{"id":67646,"date":"2006-06-11T00:00:00","date_gmt":"2006-06-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/06\/11\/a-propos-du-sib-alias-sob\/"},"modified":"2006-06-11T00:00:00","modified_gmt":"2006-06-11T00:00:00","slug":"a-propos-du-sib-alias-sob","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/06\/11\/a-propos-du-sib-alias-sob\/","title":{"rendered":"A propos du SIB, alias SOB"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">A propos du SIB, <em>alias<\/em> SOB<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t11 juin 2006  Le langage est la structure fondamentale o\u00f9 s&rsquo;\u00e9laborent aujourd&rsquo;hui la perversit\u00e9 humaine et la subversion m\u00e9ta-politique. Il est aussi, pour certains transcendantalistes, le ph\u00e9nom\u00e8ne qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre habit\u00e9, qui fait qu&rsquo;un \u00eatre humain peut \u00eatre aussi per\u00e7u comme le <em>medium<\/em> d&rsquo;une Parole qui lui est ext\u00e9rieure,  et donc la manifestation du sacr\u00e9 qu&rsquo;il y a en lui. (Georges Steiner nomme ces transcendantalistes des logocrates et il d\u00e9signe le premier d&rsquo;entre eux : Joseph de Maistre.) Aujourd&rsquo;hui, avec les logocrates et les subversifs m\u00e9ta-politiques, c&rsquo;est-\u00e0-dire la transcription dans le langage des forces structurantes et des forces d\u00e9structurantes, on trouve interpr\u00e9t\u00e9 au plus simple et donc au plus profond le grand conflit de la crise ultime de notre civilisation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est pour cette raison principalement, parmi quelques autres \u00e9galement convaincantes, que l&rsquo;on pourrait proposer l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;am\u00e9ricanisme est bien le cadre le plus complet et le plus \u00e9labor\u00e9 abritant le cur de la subversion m\u00e9ta-politique enfant\u00e9e par la perversit\u00e9. Le langage dont use la bureaucratie de l&rsquo;am\u00e9ricanisme nous le sugg\u00e8re, notamment avec son jeu m\u00e9canique de l&rsquo;acronyme. (Que d&rsquo;autres bureaucraties et <em>establishments<\/em> techniques non-am\u00e9ricains singent cette d\u00e9marche ne fait que montrer combien eux-m\u00eames sont am\u00e9ricanis\u00e9s. L\u00e0 aussi, le cas est simple m\u00eame si leur cas n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9,  si l&rsquo;on parvient \u00e0 r\u00e9aliser l&rsquo;imposture du processus.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous allons donc parler du suicide, puisqu&rsquo;il en est question \u00e0 propos de l&rsquo;affaire de <a href=\"http:\/\/edition.cnn.com\/2006\/WORLD\/americas\/06\/11\/guantanamo.suicides\" class=\"gen\">Guantanamo<\/a>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Nous parlons du suicide hors de toute r\u00e9f\u00e9rence religieuse. La condamnation du suicide par l&rsquo;\u00c9glise suit une certaine coh\u00e9rence qui la d\u00e9gage de l&rsquo;absolutisme m\u00e9caniste \u00e9voqu\u00e9 ici. L&rsquo;argument est plus spirituel que temporel et il entre dans un d\u00e9bat plus vaste qui concerne la religion, l&rsquo;\u00c9glise, sa doctrine, sa dimension spirituelle, etc. Ici, nous nous cantonnons volontairement au domaine temporel, au domaine de l&rsquo;\u00eatre humain dans toute sa dimension psychologique,  y compris la dimension spirituelle que peut ressentir int\u00e9rieurement un \u00eatre humain, sans r\u00e9f\u00e9rence ext\u00e9rieure \u00e0 une religion, par la gr\u00e2ce de la seule richesse et de la capacit\u00e9 d&rsquo;ouverture de sa psychologie. De m\u00eame, nous ne tenons pas compte de la dimension religieuse dans le chef des suicid\u00e9s dont nous parlons ici, qui renvoie \u00e9galement \u00e0 un autre d\u00e9bat. Nous parlons seulement du jugement \u00e0 propos de cet acte qui demeure l&rsquo;acte absolu par d\u00e9finition, le fait qu&rsquo;un \u00eatre s&rsquo;\u00f4te volontairement la vie.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD\u00e9signer la d\u00e9marche du suicide comme un SIB (<em>Self-Injurious Behavior<\/em>) et une voiture-suicide comme un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2664\" class=\"gen\">IED<\/a> (<em>Improvised Explosive Device<\/em>) constitue une d\u00e9marche de r\u00e9duction fondamentale de l&rsquo;humain. Il y a la m\u00e9canisation de l&rsquo;acte, sa transformation par le langage en un proc\u00e9d\u00e9, un rouage d&rsquo;une m\u00e9canique g\u00e9n\u00e9rale. La notion d&rsquo;\u00eatre humain ne peut sortir indemne d&rsquo;un tel traitement, elle est irr\u00e9m\u00e9diablement pervertie. Pour ceux qui croient au sacr\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;attaque la plus perverse contre le sacr\u00e9 qu&rsquo;il y a dans l&rsquo;homme. (Pour ceux qui y pensent, c&rsquo;est aussi la marque de la l\u00e2chet\u00e9 m\u00eame de l&rsquo;entreprise : il y a, chez les bureaucrates de l&rsquo;am\u00e9ricanisme, des mots qui leur font inconsciemment peur,  suicide est l&rsquo;un de ceux-l\u00e0. Bonne nouvelle : ils ont peur d&rsquo;eux-m\u00eames.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes commentaires am\u00e9ricanistes qui accompagnent le suicide coordonn\u00e9 (action militaire r\u00e9ussie, semblent-ils dire) de trois d\u00e9tenus de Guantanamo,  dont nous disons d\u00e9j\u00e0 un mot dans notre <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2794\" class=\"gen\">Bloc-Notes<\/a>,  nous proposent effectivement, \u00e0 longueur de paragraphes, cette agression de l&rsquo;humanit\u00e9 par le langage perverti. Faire de la mort volontaire de trois hommes, martyris\u00e9s pendant plusieurs mois et ann\u00e9es, un acte <a href=\"http:\/\/edition.cnn.com\/2006\/WORLD\/americas\/06\/11\/guantanamo.suicides\" class=\"gen\">de guerre asym\u00e9trique<\/a> est une tentative d&rsquo;agression par le langage de la substance de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;\u00e9pisode fait partie d&rsquo;une longue lutte engag\u00e9e depuis le 11 septembre 2001 (et le suicide des auteurs des d\u00e9tournements) pour tenter de r\u00e9volutionner la notion de suicide et lui \u00f4ter ce qu&rsquo;elle a \u00e9videmment d&rsquo;absolu, donc d&rsquo;indiciblement respectable. Cette respectabilit\u00e9, cette id\u00e9e d&rsquo;amnistie d\u00e9finitive que conf\u00e8re la mort (m\u00eame la justice acte cela en d\u00e9clarant \u00e9teinte son action contre un individu par le fait m\u00eame de sa mort),  m\u00eame cela est refus\u00e9 aux terroristes par d\u00e9cret des id\u00e9ologues qui font de la guerre contre la terreur la survie de leur croyance, donc la survie de leur propre \u00eatre puisqu&rsquo;ils se sont r\u00e9duits eux-m\u00eames \u00e0 une croyance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;op\u00e9ration a commenc\u00e9 d\u00e8s le 11 septembre, par divers actes de censure (un pr\u00e9sentateur TV am\u00e9ricain fut licenci\u00e9 parce qu&rsquo;il avait dit, sans approuver en rien les actes de terrorisme, qu&rsquo;il fallait du courage pour se suicider, et que ce jugement valait pour les terroristes du 11 septembre). Elle s&rsquo;est poursuivie par divers actes intellectuels (<em>Dosto\u00efevski \u00e0 Manhattan<\/em>, de Glucksman, en est un). Finalement, la t\u00e2che s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e difficile et dangereuse pour la bonne r\u00e9putation,  la condamnation du suicide entra\u00eenerait la condamnation d&rsquo;Eurydice, de Socrate (avec circonstances att\u00e9nuantes), de Stefan Zweig, d&rsquo;Ernest Hemingway et d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;autres, ce qui est mal vu dans les salons.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCe n&rsquo;est pas \u00e0 proprement parler le suicide qui fut condamn\u00e9. On choisit de nier la condition d&rsquo;humanit\u00e9 aux terroristes ; leur suicide ne pouvait donc plus \u00eatre l&rsquo;acte extr\u00eame qu&rsquo;il est d&rsquo;habitude ; qui n&rsquo;appartient pas \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 ne peut attenter \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 en s&rsquo;\u00f4tant la vie, comme implique la condamnation du suicide dans leur cas. La cons\u00e9quence en est que le suicide est transform\u00e9 en un acte technique gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention absolument subversive du langage. De m\u00eame que la mort de civils innocents lors d&rsquo;un bombardement est un ph\u00e9nom\u00e8ne technique pouvant accompagner un bombardement et nomm\u00e9, pour cette raison, d\u00e9g\u00e2t collat\u00e9ral, de m\u00eame le suicide devient l&rsquo;application la plus  extr\u00eame d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne technique nomm\u00e9 SIB (<em>Self-Injurious Behaviour<\/em>).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBien \u00e9videmment, ces appr\u00e9ciations ne concernent pas le d\u00e9bat fondamental autour du suicide. Elles concernent la perception que le syst\u00e8me a du suicide et la fa\u00e7on dont il le fait entrer dans un cadre de d\u00e9shumanisation o\u00f9 il a plac\u00e9 \u00e9galement ses adversaires, dont ceux qui se suicident. Le syst\u00e8me montre ainsi sa v\u00e9ritable fonction, qui est la d\u00e9shumanisation par le biais de la m\u00e9canisation du monde. La langue pervertie est le principal vecteur de cette entreprise. <\/p>\n<h3>SIB et inculpabilit\u00e9<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLa logique de cette r\u00e9flexion qui porte sur le syst\u00e8me qui d\u00e9shumanise ses adversaires nous conduit naturellement \u00e0 la notion psychologique d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=2679\" class=\"gen\">inculpabilit\u00e9<\/a> que nous ch\u00e9rissons grandement. On peut observer avec ce cas le r\u00f4le important que joue la subversion du langage dans la satisfaction de la sp\u00e9cificit\u00e9 psychologique de l&rsquo;inculpabilit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa subversion du langage constitue ici un acte sanitaire et une mesure de protection. C&rsquo;est un peu comme Howard Hughes se prot\u00e9geant des microbes jusqu&rsquo;au-del\u00e0 la folie ; c&rsquo;est un peu comme eux-m\u00eames, les gardiens, passant leurs gants blancs en caoutchouc comme avant de torturer, selon les normes calibr\u00e9es au dixi\u00e8me de <em>inch<\/em> fournies par la derni\u00e8re circulaire interne du DoD, les prisonniers sans visage (couvert d&rsquo;un sac en papier,  pour les emp\u00eacher de voir ou ne pas croiser leur regard?),  les prisonniers sans inculpation, sans humanit\u00e9, sans rien du tout.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&#8217;emp\u00eache que l&rsquo;important ici est bien de prot\u00e9ger l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;inculpabilit\u00e9. Si l&rsquo;on expose le syst\u00e8me \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du suicide en ne d\u00e9shumanisant pas le suicid\u00e9, l&rsquo;acte peut faire na\u00eetre des questions sur la culpabilit\u00e9 du ge\u00f4lier. Il n&rsquo;est pas dit ici que la responsabilit\u00e9 est acquise mais il est dit que l&rsquo;incertitude existe. Cette id\u00e9e d&rsquo;incertitude est insupportable \u00e0 une attitude psychologique (la vertu compl\u00e8te de l&rsquo;absence absolue de culpabilit\u00e9) qui tient l&rsquo;essentiel de la construction psychologique de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. L&rsquo;intervention du langage dans les normes qu&rsquo;on tente de d\u00e9finir ici est une pr\u00e9caution imp\u00e9rative.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;autre part, \u00e0 cette lumi\u00e8re, nous comprenons parfaitement la logique qui conduit \u00e0 qualifier les suicides de Guantanamo d&rsquo;acte de guerre, <em>an act of asymmetric warfare waged against us<\/em>. Les prisonniers qui se suicident (de m\u00eame ceux qui font la gr\u00e8ve de la faim, qui protestent contre les conditions de leur d\u00e9tention, etc.) mettent en cause par leur acte le principe d&rsquo;inculpabilit\u00e9. Ils posent un acte dont on a tendance \u00e0 chercher, \u00e0 cause des conditions o\u00f9 ils v\u00e9curent, la cause profonde dans ces conditions. Par cons\u00e9quent, on peut se poser la question de savoir si le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme n&rsquo;est pas responsable,  donc, coupable? Par contre, si le suicide est d\u00e9fini comme un acte de guerre, cette question n&rsquo;est plus fond\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl faut observer qu&rsquo;il y a dans l&rsquo;effort consid\u00e9rable de cet habillage g\u00e9n\u00e9ral, de la d\u00e9shumanisation de l&rsquo;adversaire \u00e0 la transformation du suicide en acte de guerre, cela au risque de pr\u00eater le flanc \u00e0 une critique humaniste autant qu&rsquo;au ridicule tragique de certains aspects de l&rsquo;habillage, une crainte certainement inconsciente mais n\u00e9anmoins tr\u00e8s affirm\u00e9e de la fragilit\u00e9 de la notion d&rsquo;inculpabilit\u00e9. C&rsquo;est un constat g\u00e9n\u00e9ral, fait \u00e0 d&rsquo;autres occasions. Le syst\u00e8me de l&rsquo;am\u00e9ricanisme est extr\u00eamement puissant mais il pr\u00e9sente des particularit\u00e9s de tr\u00e8s grande fragilit\u00e9. Les trois suicid\u00e9s de Guantanamo le montrent \u00e0 nouveau : ils \u00e9branlent le syst\u00e8me Pour des non-\u00eatres, c&rsquo;est un beau r\u00e9sultat.    <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t<strong>Post-Scriptum<\/strong>. A propos et pour en finir, les Am\u00e9ricains ont un autre acronyme tr\u00e8s proche de SIB, mais qui a cette fois l&rsquo;ironie de la truculence \u00e9ventuelle. SOB pourrait d&rsquo;ailleurs convenir, dans leur esprit, comme alternative \u00e0 SIB, pour d\u00e9signer les m\u00eames objets. Pour notre part, nous nous contenterons d&rsquo;en rappeler la signification et, cela bien compris, de laisser le choix aux lecteurs de savoir \u00e0 qui il convient le mieux de l&rsquo;appliquer,  aux SIB ou \u00e0 leurs ge\u00f4liers. SOB est l&rsquo;acronyme de <em>Son Of a Bitch<\/em>, que le vieux Patton pr\u00e9f\u00e9rait \u00e9ructer sous sa forme d&rsquo;une transcription litt\u00e9rale, avec l&rsquo;accent, de <em>sanavabitch<\/em>. En trois mots : fils de pute. Le langage, y compris l&rsquo;acronyme, est aussi divers que la nature humaine.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A propos du SIB, alias SOB 11 juin 2006 Le langage est la structure fondamentale o\u00f9 s&rsquo;\u00e9laborent aujourd&rsquo;hui la perversit\u00e9 humaine et la subversion m\u00e9ta-politique. 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