{"id":67576,"date":"2006-05-21T00:00:00","date_gmt":"2006-05-21T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/05\/21\/une-defense-du-patriotisme-economique\/"},"modified":"2006-05-21T00:00:00","modified_gmt":"2006-05-21T00:00:00","slug":"une-defense-du-patriotisme-economique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/05\/21\/une-defense-du-patriotisme-economique\/","title":{"rendered":"<strong><em>Une d\u00e9fense du \u201cpatriotisme \u00e9conomique\u201d<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Une d\u00e9fense du patriotisme \u00e9conomique<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t21 mai 2006  Voici un texte, paru d&rsquo;abord sur le site <a href=\"http:\/\/yaleglobal.yale.edu\/display.article?id=7414\" class=\"gen\">YaleGlobakOnline<\/a> le 16 mai puis, en version abr\u00e9g\u00e9e, le 18 mai dans l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2006\/05\/18\/opinion\/edsabat.php\" class=\"gen\">International Herald Tribune<\/a>, dans la page <em>Ops\/Ed<\/em>. Pour plus de s\u00fbret\u00e9 et d&rsquo;autres raisons mentionn\u00e9es plus ci-apr\u00e8s dans le cours de notre texte, nous publions ces deux versions dans notre rubrique Nos choix comment\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Nous ne parlons n\u00e9anmoins et pour l&rsquo;instant que d&rsquo;un texte. Nous consid\u00e9rons les deux textes comme un seul, pour la commodit\u00e9 du raisonnement, jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point. Pour autant, nos lecteurs ne devront pas en rester l\u00e0. Nous nous en expliquons plus loin et dans nos <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=6558&#038;comm=1\" class=\"gen\">Choix comment\u00e9s<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe texte est \u00e0 la fois d&rsquo;un r\u00e9el int\u00e9r\u00eat sp\u00e9cifique pour ce qu&rsquo;il nous dit et d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat non moins grand pour ce qu&rsquo;il nous signifie indirectement. Il repr\u00e9sente une magnifique,  et peut-\u00eatre involontaire,  d\u00e9fense de la cause du patriotisme \u00e9conomique fran\u00e7ais. En passant, il r\u00e8gle leur compte \u00e0 quelques fables concernant la globalisation,  l\u00e0 aussi peut-\u00eatre de fa\u00e7on involontaire. S&rsquo;il est intitul\u00e9 successivement, dans ses deux versions, \u00ab <em>Europe Faces Globalization<\/em> \u00bb et \u00ab <em>Globalisation \u00e0 la carte<\/em> \u00bb, nous aurions plut\u00f4t tendance \u00e0 mieux l&rsquo;appr\u00e9cier avec un titre comme Enterrement discret de la globalisation,  ou quelque chose de ce genre. Fa\u00e7on de parler droit<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa fa\u00e7on dont ce texte remet les choses en place \u00e0 propos de la France nous rappelle un peu l&rsquo;intervention r\u00e9cente de Chris Patten, \u00e0 propos de laquelle nous avions propos\u00e9 un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2586\" class=\"gen\">F&#038;C<\/a> le 8 avril. S&rsquo;il est,  volontairement ou pas, c&rsquo;est \u00e0 voir,  d&rsquo;un esprit semblable, il va plus loin que les consid\u00e9rations de Patten dans l&rsquo;appr\u00e9ciation de la politique de la France vis-\u00e0-vis de la globalisation, ou dans le syst\u00e8me de la soi-disant globalisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article d\u00e9crit le r\u00e9alisme des Fran\u00e7ais, leur fa\u00e7on \u00e9vidente, du point de vue des int\u00e9r\u00eats nationaux, de profiter des avantages de la globalisation pour eux-m\u00eames et d&rsquo;interdire aux autres de profiter de ces avantages quand c&rsquo;est au d\u00e9triment des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais. A c\u00f4t\u00e9 de ces r\u00e9alit\u00e9s, les fariboles sur la ringardise fran\u00e7aise, l&rsquo;ouverture ou pas, le lib\u00e9ralisme ou non, etc., apparaissent pour ce qu&rsquo;elles sont : des tentatives d&rsquo;utiliser le terrorisme de l&rsquo;id\u00e9ologie pour contrecarrer une politique d&rsquo;int\u00e9r\u00eat national, d&rsquo;ailleurs plus par r\u00e9flexe pervers et effet de mode que dans un but bien structur\u00e9. (Le manque d&rsquo;ouverture de la France au reste du monde est m\u00eame ridiculis\u00e9, par rapport aux donneurs de le\u00e7ons : \u00ab <em>France, is by far the EU nation most open to foreign investments, at least according to IMF figures. Direct foreign investment represents 13 percent of GDP in Italy, 25 percent in Germany, 36 percent in the UK  but 42 percent in France.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tQuelques extraits pour situer le climat&#8230; \u00ab <em>Prime Minister Dominique de Villepin has repeatedly intervened to stop cross-border mergers as official policy under the label of economic patriotism. His government recently introduced legislation designed to complicate, or just block, hostile takeovers of French companies in 11 sectors deemed as strategic to the economy. The government has drafted a list of 10 major companies from the CAC 40 index of the Paris Bourse as untouchable by foreigners.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Meanwhile, in April the French electronics company Alcatel absorbed the American telecom equipment maker Lucent, the latest in a long list of mergers and acquisitions by French groups  190 last year, a 157 percent increase over the previous year, for a record 60.6 billion euros.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>Such activity suggests France is practicing globalization \u00e0 la carte  profiting from globalization while resisting others&rsquo; efforts to do the same with French companies, along the principle, What&rsquo;s mine is mine, and what&rsquo;s yours is open to negotiation.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien entendu, les autres pays font comme la France, principalement les Etats-Unis. A ce propos, on est bien aise d&rsquo;apprendre que ces m\u00eames \u00c9tats-Unis servent indirectement (pas le fruit du hasard, contrairement \u00e0 ce que sugg\u00e8re l&rsquo;auteur) de mod\u00e8le technique aux Fran\u00e7ais : \u00ab <em>Many people  again not only in France  are unconvinced that, in line with liberal ideology, only the benevolent and cosmopolitan hidden hand of free markets is at work in international economic dealings. One of the ironies of economic patriotism is that the French advocates have theorized that it&rsquo;s taking a leaf from Washington&rsquo;s book. They point to American supporting and protecting key industries and technologies through devices such as the Advocacy Center, set up by the Commerce Department in Washington, DC, to support and expand US exports; the Committee on Foreign Investment in the US; the Exxon-Florio legislation; or federal control over some investment funds, like the CIA-created In-Q-Tel.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Pr\u00e9cision au passage, sur le passage ci-dessus, extrait de la version <em>YaleGlobalOnline<\/em>. Il n&rsquo;appara\u00eet pas dans la version IHT. On aurait mauvais esprit \u00e0 supposer que c&rsquo;est parce qu&rsquo;il donne un r\u00f4le particuli\u00e8rement d\u00e9testable, par rapport aux canons du lib\u00e9ralisme, aux vertueux Etats-Unis, y compris avec la mention de l&rsquo;intervention en plein jour de la CIA dans le domaine des activit\u00e9s financi\u00e8res. Passons outre&#8230; Mais pas tout \u00e0 fait, puisque nous invitons nos lecteurs \u00e0 se reporter \u00e0 notre <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=6558&#038;comm=1\" class=\"gen\">Choix comment\u00e9<\/a> du jour o\u00f9 nous comparons les deux versions de l&rsquo;article. Enqu\u00eate \u00e9clairante.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvant de passer \u00e0 quelques observations et r\u00e9flexions, il est temps de pr\u00e9ciser que l&rsquo;auteur du texte est Patrick Sabatier, r\u00e9dacteur en chef de <em>Lib\u00e9ration<\/em>, quotidien qui est favorable \u00e0 la globalisation, au lib\u00e9ralisme, \u00e0 cette Europe institutionnelle et supranationale dont l&rsquo;\u00e9volution favorise \u00e9videmment l&rsquo;\u00e9conomie contre tout pouvoir politique cherchant \u00e0 la contr\u00f4ler, \u00e0 la globalisation comme symbole de la modernit\u00e9, aux USA comme symboles de la globalisation, au secteur priv\u00e9 contre l&rsquo;intervention \u00e9tatiste, au oui au r\u00e9f\u00e9rendum et ainsi de suite. La vertu de l&rsquo;esprit se dissimule souvent dans des lieux et espaces inattendus.<\/p>\n<h3>Globalisation \u00e0 la poubelle<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tR\u00e9sumons : l&rsquo;auteur nous dit que la France joue la globalisation quand \u00e7a l&rsquo;arrange et se bat avec efficacit\u00e9 contre la globalisation quand cela la d\u00e9range. Elle n&rsquo;est pas la seule puisque tous les autres pays d\u00e9velopp\u00e9s (ceux qui ont quelque chose \u00e0 d\u00e9fendre) font de m\u00eame. Les autres (les pays non-d\u00e9velopp\u00e9s ou pas encore tr\u00e8s bien) font d&rsquo;ailleurs de m\u00eame (<em>bis repetitat<\/em>). L&rsquo;auteur trouve cela ironique, nous trouvons cela r\u00e9v\u00e9lateur. (\u00ab <em>Ironically, the developed nations push for more liberalization and opening of investments in developing powerhouses like China, India or Brazil  which resist the opening of their still highly state-controlled and national economies.<\/em> \u00bb) Ce tableau g\u00e9n\u00e9ral et r\u00e9aliste du monde a un nom, qui est: protectionnisme \u00e0 la carte.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;auteur insiste (pas dans la version IHT, qui est pour les enfants sages, mais dans la version <em>YaleGlobalOnline<\/em>, \u00e0 ne pas mettre entre toutes les mains) sur l&rsquo;activisme et la duplicit\u00e9 US dans ce domaine, puisque la France en a fait son mod\u00e8le pour d\u00e9velopper son patriotisme \u00e9conomique. Il le fait comme s&rsquo;il nous confiait un vilain secret de famille. Les USA montreraient-ils plus de duplicit\u00e9 que n&rsquo;en distinguent les anti-antiam\u00e9ricains type-Glucksman, Goupil, Bruckner, Baverez, et autres probables lecteurs de <em>Lib\u00e9<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/page.php?Article=380466\" class=\"gen\">Cercle de l&rsquo;Oratoire<\/a> ou approchant ? Il semblerait que oui. Sera surpris qui veut bien l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;auteur nous dit que les Fran\u00e7ais ont, avec grand succ\u00e8s, g\u00e9r\u00e9 leur \u00e9conomie tout au long du XX\u00e8me si\u00e8cle, en pratiquant l&rsquo;interventionnisme jusqu&rsquo;au rachat impos\u00e9 dans certains secteurs quand il le fallait. Cela s&rsquo;appelle une politique de nationalisation et cela nous conduit \u00e0 nous interroger sur les raisons qui poussent toutes les \u00e9minences europ\u00e9ennes \u00e0 pousser les hauts cris quand un Poutine, un Chavez ou un Morales nationalise ce qu&rsquo;on trouve dans le sol du pays qu&rsquo;il dirige. (\u00ab <em>The state&rsquo;s political legitimacy was predicated upon its capacity to macromanage the economy, lead a successful development strategy, launch big industrial and technological projects and nurture world- class industrial champions. This endured into the 20th century, successively upheld by the Left  with the Popular Front government nationalizing in 1936 defense industries, railways, the Banque de France and more  and the Right, with Charles de Gaulle doing much the same after 1945 for the nuclear, aeronautics, rail and space industries.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour bien river le clou et p\u00e9n\u00e9trer les cuirs les plus \u00e9pais, mais seulement pour les lecteurs de <em>YaleGlobalOnline<\/em>, l&rsquo;auteur pr\u00e9cise que c&rsquo;est cette politique-l\u00e0 qui, en France, d\u00e9boucha sur la fameuse p\u00e9riode des Trente Glorieuses de croissance ininterrompue et de modernisation exceptionnelle en France. (\u00ab <em>To this day, French minds link the Thirty Glorious Years of the post-war French economic miracle with this policy.<\/em> \u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;auteur d\u00e9veloppe son morceau de choix en nous r\u00e9v\u00e9lant (sur <em>YaleGlobalOnline<\/em>) ce qui est soigneusement cach\u00e9 aux lecteurs de l&rsquo;IHT, \u00e0 savoir que cette politique du patriotisme \u00e9conomique est le moyen le plus s\u00fbr pour le pouvoir politique de regagner un peu de cr\u00e9dit et un peu de pouvoir, de reprendre le dessus sur les forces \u00e9conomiques ; donc,  nous poursuivons pour notre compte,  le seul moyen pour le pouvoir politique de retrouver sa l\u00e9gitimit\u00e9, de redonner \u00e0 son pays puissance et ind\u00e9pendance nationales, de r\u00e9tablir le peuple souverain dans son identit\u00e9 et sa souverainet\u00e9 nationales. Il s&rsquo;agit sans aucun doute du constat que la politique \u00e9conomique devient politique tout court. Ce constat est sans aucun doute un <em>satisfecit<\/em> donn\u00e9 \u00e0 la politique du pr\u00e9sident russe Poutine, qui est en train de r\u00e9tablir la Russie dans sa position de puissance et de l\u00e9gitimit\u00e9 gr\u00e2ce aux ressources \u00e9nerg\u00e9tiques que l&rsquo;\u00c9tat russe \u00e0 re-nationalis\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCi-apr\u00e8s, ce morceau de choix d\u00e9rob\u00e9 aux yeux innocents des lecteurs de l&rsquo;IHT et \u00e0 la gloire de l&rsquo;\u00e9conomie devenue politique : \u00ab <em>Economic patriotism is thus as much a political as an economic concept.<\/em> <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb <em>At a time when the public views the national state and its politicians as weakened and made powerless by globalization  a phenomenon so far exclusively driven by economic and, more and more, financial forces  economic patriotism has been rediscovered as an antidote to skepticism and distrust of political leaders. Public opinion polls show that 69 percent of the French favor this policy.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour clore ce tour d&rsquo;horizon iconoclaste, l&rsquo;auteur nous rappelle, cerise sur le g\u00e2teau, que cette adaptation anti-moderniste de la riposte n\u00e9cessaire contre l&rsquo;agression postmoderniste du nihilisme \u00e9conomiste est aussi vieille que la plus immortelle gloire de la France, puisque \u00ab <em>economic patriotism has deep historical roots in France, going back to the birth of the modern French state in the 17th century, under Louis XIV and his prime minister, Jean-Baptiste Colbert.<\/em> \u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tGloire au colbertisme? En avant pour le colbertisme, puisque tout le monde l&rsquo;\u00e9pouse.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tApr\u00e8s ce tour d&rsquo;horizon des ruines de la th\u00e9orie dominante et triomphante, on cherche en vain ce qu&rsquo;il reste aujourd&rsquo;hui de la globalisation. Voici donc le <em>Globalization Code<\/em> d\u00e9cod\u00e9. Le virtualisme am\u00e9ricaniste, en v\u00e9rit\u00e9, nous \u00e9puise avec ses sornettes mille fois r\u00e9p\u00e9t\u00e9es,  et puis, parfois, quand elles sont mises \u00e0 nu, il nous fait sourire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl nous fait sourire, notamment pour ce cas. Les <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=6558&#038;comm=1\" class=\"gen\">coupures<\/a> op\u00e9r\u00e9es dans la version IHT par rapport \u00e0 la version <em>YaleGlobalOnline<\/em> sont si grosses, si cousues de fil blanc, qu&rsquo;on distingue comme \u00e0 livre ouvert tout ce que ces gens (les cerveaux de la globalisation) ne sont pas, tout ce qu&rsquo;ils ex\u00e8crent et tout ce dont ils ont peur. En r\u00e9sum\u00e9, leur vuln\u00e9rabilit\u00e9 politique est immense, \u00e0 mesure inverse de leur puissance \u00e9conomique. Nous sommes coinc\u00e9s dans un syst\u00e8me monstrueux de puissance et pourtant il suffirait d&rsquo;une chiquenaude bien plac\u00e9e,  mais o\u00f9? Dieu seul le sait, sans doute,  pour qu&rsquo;il s&rsquo;effondre. C&rsquo;est l&rsquo;enjeu palpitant des mois et des quelques ann\u00e9es qui viennent : qui trouvera o\u00f9 donner cette chiquenaude? <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une d\u00e9fense du patriotisme \u00e9conomique 21 mai 2006 Voici un texte, paru d&rsquo;abord sur le site YaleGlobakOnline le 16 mai puis, en version abr\u00e9g\u00e9e, le 18 mai dans l&rsquo;International Herald Tribune, dans la page Ops\/Ed. 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