{"id":68249,"date":"2006-11-29T00:00:00","date_gmt":"2006-11-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/29\/comment-lesprit-ecolo-vint-a-barroso\/"},"modified":"2006-11-29T00:00:00","modified_gmt":"2006-11-29T00:00:00","slug":"comment-lesprit-ecolo-vint-a-barroso","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/11\/29\/comment-lesprit-ecolo-vint-a-barroso\/","title":{"rendered":"<strong><em>Comment l&rsquo;esprit \u00e9colo vint \u00e0 Barroso<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">Comment l&rsquo;esprit \u00e9colo vint \u00e0 Barroso<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t29 novembre 2006  Le <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3300\" class=\"gen\">rapport Stern<\/a> a \u00e9t\u00e9, comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9, unanimement appr\u00e9ci\u00e9. Il l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement parmi nos <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3391\" class=\"gen\">\u00e9lites europ\u00e9ennes<\/a>. Notre appr\u00e9ciation est que la cause principale de cet int\u00e9r\u00eat est moins la gravit\u00e9 de la crise climatique, qui n&rsquo;\u00e9tait pas moins grave avant la publication du rapport qu&rsquo;apr\u00e8s et qui n&rsquo;a nullement \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par lui, que le fait que ce rapport soit d&rsquo;origine anglo-saxonne et que l&rsquo;auteur soit un financier et un \u00e9conomiste. Cette mobilisation  au reste parfaitement bienvenue  est la cons\u00e9quence d&rsquo;une action de communication plus que d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 potentiellement catastrophique de la situation du monde. C&rsquo;est ainsi que fonctionne notre monde, pour le meilleur et pour le pire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tDevant cette situation, la pr\u00e9sidence de la Commission europ\u00e9enne appara\u00eet soudain en pleine mobilisation. (La chose <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3391\" class=\"gen\">s&rsquo;annon\u00e7ait<\/a> d\u00e9j\u00e0.) C&rsquo;est essentiellement de Jos\u00e9 Manuel Barroso que nous voulons parler ici, en le d\u00e9tachant \u00e9ventuellement du reste de la structure institutionnelle et bureaucratique de la Commission. La Commission fonctionne ainsi, aujourd&rsquo;hui, plut\u00f4t comme un ensemble bureaucratique parcellis\u00e9, un peu \u00e0 l&rsquo;image de Washington en crise ; pouvoirs bureaucratiques en crise, o\u00f9 les diff\u00e9rents composants jouent leur propre jeu. Le Pr\u00e9sident de la Commission, \u00e0 l&rsquo;heure de la Commission Barroso, est un de ces composants. En l&rsquo;occurrence, le Pr\u00e9sident a trouv\u00e9 un bon coup, qui est aussi une grande cause pour l&rsquo;humanit\u00e9. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une grande cause n&rsquo;interdit pas d&rsquo;explorer les dessous du bon coup.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tUn article rapide mais significatif de <em>The Observer<\/em> du <a href=\"http:\/\/observer.guardian.co.uk\/business\/story\/0,,1956913,00.html\" class=\"gen\">26 novembre<\/a> nous en dit beaucoup sur l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement (<em>dito<\/em>, la mobilisation de Barroso et les motifs de cette mobilisation, sous le titre : \u00ab<em> Barroso to tackle climate change<\/em>\u00bb). Le sens de cet article est confirm\u00e9 par un entretien que Barroso a eu avec David Cameron, le dirigeant conservateur britannique, sur ce m\u00eame sujet de la lutte contre le r\u00e9chauffement climatique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour Barroso, la lutte contre la catastrophe climatique est d&rsquo;abord une lutte pour l&rsquo;ouverture des march\u00e9s, pour la privatisation du monde (c&rsquo;est-\u00e0-dire de l&rsquo;UE) et contre l&rsquo;influence de la Russie&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>State-protected energy markets on the continent are to be liberalised by the European Commission to combat climate change and stem the growing influence of Russia.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The move is the top priority of EC President Jose Manuel Barroso. France, Germany and much of Scandanavia are closed to overseas energy firms, although the UK has long allowed foreign companies to operate here.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Sources close to Barroso expect significant progress after next spring&rsquo;s French presidential elections. Writing exclusively in The Observer, Barroso makes clear that open markets, not narrow nationalism, are the way to energy security and sustainability.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Prising open Europe&rsquo;s protected energy markets, argues the Commission, is the best way to reduce the influence of Russia, which is on course to supply most of Europe&rsquo;s gas. Europe has to speak with one voice so it is not picked off, said a senior Commission official.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>A liberalised market, believes Barroso, will enable the Commission to drive through energy efficiency measures and roll out renewable technologies in a bid to combat climate change.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour ce qui concerne la rencontre Barroso-Cameron mentionn\u00e9e plus haut, le <em>Times<\/em> de Londres, qui <a href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/article\/0,,2-2473844,00.html\" class=\"gen\">s&rsquo;en fait l&rsquo;\u00e9cho<\/a>, rapporte des commentaires allant dans le m\u00eame sens que ce que signale le <em>Guardian<\/em>:<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Asked whether he was surprised to find Mr Cameron willing to engage with the EU, given his eurosceptic image, Mr Barroso said: I think that everybody who is reasonable and rational understands that [member states] cannot do it alone. The question today in the 21st century is not to be for or against Europe. It makes no sense. The question is how can we make it work. He said it was obvious that Britain, Germany or France could not tackle climate change alone.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Barroso arch\u00e9typique et les priorit\u00e9s du monde<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tBarroso est un bon exemple et une repr\u00e9sentation presque arch\u00e9typique de l&rsquo;\u00e9lite du monde occidental, et particuli\u00e8rement l&rsquo;\u00e9lite bureaucratique de l&rsquo;Europe institutionnelle. Plac\u00e9 devant la perspective de la crise climatique dont on comprend \u00e9videmment les potentialit\u00e9s universellement catastrophiques, sa premi\u00e8re pens\u00e9e va aux arguments de la bataille bureaucratique qu&rsquo;il m\u00e8ne. Deux de ces arguments le conduisent : lib\u00e9ralisation \u00e0 outrance de l&rsquo;UE et durcissement des liens avec la Russie.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe sch\u00e9ma bureaucratique anglo-saxon et am\u00e9ricaniste est totalement respect\u00e9. Il ne s&rsquo;agit ni de duplicit\u00e9 (de la pr\u00e9sidence de la Commission) ni de corruption (de la part du sch\u00e9ma en question)  \u00e0 moins que l&rsquo;on parle de corruption psychologique, la plus grave. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;enfermement de l&rsquo;esprit dans une psychologie conditionn\u00e9e par les grands th\u00e8mes anglo-saxons, structurel (lib\u00e9ralisation \u00e0 outrance) et conjoncturel (antagonisme avec la Russie), que l&rsquo;on conna\u00eet. Aucune conscience autonome de la r\u00e9alit\u00e9 de la situation, aucun jugement lib\u00e9r\u00e9 sur cette situation ; la crise climatique est moins une crise en soi qu&rsquo;une excellente occasion. C&rsquo;est ainsi que fonctionne notre monde, etc. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa logique de Barroso est toujours la m\u00eame. Si l&rsquo;on pousse cette logique \u00e0 son terme, et comme \u00e0 l&rsquo;habitude pour ces pens\u00e9es enferm\u00e9es, l&rsquo;argument courant de la lib\u00e9ration de l&#8217;emprise de l&rsquo;Etat aboutit \u00e0 son contraire le plus monstrueux.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  La logique initiale est celle-ci : lib\u00e9ralisons tous les march\u00e9s, particuli\u00e8rement celui de l&rsquo;\u00e9nergie, pour nous lib\u00e9rer des contraintes \u00e9tatiques des Etats-membres qui nous emp\u00eachent d&rsquo;organiser une lutte \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle continentale contre les m\u00e9faits des \u00e9missions de gaz. Il s&rsquo;agit d&rsquo;avoir un march\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral et unique et de convaincre ce march\u00e9 de s&rsquo;organiser vertueusement pour la lutte contre le <em>global warming<\/em>.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Par quels moyens? Attend-on que le march\u00e9 prenne de lui-m\u00eame, parce qu&rsquo;il serait lib\u00e9r\u00e9 au niveau europ\u00e9en, les mesures que ses tendances naturelles ont toujours rejet\u00e9es? Notamment ces mesures d&rsquo;organisation et de r\u00e9gulation contre lesquelles il a toujours lutt\u00e9 dans les cadres nationaux? Pourquoi appliquerait-il de lui-m\u00eame, au niveau continental, ce contre quoi il a toujours lutt\u00e9 au niveau national? La dimension europ\u00e9enne donnerait-elle une vertu impossible \u00e0 atteindre au niveau national?  (On attend avec int\u00e9r\u00eat des explications sur l&rsquo;hypoth\u00e8se de cette alchimie miraculeuse. En attendant, nous r\u00e9serverons tout le scepticisme du monde en r\u00e9ponse \u00e0 ces questions.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  Dans l&rsquo;occurrence la plus probable d&rsquo;une r\u00e9sistance des march\u00e9s au devoir de vertu et en suivant la logique jusqu&rsquo;\u00e0 son terme th\u00e9orique, on entendrait d\u00e9j\u00e0 la Commission pr\u00e9parer des s\u00e9ries de directives contraignantes pour tenter de r\u00e9guler la march\u00e9 dans le sens de la r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;on remplacerait l&rsquo;intervention de l&rsquo;Etat par une intervention contraignante au niveau continental, par un organisme qui s&rsquo;instituerait comme un super-Etat transnational et bient\u00f4t supra-national. Il n&rsquo;est pas assur\u00e9 que cela soit n\u00e9cessaire, il n&rsquo;est pas du tout assur\u00e9 que cela soit souhaitable, il est assur\u00e9 que cela sera impopulaire et que cela accentuera le malaise europ\u00e9en. Au contraire de ce que Barroso affirme (\u00ab<em>He said it was obvious that Britain, Germany or France could not tackle climate change alone<\/em>\u00bb), ce sont bien les Etats souverains et d\u00e9mocratiquement proches des populations qui sont capables d&rsquo;organiser une lutte contre le <em>global warming<\/em>, d\u00e8s lors que la n\u00e9cessit\u00e9 de cette lutte est av\u00e9r\u00e9e. Il n&rsquo;y a, dans cette lutte, aucune n\u00e9cessit\u00e9 de masse critique mais une n\u00e9cessit\u00e9 de bonne entente et de sens commun des urgences de la crise du monde. Le pass\u00e9 ne montre nullement que la sagesse est du c\u00f4t\u00e9 des masses critiques qui ne sont pas n\u00e9cessaires. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  En suppl\u00e9ment de ce que propose Barroso, on aurait cet additif d&rsquo;une Europe plus organis\u00e9e et plus lib\u00e9ralis\u00e9e (oxymore de notre \u00e9poque postmoderne), donc mieux \u00e0 m\u00eame d&rsquo;accentuer sa lutte contre la Russie productrice d&rsquo;\u00e9nergie. Que vient faire cette lutte contre la Russie dans le sch\u00e9ma g\u00e9n\u00e9ral de lutte contre le <em>global warming<\/em>? Rien, sinon alimenter le grand th\u00e8me politique majeur qui, aujourd&rsquo;hui, mobilise la direction de la Commission europ\u00e9enne dans un sens absolument antagoniste. On trouverait une logique d&rsquo;affrontement dans le cadre d&rsquo;une mobilisation dont la logique devrait \u00e9videmment \u00eatre, au contraire, une n\u00e9cessaire coop\u00e9ration entre producteurs et consommateurs.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tOn ignore si l&rsquo;int\u00e9r\u00eat nouveau de Barroso pour la lutte contre le <em>global warming<\/em> conduira \u00e0 des r\u00e9sultats efficaces. Il n&rsquo;est pas difficile, par contre, de constater qu&rsquo;un de ses motifs essentiels est la bataille bureaucratique en cours pour la lib\u00e9ralisation \u00e0 outrance, la r\u00e9duction des souverainet\u00e9s nationales et l&rsquo;antagonisme avec la Russie. Il est encore moins difficile d&rsquo;avancer l&rsquo;hypoth\u00e8se que l&rsquo;am\u00e9lioration des conditions climatiques de la plan\u00e8te serait alors mesur\u00e9e en fonction de l&rsquo;avanc\u00e9e de ces objectifs bureaucratiques. La direction de la Commission est devenue un archipel id\u00e9ologique absolument engag\u00e9 dans le soutien id\u00e9ologique du lib\u00e9ralisme, comme la bureaucratie sovi\u00e9tique l&rsquo;\u00e9tait pour le marxisme.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tSur le fond de la chose, il y a un paradoxe philosophique charmant. Barroso nous propose une ouverture vers la r\u00e9solution de la crise climatique \u00e0 l&rsquo;aide des conceptions, des instruments, de l&rsquo;organisation, de l&rsquo;id\u00e9ologie et de son application, tout cela de type \u00e9conomique, qui furent et sont la cause de cette crise climatique telle que nous la d\u00e9finissons et l&rsquo;observons aujourd&rsquo;hui. Sur la forme de la chose, il y a une fois encore une mise en cause de la souverainet\u00e9 des nations au nom d&rsquo;une efficacit\u00e9 collective mythique dont on ne voit pour l&rsquo;instant que la promesse mais dont on exp\u00e9rimente tous les jours les travers (totalitarisme et lourdeur bureaucratiques, absence de lien d\u00e9mocratique, etc.). Tout se passe comme si le premier objectif d&rsquo;une lutte contre le r\u00e9chauffement climatique \u00e9tait la r\u00e9duction des souverainet\u00e9s nationales alors que seules ces souverainet\u00e9s sont capables d&rsquo;objecter au mod\u00e8le \u00e9conomique qui est la cause du r\u00e9chauffement, et dont la direction de la Commission s&rsquo;est faite le champion incontest\u00e9.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t[<strong><em>Post-Scriptum<\/em><\/strong>. L\u00e0-dessus vient se greffer un autre argument, du type qu&rsquo;on jugerait irr\u00e9sistible dans le cas de la direction de la Commission, particuli\u00e8rement la pr\u00e9sidence. Il s&rsquo;agit du mod\u00e8le am\u00e9ricain, dont on conna\u00eet la s\u00e9duction pour la direction de la Commission. Le paradoxe est que le mod\u00e8le am\u00e9ricain est aujourd&rsquo;hui, dans le cas qui nous occupe de la lutte contre la crise climatique, contraire \u00e0 celui que nous propose le pr\u00e9sident de la Commission. A la logique de la concentration vers un centre continental, il oppose une logique de d\u00e9volution, et cela est <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3415\" class=\"gen\">d\u00e9battu aujourd&rsquo;hui<\/a> par la Cour Supr\u00eame. Cas int\u00e9ressant, <em>indeed<\/em>.]<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment l&rsquo;esprit \u00e9colo vint \u00e0 Barroso 29 novembre 2006 Le rapport Stern a \u00e9t\u00e9, comme on l&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9, unanimement appr\u00e9ci\u00e9. Il l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement parmi nos \u00e9lites europ\u00e9ennes. 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