{"id":68202,"date":"2006-11-15T00:00:00","date_gmt":"2006-11-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/15\/le-depart-de-rumsfeld-est-il-une-tragedie\/"},"modified":"2006-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-15T00:00:00","slug":"le-depart-de-rumsfeld-est-il-une-tragedie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/15\/le-depart-de-rumsfeld-est-il-une-tragedie\/","title":{"rendered":"<strong><em>Le d\u00e9part de Rumsfeld est-il une trag\u00e9die ?<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h3>Le d\u00e9part de Rumsfeld est-il une trag\u00e9die ?<\/h3>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t15 novembre 2006  La rapidit\u00e9 de la d\u00e9cision du d\u00e9part de Donald Rumsfeld de la direction du Pentagone apr\u00e8s les \u00e9lections du 7 novembre a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3350\" class=\"gen\">au niveau politique<\/a>. L&rsquo;explication doit aussi \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e de la dimension psychologique, comme nous tentons toujours de le faire en face des \u00e9v\u00e9nements politiques.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3280\" class=\"gen\">d\u00e9j\u00e0<\/a> abord\u00e9 ce probl\u00e8me avec Rumsfeld. Nous proposons de compl\u00e9ter cette d\u00e9marche par la publication d&rsquo;une analyse sur la m\u00eame question de l&rsquo;interrogation psychologique autour de la position et de l&rsquo;\u00e9volution de Rumsfeld, publi\u00e9e dans notre \u00e9dition du 25 octobre 2006 de notre Lettre d&rsquo;Analyse <em>de defensa &#038; eurostrat\u00e9gie<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit trois semaines avant la d\u00e9mission de Rumsfeld et c&rsquo;est effectivement l&rsquo;appr\u00e9ciation psychologique de la position du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense qui est mise ici en avant. Pour autant, l&rsquo;hypoth\u00e8se de la d\u00e9mission est largement envisag\u00e9e, ce qui donne \u00e0 la d\u00e9marche un lien puissant avec l&rsquo;actualit\u00e9 post-\u00e9lectorale.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(On lira parall\u00e8lement au texte ci-dessous, et pour l&rsquo;illustrer du point de vue psychologique qui nous int\u00e9resse, le t\u00e9moignage de Kenneth Adelman sur Rumsfeld, que nous publions <LIEN=http:\/\/www.dedefensa.org\/choix.php?link_id=6897&#038;comm=1>par ailleurs.)<\/p>\n<h2 class=\"common-article\">Rumsfeld tragique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tDans son volume monumental <em>America Enters the World<\/em> o\u00f9 il d\u00e9crit la p\u00e9riode entre le d\u00e9but du si\u00e8cle et 1919, l&rsquo;historien Page Smith aborde \u00e0 la fin les <em>Recurent Themes<\/em> de son \u00e9tude. Le premier de ces th\u00e8mes, c&rsquo;est l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 dans la vie publique am\u00e9ricaniste,  l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 que cette vie publique impose \u00e0 la psychologie. \u00ab<em>Anxiety, which has been a theme throughout this work, remained high in this period. Henry Adams wrote to Mabel La Farge : people are in a conspiracy to hide their troubles, but beneah the surface they talk, only the anxietes are too close to be openly discussed Few of the figures we have encou -ntered in this volume were imune to nervous  i.e. physical and mental  breakdown. So far as we know their personal lives in any great details, virtually all suffered period of incapaciting depression.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPlus loin, Page Smith \u00e9crit encore: \u00ab<em>John Jay Chapman had the firs of several breakdowns in law schol. The truth was, he wrote, that I was oppressed with the responsabilities of life, the dreaded hurdls, the fated race-course, imagintive pressures, perhaps the inheritance of a Puritan&rsquo;s cons- cience, or the drive of a suberged ambition.<\/em> [&#8230;] <em>Chapman deplored the effects of the fierce competition<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEst-ce une situation propre au monde am\u00e9ricaniste? Elle y est certainement plus appuy\u00e9e qu&rsquo;ailleurs, \u00e0 cause des conditions sp\u00e9cifiques de ce monde. En 1879, le docteur Beard, identifiant la n\u00e9vrose comme ce mal moderne d&rsquo;o\u00f9 na\u00eet la d\u00e9pression par la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;aller constamment de l&rsquo;avant en perdant ou en ignorant les r\u00e9f\u00e9rences psychologiques et historiques qui stabilisent la psychologie, la nomma: le mal am\u00e9ricain.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette affection a beaucoup touch\u00e9 nombre de hauts fonctionnaires durant les ann\u00e9es de Guerre froide. Les secr\u00e9taires \u00e0 la d\u00e9fense ont pay\u00e9 leur tribut \u00e0 cette pression psychologique impitoyable. En 1949, le premier d&rsquo;entre eux, James Forrestal, se suicida alors qu&rsquo;il se trouvait en traitement pour maladie mentale, et apr\u00e8s qu&rsquo;il ait montr\u00e9 des signes de d\u00e9tresse psychologique (on le trouve un soir en pyjama dans les rues de Miami, criant: \u00ab<em>The Russians are coming!<\/em>\u00bb). McNamara, entre le moment o\u00f9 il d\u00e9cida de quitter la direction du DoD (mai 1967) et son d\u00e9part (janvier1968), connut une tr\u00e8s grave d\u00e9pression. La question qu&rsquo;on peut poser aujourd&rsquo;hui est de savoir si Rumsfeld n&rsquo;est pas touch\u00e9 par cette affection.<\/p>\n<h3>Donald Rumsfeld en a-t-il assez d&rsquo;\u00eatre le parfait bouc-\u00e9missaire?<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDonald Rumsfeld est connu pour sa r\u00e9putation de dur de dur. Kissinger, qui s&rsquo;y conna\u00eet dans le domaine, le d\u00e9crit avec une certaine admiration et presque de la jalousie: \u00ab<em>He is the toughest and the smartest bureaucratic warrior I &lsquo;ve ever seen in Washington D.C.<\/em>\u00bb Depuis deux ans, le guerrier bureaucratique conna\u00eet une position in\u00e9dite: il prend des coups. Ils sont nombreux, au Congr\u00e8s, chez les d\u00e9mocrates et aussi chez certains r\u00e9publicains, \u00e0 r\u00e9clamer sa t\u00eate, son d\u00e9part dans des conditions humiliantes. Il a d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 sa d\u00e9mission \u00e0 deux reprises (refus\u00e9e par GW Bush).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAu reste, il y a des sp\u00e9culations en ce moment sur le fait de savoir s&rsquo;il ne faudrait pas, dans la grande manoeuvre en cours de changement de strat\u00e9gie en Irak (ce qui suppose qu&rsquo;il y en avait une, heureuse surprise), sacrifier Rumsfeld. Pas n&rsquo;importe comment, d&rsquo;ailleurs; d&rsquo;une mani\u00e8re assez \u00e9clatante (et humiliante pour lui), pour obtenir un effet politique int\u00e9ressant. Il est possible que Rumsfeld ne se pr\u00eate pas \u00e0 cette \u00e9ventuelle manoeuvre.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe 19 octobre, Sally Quinn d\u00e9taillait dans le Washington <em>Post<\/em> la position de Donald Rumsfeld qu&rsquo;elle d\u00e9crit comme celle du parfait bouc-\u00e9missaire. Tout le monde, dans l&rsquo;administration GW Bush (et au Congr\u00e8s, qui a soutenu cette folie, et dans tout l&rsquo;<em>establishment<\/em> finalement) est responsable de la catastrophe irakienne. Mais Rumsfeld est souvent d\u00e9sign\u00e9 comme un peu plus responsable que les autres, jusqu&rsquo;\u00e0 \u00eatre d\u00e9crit comme le principal, voire le responsable exclusif. Sally Quinn pr\u00e9tend que cette position inconfortable a fini par emporter le sentiment du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense et qu&rsquo;il se pr\u00e9pare \u00e0 partir de lui-m\u00eame (ce qui pr\u00e9viendrait la manoeuvre signal\u00e9e plus haut):<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>And it&rsquo;s improbable that Rumsfeld can last. He may not have an exit strategy for Iraq, but, old Washington hand that he is, he undoubtedly has one for himself. I suspect that he has already told the president and Cheney that he will leave after the midterm elections, saying that the country needs new leadership to wind down the war. And he will resign to take a job in some sort of humanitarian venture, thereby creating the perception that he is a caring person who left of his own accord to devote the rest of his life to good works.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pr\u00e9cisions sur les ambitions humanitaires de Rumsfeld ajoutent une succulence ironique au propos. Cela ne le contredit pas pour autant. Il existe une \u00e9cole de pens\u00e9e \u00e0 Washington, qui nous dit que Rumsfeld est amer, fatigu\u00e9, peut-\u00eatre plus encore. Ce dernier point rejoint les consid\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9crites plus haut. Il est notamment endoss\u00e9 par une source dont la qualit\u00e9 est reconnue. Le journaliste Seymour Hersh expliquait, le 14 ao\u00fbt dernier, lors d&rsquo;une interview radiodiffus\u00e9e sur <em>Democracy Now!<\/em>, avec Amy Goodman: \u00ab<em>Well, what&rsquo;s interesting about Rumsfeld, because for the first time  and not everybody agreed, but people that  you know, I&rsquo;m long of tooth, Amy, and I&rsquo;ve been around this town a long time, and obviously, since 9\/11, a lot of people talk to me. And for the first time, Rummy doesn&rsquo;t seem to be on board, is what I&rsquo;m hearing. Actually, somebody even suggested he&rsquo;s getting a little bit like Robert McNamara. If you remember, McNamara, the Secretary of Defense who, under both Kennedy and Johnson, was a great advocate of the Vietnam War and its chief salesman, basically, one of its chief salesmen all during the &rsquo;60s, and by &rsquo;67, he decided it wasn&rsquo;t winnable and ended up being shoved out and put in the World Bank.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tHersh parlait de l&rsquo;effacement m\u00e9diatique du secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense durant la crise d&rsquo;ao\u00fbt 2006. Une th\u00e9orie \u00e9tait (est) que Rumsfeld craignait qu&rsquo;une extension du conflit conduis\u00eet \u00e0 une attaque de l&rsquo;Iran qui mettrait, par la riposte iranienne, le corps exp\u00e9ditionnaire US en Irak en tr\u00e8s grave danger. Cette crainte reste toujours fond\u00e9e puisque l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une attaque contre l&rsquo;Iran reste toujours d&rsquo;actualit\u00e9. Elle rejoint effectivement l&rsquo;obsession de McNamara sur la fin de son mandat, lorsqu&rsquo;il se jugeait responsable de la mort des soldats am\u00e9ricains au Viet-n\u00e2m. Nous employons le terme obsession \u00e0 dessein.<\/p>\n<h3>Le secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense contre la machine (contre le Pentagone)<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tDans son livre <em>House of War<\/em>, James Carroll rapporte la confidence que lui fit William Cohen, quand il \u00e9tait secr\u00e9taire \u00e0 la d\u00e9fense (sous Clinton). Cohen se comparait au capitaine Achab en train de tenter de dompter l&rsquo;\u00e9norme et monstrueuse baleine blanche. Le Pentagone pourrait-il \u00eatre surnomm\u00e9 <em>Moby Dick<\/em>  mais une <em>Moby Dick<\/em> dont aucun Achab, finalement, ne parviendrait \u00e0 avoir raison?<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tRumsfeld partage, avec ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs dont le nom a \u00e9t\u00e9 cit\u00e9 pour illustrer les cons\u00e9quences des pressions psychologiques qu&rsquo;engendre la direction du Pentagone, la caract\u00e9ristique d&rsquo;une carri\u00e8re marquante et d&rsquo;une personnalit\u00e9 tr\u00e8s affirm\u00e9e. Forrestal fut le v\u00e9ritable cr\u00e9ateur du Pentagone tel que nous le connaissons mais il en fut chass\u00e9 par Truman parce qu&rsquo;il ne parvenait pas \u00e0 contr\u00f4ler ce d\u00e9partement comme le voulait le pr\u00e9sident. McNamara fut le premier r\u00e9formateur radical affirm\u00e9 du Pentagone. Il \u00e9choua et connut le calvaire vietnamien. Rumsfeld s&rsquo;est signal\u00e9, d\u00e8s ses d\u00e9buts \u00e0 ce poste en janvier 2001 (apr\u00e8s une premi\u00e8re exp\u00e9rience en 1975-76), par une volont\u00e9 affich\u00e9e d&rsquo;imposer au Pentagone une r\u00e9forme radicale pour \u00e9viter que le d\u00e9partement de la d\u00e9fense soit emport\u00e9 dans une crise sans pr\u00e9c\u00e9dent. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;Irak qui est son calvaire. Les trois hommes sont de fortes personnalit\u00e9s, aux ambitions affich\u00e9es, vaincus par <em>Moby Dick<\/em>. (Quoi qu&rsquo;il en soit du sort de Rumsfeld, sa d\u00e9faite est av\u00e9r\u00e9e.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes trois hommes n&rsquo;\u00e9taient pas r\u00e9put\u00e9s pour avoir des psychologies fragiles. Avec Rumsfeld aujourd&rsquo;hui, il est possible qu&rsquo;on puisse conclure de leurs destins que les psychologies les plus solides se trouvent confront\u00e9es \u00e0 des pressions difficilement supportables dans le monde bureaucratique de Washington, et, notamment, comme le relevait John Jay Chapman cit\u00e9 plus haut, une atmosph\u00e8re de comp\u00e9tition \u00e9puisante \u00e0 cet \u00e9gard. Mais la question qui se pose \u00e9galement, en fonction du tableau historique que trace Page Smith de la vie washingtonienne o\u00f9 personne ne semble devoir \u00eatre \u00e9pargn\u00e9 par la d\u00e9pression, est de savoir si ce trait est sp\u00e9cifique au syst\u00e8me am\u00e9ricaniste. On ne rencontre pas de situations syst\u00e9matiquement semblables dans l&rsquo;histoire des gouvernements des autres grandes capitales occidentales. Les d\u00e9pressions existent dans le personnel du pouvoir, mais aussi des existences pr\u00e9occup\u00e9es, agit\u00e9es, qui ne c\u00e9d\u00e8rent pourtant pas \u00e0 ce mal.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe cas am\u00e9ricaniste est int\u00e9ressant. Le pouvoir \u00e9tant n\u00e9cessairement une comp\u00e9tition et une fuite en avant, les hommes sont soumis \u00e0 la n\u00e9vrose qui est le terrain favori des d\u00e9pressions. Le docteur Beard, dont on a parl\u00e9 plus haut, faisait explicitement le lien, pour expliquer la n\u00e9vrose, entre l&rsquo;absence de rep\u00e8res traditionnels et historiques propre \u00e0 l&rsquo;Am\u00e9rique et le caract\u00e8re tr\u00e8s am\u00e9ricaniste de ce mal.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa fragilit\u00e9, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des positions hi\u00e9rarchiques dans la vie politique am\u00e9ricaniste rendent compte des caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me. Fond\u00e9 sur le refus des hi\u00e9rarchies r\u00e9galiennes, le syst\u00e8me expose par n\u00e9cessit\u00e9 ses membres \u00e0 la concurrence effr\u00e9n\u00e9e et donne aux psychologies cette fragilit\u00e9 qui les rend vuln\u00e9rables. L&rsquo;autre caract\u00e9ristique du syst\u00e8me am\u00e9ricaniste est l&rsquo;omnipr\u00e9sence d\u00e8s l&rsquo;origine de la communication et la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un travestissement des r\u00e9alit\u00e9s derri\u00e8re une apparence d&rsquo;affirmation sans rapport avec ces r\u00e9alit\u00e9s. On retrouve les caract\u00e8res du syst\u00e8me conduisant au virtualisme, dont on d\u00e9couvre que les meilleurs sp\u00e9cialistes, ceux qu&rsquo;on jugerait invincibles \u00e0 cet \u00e9gard, en sont tout de m\u00eame les victimes (voir le cas personnel de la d\u00e9pression d&rsquo;Alastair Campbell, dans notre Journal du 25 octobre 2006).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tFace \u00e0 cela, il y a la duret\u00e9 de granit, le poids \u00e9crasant du syst\u00e8me, r\u00e9unis dans le cas qui nous occupe dans la dimension mythique de <em>Moby Dick<\/em>, la <em>House of War<\/em> de Carroll  le Pentagone. C&rsquo;est contre cette structure qui semble d\u00e9fier le temps et la puissance du temps, qui s&rsquo;appuie sur une bureaucratie insaisissable, d\u00e9crite par le m\u00eame Rumsfeld (discours du 10 septembre 2001) comme le plus grave danger auquel aient \u00e0 faire face les \u00c9tats-Unis,  c&rsquo;est contre cela que se brisent les psychologies les plus fortes. Il semble que m\u00eame le redoutable Donald Rumsfeld pourrait y succomber.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9part de Rumsfeld est-il une trag\u00e9die ? 15 novembre 2006 La rapidit\u00e9 de la d\u00e9cision du d\u00e9part de Donald Rumsfeld de la direction du Pentagone apr\u00e8s les \u00e9lections du 7 novembre a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence au niveau politique. 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