{"id":68132,"date":"2006-10-25T00:00:00","date_gmt":"2006-10-25T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/25\/le-pentagone-en-catastrophe-libre\/"},"modified":"2006-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-25T00:00:00","slug":"le-pentagone-en-catastrophe-libre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/25\/le-pentagone-en-catastrophe-libre\/","title":{"rendered":"<strong><em>Le Pentagone en catastrophe libre<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le Pentagone en catastrophe libre<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t25 octobre 2006  La situation du Pentagone est parfaitement d\u00e9crite au travers de la situation budg\u00e9taire pour l&rsquo;ann\u00e9e 2007 (FY2007), telle que la d\u00e9taille un article de <em>Defense Week<\/em> du 23 octobre. (Voyez cet article repris, pour un acc\u00e8s plus facile, dans notre rubrique <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=6861&#038;comm=1\" class=\"gen\">Nos choix comment\u00e9s<\/a>.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tD&rsquo;une fa\u00e7on assez \u00e9nigmatique, l&rsquo;article \u00e9tait d&rsquo;abord pr\u00e9sent\u00e9 avec un paragraphe introductif de commentaire g\u00e9n\u00e9ral. Ce paragraphe a ensuite disparu, sans doute par une de ces pudeurs patriotiques dont les Am\u00e9ricains sont coutumiers. Ce passage introductif repr\u00e9sentait pourtant une excellente ouverture pour ce qui suit, la description de la situation du Pentagone \u00e9tant malheureusement une r\u00e9ponse sophistiqu\u00e9e et d\u00e9sol\u00e9e \u00e0 cette remarque initiale<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCommen\u00e7ons donc par ce passage escamot\u00e9, que vous pourriez placer en t\u00eate de l&rsquo;article r\u00e9f\u00e9renc\u00e9. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Since World War II, Americans have been the world&rsquo;s true revolutionaries, expanding the frontiers of human liberty by fighting and winning the cold war. But now that we&rsquo;re fighting the much more complicated war on terror, many observers wonder if our glory days are behind us.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article nous montre l&rsquo;aspect multiforme du d\u00e9sordre qui affecte le Pentagone. Cela implique une conjonction de pressions qui ajoutent leurs effets et acc\u00e9l\u00e8rent la d\u00e9gradation de la situation dans un d\u00e9sordre toujours grandissant. Les tendances marquantes de ce d\u00e9sordre caract\u00e9risent principalement la situation budg\u00e9taire, ce que nous montre l&rsquo;article.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Le volume du budget de la d\u00e9fense a d\u00e9finitivement atteint le sommet des r\u00e9f\u00e9rences. Seuls les budgets des quatre ann\u00e9es de la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale  (1942-43-44-45) le d\u00e9passent, dans tous les cas pour l&rsquo;instant<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>With $533 billion in hand and a request for another $60 billion expected next spring, the U.S. military is spending at a rate not seen since World War II.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Adjusted for inflation, spending on defense this year will easily top the $480 billion President Ronald Reagan spent rebuilding U.S. forces in 1986. And it&rsquo;s likely to exceed the $585 billion spent in 1953 at the height of the Korean War.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>In those years, the United States was competing against a nuclear-armed peer that was spending at comparable levels. Not so today.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAvec les budgets additionnels (fonds suppl\u00e9mentaires&rsquo;), le budget directement affect\u00e9 au DoD se situera largement au-del\u00e0 des $600 milliards en 2007. Si l&rsquo;on ajoute les d\u00e9penses indirectes ou les d\u00e9penses cach\u00e9es (d\u00e9partement de l&rsquo;\u00e9nergie, diverses agences travaillant pour le DoD, etc.) et si l&rsquo;on prend en compte le service de la dette nationale \u00e0 charge des d\u00e9penses du Pentagone, on approche ais\u00e9ment des $1.000 milliards et l&rsquo;on atteint alors, en d\u00e9penses r\u00e9elles, les budgets de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Le syst\u00e8me dit des fonds suppl\u00e9mentaires&rsquo; permet de sortir le budget de la guerre en Irak proprement dit des soi-disant contraintes d&rsquo;un budget annuel, et d&rsquo;intervenir \u00e0 la demande, \u00e0 mesure de la d\u00e9gradation rapide de la situation en Irak et des d\u00e9penses et gaspillages colossaux qui caract\u00e9risent cette d\u00e9gradation. <em>Defense Week<\/em> rappelle la prochaine demande d\u00e9j\u00e0 programm\u00e9e pour le printemps prochain d&rsquo;un suppl\u00e9ment de $60 milliards (alors que le Pentagone est actuellement occup\u00e9 \u00e0 croquer les $70 milliards qui viennent d&rsquo;\u00eatre vot\u00e9s en septembre comme <em>brige fund<\/em>, une allocation pour faire la soudure). Cette demande pourrait intervenir avant le printemps 2007, et pr\u00e9c\u00e9der une autre dans le cours de l&rsquo;ann\u00e9e, l\u00e0 aussi \u00e0 mesure de la d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e qu&rsquo;on peut d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9voir et des mesures d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es qui vont \u00eatre prises.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Cette situation de la guerre n&#8217;emp\u00eache pas le Pentagone de tourner selon ses habitudes et de continuer \u00e0 d\u00e9velopper ses syst\u00e8mes d&rsquo;armes pour les guerres programm\u00e9es de haute intensit\u00e9  celles qui n&rsquo;auront pas lieu puisque les conflits ont aujourd&rsquo;hui pris une forme compl\u00e8tement diff\u00e9rente. Finalement, l&rsquo;\u00e9norme budget FY2007 est pr\u00e9sent\u00e9 comme \u00e9tant en plus de la guerre (c&rsquo;est-\u00e0-dire des d\u00e9penses qui existeraient s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas la guerre) : \u00ab<em>The 2007 National Defense Authorization Act includes $84.2 billion for new weapons. Another $73.6 billion is allocated for the research and development of new weapons. Together, the two accounts comprise about a third of the Pentagon&rsquo;s non-war spending. About another third, $155.3 billion, is to be spent on routine  not wartime  operations and maintenance, and $110 billion goes to pay and benefits for military personnel.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Cette cohabitation \u00e9trange, sans rapport de cause \u00e0 effet ni influence l&rsquo;une sur l&rsquo;autre, entre situation de guerre et la situation dite normale, est une des caract\u00e9ristiques les plus remarquables de la situation g\u00e9n\u00e9rale du Pentagone. Elle est spectaculaire dans le cas de l&rsquo;U.S. Army. Le chef d&rsquo;\u00e9tat-major de l&rsquo;U.S. Army r\u00e9clame une augmentation de son budget de $112 \u00e0 141 milliards entre FY2007 et FY2008 et on estime \u00e0 $66 milliards la somme n\u00e9cessaire pour simplement remettre l&rsquo;U.S. Army \u00e0 son niveau normal de fonctionnement. Le th\u00e8me est partout le m\u00eame: l&rsquo;U.S. Army est bris\u00e9e. Pourtant, les d\u00e9penses et les d\u00e9passements de budget continuent pour divers syst\u00e8mes avanc\u00e9s, dont le pharaonique Future Combat Systems (FCS), dont l&rsquo;estimation est pass\u00e9e de $92 milliards \u00e0 $165 milliards en deux ans. \u00ab<em>It&rsquo;s a little disingenuous to say that the Army is broke. The Army could be called on to alter its spending priorities, said Caitlin Talmadge, a doctoral student and defense analyst at the Security Studies Program at the Massachusetts Institute of Technology.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Plus personne ne sugg\u00e8re plus aucun frein pour personne. La chose vaut aussi bien pour les forces elles-m\u00eames, qui ne cherchent plus \u00e0 se concurrencer: \u00ab<em>In the Pentagon, the services decline to question each other&rsquo;s spending, at least publicly. Rather than suggest that the Air Force doesn&rsquo;t need the F-22 or that the Navy doesn&rsquo;t need the DDG 1000, the Army has decided to push for an increase in overall defense spending. Schoomaker and Army Secretary Francis Harvey told reporters recently they do not want Army increases to come at the expense of the other services.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Au niveau politique, situation similaire. Les r\u00e9publicains soutiennent toutes les d\u00e9penses naturellement, les d\u00e9mocrates font et feront pareil \u00ab<em>Especially in an election year, Democrats fear being labeled weak on defense. And politicians from both parties are eager to tout the jobs created and capital invested in their districts by defense companies.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Conclusion: \u00ab<em>The Defense Department and Congress haven&rsquo;t made any hard choices, <\/em>[Lawrence Korb, an assistant defense secretary during the Reagan defense buildup, and now a senior fellow at the Center for American Progress,] <em>said. Instead, they&rsquo;re just funding everything.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>La catastrophe pr\u00e9sente et la catastrophe \u00e0 venir<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tComme il y a une catastrophe \u00e9cologique, comme il y a une catastrophe irakienne, on peut dire que la gestion et les d\u00e9penses du Pentagone repr\u00e9sentent une catastrophe budg\u00e9taire permanente  l&rsquo;arch\u00e9type de la catastrophe budg\u00e9taire. Tous les composants n\u00e9cessaires sont pr\u00e9sents pour alimenter en permanence cette catastrophe et en faire une sorte de caract\u00e9ristique structurelle alors qu&rsquo;elle ne devrait \u00eatre qu&rsquo;un accident de conjoncture.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl n&rsquo;est plus d\u00e9sormais question de mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 en notions habituelles de volumes \u00e9conomiques et financiers. Il n&rsquo;y a plus de rapport direct entre la puissance et le volume budg\u00e9taire, mais un rapport indirect antagoniste : au plus vous mettrez de l&rsquo;argent dans le Pentagone d\u00e9sormais, au plus vous alimenterez le d\u00e9sordre ; au plus vous mettrez d&rsquo;argent, au plus grandira l&rsquo;inefficacit\u00e9, sans parler de rapports plus nuanc\u00e9s comme la productivit\u00e9 par exemple, qui sont totalement pervertis. La catastrophe de la machine militaire am\u00e9ricaniste grandira d\u00e9sormais \u00e0 mesure que cette machine recevra toujours plus d&rsquo;argent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus personne ne contr\u00f4le plus rien. L&rsquo;atomisation du pouvoir est compl\u00e8te et, avec elle, l&rsquo;irresponsabilit\u00e9. Restent les mythes du syst\u00e8me (la guerre contre le terrorisme, la s\u00e9curit\u00e9 nationale) et les tendances d\u00e9magogiques les plus grossi\u00e8res (\u00ab<em>Especially in an election year, Democrats fear being labeled weak on defense<\/em>\u00bb). Les vannes sont ouvertes et le Pentagone re\u00e7oit tout ce qu&rsquo;il veut.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais le Pentagone ne sait plus ce qu&rsquo;il veut et l&rsquo;on ignore si le Pentagone est encore capable de vouloir quelque chose. Il y a effectivement une ironie absurde et atroce \u00e0 consid\u00e9rer l&rsquo;U.S. Army presque bris\u00e9e en Irak, qui contine \u00e0 financer son \u00e9norme bidule FCS,  qui double pratiquement de prix en deux ans (de $92 milliards \u00e0 $165 milliards), dont on ne sait rien du fonctionnement (52 des 53 nouvelles technologies utilis\u00e9es sont <em>unproven<\/em>), dont chaque jour pass\u00e9 en Irak montre qu&rsquo;il ne fera qu&rsquo;accentuer demain  tous les travers qui conduisent cette arm\u00e9e \u00e0 la d\u00e9faite et ainsi de suite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPourquoi vouloir trouver coh\u00e9rence et logique dans le fonctionnement du Pentagone, sinon pour sacrifier \u00e0 de vieux r\u00e9flexes surann\u00e9s de l&rsquo;esprit humain? Il s&rsquo;agit d&rsquo;un syst\u00e8me arriv\u00e9 au terme de sa propre logique ferm\u00e9e, lorsque cette logique devient obsessionnelle et conduit \u00e0 la folie. La tendance va \u00eatre encore aliment\u00e9e et accentu\u00e9e par les deux ann\u00e9es qui s&rsquo;annoncent, avec sans doute une vie politique bloqu\u00e9e \u00e0 Washington entre un pr\u00e9sident r\u00e9publicain appuy\u00e9 sur l&rsquo;ent\u00eatement de ceux qui communiquent directement avec Dieu, et un Congr\u00e8s sans doute d\u00e9mocrate.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl se dit de plus en plus que Rumfeld partirait si, demain, le 7 novembre, le Congr\u00e8s passait effectivement aux mains des d\u00e9mocrates. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a de mieux \u00e0 faire. A son arriv\u00e9e au Pentagone, il avait bien identifi\u00e9 le mal (voir son discours du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=201\" class=\"gen\">10 septembre 2001<\/a>). Les rem\u00e8des qu&rsquo;il proposa sont beaucoup plus contestables. Quoi qu&rsquo;il en soit, il a \u00e9chou\u00e9 dans sa t\u00e2che la plus urgente et la plus redoutable  la r\u00e9forme du Pentagone.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSi Rumsfeld n&rsquo;a pas r\u00e9ussi, on ne voit pas qui peut le faire. (Rumsfeld, avec ses qualit\u00e9s et ses d\u00e9fauts, \u00e9tait certainement le plus qualifi\u00e9 et le mieux arm\u00e9 pour imposer une r\u00e9forme; son \u00e9chec interdit pratiquement l&rsquo;espoir qu&rsquo;un secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense parvienne jamais \u00e0 imposer une r\u00e9forme.) Sous sa direction, la situation s&rsquo;est infiniment aggrav\u00e9e puisqu&rsquo;elle ne s&rsquo;est pas am\u00e9lior\u00e9e (ainsi raisonne et se d\u00e9veloppe la machine). Le Pentagone a aujourd&rsquo;hui quitt\u00e9 notre espace de r\u00e9flexion et d&rsquo;action, notre monde de coh\u00e9rence  si ce dernier existe encore  au fait. La question qui se pose aujourd&rsquo;hui est de savoir quand le Pentagone finira par entra\u00eener le reste du syst\u00e8me dans son naufrage et quelle forme prendra cette d\u00e9structuration majeure.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Pentagone en catastrophe libre 25 octobre 2006 La situation du Pentagone est parfaitement d\u00e9crite au travers de la situation budg\u00e9taire pour l&rsquo;ann\u00e9e 2007 (FY2007), telle que la d\u00e9taille un article de Defense Week du 23 octobre. (Voyez cet article repris, pour un acc\u00e8s plus facile, dans notre rubrique Nos choix comment\u00e9s.) 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