{"id":68217,"date":"2006-11-20T00:00:00","date_gmt":"2006-11-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/20\/gulliver-en-danger-en-afghanistan\/"},"modified":"2006-11-20T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-20T00:00:00","slug":"gulliver-en-danger-en-afghanistan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/20\/gulliver-en-danger-en-afghanistan\/","title":{"rendered":"<strong><em>Gulliver en danger, en Afghanistan<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Gulliver en danger, en Afghanistan<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t20 novembre 2006  Qui est-ce, Gulliver? L&rsquo;OTAN ou les USA? Mais n&rsquo;est-ce pas la m\u00eame chose, l&rsquo;OTAN et les USA? La r\u00e9ponse \u00e9tant \u00e9vidente, passons aux nouvelles du jour. Elles ne sont pas bonnes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tIl est question de l&rsquo;OTAN en Afghanistan, \u00e9ventuellement du prochain (la semaine prochaine) sommet de l&rsquo;OTAN \u00e0 Riga. <em>A priori<\/em>, il ne sera pas vraiment question de l&rsquo;Afghanistan \u00e0 Riga. C&rsquo;est assez dire, par cons\u00e9quent, que l&rsquo;ombre de l&rsquo;Afghanistan planera sur le sommet. En r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;Afghanistan est aujourd&rsquo;hui le <strong>seul<\/strong> sujet important d&rsquo;une Alliance qui vit dans le court terme. Il n&rsquo;est donc pas pr\u00e9vu d&rsquo;en parler explicitement ou abondamment au sommet, pour ne pas g\u00e2cher le sommet.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa premi\u00e8re cause et la cause principale de cette pr\u00e9occupation afghane est simple. La situation en Afghanistan est tr\u00e8s mauvaise, pire encore qu&rsquo;elle ne para\u00eet. (Cit\u00e9 dans un article de Seymour Hersh sur l&rsquo;Iran qui est mis en ligne le  <a href=\"http:\/\/www.newyorker.com\/printables\/fact\/061127fa_fact\" class=\"gen\">19 novembre<\/a>, l&rsquo;ancien n\u00b02 de Colin Powell, Richard Armitage : \u00ab<em>Iraq is as bad as it looks, and Afghanistan is worse than it looks, Armitage said. A year ago, the Taliban were fighting us in units of eight to twelve, and now they&rsquo;re sometimes in company-size, and even larger.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;Afghanistan est le premier conflit r\u00e9el o\u00f9 l&rsquo;OTAN est engag\u00e9e au sol, dans des op\u00e9rations de combat suivies, dans une campagne militaire syst\u00e9matique. Non seulement les r\u00e9sultats militaires sont mauvais mais le climat politique est ex\u00e9crable. Toutes les divisions \u00e0 peine dissimul\u00e9es du camp occidental, non seulement entre USA et Europe mais surtout entre Europ\u00e9ens, apparaissent au grand jour. Nous nous attachons aux divisions entre Europ\u00e9ens, ce sont les plus int\u00e9ressantes \u00e0 ce point de la situation.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe <a href=\"http:\/\/www.spiegel.de\/international\/0,1518,449183,00.html\" class=\"gen\">17 novembre<\/a>, le <em>Spiegel<\/em> a diffus\u00e9 sur son site un article mettant en \u00e9vidence ces divisions.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Once again this week, the friction that has been steadily building between Germany and its NATO allies flared up as 340 parliamentarians gathered in Quebec City, Canada for their annual meeting. Things are not going well in Afghanistan and allies fighting in the more dangerous southern part of the country are fed up with countries  like Germany, France, Italy and Spain  refusing to send reinforcements from their relatively peaceful sectors in the northern Afghanistan.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>According to the German Green Party defense expert Winfried Nachtwei, who was at the meeting  as quoted by the Frankfurter Allgemeine Zeitung Web site  a British participant said that there are soldiers in Afghanistan who drink beer or tea, and there are soldiers who risk their lives.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The friction arises out of the very real danger being faced by US, UK, Canadian and Dutch soldiers in the Kandahar region. Forty-two Canadian soldiers and 41 British have been killed in Afghanistan. They trail only the US, which has lost a total of 350 soldiers. Together, the three countries account for 90 percent of total coalition casualties.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Meanwhile, German troops in the north have been limited by the parliament in Berlin as to engaging in combat -and have seen little reason to change those caveats despite NATO pleas for more troops and more flexibility.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Germany makes the point that it has some 2,900 troops stationed in Afghanistan, 6,000 stationed elsewhere in the world, and is tapped out militarily. We have Lebanon and other commitments, said Helmut K\u00f6nigshaus, part of the German delegation in Quebec City.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes querelles internes sont la cause principale des tensions actuelles \u00e0 l&rsquo;OTAN, et de l&rsquo;alarme qui ne cesse de grandir chez nombre de commentateurs sur le sort de l&rsquo;Alliance. Un commentaire caract\u00e9ristique \u00e0 cet \u00e9gard est celui de Robert E. Hunter, ancien ambassadeur US \u00e0 l&rsquo;OTAN, le  <a href=\"http:\/\/commentisfree.guardian.co.uk\/robert_e_hunter\/2006\/11\/the_eus_turn_in_afghanistan.html\" class=\"gen\">16 novembre<\/a> dans <em>The Guardian<\/em>. Hunter nous d\u00e9roule le cat\u00e9chisme en cours \u00e0 Washington, bas\u00e9 sur les habituelles analyses am\u00e9ricanistes. L&rsquo;important ici est beaucoup moins de rendre compte des r\u00e9alit\u00e9s que de faire pression sur les Europ\u00e9ens.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tHunter nous dit trois choses, en quatri\u00e8me vitesse et appuy\u00e9es sur les habituelles contrev\u00e9rit\u00e9s.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  L&rsquo;OTAN ne dispose pas d&rsquo;assez de forces pour l&#8217;emporter en Afghanistan et un effort (europ\u00e9en) est n\u00e9cessaire dans ce sens. N\u00e9anmoins, le brio militaire des forces inspir\u00e9es par l&rsquo;esprit et la technique am\u00e9ricanistes de l&rsquo;Alliance est tel qu&rsquo;on pourrait encore s&rsquo;arranger de cette situation si le reste suivait (\u00ab <em>Nevertheless, Nato would succeed if outside civilian efforts, resources, organisation, and leadership in Afghanistan were equal to its own.<\/em>\u00bb).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  En effet, le principal effort demand\u00e9 l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;UE, pour que cette organisation fournisse le soutien civil \u00e0 l&rsquo;entreprise de reconstruction de l&rsquo;Afghanistan. Pour exister en tant qu&rsquo;organisation politique majeure et enfin r\u00e9aliser son r\u00eave (?) d&rsquo;\u00eatre une organisation \u00e9quivalente \u00e0 l&rsquo;OTAN, argumente dr\u00f4lement Hunter, l&rsquo;UE doit se mettre au service de l&rsquo;OTAN pour toutes les t\u00e2ches non militaires. Comprenne qui pourra cette logique US (pour exister d&rsquo;une fa\u00e7on identitaire, vous devez vous soumettre \u00e0 un autre),  et tout cela dit avec l&rsquo;habituelle brutalit\u00e9 washingtonienne : \u00ab<em>But for Europeans who claim equal status with NATO for the EU&rsquo;s Common Foreign and Security Policy, this is the time to put up or shut up.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Si on ne parle pas de cela \u00e0 Riga et si l&rsquo;on ne r\u00e9sout pas le probl\u00e8me \u00e0 Riga, c&rsquo;en est fait de l&rsquo;Afghanistan (et de l&rsquo;OTAN).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Time is running out for success in Afghanistan. The Nato summit in Riga which takes place on November 28 and 29 may be the last chance to pull that country back from the brink.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(&#8230;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Even if leaders balk at an extra half-day of meetings to address the most serious threat to Nato&rsquo;s future, the Riga summit can issue a demand that its own 19 dual members, and the rest of the EU, agree to assume shared responsibility in Afghanistan.<\/em><\/p>\n<h3>L&rsquo;OTAN, le plus grand commun diviseur de l&rsquo;Europe<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tUne chose, un d\u00e9tail si r\u00e9v\u00e9lateur, doit conduire notre r\u00e9flexion. Le texte du <em>Spiegel<\/em> d\u00e9taillant les d\u00e9saccords entre alli\u00e9s cite, du c\u00f4t\u00e9 des mauvais, ceux qui ne veulent pas d&rsquo;un engagement dans la zone pourrie du Sud. Ils sont quatre : Allemagne, Espagne, France et Italie. Surprise, surprise Ce sont les quatre pays que nous mentionnons dans les hypoth\u00e8ses de noyau dur, dans notre texte du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3372\" class=\"gen\">18 novembre<\/a>.  En face, parmi les bons qui sont mentionn\u00e9s, deux pays europ\u00e9ens, Hollande et Royaume-Uni, dont nous n&rsquo;envisagerions certainement pas la pr\u00e9sence dans ce noyau dur, qui en seraient m\u00eame les principaux adversaires.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn d&rsquo;autres mots, la crise intra-europ\u00e9enne de l&rsquo;OTAN en Afghanistan duplique d&rsquo;une fa\u00e7on presque parfaite les tendances observ\u00e9es dans la crise europ\u00e9enne au niveau de la d\u00e9fense et de la s\u00e9curit\u00e9, et plus largement du point de vue de ce qu&rsquo;on pourrait nommer souverainet\u00e9 europ\u00e9enne. (Parlons de tendances plut\u00f4t que d&rsquo;engagements affirm\u00e9s dans la mesure o\u00f9 aucune position tranch\u00e9e n&rsquo;est discernable, sauf peut-\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais pour ce qui concerne l&rsquo;engagement en faveur de l&rsquo;ind\u00e9pendance europ\u00e9enne.) Cela montre bien que cette crise de l&rsquo;OTAN en Afghanistan est s\u00e9rieuse et m\u00eame logique puisqu&rsquo;elle \u00e9pouse des divergences profondes. Cela admis d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, quelques points particuliers doivent \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9s :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  L&rsquo;engagement ou le non-engagement refl\u00e8te en g\u00e9n\u00e9ral des engagements assez sp\u00e9cifiques par rapport \u00e0 la guerre contre la terreur. Les pays engag\u00e9s semblent partager les choix am\u00e9ricanistes \u00e0 cet \u00e9gard (accent mis sur l&rsquo;action militaire), les pays non engag\u00e9s s&rsquo;en m\u00e9fient plut\u00f4t. L\u00e0 encore, il y a coh\u00e9rence, donc accentuation des oppositions. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Les deux pays identifi\u00e9s comme du c\u00f4t\u00e9 atlantiste, les deux pays engag\u00e9s dans le Sud, le Royaume-Uni et la Hollande, sont \u00e9galement dans une situation fragile. Le Royaume-Uni est dans une crise interne grave (affrontement puis succession Blair-Brown, impopularit\u00e9 des engagements ext\u00e9rieurs, y compris dans la base parlementaire du gouvernement). La Hollande est dans une p\u00e9riode de transition (\u00e9lections apr\u00e8s-demain, possible venue au pouvoir d&rsquo;un gouvernement de centre-gauche). Dans les deux pays, le soutien populaire \u00e0 l&rsquo;engagement en Afghanistan est faible. Cela implique que les deux pays pr\u00e9tendument en position de force (parce qu&rsquo;ils font la guerre la plus difficile en Afghanistan, donc qu&rsquo;ils peuvent se permettre d&rsquo;\u00eatre critiques des autres) ne le sont pas chez eux, dans leurs rapports d\u00e9mocratiques avec leurs mandants. C&rsquo;est f\u00e2cheux parce que cela d\u00e9force l&rsquo;argument fondamental de la solidarit\u00e9 et accro\u00eet la division.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa particularit\u00e9 \u00e9trange de cette alliance atlantique est qu&rsquo;elle semble avoir pour fonction constante d&rsquo;offrir un exercice pratique aux contradictions internes existant entre ses membres. Cette particularit\u00e9 est d&rsquo;autant plus \u00e9trange que les partisans de l&rsquo;Alliance vantent au contraire ses vertus int\u00e9gratives (les partisans les plus mod\u00e9r\u00e9s) ou ses pressions d&rsquo;alignement (les partisans les plus extr\u00e9mistes). Les d\u00e9saccords qui pouvaient \u00eatre dissimul\u00e9s en temps normal sont exacerb\u00e9s \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;\u00e9volution et de l&rsquo;activit\u00e9 actuelles de l&rsquo;OTAN. Il devient de plus en plus difficile d&rsquo;afficher l&rsquo;entente jug\u00e9e n\u00e9cessaire pour son fonctionnement et sa bonne r\u00e9putation, et sa justification d&rsquo;exister au bout du compte. Ainsi l&rsquo;OTAN est-elle autodestructrice  puisque ce qui est jug\u00e9 n\u00e9cessaire pour sa survivance (la n\u00e9cessit\u00e9 de solidarit\u00e9) semble in\u00e9luctablement conduire \u00e0 l&rsquo;entretien de ce qui menace sa survivance (l&rsquo;accentuation des divisions).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette organisation pr\u00e9sent\u00e9e comme un compl\u00e9ment id\u00e9al de l&rsquo;UE, et un moteur indirect de l&rsquo;int\u00e9gration europ\u00e9enne (notamment par l&rsquo;unification militaire qu&rsquo;elle organiserait entre ses membres europ\u00e9ens), appara\u00eet \u00e9videmment tr\u00e8s active pour son contraire. Elle accentue les divisions et les affrontements intra-europ\u00e9ens, minant en retour, indirectement, l&rsquo;unit\u00e9 europ\u00e9enne \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame de l&rsquo;alliance. On pourrait dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;un calcul machiav\u00e9lique des Am\u00e9ricains et l&rsquo;on n&rsquo;aurait pas raison. Une Europe organis\u00e9e au sein de l&rsquo;Alliance (un pilier europ\u00e9en disent les bons samaritains d&rsquo;une OTAN europ\u00e9anis\u00e9e, \u00e9trange animal mythique du type <em>Transatlantic Dream<\/em>) aurait tout d&rsquo;un <em>self-service<\/em> \u00e0 la disposition des Am\u00e9ricains, \u00e0 mesure du potentiel de servilit\u00e9 de la plupart des acteurs europ\u00e9ens (avec l&rsquo;exception habituelle). Au contraire, le d\u00e9sordre entretenu chez les Europ\u00e9ens par les brutales pressions otaniennes d&rsquo;inspiration US directe ou indirecte fait effet de repoussoir et conforte certains Europ\u00e9ens dans ce qui ressemblerait \u00e0 une attitude de m\u00e9fiance, voire de d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis des USA.  <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;Afghanistan est-il la crise ultime de l&rsquo;alliance? Cela reste \u00e0 voir. Il est par contre assur\u00e9 que si l&rsquo;Afghanistan devient une v\u00e9ritable crise, par exemple par le biais de difficult\u00e9s militaires tr\u00e8s importantes, voire de quelque chose qui ressemblerait \u00e0 une d\u00e9faite militaire, l&rsquo;alliance sera remarquablement mal \u00e9quip\u00e9e et mal pr\u00e9par\u00e9e, autant politiquement que psychologiquement, pour l&rsquo;affronter. L&rsquo;effet au niveau europ\u00e9en sera consid\u00e9rable.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gulliver en danger, en Afghanistan 20 novembre 2006 Qui est-ce, Gulliver? L&rsquo;OTAN ou les USA? Mais n&rsquo;est-ce pas la m\u00eame chose, l&rsquo;OTAN et les USA? La r\u00e9ponse \u00e9tant \u00e9vidente, passons aux nouvelles du jour. Elles ne sont pas bonnes. 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