{"id":67486,"date":"2006-04-22T00:00:00","date_gmt":"2006-04-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/04\/22\/colere-et-desespoir-de-lamerique\/"},"modified":"2006-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2006-04-22T00:00:00","slug":"colere-et-desespoir-de-lamerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/04\/22\/colere-et-desespoir-de-lamerique\/","title":{"rendered":"<strong><em>\u201cCol\u00e8re et d\u00e9sespoir\u201d de l&rsquo;Am\u00e9rique<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Col\u00e8re et d\u00e9sespoir de l&rsquo;Am\u00e9rique<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t22 avril 2006  En apparence, cela semble \u00eatre l&rsquo;indiff\u00e9rence <strong>mondiale<\/strong> la plus compl\u00e8te (on continue \u00e0 jouer au tennis, on pr\u00e9pare d\u00e9j\u00e0 la Coupe du Monde,  tiens, avec l&rsquo;Iran qui vient jouer en Allemagne). Mais la sp\u00e9culation est lanc\u00e9e depuis une semaine, concernant l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Iran. L&rsquo;article de <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2589\" class=\"gen\">Seymour Hersh<\/a> y est pour beaucoup, et dans toutes les implications de la chose. Les canaux de communication comme celui qu&#8217;emprunte ce journaliste sont \u00e0 la fois ambigus, extr\u00eamement puissants et d\u00e9nonc\u00e9s comme sans l\u00e9gitimit\u00e9. Ce sont les plus efficaces.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar cons\u00e9quent, observons aussit\u00f4t que l&rsquo;indiff\u00e9rence <strong>mondiale<\/strong> mentionn\u00e9e plus haut n&rsquo;est qu&rsquo;apparence. Une sourde inqui\u00e9tude habite d\u00e9sormais l&rsquo;esprit g\u00e9n\u00e9ral,  disons l&rsquo;esprit public mondial, si cette chose existe. Aujourd&rsquo;hui, \u00e0 la diff\u00e9rence du temps fi\u00e9vreux qui pr\u00e9c\u00e9dait l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Irak et qui \u00e9tait essentiellement politique, c&rsquo;est une inqui\u00e9tude presque m\u00e9taphysique qui nous envahit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe nouveau <strong>fait<\/strong> qu&rsquo;est la possibilit\u00e9 de l&rsquo;attaque, malgr\u00e9 sa r\u00e9alit\u00e9 pour l&rsquo;instant fictionnelle et sp\u00e9culative, se d\u00e9cline selon deux questions : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Effectivement, y aura-t-il une attaque ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t&bull; Cette attaque peut-elle aller jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;option du nucl\u00e9aire ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe 18 avril, GW a ajout\u00e9 une nouveaut\u00e9 de taille. Pour la premi\u00e8re fois dans cette tranche d&rsquo;histoire n\u00e9e le 8 ao\u00fbt 1945, un dirigeant d&rsquo;une puissance nucl\u00e9aire n&rsquo;a pas repouss\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une attaque pr\u00e9ventive nucl\u00e9aire d&rsquo;un \u00c9tat non-nucl\u00e9aire. C&rsquo;est une premi\u00e8re s\u00e9mantique, donc un autre <strong>fait<\/strong> d&rsquo;importance qui, \u00e0 cause de l&rsquo;enjeu nucl\u00e9aire, a plus des allures m\u00e9taphysiques que politiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSelon <a href=\"http:\/\/news.yahoo.com\/s\/nm\/20060418\/wl_nm\/nuclear_iran_dc\" class=\"gen\">Reuters<\/a>, voici les quelques mots de la conf\u00e9rence de presse du 18 : \u00ab <em>Bush said in Washington he would discuss Iran&rsquo;s nuclear activities with China&rsquo;s President Hu Jintao this week and avoided ruling out nuclear retaliation if diplomatic efforts fail. Asked if options included planning for a nuclear strike, Bush replied: All options are on the table. We want to solve this issue diplomatically and we&rsquo;re working hard to do so.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela s&rsquo;appelle ne pas dire non&rsquo; \u00e0 la question de savoir si l&rsquo;on utilisera \u00e9ventuellement le nucl\u00e9aire dans une attaque qui serait n\u00e9cessairement pr\u00e9-emptive. Dont acte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMaintenant que nous avons constat\u00e9 le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e8re sp\u00e9culative concernant la possibilit\u00e9 d&rsquo;une attaque nucl\u00e9aire de l&rsquo;Iran, nous tentons d&rsquo;en d\u00e9terminer la signification. D&rsquo;une fa\u00e7on en apparence \u00e9trange et finalement sp\u00e9culative, ce n&rsquo;est pas tant le sort de l&rsquo;Iran qui est la cause de notre inqui\u00e9tude que le sort de l&rsquo;Am\u00e9rique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAucun texte ne nous semble mieux appropri\u00e9, pour soutenir notre r\u00e9flexion, que celui du commentateur am\u00e9ricain James Carroll, catholique venu des ordres de la religion. Cela ne lui donne pas n\u00e9cessairement une sagesse particuli\u00e8re mais l&rsquo;incline \u00e0 une certaine gravit\u00e9. Carroll a, comme cimier de sa r\u00e9flexion, une spiritualit\u00e9 naturelle qui convient \u00e0 l&rsquo;analyse du ph\u00e9nom\u00e8ne. Il parle, dans son texte du <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/bin\/print_ipub.php?file=\/articles\/2006\/04\/17\/opinion\/edcarroll.php\" class=\"gen\">18 avril<\/a> (Boston <em>Globe<\/em>, repris dans l&rsquo;International <em>Herald Tribune<\/em>) de col\u00e8re et [de] d\u00e9sespoir comme en termes bibliques : \u00ab <em>America&rsquo;s descent into anger and despair.<\/em> \u00bb Cela nous confirme qu&rsquo;il va sans dire que la crise dont nous parlons n&rsquo;est pas la crise iranienne mais la crise am\u00e9ricaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoyez le nombre de fois ou <em>anger and despair<\/em>, dans cet ordre, justement, sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s : \u00ab <em>An Iranian official dismissed the talk of imminent U.S. military action as mere psychological warfare, but then he made a telling observation. Instead of attributing the escalations of threat to strategic impulses, the official labeled them a manifestation of Americans&rsquo; anger and despair.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>The phrase leapt out of the news report, demanding to be taken seriously. Anger and despair so precisely define the broad American mood that those emotions may be the only things that President George W. Bush and his circle have in common with the surrounding legions of his antagonists.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>We Americans are in anger and despair because every nightmare of which we were warned has come to pass. Bush&rsquo;s team is in anger and despair because their grand and  to them  selfless ambitions have been thwarted at every turn. Indeed, anger and despair can seem universally inevitable responses to what America has done and what it faces now.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>While the anger and despair of those on the margins of power only increase the experience of marginal powerlessness, the anger and despair of those who continue to shape national policy can be truly dangerous if such policy owes more to these emotions than to reasoned realism.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAussit\u00f4t apr\u00e8s, Carroll poursuit par ce paragraphe qui, malgr\u00e9 l&rsquo;apparence du questionnement rationnel, nous fait p\u00e9n\u00e9trer au coeur, non des consciences car nous ne sommes pas au coeur d&rsquo;une trag\u00e9die pure, mais au coeur des psychologies (voir le passage soulign\u00e9 en gras par nous), car nous sommes au coeur d&rsquo;une trag\u00e9die g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par la pathologie: \u00ab <strong><em>Is such affective disarray subliminally shaping the direction of U.S. policy?<\/em><\/strong> <em>That seems an impudent question. Yet all at once, like an out-of-focus lens snapping into clarity, it makes sense of what is happening. With the U.S. military stressed to an extreme in Iraq by a mainly Sunni insurgency, why in the world would Washington risk inflaming the Shiite population against America by wildly threatening Iran?<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour terminer la citation, l&rsquo;une des derni\u00e8res phrases de l&rsquo;article. Ce n&rsquo;est pas de critique politique qu&rsquo;il s&rsquo;agit, mais d&rsquo;infiniment plus. \u00ab <em>Surely, something besides intelligent strategic theory is at work here. Yes. These are the policies of deeply frustrated, angry, and psychologically wounded people.<\/em> \u00bb<\/p>\n<h3>Une titanesque bataille<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tCe qui est en marche d\u00e9sormais n&rsquo;est rien moins qu&rsquo;une dynamique mettant en cause la survie du syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, cette artefact social et \u00e9conomique que les professionnels de relations publiques pr\u00e9sentent en g\u00e9n\u00e9ral sous l&rsquo;expression de <em>American Dream<\/em>. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne se traduit par un affrontement n\u00e9cessairement titanesque, conduit paradoxalement par des hommes m\u00e9diocres (mais certes <em>psychologically wounded<\/em>), de l&rsquo;<em>American Dream<\/em> avec la r\u00e9alit\u00e9. Devant ce spectacle, \u00ab [W]<em>e Americans are in anger and despair because every nightmare of which we were warned has come to pass<\/em> \u00bb,  cauchemars contre r\u00eave am\u00e9ricain?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit de virtualisme, de bout en bout, dans le chef des serviteurs du syst\u00e8me. Il s&rsquo;agit moins d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;Iran de devenir une puissance nucl\u00e9aire que d&rsquo;affirmer que le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste est bien n\u00e9cessairement la puissance dominatrice et inspiratrice du monde qu&rsquo;il pr\u00e9tend \u00eatre,  ce qui est une image compl\u00e8tement virtualiste dans l&rsquo;\u00e9tat actuel des choses,  la servilit\u00e9 persistante de certains r\u00e9duisant \u00e0 une caricature cette domination lorsqu&rsquo;on constate \u00e0 quel point elle est par ailleurs battue en br\u00e8che et d\u00e9fi\u00e9e, de l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud \u00e0 la Russie en passant par l&rsquo;Irak. L&rsquo;offensive anti-iranienne appara\u00eet d&rsquo;autant plus vitale que le d\u00e9sastre irakien ne cesse d&rsquo;approfondir la blessure inflig\u00e9e \u00e0 la psychologie des dirigeants,  on pourrait aussi d\u00e9signer la chose sous le mot de vanit\u00e9,  dont nous parle Carroll.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;alerte nucl\u00e9aire \u00e9trangement venue de Seymour Hersh a eu pour effet d&rsquo;\u00e9lectriser nombre d&rsquo;organismes et de chancelleries dans le monde occidental, du Foreign Office \u00e0 la Commission europ\u00e9enne pour prendre les moins suspects de cette sale maladie des temps postmodernistes qu&rsquo;on nomme anti-am\u00e9ricanisme. Une fois de plus, le syst\u00e8me am\u00e9ricaniste marche <em>full speed<\/em> en mode <em>blowback<\/em> : il provoque des r\u00e9actions de rejet paniqu\u00e9 avant m\u00eame d&rsquo;avoir entam\u00e9 la manuvre qu&rsquo;il annonce \u00e0 grands cris. Il cr\u00e9e le d\u00e9sordre de l&rsquo;incertitude folle devant l&rsquo;impensable (<em>unthinkable<\/em>, comme l&rsquo;on disait de l&#8217;emploi du nucl\u00e9aire durant la Guerre froide) l\u00e0 o\u00f9 il pensait vaguement installer l&rsquo;ordre des regroupements derri\u00e8re ses consignes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn commentateur avis\u00e9, Harvey Simon, ancien analyste de s\u00e9curit\u00e9 nationale de Harvard, \u00e9crit dans le <em>San Diego Union-Tribune<\/em> du 20 avril : \u00ab <em>President Bush is falling victim to the same lack of imagination that led John F. Kennedy to think he could attack China to keep it from getting the bomb without igniting a major war. The Kennedy administration&rsquo;s China debate continued under President Johnson but a new intelligence assessment downplaying the danger allowed cooler heads to prevail. China detonated its first nuclear weapon on Oct. 16, 1964, and Kennedy&rsquo;s fears that China would use its nuclear arsenal to bully Asia proved groundless.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe parall\u00e8le n&rsquo;est pas faux mais il est trop rationnel, trop cloisonn\u00e9, beaucoup trop r\u00e9ducteur. Il nous invite \u00e0 penser que l&rsquo;affaire iranienne est un d\u00e9bat strat\u00e9gique conduit avec mesure au sein de l&rsquo;administration GW Bush, et qui ne concernerait qu&rsquo;une seule affaire : l&rsquo;armement nucl\u00e9aire de l&rsquo;Iran. Au contraire de l&rsquo;affaire Chine nucl\u00e9aire-administrations Kennedy\/Johnson qui se d\u00e9roula en grand secret, la question du nucl\u00e9aire iranien est d\u00e9battue en public, partout, dans les journaux, sur Internet, dans toutes les administrations et tous les minist\u00e8res occidentaux. Elle expose plus les faiblesses de l&rsquo;am\u00e9ricanisme que sa puissance. L&rsquo;hyperpuissance de notre \u00e9poque est prisonni\u00e8re de ses m\u00e9thodes virtualistes et de ses souffrances psychologiques ; elle expose ses frustrations en public, comme si elle voulait les exorciser ; elle s&rsquo;expose aux pressions de ses alli\u00e9s et aux rebuffades de ses adversaires. Elle prend le risque incroyable du choix terrible entre l&rsquo;humiliation et l&rsquo;attaque en solitaire, avec l&rsquo;option du nucl\u00e9aire. Elle ne d\u00e9bat pas de la possible puissance iranienne mais de l&rsquo;impuissance o\u00f9 elle se d\u00e9couvre elle-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette attaque aura-t-elle lieu ? Sera-t-elle nucl\u00e9aire ?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est impossible, imprudent et d\u00e9raisonnable de r\u00e9pondre parce que les deux questions ne portent pas sur la crise iranienne mais sur la crise am\u00e9ricaine \u00e9videmment caract\u00e9ris\u00e9e par l&rsquo;irrationalit\u00e9 et la fragmentation. Les r\u00e9ponses d\u00e9pendent de l&rsquo;\u00e9volution de la psychologie am\u00e9ricaniste et cette \u00e9volution se fait essentiellement, voire exclusivement dans le cadre washingtonien. La machine am\u00e9ricaniste, \u00e0 Washington, ne fonctionne pas selon une seule impulsion, f\u00fbt-ce celle d&rsquo;un illumin\u00e9 m\u00e9diocre ou d&rsquo;une vanit\u00e9 bless\u00e9e, mais selon les pressions d&rsquo;une multitude de forces o\u00f9 se c\u00f4toient vanit\u00e9s bless\u00e9es et illumin\u00e9s m\u00e9diocres, mais aussi concurrences exacerb\u00e9es, chausse-trappes et traquenards, haines irr\u00e9pressibles entre bureaucraties antagonistes et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAjoutez \u00e0 cela quelques variables de taille, absolument insaisissables aujourd&rsquo;hui, comme les perspectives \u00e9lectorales, l&rsquo;\u00e9volution des sondages du public, la <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2600 \" class=\"gen\">r\u00e9volte des g\u00e9n\u00e9raux<\/a>, les scandales pr\u00eats \u00e0 \u00e9clater, les hoquets de la guerre civile en Irak Aujourd&rsquo;hui, on pourrait juger plus grandes les chances d&rsquo;une rupture majeure au cur du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste que d&rsquo;une attaque US contre l&rsquo;Iran. Mais il y a certainement un lien de cause \u00e0 effet entre ceci et cela, et toute l&rsquo;\u00e9nigme est l\u00e0,  c&rsquo;est-\u00e0-dire une \u00e9nigme chronologique : rupture du syst\u00e8me \u00e0 cause de la perspective de l&rsquo;attaque (avant l&rsquo;attaque) ou \u00e0 cause des cons\u00e9quences de l&rsquo;attaque (apr\u00e8s l&rsquo;attaque) ? L&rsquo;\u00e9nigme finale \u00e9tant celle-ci : quelle forme prendra la rupture du syst\u00e8me,  autrement dit : saurons-nous nous apercevoir qu&rsquo;il y a effectivement rupture du syst\u00e8me lorsqu&rsquo;elle aura lieu ? (Au fait, n&rsquo;est-il pas d\u00e9j\u00e0 rompu ?)<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Col\u00e8re et d\u00e9sespoir de l&rsquo;Am\u00e9rique 22 avril 2006 En apparence, cela semble \u00eatre l&rsquo;indiff\u00e9rence mondiale la plus compl\u00e8te (on continue \u00e0 jouer au tennis, on pr\u00e9pare d\u00e9j\u00e0 la Coupe du Monde, tiens, avec l&rsquo;Iran qui vient jouer en Allemagne). Mais la sp\u00e9culation est lanc\u00e9e depuis une semaine, concernant l&rsquo;attaque contre l&rsquo;Iran. 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