{"id":68097,"date":"2006-10-14T00:00:00","date_gmt":"2006-10-14T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/14\/defaite-et-capitulation-sans-discuter\/"},"modified":"2006-10-14T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-14T00:00:00","slug":"defaite-et-capitulation-sans-discuter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/14\/defaite-et-capitulation-sans-discuter\/","title":{"rendered":"<strong><em>D\u00e9faite et capitulation sans discuter<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">D\u00e9faite et capitulation sans discuter <\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t14 octobre 2006  Le <em>Times<\/em> d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/article\/0,,542-2402936,00.html\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a> nous rappelle qu&rsquo;un Churchill exasp\u00e9r\u00e9 disait \u00e0 Montgomery qu&rsquo;il le trouvait imbattable dans la d\u00e9faite, insupportable dans la victoire (\u00ab<em>in defeat unbeatable, in victory unbearable<\/em>\u00bb). Joli mot qui permet de tenter d&rsquo;exp\u00e9dier <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3257\" class=\"gen\">la sortie<\/a> du g\u00e9n\u00e9ral Dannatt sans trop de d\u00e9g\u00e2ts, par un clin d&rsquo;il un peu bourru accompagnant le rappel des gloires churchilliennes qui constitue aujourd&rsquo;hui l&rsquo;essentiel et l&rsquo;accessoire de l&rsquo;argumentation du <em>Times<\/em> en faveur de la politique dont il fait la promotion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Le <em>Times<\/em> est un de ceux qui, sous l&rsquo;inspiration \u00e9clair\u00e9e de Rupert Murdoch, voudraient que l&rsquo;on sauv\u00e2t et grand\u00eet la nation britannique en en sacrifiant <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tsa substance dans la vassalit\u00e9 servile de l&rsquo;am\u00e9ricanisme. Bonne chance, le <em>Times<\/em>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Collateral damage<\/em>\u00bb, c&rsquo;est le titre de cet \u00e9dito du m\u00eame <em>Times<\/em>, d&rsquo;o\u00f9 est extraite la citation de Churchill ; \u00ab<em>Friendly fire<\/em>\u00bb, c&rsquo;est le titre de l&rsquo;\u00e9dito du <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/story\/0,,1922435,00.html\" class=\"gen\">Guardian<\/a>, du m\u00eame jour. Les deux journaux, de tendances politiques oppos\u00e9es, se rejoignent dans une g\u00eane commune et dans l&rsquo;utilisation du langage de la guerre postmoderne (la guerre de 4\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, ou G4G) pour tenter de minimiser l&rsquo;intervention extraordinaire du g\u00e9n\u00e9ral Dannatt et la d\u00e9faite politique non moins extraordinaire de Tony Blair,  et non moins extraordinaire parce que pr\u00e9sent\u00e9e comme une d\u00e9monstration d&rsquo;unit\u00e9 de pens\u00e9e entre les militaires et le pouvoir politique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tExtraordinaire, la r\u00e9action de Blair \u00e0 l&rsquo;insubordination absolue de son chef d&rsquo;\u00e9tat-major l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 : nous sommes absolument d&rsquo;accord, c&rsquo;en est m\u00eame \u00e9tonnant  on parlerait presque d&rsquo;une sorte de prescience du g\u00e9n\u00e9ral. (De <em>The Independent<\/em> d&rsquo;<a href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/uk\/politics\/article1870873.ece\" class=\"gen\">aujourd&rsquo;hui<\/a> : \u00ab<em>Last night the Prime Minister tried to minimise the damage, saying he had agreed with General Dannatt&rsquo;s later remarks in a series of clarifying interviews. Mr Blair said: I have to say, I&rsquo;ve read his transcript of his interview on the radio this morning, and I agree with every word of it.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl y a deux crises et des appendices dans la crise Dannatt :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Celle de la justesse compl\u00e8te des propos du g\u00e9n\u00e9ral Dannatt qui ne fait, selon diverses interpr\u00e9tations, que pr\u00e9parer en la verrouillant l&rsquo;une des premi\u00e8res d\u00e9cisions que prendra le successeur de Tony Blair : la d\u00e9cision de retrait des troupes britanniques d&rsquo;Irak. Les pr\u00e9cisions et diverses mises au point de Dannatt qui ont suivi font partie de l&rsquo;arrangement entre les militaires et le pouvoir politique. Les militaires ont re\u00e7u sans doute l&rsquo;assurance du retrait avec le d\u00e9part de Blair, ils doivent contribuer en \u00e9change \u00e0 passer un peu de pommade sur la plaie \u00e0 vif qu&rsquo;a laiss\u00e9e l&rsquo;intervention du CEM sur telle ou telle partie de l&rsquo;individu (de l&rsquo;<em>ego<\/em> si l&rsquo;on  veut, et l&rsquo;on choisira quelle partie) du Premier ministre de pacotille qu&rsquo;est devenu Blair. Sur l&rsquo;essentiel, ceci est dit : l&rsquo;arm\u00e9e britannique veut quitter l&rsquo;Irak et elle ne souffrira pas de d\u00e9lai pass\u00e9 le d\u00e9part de Blair. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Celle des rapports entre militaires et civils. Dannatt a tranch\u00e9 dans le vif, confirmant qu&rsquo;une \u00e9poque \u00e9tait finie au Royaume-Uni,  celle o\u00f9 les militaires se taisaient, o\u00f9 les g\u00e9n\u00e9raux \u00e9taient membres d&rsquo;un corps qui \u00e9tait encore plus la Grande Muette qu&rsquo;il n&rsquo;est en France. Martin Kettle, du <em>Guardian<\/em>, \u00e9crit <a href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/commentisfree\/story\/0,,1922453,00.html\" class=\"gen\">ce matin<\/a>, titre et sous-titre de son article r\u00e9sumant le cas : \u00ab<em>In modern warfare, politics is part of a general&rsquo;s armoury  Sir Richard Dannatt&rsquo;s comments horrified the old guard. What matters, however, is not his rank but whether he is right.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Le d\u00e9fi est donc de tenir la t\u00eate hors de l&rsquo;eau d&rsquo;un Premier ministre britannique totalement d\u00e9savou\u00e9 par son chef d&rsquo;\u00e9tat-major (entre autres d\u00e9saveux), qui doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 pourtant comme ayant \u00e9t\u00e9 politiquement soutenu et confirm\u00e9 par les d\u00e9clarations de ce m\u00eame CEM. Travail de communication (ils appellent \u00e7a <em>damage control<\/em>) o\u00f9 les Britanniques excellent. Nous n&rsquo;en sommes plus \u00e0 un montage pr\u00e8s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDe Martin Kettle encore, avec des mots qui tendent \u00e0 d\u00e9dramatiser une crise qui est pourtant d&rsquo;une profondeur vertigineuse,  mais qui disent pourtant la r\u00e9alit\u00e9 de cette crise, si l&rsquo;on s&rsquo;en tient aux <em>facts of the matter<\/em> : \u00ab<em>Tony Blair insouciantly gave Gen Dannatt his full backing at the end of the Northern Ireland talks yesterday. But it is a sleight of hand to pretend that there is no dispute between them. The prime minister may continue to deny that the Iraq factor influences a spectrum of problems ranging from Afghanistan abroad to community cohesion at home. But he is increasingly a lone voice, and he is singing his farewell aria as those who think like the general prepare for the next act.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA noter encore, dans le domaine des choses qui importent, qu&rsquo;\u00e0 Washington on a fait savoir officieusement la pr\u00e9occupation \u00e9prouv\u00e9e devant les d\u00e9clarations de Dannatt. On comprend l&rsquo;inqui\u00e9tude. Les Am\u00e9ricains comprennent, eux, que leur alli\u00e9 le plus fid\u00e8le est engag\u00e9 dans une course politique conduisant au retrait d&rsquo;Irak, que cette course est li\u00e9e au sort de Tony Blair. Cela laisse pr\u00e9sager que le retrait de Tony Blair sera de plus en plus per\u00e7u et v\u00e9cu \u00e0 Washington, quoi qu&rsquo;il en soit des faits, comme une crise majeure entre les USA et le Royaume-Uni. La perception va dans ce sens et l&rsquo;on sait que, dans l&rsquo;univers virtualiste, c&rsquo;est elle qui r\u00e8gle tout. <\/p>\n<h3>A Sir Richard, la G4G reconnaissante<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLe propos doit \u00eatre clair. Dannatt devait \u00eatre sur l&rsquo;instant d\u00e9charg\u00e9 de ses fonctions pour ses propos absolument politiques. Il ne l&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9. Au contraire, une m\u00e9chante interpr\u00e9tation, qui est d&rsquo;une impudence \u00e0 couper le souffle et qui a la complicit\u00e9 d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s tout le monde, tend \u00e0 r\u00e9tablir une unit\u00e9 qui d\u00e9montre d&rsquo;abord l&rsquo;inexistence du pouvoir politique au Royaume-Uni. Pour un peu, on d\u00e9corerait Dannatt pour avoir si bien parl\u00e9 au nom du Premier ministre  porte-parole du PM, <em>sort of<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout l&rsquo;<em>establishment<\/em> de Londres s&rsquo;est rang\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;arrangement. Blair, formidablement humili\u00e9, continuera son parcours de fin de carri\u00e8re triomphale, coutur\u00e9 de plaies et de bosses, encore humili\u00e9 demain et apr\u00e8s-demain, sous les applaudissements de la galerie qui continuera \u00e0 le pr\u00e9senter comme l&rsquo;un des plus grands PM. Ses rapports avec ses g\u00e9n\u00e9raux seront de plus en plus marqu\u00e9s par le m\u00e9pris et la col\u00e8re de ces derniers, qu&rsquo;il devra boire \u00e0 grandes goul\u00e9es, comme la honte qui va avec. C&rsquo;est la ran\u00e7on de la gloire virtualiste, Tony,  puisqu&rsquo;on insiste pour rester, pour peaufiner son legs historique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa vanit\u00e9 est sans aucun doute, comme elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9, le moteur central du comportement politique dans une \u00e9poque qui a perdu toute substance politique. Les incidents collat\u00e9raux, comme l&rsquo;intervention de Dannatt, se multiplient et se multiplieront. Le m\u00eame Kettle du <em>Guardian<\/em>, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, observe combien l&rsquo;intervention de Dannatt, impensable il y a 30 ans, para\u00eet l\u00e9gitime aujourd&rsquo;hui : \u00ab<em>But we also have to recognise that these are changed times. Military action, especially by democratic states, requires new and more modern forms of legitimacy if it is to be politically sustainable. The reason why all our political parties now agree that parliament should have the final say on going to war is because most of our foreseeable wars are elective, just as Iraq was. They are fought on behalf of consumerist societies almost wholly unaffected by any form of direct engagement. They can no longer be fought or carried to completion without ongoing public education, debate and scrutiny. Excluding the military from this process is not impossible, but it would be bizarre, not least because the military&rsquo;s own credibility is so much at stake too.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette argumentation nous semble pourtant trop molle, m\u00eame si elle para\u00eet pr\u00e9senter un certain fondement. La l\u00e9gitimit\u00e9 nouvelle d&rsquo;une intervention comme celle de Dannatt est moins le produit de la d\u00e9mocratisation \u00e0 laquelle r\u00eavent nos \u00e9pigones depuis le si\u00e8cle de Voltaire et de Rousseau, que le produit de son contraire, de cette perversion horriblement difforme de la d\u00e9mocratie que nos actuels dirigeants politiques nous proposent comme le meilleur des mondes. La l\u00e9gitimit\u00e9 de l&rsquo;intervention de Dannatt se mesure exactement \u00e0 la d\u00e9-l\u00e9gitimationde Blair ; elle lui est pr\u00e9cis\u00e9ment li\u00e9e, avec transfert automatique comme entre deux vases communicants. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans cette perspective, on pourrait percevoir l&rsquo;acte de Dannatt, quels que soient ses motifs par ailleurs, comme une facette de plus de la fascinante guerre de la quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (G4G), qui se poursuit principalement autour des questions d&rsquo;identit\u00e9, de souverainet\u00e9, et de l\u00e9gitimit\u00e9 des pouvoirs. La G4G se livre aussi au cur de nos d\u00e9mocraties contentes d&rsquo;elles-m\u00eames. L&rsquo;enjeu est toujours le m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tContrairement \u00e0 ce que <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/forum.php?art_id=3257\" class=\"gen\">sugg\u00e8re<\/a> un de nos lecteurs, notre interpr\u00e9tation est que ce qui se passe en Angleterre n&rsquo;est pas la crise de l&rsquo;Etat-Nation mais le contraire ; c&rsquo;est la crise du pouvoir politique qui a pr\u00e9tendu qu&rsquo;on pouvait se passer de l&rsquo;Etat-Nation. C&rsquo;est Blair qui est en crise, pas Dannatt, et c&rsquo;est Blair qui capitule ; et Blair, malgr\u00e9 ses postures et autres paillettes, est un homme de la d\u00e9structuration de notre monde, un homme qui vous dit qu&rsquo;il est partisan du monde unipolaire (monde am\u00e9ricaniste d\u00e9structur\u00e9 et pr\u00e9dateur des souverainet\u00e9s des Etats-Nations), non parce que c&rsquo;est la vertu, la justice ou le bon sens, mais parce que c&rsquo;est la puissance. (Ce en quoi il se trompe compl\u00e8tement, mais c&rsquo;est une autre histoire. Ces mirobolants politiciens n&rsquo;en connaissent pas plus sur ce qu&rsquo;est la puissance qu&rsquo;ils confondent un peu trop vite avec le poids de la quincaillerie.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa crise politique est si vive aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Etat-Nation est si n\u00e9cessaire que cette r\u00e8gle d&rsquo;or de l&rsquo;apolitisme des militaires britanniques a \u00e9t\u00e9 sauvagement transgress\u00e9e. En un sens, l&rsquo;intervention de Dannatt signifie : la sauvegarde de l&rsquo;Etat-Nation vaut bien un principe, celui de la pr\u00e9dominance du politique, quand il s&rsquo;av\u00e8re que ce politique est en train d&rsquo;\u00e9trangler l&rsquo;Etat-Nation. Il y a des le\u00e7ons \u00e0 tirer, toujours les m\u00eames d&rsquo;ailleurs, de cet accident de parcours. Le parcours, lui, continue, avec les accidents dans le sens qu&rsquo;il faut.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9faite et capitulation sans discuter 14 octobre 2006 Le Times d&rsquo;aujourd&rsquo;hui nous rappelle qu&rsquo;un Churchill exasp\u00e9r\u00e9 disait \u00e0 Montgomery qu&rsquo;il le trouvait imbattable dans la d\u00e9faite, insupportable dans la victoire (\u00abin defeat unbeatable, in victory unbearable\u00bb). 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