{"id":68144,"date":"2006-10-29T00:00:00","date_gmt":"2006-10-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/29\/le-viol-de-la-logique-par-la-vertu\/"},"modified":"2006-10-29T00:00:00","modified_gmt":"2006-10-29T00:00:00","slug":"le-viol-de-la-logique-par-la-vertu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/10\/29\/le-viol-de-la-logique-par-la-vertu\/","title":{"rendered":"Le viol de la logique par la vertu"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Le viol de la logique par la vertu<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\t29 octobre 2006  Il y a une fa\u00e7on de pr\u00e9senter un raisonnement qui, aujourd&rsquo;hui, est employ\u00e9e syst\u00e9matiquement et nous montre la mort du lien de causalit\u00e9 dans la pens\u00e9e occidentale  <em>dito<\/em>, rien de moins que la mort de la logique. C&rsquo;est le r\u00e9sultat d&rsquo;une id\u00e9ologisation forcen\u00e9e de la pens\u00e9e, avec deux m\u00e9canismes:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Le premier est de sacrifier la logique, fondement de la raison, sur l&rsquo;autel de la vertu soi-disant contenue dans l&rsquo;id\u00e9ologie occidentaliste version atlantiste, succ\u00e9dan\u00e9 \u00e0 peine fard\u00e9 de l&rsquo;am\u00e9ricanisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Le second est le m\u00e9canisme du virtualisme. Il installe dans notre esprit, gr\u00e2ce \u00e0 une psychologie plus ou moins subvertie, une r\u00e9alit\u00e9 artefactuelle \u00e0 la place de la r\u00e9alit\u00e9 du monde. La grossi\u00e8ret\u00e9 de l&rsquo;acte de la liquidation de la logique (point pr\u00e9c\u00e9dent) est ainsi consid\u00e9rablement adoucie, voire gomm\u00e9e compl\u00e8tement pour ceux qui acceptent compl\u00e8tement le virtualisme (les \u00e9lites politiques et \u00e9conomiques anglo-saxonnes).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous sommes ici, dans l&rsquo;exemple choisi, dans un cas de malaise, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un cas fran\u00e7ais (un journaliste, ou intellectuel, fran\u00e7ais). Les intellectuels fran\u00e7ais font comme leurs confr\u00e8res de l&rsquo;id\u00e9ologie atlantiste, ils liquident la logique en s&rsquo;appuyant sur un virtualisme qu&rsquo;ils comprennent fort mal, avec le sentiment d&rsquo;un malaise grandissant (on n&rsquo;est pas la patrie de Descartes et de l&rsquo;intelligence universelle pour rien) ; d&rsquo;o\u00f9, ils font mal et appliquent les consignes de fa\u00e7on encore plus grossi\u00e8re et cela est encore plus visible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;exemple choisi est celui d&rsquo;un article de Renaud Girard, grand reporter au service \u00e9tranger du <em>Figaro<\/em>, publi\u00e9 le <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/debats\/20061025.FIG000000050_le_monde_entre_dans_l_ere_dangereuse_de_l_impuissance_americaine.html\" class=\"gen\">25 octobre 2006<\/a> sous le titre \u00ab<em>Le monde entre dans l&rsquo;\u00e8re dangereuse de l&rsquo;impuissance am\u00e9ricaine<\/em>\u00bb.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous n&rsquo;avons rien contre Renaud Girard, vraiment rien  au contraire, puisque nous lui trouvons la vertu de la maladresse dans sa tentative de conclure que la vertu occidentaliste et am\u00e9ricaniste a raison contre les faits. Il se trouve que son article est simple, bien argument\u00e9, et qu&rsquo;il se termine par une conclusion compl\u00e8tement <strong>folle<\/strong> (une phrase suffit, la derni\u00e8re), qui montre le processus que nous voulons d\u00e9finir. C&rsquo;est un hommage \u00e0 la lucidit\u00e9 rentr\u00e9e de l&rsquo;auteur que nous faisons ici : la grossi\u00e8ret\u00e9 de la contradiction mesure le malaise o\u00f9 il se trouve de devoir conclure le contraire de tout ce que son juste raisonnement appelle. Son malaise mesure la r\u00e9volte potentielle de la logique contrainte \u00e0 dire le contraire de ce qu&rsquo;elle induit, \u00e0 conclure le contraire de ce qu&rsquo;elle dit. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn gros, et m\u00eame en d\u00e9tails, que nous  dit Girard?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Pourquoi le monde aujourd&rsquo;hui semble se couvrir aussi rapidement d&rsquo;inqui\u00e9tants furoncles de violence politique, religieuse, ethnique ? L&rsquo;une des principales raisons en est la perte par l&rsquo;Am\u00e9rique de son pouvoir de dissuasion. En l&rsquo;absence de v\u00e9ritable force onusienne permanente, les \u00c9tats-Unis sont la seule puissance membre permanent du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 disposer d&rsquo;une arm\u00e9e moderne cr\u00e9dible, capable d&rsquo;\u00eatre projet\u00e9e rapidement sur n&rsquo;importe quel point du globe. Le probl\u00e8me est que cette force ne fait plus aujourd&rsquo;hui vraiment peur.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Malheureusement pour l&rsquo;Occident  et pour la paix dans le monde en g\u00e9n\u00e9ral , l&rsquo;Am\u00e9rique, en s&#8217;embourbant en Irak, a ruin\u00e9 sa puissance dissuasive et, partant, son cr\u00e9dit politique. Ses conseils, ses exigences, ses menaces sont beaucoup moins \u00e9cout\u00e9s qu&rsquo;ils ne l&rsquo;\u00e9taient ne serait-ce qu&rsquo;il y a trois ans.<\/em> []<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>L&rsquo;\u00e9chec am\u00e9ricain en Irak a paradoxalement sanctuaris\u00e9 le T\u00e9h\u00e9ran des mollahs : ces derniers ont compris que le Congr\u00e8s ne permettra pas, dans les circonstances pr\u00e9sentes, \u00e0 George W. Bush d&rsquo;attaquer l&rsquo;Iran. La parole am\u00e9ricaine au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 contre le programme nucl\u00e9aire iranien n&rsquo;a plus gu\u00e8re de poids parce qu&rsquo;on sait qu&rsquo;elle ne sera suivie d&rsquo;aucun usage de la force militaire. Pire, en provoquant le triplement du prix du p\u00e9trole, les Am\u00e9ricains ont dot\u00e9 le r\u00e9gime du pr\u00e9sident Ahmadinejad de la marge financi\u00e8re qu&rsquo;il r\u00eavait pour alimenter militairement ses ambitions r\u00e9gionales h\u00e9g\u00e9moniques. Aujourd&rsquo;hui, dans la banlieue sud de Beyrouth, le Hezbollah distribue \u00e0 pleines poign\u00e9es l&rsquo;argent du p\u00e9trole iranien.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>En se lan\u00e7ant dans l&rsquo;invasion et l&rsquo;occupation de l&rsquo;Irak le 20 mars 2003, les Am\u00e9ricains sont sortis sans n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une posture dissuasive qui, pourtant, fonctionnait bien. Ne pas avoir sollicit\u00e9 et obtenu l&rsquo;accord du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU aggrave encore les choses : dans l&rsquo;histoire des nations, les erreurs individuelles ont toujours \u00e9t\u00e9 plus d\u00e9l\u00e9t\u00e8res que les erreurs collectives.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>La France ne saurait en aucun cas se r\u00e9jouir de la destruction du pouvoir de dissuasion am\u00e9ricain. Les \u00c9tats-Unis sont un alli\u00e9 difficile  parfois m\u00eame arrogant , mais ils sont un alli\u00e9, et le seul dont nous disposions pour rendre cr\u00e9dibles les r\u00e9solutions que nous prenons ensemble au sein du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;ONU.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Le XXIe si\u00e8cle s&rsquo;annon\u00e7ant comme un si\u00e8cle de dangereuses rivalit\u00e9s religieuses, ethniques, politiques et \u00e9conomiques, la plan\u00e8te a besoin d&rsquo;un policier mondial. Tant que l&rsquo;ONU n&rsquo;aura pas mis en place  comme l&rsquo;y invite sa Charte  une force militaire \u00e0 elle, le besoin de ce policier continuera \u00e0 se faire sentir. Et aujourd&rsquo;hui, que cela nous plaise ou non, il est am\u00e9ricain.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(Inutile de dire  mais c&rsquo;est peut-\u00eatre mieux en le disant  que l&rsquo;affirmation selon laquelle l&rsquo;Am\u00e9rique doit \u00eatre le gendarme du monde est d&rsquo;une part une affirmation arbitraire ; d&rsquo;autre part, c&rsquo;est une des valeurs contenues par la vertu dont nous parlons, elle entre dans l&rsquo;arsenal de la vertu que nous d\u00e9crivons. Cela fait partie de nos valeurs, de notre morale, de notre logique (!). Cela, litt\u00e9ralement, ne se discute pas. Ainsi s&rsquo;explique-t-il \u00e9galement que l&rsquo;auteur a bien du mal \u00e0 en discuter)<\/p>\n<h3>Interm\u00e8de : \u00e9cartons les arguments inutiles<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tOui, \u00e9cartons ce qu&rsquo;il est inutile de d\u00e9battre ici. Laissons de c\u00f4t\u00e9 deux choses :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Ce qu&rsquo;il est dit implicitement et presque explicitement sur l&rsquo;Am\u00e9rique. Dire qu&rsquo;il est malheureux pour l&rsquo;Occident et pour la paix (\u00ab<em>Malheureusement pour l&rsquo;Occident  et pour la paix dans le monde en g\u00e9n\u00e9ral<\/em>\u00bb) que l&rsquo;Am\u00e9rique ait perdu sa puissance est aujourd&rsquo;hui un sophisme d&rsquo;une affligeante pauvret\u00e9. On vous d\u00e9montre le contraire en quelques phrases, notamment que l&rsquo;Am\u00e9rique est la source d&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s toutes les tensions aujourd&rsquo;hui. Mais passons parce que cette sorte d&rsquo;affirmation est l&rsquo;\u00e9pine dorsale de la vertu occidentaliste et am\u00e9ricaniste et qu&rsquo;il n&rsquo;est pas dans notre intention de faire une anatomie de cette vertu. C&rsquo;est un autre propos, largement document\u00e9 sur ce site.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une force onusienne est du plus haut comique, avec l&rsquo;affirmation implicite qu&rsquo;aucune autre alternative n&rsquo;est possible. Au regard de l&rsquo;histoire du monde et de la vari\u00e9t\u00e9 sans fin des combinaisons qui impos\u00e8rent des paix diverses entre les guerres, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;un sourire attendri devant tant de na\u00efvet\u00e9. Qui a jamais s\u00e9rieusement pens\u00e9 que l&rsquo;ONU pouvait jouer ce r\u00f4le ? On veut dire : s\u00e9rieusement ? Toutes les autres combinaisons de puissances  et il y en a beaucoup sont possibles,  mais la force onusienne ? Allons donc L&rsquo;argument est du primaire classique des pro-am\u00e9ricanistes qui ne veulent pas trop le montrer : Bien s\u00fbr, il faudrait autre chose que la puissance US pour nous dominer, mais, voyez-vous, il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre qui soit possible (puisque la puissance onusienne n&rsquo;existe pas !).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPassons outre.<\/p>\n<h3>Le sophisme qui tue la raison <\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tVenons-en \u00e0 l&rsquo;essentiel. Le cas est vite d\u00e9cortiqu\u00e9 : <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Il y a 856 mots dans cet article pour nous d\u00e9montrer que l&rsquo;Am\u00e9rique ne peut plus \u00eatre le gendarme du monde.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Il y a 11 mots pour conclure des 856 pr\u00e9c\u00e9dents que le gendarme du monde ne peut \u00eatre qu&rsquo;am\u00e9ricain (\u00ab<em>Et aujourd&rsquo;hui, que cela nous plaise ou non, il est am\u00e9ricain.<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe sophisme s&rsquo;\u00e9nonce ainsi, dans un ordre dispers\u00e9 : il faut un gendarme au monde, l&rsquo;Am\u00e9rique ne peut plus \u00eatre ce gendarme puisque sa force est partout contest\u00e9e sinon battue, donc le gendarme du monde ne peut \u00eatre que l&rsquo;Am\u00e9rique. (Avec quelques sophismes d\u00e9licieux \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Grand Sophisme : \u00ab <em>les \u00c9tats-Unis sont la seule puissance membre permanent du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 disposer d&rsquo;une arm\u00e9e moderne cr\u00e9dible, capable d&rsquo;\u00eatre projet\u00e9e rapidement sur n&rsquo;importe quel point du globe. Le probl\u00e8me est que cette force ne fait plus aujourd&rsquo;hui vraiment peur.<\/em>\u00bb Qu&rsquo;est-ce donc qu&rsquo;une arm\u00e9e cr\u00e9dible qui ne fait plus vraiment peur? A quoi servent les mots si ce mot et cette expression  cr\u00e9dible et ne plus faire peur   sont dispos\u00e9s comme s&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9quivalaient? Est-il encore bien utile de penser?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCet article auquel nous nous arr\u00eatons en est un bon exemple mais il n&rsquo;est nullement un accident ni une exception. La pratique est syst\u00e9matique, et encore plus dans les canaux officiels. On la trouve dans des articles, dans des rapports, dans les discours, dans les <em>talking point<\/em> des ministres et Commissaires (europ\u00e9ens et sp\u00e9cialistes du genre). Description des conditions apocalyptiques de la situation, perspectives effrayantes et bloqu\u00e9es, impossibilit\u00e9 de trouver des solutions dans les conditions actuelles selon les moyens dont nous disposons, constat des \u00e9checs successifs que nous subissons et dont nous faisons subir les cons\u00e9quences aux autres,  et, conclusion : nous avons raison, nos valeurs et nos actes sont justes et bons, continuons dans cette voie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl s&rsquo;agit d&rsquo;un viol syst\u00e9matique de la logique. Le processus de la logique, cet encha\u00eenement rationnel des faits permettant d&rsquo;offrir une conclusion qui s&rsquo;accorde \u00e0 eux, est bris\u00e9, perverti, par l&rsquo;intrusion de l&rsquo;obligation de vertu. Quels que soient les faits, la conclusion est dite d&rsquo;avance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes communistes avaient au moins l&rsquo;esprit de travestir ou d&rsquo;inventer les faits, ce qui sauvegardait la logique : on d\u00e9roulait des faits invent\u00e9s et la conclusion s&rsquo;accordait au raisonnement. Nous avons invent\u00e9 un cas diff\u00e9rent. La vertu nous interdit de travestir les faits et nous oblige \u00e0 une conclusion inverse \u00e0 ce qu&rsquo;ils nous disent. La sauvegarde, on le sait, c&rsquo;est pour certains le virtualisme : un processus psychologique agissant comme un tamis consistant, non \u00e0 inventer des faits (mensonge de propagande) mais \u00e0 s\u00e9lectionner ceux qui existent, \u00e9ventuellement en les interpr\u00e9tant ou les for\u00e7ant un peu, de fa\u00e7on \u00e0 inventer un raisonnement qui s&rsquo;accorde \u00e0 la conclusion impos\u00e9e. Tout cela se fait sans la moindre conscience d&rsquo;\u00eatre faussaire. (C&rsquo;est la caract\u00e9ristique du virtualisme : attaquant l&rsquo;outil de la pens\u00e9e  la psychologie  l\u00e0 o\u00f9 le niveau de conscience est inexistant,  il offre un m\u00e9canisme inconscient de tromperie qui produira le jugement qui importe. Le m\u00e9canisme de la pens\u00e9e est faussaire, pas la pens\u00e9e elle-m\u00eame. La conscience reste pure de tout soup\u00e7on de mensonge qu&rsquo;elle pourrait s&rsquo;adresser \u00e0 elle-m\u00eame.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa diff\u00e9rence pratique entre les communistes et nous est que, dans leur cas, il \u00e9tait plus facile de prendre conscience de la tromperie puisque la tromperie \u00e9tait consciente au d\u00e9part. (Chez les purs, elle s&rsquo;appuyait sur la conviction de la justesse du communisme \u00e0 \u00e9tablir demain ; cela justifiait qu&rsquo;on fauss\u00e2t la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui n&rsquo;\u00e9tait pas communiste.) Dans notre cas, le pi\u00e8ge est redoutable. Notre vertu n&rsquo;est pas, comme chez les communistes et leurs lendemains qui chantent, pour demain ; elle existe aujourd&rsquo;hui ; nous ne pouvons l&rsquo;hypoth\u00e9quer, il nous faut l&rsquo;adouber dans le pr\u00e9sent, \u00e0 chaque minute, dans chaque texte. Cette idole est exigeante. Elle risque \u00e0 chaque instant, et chaque instant de plus en plus \u00e0 mesure que les faits sont plus exigeants du contraire que ce que nous disons, de menacer notre \u00e9quilibre mental. M\u00eame le virtualisme commence \u00e0 craquer sous la puissance des faits, sous la pression de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe viol de la logique, c&rsquo;est une attaque directe contre la raison. Cela s&rsquo;appelle la folie. C&rsquo;est ce qui guette l&rsquo;Occident.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le viol de la logique par la vertu 29 octobre 2006 Il y a une fa\u00e7on de pr\u00e9senter un raisonnement qui, aujourd&rsquo;hui, est employ\u00e9e syst\u00e9matiquement et nous montre la mort du lien de causalit\u00e9 dans la pens\u00e9e occidentale dito, rien de moins que la mort de la logique. 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