{"id":68126,"date":"2006-10-23T00:00:00","date_gmt":"2006-10-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/23\/poutine-est-le-point-de-rupture-de-leurope\/"},"modified":"2006-10-23T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-23T00:00:00","slug":"poutine-est-le-point-de-rupture-de-leurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/23\/poutine-est-le-point-de-rupture-de-leurope\/","title":{"rendered":"<strong><em>Poutine est le point de rupture de l&rsquo;Europe<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Poutine est le point de rupture de l&rsquo;Europe<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t23 octobre 2006  Est-ce sur les relations avec la Russie que l&rsquo;Europe risque le plus de conna\u00eetre une division radicale ? C&rsquo;est une hypoth\u00e8se qu&rsquo;on peut envisager apr\u00e8s la rencontre entre les 25 et Poutine \u00e0 Lahti, en Finlande.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPeu importe le r\u00e9sultat de la rencontre. Attendue avec une inqui\u00e9tude non dissimul\u00e9e (voir <em>Le Figaro<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/20061020.FIG000000146_l_union_europeenne_desemparee_face_a_poutine.html\" class=\"gen\">20 octobre<\/a> : \u00ab<em>L&rsquo;Union europ\u00e9enne d\u00e9sempar\u00e9e face \u00e0 Poutine<\/em>\u00bb), elle s&rsquo;est termin\u00e9e sur un tr\u00e8s relatif soulagement (voir <em>Le Figaro<\/em> \u00e9galement du <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/20061020.WWW000000656_poutine_rassure_sur_l_energie_mais_menace_la_georgie.html\" class=\"gen\">20 octobre<\/a>  les nouvelles vont vite : \u00ab<em>Conciliant sur l&rsquo;\u00e9nergie, Poutine inqui\u00e8te \u00e0 propos de la G\u00e9orgie<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;important, on le comprend, est l&rsquo;\u00e9nergie. Les Europ\u00e9ens attendaient le pire, ils ont rencontr\u00e9 un Poutine accommodant sur la forme ; cela \u00e9vite la crise et permet de continuer \u00e0 parler, autant entre Russes et Europ\u00e9ens qu&rsquo;entre Europ\u00e9ens eux-m\u00eames puisqu&rsquo;on est loin d&rsquo;avoir une unit\u00e9 europ\u00e9enne sur cette question. Poutine, lui, commence peut-\u00eatre \u00e0 distinguer la ligne de fracture de l&rsquo;Europe et l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;il a \u00e0 en jouer.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDans son premier texte (inqui\u00e9tude), <em>Le Figaro<\/em> notait :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une demande pressante de Bruxelles, Moscou a pr\u00e9venu qu&rsquo;elle ne ratifierait pas la Charte de l&rsquo;\u00e9nergie sous sa forme actuelle, qui contraindrait la Russie \u00e0 ouvrir ses gazoducs et ses ol\u00e9oducs \u00e0 des pays tiers et accro\u00eetrait la concurrence sur son march\u00e9 de l&rsquo;\u00e9nergie. Il faut maintenir la pression !, insiste Jos\u00e9 Manuel Barroso, qui redoute une d\u00e9sunion de l&rsquo;Europe sur ces questions. Ce n&rsquo;est pas en renon\u00e7ant \u00e0 nos principes que nous obtiendrons de meilleurs r\u00e9sultats avec la Russie avertit le pr\u00e9sident de la Commission europ\u00e9enne.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>L&rsquo;Union europ\u00e9enne n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s unie face \u00e0 la Russie, une faiblesse dont Moscou profite sans complexe. La France, l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Italie comptent parmi les meilleurs alli\u00e9s de la Russie en Europe, malgr\u00e9 la crise en Tch\u00e9tch\u00e9nie. L&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir d&rsquo;Angela Merkel l&rsquo;an dernier \u00e0 Berlin n&rsquo;a gu\u00e8re chang\u00e9 la donne. Pas plus que celle de Romano Prodi cette ann\u00e9e \u00e0 Rome.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tBarroso n&rsquo;a \u00e9videmment pas de politique, face \u00e0 la Russie. Il a ce qu&rsquo;il nomme pompeusement des principes et qui ne sont que des consignes accord\u00e9es au conformisme libre-\u00e9changiste et atlantiste ; il a aussi le soutien des nouveaux pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, dont le seul r\u00e9flexe est d&rsquo;accuser la Russie, et le seul int\u00e9r\u00eat d&rsquo;alimenter la politique am\u00e9ricaniste anti-Poutine. L&rsquo;arme principale de cet axe Barroso-bloc de l&rsquo;Est est l&rsquo;habituelle dialectique sur la d\u00e9mocratie et sur les droits de l&rsquo;homme ; de ce c\u00f4t\u00e9, les Russes en entendent plus que n&rsquo;en entendra jamais Washington avec Guantanamo, les vols clandestins de la CIA et le reste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pays de la vieille Europe, principalement l&rsquo;Allemagne, la France et l&rsquo;Italie (l&rsquo;Angleterre et Blair \u00e9tant suffisamment occup\u00e9s avec <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3286\" class=\"gen\">leurs g\u00e9n\u00e9raux<\/a>), craignent une intransigeance de Poutine r\u00e9pondant \u00e0 Barroso et \u00e0 ses alli\u00e9s de l&rsquo;Est, qui les obligerait \u00e0 ne pas trop montrer leur volont\u00e9 de conciliation avec le Russe. Poutine, habile, leur a \u00e9vit\u00e9 en partie cela. Il a r\u00e9serv\u00e9 son durcissement \u00e0 la G\u00e9orgie, affaire beaucoup plus glauque o\u00f9 Barroso, ses principes et ses alli\u00e9s ne suffisent pas \u00e0 emporter le morceau pour imposer une unit\u00e9 factice \u00e0 l&rsquo;Europe et tenter d&#8217;empoisonner les rapports de Poutine avec ses principaux interlocuteurs europ\u00e9ens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPendant ce temps, comme c&rsquo;est la coutume, Washington travaille \u00e0 empoisonner le climat, avec ses arguments et ses relais habituels (tel Robin Shepard, du Marshall Funds, dans l&rsquo;<em>International Herald Tribune<\/em> du  <a href=\"http:\/\/www.iht.com\/articles\/2006\/10\/20\/opinion\/edshep.php\" class=\"gen\">20 octobre<\/a> : la grande et sanglante caricature de la d\u00e9mocratie donnant des le\u00e7ons de d\u00e9mocratie aux autres).<\/p>\n<h3>Le paradoxe de l&rsquo;Europe \u00e0 25<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes relations de l&rsquo;Europe (l&rsquo;UE et les Etats-membres) et de Poutine sont exemplaires en ceci qu&rsquo;elles mettent \u00e0 nu toutes les contradictions europ\u00e9ennes et extra-europ\u00e9ennes de l&rsquo;Europe \u00e0 25. Elles montrent le r\u00e9alisme plus ou moins assum\u00e9 de la plupart des pays de la vieille Europe (bloc de l&rsquo;Ouest) et le nihilisme corrompu des pays de la nouvelle Europe (bloc de l&rsquo;Est) et des institutions europ\u00e9ennes. Elles montrent les divisions de l&rsquo;Europe par rapport \u00e0 ce sch\u00e9ma, comme elles montrent ses divisions par rapport aux situations int\u00e9rieures des pays europ\u00e9ens, comme par rapport aux relations transatlantiques. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pays de la vieille Europe savent que la Russie est une puissance qui compte (aujourd&rsquo;hui plus que jamais) et que l&rsquo;\u00e9quilibre et la s\u00e9curit\u00e9 du continent europ\u00e9en ne peuvent se faire sans elle, et encore moins contre elle. Leurs int\u00e9r\u00eats du point de vue de l&rsquo;alimentation \u00e9nerg\u00e9tique donnent une substance concr\u00e8te et imp\u00e9rative \u00e0 ce r\u00e9alisme. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une politique de base de la tradition europ\u00e9enne sur laquelle peuvent s&rsquo;entendre les pays qui ont des traditions diplomatiques et un sens normal de l&rsquo;analyse g\u00e9opolitique. L\u00e0-dessus, certains peuvent penser plus loin, en concevant qu&rsquo;une alliance entre l&rsquo;Europe (ou certains Europ\u00e9ens) et la Russie conduit \u00e0 un ensemble r\u00e9gional coh\u00e9rent et puissant, un bon contrepoids des USA. Certains pays ont ce sch\u00e9ma  \u00e0 l&rsquo;esprit, notamment la France.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn d&rsquo;autres mots, cette \u00e9cole de pens\u00e9e cherche l&rsquo;accommodement avec la Russie et tend \u00e0 \u00e9carter les questions d&rsquo;autant plus pol\u00e9miques (droits de l&rsquo;homme, d\u00e9mocratie, etc.) que ceux qui les soul\u00e8vent ont des arri\u00e8re-pens\u00e9es politiques et ont souvent autant \u00e0 se reprocher qu&rsquo;ils n&rsquo;en reprochent \u00e0 la Russie. Les le\u00e7ons de morale venues des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, relayant une Am\u00e9rique plong\u00e9e dans une d\u00e9rive autoritaire maximale, illustrent \u00e9videmment ce constat.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes anciens pays de l&rsquo;Europe communiste formant selon un d\u00e9licieux paradoxe la nouvelle Europe, avec leur politique  type Barroso-atlantiste, sont dans une situation int\u00e9rieure <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3206\" class=\"gen\">de plus en plus difficile<\/a>. Ils sont servis par un personnel reconverti d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre de la bureaucratie communiste en une imitation de la bureaucratie am\u00e9ricaniste (on est dans le m\u00eame domaine et il suffit de remplacer la dialectique de la d\u00e9mocratie prol\u00e9tarienne par la dialectique de la d\u00e9mocratie lib\u00e9rale). Ces pays n&rsquo;ont pas recouvr\u00e9 leurs identit\u00e9s nationales et sont incapables d&rsquo;\u00e9noncer une politique nationale coh\u00e9rente. Ils n&rsquo;ont qu&rsquo;une issue : la surench\u00e8re d&rsquo;un nationalisme caricatural (voire la surench\u00e8re populiste pour certains) et la radicalisation dans un sens anti-russe puisque l&rsquo;opposition \u00e0 la Russie est la consigne implicite mais imp\u00e9rative de leur nouveau tuteur (US). Ils le font mais la chose est de moins en moins ais\u00e9e parce qu&rsquo;elle d\u00e9couvre de plus en plus son absence de sens politique. Le malaise grandit, avec en plus l&rsquo;effet de politiques int\u00e9rieures (\u00e9galement inspir\u00e9es par le tuteur US) compl\u00e9mentaires de l&rsquo;action anti-russe. Les anciens pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est sont malheureux, en plus d&rsquo;\u00eatre psychologiquement corrompus par leurs \u00e9lites.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFace \u00e0 cette situation, la Russie a un beau jeu \u00e0 faire, avec un objectif en douceur : accentuer les divisions de l&rsquo;Europe par blocs, en esp\u00e9rant marginaliser le bloc de l&rsquo;Est. Elle s&rsquo;y emploie. Poutine l&rsquo;a montr\u00e9 en s&rsquo;essayant \u00e0 une dialectique arrangeante sur l&rsquo;\u00e9nergie (ce qui pla\u00eet au bloc de l&rsquo;Ouest de l&rsquo;UE) sans c\u00e9der sur le fond, et en se durcissant sur la crise de la G\u00e9orgie o\u00f9 le bloc de l&rsquo;Est de l&rsquo;UE est largement impliqu\u00e9 (livraisons d&rsquo;armes aux G\u00e9orgiens).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl ne s&rsquo;agit ici que de cas politiques conjoncturels, m\u00eame si certains (l&rsquo;\u00e9nergie) sont d&rsquo;une importance \u00e9vidente. L&rsquo;essentiel est que cette affaire (les liens de l&rsquo;UE avec Moscou) ne cesse de mettre en \u00e9vidence les contradictions internes europ\u00e9ennes et la ligne de fracture qu&rsquo;on sait (en gros, entre Est et Ouest). C&rsquo;est un r\u00e9v\u00e9lateur permanent de l&rsquo;\u00e9tat de crise de l&rsquo;UE \u00e9largie \u00e0 25, et un d\u00e9nonciateur permanent de la cause de cette crise, qui est certes l&rsquo;\u00e9largissement de l&rsquo;UE. Bient\u00f4t va appara\u00eetre la v\u00e9ritable dimension du probl\u00e8me, qui est un choix fondamental pour le bloc de l&rsquo;Ouest de l&rsquo;UE : faut-il sacrifier les relations avec la Russie \u00e0 l&rsquo;humeur nihiliste du bloc de l&rsquo;Est? Logiquement, l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 du choix va se transformer en transformant ce choix en une orientation g\u00e9opolitique fondamentale : faut-il sacrifier l&rsquo;\u00e9quilibre et la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;Europe \u00e0 une Europe \u00e0 25 dont tout le monde sait d\u00e9sormais qu&rsquo;elle est un attelage antagoniste promis \u00e0 un affrontement interne permanent? Nous serons au terme du paradoxe : \u00e9largie \u00e0 25 pour verrouiller l&rsquo;\u00e9quilibre et la s\u00e9curit\u00e9 du continent, l&rsquo;Europe \u00e0 25 conduit exactement \u00e0 son contraire. L&rsquo;op\u00e9ration est \u00e0 l&rsquo;honneur de l&rsquo;intelligence europ\u00e9enne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Nous disons 25, demain ce sera 27, peu importe. Cette farce de l&rsquo;\u00e9largissement n&rsquo;est plus aujourd&rsquo;hui une question de comptabilit\u00e9  25 ou 27. C&rsquo;est une question fondamentale qui met en cause la notion d&rsquo;Europe.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn <em>post-scriptum<\/em>, on ajoutera que, comme toujours, la r\u00e9ponse se trouve \u00e0 l&rsquo;Ouest du bloc de l&rsquo;Ouest, dans les relations avec les USA. Tant que le bloc de l&rsquo;Est y sera assujetti d&rsquo;une fa\u00e7on agressive, comme il l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, le dilemme intra-europ\u00e9en sera explosif et la crise s&rsquo;aggravera. <\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Poutine est le point de rupture de l&rsquo;Europe 23 octobre 2006 Est-ce sur les relations avec la Russie que l&rsquo;Europe risque le plus de conna\u00eetre une division radicale ? C&rsquo;est une hypoth\u00e8se qu&rsquo;on peut envisager apr\u00e8s la rencontre entre les 25 et Poutine \u00e0 Lahti, en Finlande. Peu importe le r\u00e9sultat de la rencontre. Attendue&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3095,6039,2631,4522,398,3574,6040,916,2730],"class_list":["post-68126","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-3095","tag-bloc","tag-de","tag-energie","tag-europe","tag-lest","tag-louest","tag-poutine","tag-russie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68126","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68126"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68126\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68126"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68126"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68126"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}