":"2006-04-03T00:00:00","slug":"le-calvaire-de-langlosphere-section-uk","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/04\/03\/le-calvaire-de-langlosphere-section-uk\/","title":{"rendered":"<strong><em>Le calvaire de l&rsquo;\u201canglosph\u00e8re\u201d, section UK<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le calvaire de l&rsquo;anglosph\u00e8re, section UK<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t3 avril 2006  L&rsquo;Irak, l&rsquo;Irak Ce mot devient une mal\u00e9diction pour les dirigeants anglo-saxons. Une fois les s\u00e9quelles de l&rsquo;Irak ont-elles frapp\u00e9 \u00e0 Londres qu&rsquo;elles frappent \u00e0 Washington \u00e0 nouveau, puis \u00e0 Londres \u00e0 nouveau.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, nous sommes donc \u00e0 Londres, et les Anglais en ont assez. Ils le disent par un sondage. Pour la premi\u00e8re fois, une majorit\u00e9 substantielle de Britanniques veut un d\u00e9part des troupes britanniques d&rsquo;Irak, imm\u00e9diatement ou dans un an au plus tard. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>For the first time, a substantial majority wants troops to be withdrawn, either immediately or within 12 months, regardless of conditions on the ground.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Fifty-seven per cent of respondents believe that George W Bush and Tony Blair were wrong to take military action. Only a third still believes they were right.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>That is a mirror image of April 2003, when support for the war was at its highest after the lightning campaign to capture Baghdad and the televised toppling of Saddam&rsquo;s statue. Then, 60 per cent of respondents said that military action was right and 35 per cent opposed it.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOutre ses r\u00e9sultats, ce sondage a plusieurs aspects significatifs, qui en disent long sur la situation de la guerre d&rsquo;Irak dans l&rsquo;esprit du public britannique:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Le sondage a \u00e9t\u00e9 command\u00e9 et <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/news\/main.jhtml;jsessionid=240JGHYJDTRGHQFIQMGCFFWAVCBQUIV0?xml=\/news\/2006\/04\/03\/wirq03.xml&#038;sSheet=\/portal\/2006\/04\/03\/ixportaltop.html\" class=\"gen\">pr\u00e9sent\u00e9<\/a> par le <em>Daily Telegraph<\/em>, quotidien britannique habituellement consid\u00e9r\u00e9 comme un relais au Royaume-Uni du courant n\u00e9o-conservateur am\u00e9ricain. Aujourd&rsquo;hui, le <em>Telegraph<\/em> se fend d&rsquo;un <a href=\"http:\/\/www.telegraph.co.uk\/opinion\/main.jhtml?xml=\/opinion\/2006\/04\/03\/dl0301.xml\" class=\"gen\">\u00e9ditorial<\/a> qui appuie les r\u00e9sultats du sondage pour recommander un retrait d&rsquo;Irak,  ce qui n&rsquo;a plus grand&rsquo;chose de n\u00e9o-conservateur. L&rsquo;argument est sinueux, vertueux et sophistiqu\u00e9, mais il n&rsquo;en aboutit pas moins au r\u00e9sultat d&rsquo;une exhortation \u00e0 s&rsquo;en aller : \u00ab <em>Three years after the original invasion, supporters of the war should assess the situation with pitiless clarity. Three years is more than enough time to have trained a new generation of police recruits and native soldiers. The continuing insurgency can no longer be regarded as a mopping-up exercise, or a prolongation of the military campaign. The question we need to ask ourselves is whether our troops are containing a civil conflict that would be occurring anyway, or whether they are in fact exacerbating the unrest by their presence.<\/em> \u00bb Etc, etc.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; A notre sens, le r\u00e9sultat secondaire le plus int\u00e9ressant du sondage est sa r\u00e9partition par partis: \u00ab <em>Support for the war is strongest among Labour supporters: 54 per cent of them either genuinely believe that the war was justified or feel bound to back the Government. Among Conservative voters, only 30 per cent still believe in the war.<\/em> \u00bb C&rsquo;est un r\u00e9sultat frappant: les conservateurs, martiaux, patriotes, pro-am\u00e9ricains, devraient \u00eatre les plus enthousiastes pour la guerre. Renversons le constat : les 54% de soutien chez les travaillistes sont une position partisane, o\u00f9 le soutien renvoie pour une part non n\u00e9gligeable \u00e0 l&rsquo;engagement du gouvernement et de Tony Blair dans cette nasse. Les conservateurs n&rsquo;ont pas de ces pr\u00e9occupations ; eux seuls disent le vrai du v\u00e9ritable sentiment du public britannique pour cette guerre. On voit \u00e0 quel niveau de popularit\u00e9 se trouve la guerre en Irak.<\/p>\n<h3>Les malheurs de Tony &#038; Brown<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;Irak p\u00e8se de tout son poids de mal\u00e9diction sur ce gouvernement, et sur ses deux t\u00eates qui s&rsquo;\u00e9tripent comme des chiffonniers. Tout tourne apparemment autour du d\u00e9part annonc\u00e9 (officieusement) de Tony Blair et de son remplacement par Gordon Brown. Mais si la passation de pouvoir est si p\u00e9nible, si le d\u00e9part de Tony Blair est \u00e0 la fois in\u00e9luctable et pourtant retard\u00e9, c&rsquo;est \u00e0 cause de la popularit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9rante de ce gouvernement et de ses deux chefs. S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu l&rsquo;Irak, Blair serait encore s\u00e9rieusement viss\u00e9 au pouvoir, sans contestation possible, malgr\u00e9 ses promesses initiales.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans les sondages, 30%  pr\u00e9f\u00e8rent Tony comme Premier, 30% pr\u00e9f\u00e8rent Brown,  et 31%, majorit\u00e9 relative, ne pr\u00e9f\u00e8rent ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre, c&rsquo;est-\u00e0-dire un autre que ces deux-l\u00e0. Beau r\u00e9sultat pour un parti qui rafle triomphalement les \u00e9lections depuis dix ans. Aper\u00e7u du cr\u00eapage de chignon Tony-Brown, selon nos sources internes,  o\u00f9 l&rsquo;on go\u00fbte l&rsquo;atmosph\u00e8re politicienne et saum\u00e2tre qui accompagne la succession :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab <em>Rien ne va plus entre le Premier ministre britannique Tony Blair et son successeur pressenti Gordon Brown, dans un climat empoisonn\u00e9 par les sp\u00e9culations incessantes sur la date du d\u00e9part de Blair de Downing Street. Par presse interpos\u00e9e, depuis plusieurs jours, les accusations fusent entre les deux hommes, relay\u00e9es par des brownistes&rsquo; et des blairistes&rsquo; soigneusement anonymes. Dimanche, l&rsquo;Observer, \u00e9dition dominicale du Guardian, affirmait que le ministre des Finances, \u00e9cart\u00e9, ne serait pas aux c\u00f4t\u00e9s de Tony Blair pour lancer mercredi la campagne pour les \u00e9lections locales du 4 mai. Tony Blair, croyait savoir le Sunday Times (droite), a mis un terme aux rencontres de Brown et de deux de ses conseillers, Alastair Campbell et Philip Gould, pour mettre en place la transition ordonn\u00e9e visant \u00e0 contrer la menace du nouveau chef du parti conservateur David Cameron. La possibilit\u00e9 d&rsquo;une consultation interne au sein du parti travailliste en cas de d\u00e9part de Blair, a \u00e9t\u00e9 relanc\u00e9e par le Sunday Mirror. Mi-f\u00e9vrier, tout semblait pourtant en place: apr\u00e8s des ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 ronger son frein, Gordon Brown, 55 ans, \u00c9cossais, avait endoss\u00e9 les habits de Premier ministre en devenir, s&rsquo;exprimant de plus en plus sur tous les sujets, avec l&rsquo;aval apparent de M. Blair. La pr\u00e9sentation de son dixi\u00e8me budget le 23 mars, avait sembl\u00e9 encore asseoir sa stature de futur chef du gouvernement. Il a suffi d&rsquo;une petite phrase de Blair, affirmant qu&rsquo;il avait peut-\u00eatre fait une erreur en d\u00e9clarant en septembre 2004 que ce mandat serait son dernier, pour que l&rsquo;image d&rsquo;harmonie s&rsquo;effondre. Les brownistes&rsquo;, inquiets de savoir s&rsquo;il allait vraiment partir et quand, ont demand\u00e9 des \u00e9claircissement. Plusieurs journaux affirmaient que Blair, 52 ans, aurait fix\u00e9 sa date de d\u00e9part sans la donner \u00e0 quiconque. D\u00e9cembre prochain, \u00e9t\u00e9 2007, 2008 ? Nul ne le sait. Dans la foul\u00e9e du scandale des pr\u00eats accord\u00e9s au parti travailliste par de riches contributeurs r\u00e9compens\u00e9s par la promesse d&rsquo;un si\u00e8ge \u00e0 la Chambre des Lords, les attaques entre blairistes et brownistes se sont envenim\u00e9es. Brown s&rsquo;est vu reprocher d&rsquo;avoir rencontr\u00e9 Bill Clinton alors que Blair \u00e9tait en Australie. Blair s&rsquo;est vu accus\u00e9 d&rsquo;avoir vol\u00e9 \u00e0 Gordon Brown ses plans de r\u00e9forme du financement des partis et de la Chambre des Lords pour d\u00e9samorcer la crise sur les pr\u00eats au parti. Brown a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 d&rsquo;avoir voulu affaiblir les travaillistes lors des prochaine \u00e9lections locales, pour h\u00e2ter la sortie de Tony Blair, en supprimant du prochain budget un abattement fiscal annuel de 200 livres (290 euros) en faveur des retrait\u00e9s.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEtc, etc.<\/p>\n<h3>L&rsquo;avenir de Tony &#038; Brown<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ces sordides bagarres concerne l&rsquo;effet sur la politique du gouvernement, notamment (c&rsquo;est notre sujet) sur l&rsquo;Irak (sur le maintien des troupes l\u00e0-bas). Jusqu&rsquo;ici, le m\u00e9contentement du public par rapport \u00e0 la pr\u00e9sence britannique dans la guerre \u00e9tait acceptable et ne pouvait appara\u00eetre comme un motif de division entre les deux hommes. Mais maintenant que l&rsquo;attitude du public s&rsquo;est transform\u00e9e en une opposition franche et nette?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuestion pos\u00e9e autrement : vu l&rsquo;intensit\u00e9 de la bagarre, il est difficile d&rsquo;imaginer qu&rsquo;un sujet d&rsquo;aussi intense pol\u00e9mique g\u00e9n\u00e9rant une impopularit\u00e9 majeure ne soit pas \u00e0 un moment ou l&rsquo;autre utilis\u00e9 par l&rsquo;un (Brown?) contre l&rsquo;autre,  d&rsquo;autant que le premier (Brown) est notablement moins compromis que le second dans cette affaire. Si la chose se r\u00e9alise, on peut assister \u00e0 des prolongements d\u00e9stabilisants.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAutres sujets qui f\u00e2chent et qui pourraient opposer les deux hommes : les perspectives de la crise iranienne si celle-ci devient plus pressante, avec rumeurs d&rsquo;attaque \u00e0 la clef ; le JSF, si la  pol\u00e9mique sur le programme se durcit. Tous ces sujets mettent en cause, parfois d&rsquo;une fa\u00e7on tr\u00e8s pol\u00e9mique, les relations avec les USA. Aujourd&rsquo;hui, un retrait des troupes britanniques d&rsquo;Irak provoquerait une crise majeure avec les USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn constat g\u00e9n\u00e9ral pour conclure : les circonstances g\u00e9n\u00e9rales et la concurrence des deux hommes accroissent l&rsquo;instabilit\u00e9 du pouvoir britannique et risquent d&rsquo;entamer sa continuit\u00e9 sur des sujets suppos\u00e9s d&rsquo;int\u00e9r\u00eat national. Piteuse perspective pour le r\u00e8gne triomphant du <em>New Labour<\/em> depuis 1997, et dangereuse pour la p\u00e9rennit\u00e9 des institutions britanniques.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le calvaire de l&rsquo;anglosph\u00e8re, section UK 3 avril 2006 L&rsquo;Irak, l&rsquo;Irak Ce mot devient une mal\u00e9diction pour les dirigeants anglo-saxons. Une fois les s\u00e9quelles de l&rsquo;Irak ont-elles frapp\u00e9 \u00e0 Londres qu&rsquo;elles frappent \u00e0 Washington \u00e0 nouveau, puis \u00e0 Londres \u00e0 nouveau. Aujourd&rsquo;hui, nous sommes donc \u00e0 Londres, et les Anglais en ont assez. Ils le&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[4115,705,4038,857,5235],"class_list":["post-67418","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-anglosphere","tag-blair","tag-brown","tag-irak","tag-popularite"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67418","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=67418"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/67418\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=67418"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=67418"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=67418"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}