{"id":68267,"date":"2006-12-03T00:00:00","date_gmt":"2006-12-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/12\/03\/la-perversite-de-laventure-afghane-sous-les-feux-de-riga\/"},"modified":"2006-12-03T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-03T00:00:00","slug":"la-perversite-de-laventure-afghane-sous-les-feux-de-riga","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/12\/03\/la-perversite-de-laventure-afghane-sous-les-feux-de-riga\/","title":{"rendered":"<strong><em>La perversit\u00e9 de l&rsquo;aventure afghane sous les feux de Riga<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\">La perversit\u00e9 de l&rsquo;aventure afghane sous les feux de Riga<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t3 d\u00e9cembre 2006  Le sommet de l&rsquo;OTAN (28-29 novembre) se passait \u00e0 Riga,  que d&rsquo;aucuns surnomm\u00e8rent stupidement ou par l&rsquo;inadvertance d&rsquo;une coquille (ce fut notre cas)   Rigan (d&rsquo;apr\u00e8s le nom du Pr\u00e9sident qu&rsquo;on charge de la gloire pesante et tr\u00e8s insistante d&rsquo;avoir vaincu l&rsquo;URSS,  puisque tout a un sens cach\u00e9, voil\u00e0 pourquoi l&rsquo;on fit ce jeu de mots). On attendait du sommet de Riga bien des satisfactions m\u00e9diatiques. (En bref, pour les grands th\u00e8mes fabulateurs : premier sommet aux fronti\u00e8res de la Russie, dans un pays autrefois soumis \u00e0 l&rsquo;affreuse loi stalinienne ; comment r\u00eaver d&rsquo;un symbole plus fort pour mesurer ce que fut l&rsquo;OTAN durant la Guerre froide et, par cons\u00e9quent, sugg\u00e9rer sa <strong>p\u00e9rennit\u00e9<\/strong> dans des temps pr\u00e9sents si affreusement incertains?)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tMais il y eut l&rsquo;Afghanistan. A premi\u00e8re vue et \u00e0 l&rsquo;origine, dans l&rsquo;organisation du sommet, il \u00e9tait peu question d&rsquo;en parler sinon d&rsquo;une fa\u00e7on routini\u00e8re. Tout compte fait, on ne parla presque que de \u00e7a. Cela mesure le malheur de l&rsquo;OTAN.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEn Afghanistan, l&rsquo;OTAN est engag\u00e9e dans une \u00e9trange affaire. Un encha\u00eenement bureaucratique fond\u00e9 sur la concurrence (avec l&rsquo;UE, qui se trouvait d&rsquo;abord en Afghanistan, apr\u00e8s l&rsquo;intervention initiale des USA) et l&rsquo;irr\u00e9sistible besoin d&rsquo;expansion propre \u00e0 toutes les organisations bureaucratiques. Il y a aussi l&rsquo;obsession otanienne, depuis 1990 : justifier son existence. L&rsquo;Afghanistan est apparu \u00e0 certains comme une occasion id\u00e9ale :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  une petite guerre (une chouette petite guerre, comme disaient les Am\u00e9ricains de leur intervention \u00e0 Cuba en 1898), facile \u00e0 gagner ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  un pied s\u00e9rieux mis dans la logique de la guerre contre la terreur, qui se pr\u00e9sente naturellement, dans l&rsquo;esprit tr\u00e8s cloisonn\u00e9 de la bureaucratie, comme l&rsquo;avenir de toute activit\u00e9 guerri\u00e8re ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t   qui plus est, et ceci explique cela, cette activit\u00e9 guerri\u00e8re est l&rsquo;activit\u00e9 favorite des USA. Il s&rsquo;agit, par essence, de l&rsquo;argument irr\u00e9sistible pour l&rsquo;OTAN ;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  une sortie du th\u00e9\u00e2tre europ\u00e9en, de la zone OTAN, la rencontre de cette formule sacr\u00e9e du s\u00e9nateur Lugar dans les ann\u00e9es 1990 (\u00ab<em>Out of area or out of business<\/em>\u00bb), par cons\u00e9quent l&rsquo;entr\u00e9e dans le <em>business<\/em> (la guerre) qui se fait maintenant hors de cette Europe plong\u00e9e dans une malheureuse paix sans fin, r\u00e9fugi\u00e9e sur V\u00e9nus comme dit Robert Kagan<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour l&rsquo;OTAN, l&rsquo;Afghanistan pouvait \u00eatre la r\u00e9alisation du vu unique de 1990 : la <strong>p\u00e9rennit\u00e9<\/strong> (toujours ce mot) d&rsquo;au-del\u00e0 de la Guerre froide. Il importait d&rsquo;aller au-del\u00e0 de la simple gestion du pays, comme faisait l&rsquo;UE, de s&rsquo;affirmer d&rsquo;une fa\u00e7on plus lourde et, bien entendu, d&rsquo;une  fa\u00e7on diff\u00e9rente (c&rsquo;est-\u00e0-dire guerri\u00e8re). L&rsquo;occasion \u00e9tait bonne puisqu&rsquo;elle rencontrait les souhaits des USA occup\u00e9s, \u00e0 partir de 2002-2003, \u00e0 brader l&rsquo;Afghanistan pour leur terre promise de la conqu\u00eate du monde (l&rsquo;Irak). Certains pays-membres devaient jouer le jeu de l&rsquo;Organisation, gr\u00e2ce \u00e0 leur z\u00e8le pour plaire aux USA. Ce furent les suppl\u00e9tifs habituels ou nouveaux-venus  (le Royaume-Uni \u00e9videmment, la Hollande qui suit comme toujours, le Canada qui s&rsquo;est trouv\u00e9 avec son nouveau Premier ministre lib\u00e9ral-conservateur une nouvelle strat\u00e9gie d&rsquo;affirmation dans le suivisme dans l&rsquo;ombre des USA, la Pologne z\u00e9l\u00e9e nouvelle venue).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tComme l&rsquo;on sait, tout a mal tourn\u00e9. La pr\u00e9sence occidentale depuis 2001 a transform\u00e9, selon le sch\u00e9ma habituel, une victoire initiale, remport\u00e9e gr\u00e2ce aux feux des nouvelles technologies am\u00e9ricanistes (avec un zeste de m\u00e9lange avec les m\u00e9thodes traditionnelles des guerriers afghans de l&rsquo;Alliance du Nord), en un d\u00e9sastre sur la dur\u00e9e. Les bonnes intentions th\u00e9oriques se sont traduites dans les extraordinaires mais habituelles maladresses, avec la confrontation de nos valeurs avec des populations qui aimeraient bien qu&rsquo;on les laisse en paix. Puissamment dispers\u00e9s \u00e0 l&rsquo;origine, les talibans se sont regroup\u00e9s pour repartir en guerre. La zone sud est devenue un enfer. L&rsquo;OTAN s&rsquo;y est engouffr\u00e9e, par le biais des suppl\u00e9tifs d\u00e9j\u00e0 nomm\u00e9s. Les autres, ceux qui gardent une certaine r\u00e9serve, sont rest\u00e9s \u00e9loign\u00e9s de la zone malgr\u00e9 les sarcasmes habituels de la presse officielle anglo-saxonne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, la situation est grave et la d\u00e9faite possible. La nouvelle a infect\u00e9 le sommet de Riga. On n&rsquo;a parl\u00e9 que de cela. Les principaux pays sur la r\u00e9serve ont c\u00e9d\u00e9 du bout des l\u00eavres quelques concessions : d&rsquo;\u00e9ventuelles interventions ponctuelles dans le Sud, en cas d&rsquo;urgence, de d\u00e9tachements de leurs contingents d\u00e9ploy\u00e9s dans le reste de l&rsquo;Afghanistan (moiti\u00e9 nord du pays, Kaboul, etc.), sur d\u00e9cision nationale et sous contr\u00f4le national. Ces pays sont principalement l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Espagne, la France et l&rsquo;Italie. On retrouve les m\u00eames pays europ\u00e9ens de ce qui pourrait \u00eatre d\u00e9sign\u00e9 comme un <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3372\" class=\"gen\">noyau dur<\/a>. Cela, ce n&rsquo;est pas un hasard,  ou bien, c&rsquo;est que le hasard fait bien les choses.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe d\u00e9cor pos\u00e9, nous allons tenter d&rsquo;exposer ce qui nous para\u00eet \u00eatre le principal \u00e9v\u00e9nement du sommet de Riga.<\/p>\n<h3>Une menace de rupture avec l&rsquo;OTAN et avec les USA<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tLes pressions sur les pays de l&rsquo;OTAN qui ne sont pas dans le Sud pour qu&rsquo;ils y interviennent ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rables. Leur r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 une promesse d&rsquo;intervention ponctuelle n\u00e9cessairement sous contr\u00f4le national. Cette d\u00e9cision, op\u00e9rationnellement assez vague, a une importance th\u00e9orique et symbolique fondamentale (par rapport aux conditions op\u00e9rationnelles d&rsquo;urgence). Elle rompt une condition <em>sine qua non<\/em> d&rsquo;existence de l&rsquo;Alliance, une condition ontologique : l&rsquo;int\u00e9gration. (Entre parenth\u00e8ses, la chose rappelle la raison pr\u00e9cise pour laquelle la France a quitt\u00e9 l&rsquo;organisation <strong>int\u00e9gr\u00e9e<\/strong> de l&rsquo;Alliance : parce qu&rsquo;elle refusait justement cette int\u00e9gration.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes projets am\u00e9ricanistes de domination et de contr\u00f4le sont toujours pass\u00e9s par les proc\u00e9dures. Les USA n&rsquo;aiment ni les conqu\u00eates, ni l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie trop bruyante. Leur mauvaise r\u00e9putation en souffre. Par contre, les proc\u00e9dures bureaucratiques, voil\u00e0 qui rencontre leurs ambitions. (C&rsquo;est pour cette raison que l&rsquo;aventure irakienne est si risqu\u00e9e pour eux, si grosse de catastrophes diverses. Cette fois, ils ont d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 leur r\u00e8gle d&rsquo;or. Ils conqui\u00e8rent \u00e0 ciel ouvert. Le r\u00e9sultat est inqui\u00e9tant.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;OTAN est l&rsquo;instrument id\u00e9al de la technique am\u00e9ricaniste. Le contr\u00f4le se fait par les proc\u00e9dures, les techniques, les mat\u00e9riels, les modes d&#8217;emploi, la logistique, etc. Ces moyens sont si lourds et si puissants du c\u00f4t\u00e9 US, ils sont si compl\u00e8tement contr\u00f4l\u00e9s par les USA, envers des pays qui n&rsquo;ont aucun r\u00e9pondant \u00e0 cet \u00e9gard, que leur effet est profond\u00e9ment castrateur ; les pays int\u00e9gr\u00e9s sont en fait priv\u00e9s d&rsquo;identit\u00e9, compl\u00e8tement d\u00e9pouill\u00e9s de leur souverainet\u00e9, les officiers non-US int\u00e9gr\u00e9s (dans les \u00e9tats-majors, la bureaucratie, etc.) deviennent des clones d&rsquo;officiers US. Pour cette raison, l&rsquo;int\u00e9gration est le point essentiel de l&rsquo;Alliance pour achever l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie pr\u00e9datrice de la souverainet\u00e9 des autres que recherchent les USA. Sous couvert de la recherche de l&rsquo;efficacit\u00e9, elle assure effectivement cette h\u00e9g\u00e9monie. (Bien s\u00fbr, l&rsquo;efficacit\u00e9 est une fable. L&rsquo;int\u00e9gration am\u00e9ricaniste assure au contraire la lourdeur, la lenteur, l&rsquo;irr\u00e9alisme, le g\u00e2chis et le gaspillage, tous les travers US qui font l&rsquo;inefficacit\u00e9 presque absolue de cette machine de guerre aujourd&rsquo;hui compl\u00e8tement pervertie.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;affaire afghane, par son urgence, aboutit \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne consid\u00e9rable. Elle place tous les acteurs de l&rsquo;OTAN devant l&rsquo;urgence des \u00e9v\u00e9nements. Elle devrait conduire certains pays \u00e0 rechercher d\u00e9sormais la d\u00e9s-int\u00e9gration (la sortie de l&rsquo;int\u00e9gration) pour pouvoir garder le contr\u00f4le de leurs contingents nationaux et \u00e9viter une implication non d\u00e9cid\u00e9e, par le simple jeu des proc\u00e9dures bureaucratiques, dans une aventure catastrophique d&rsquo;inspiration am\u00e9ricaniste.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPour la France, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9vidence (la France, disposant de ses propres structures autonomes, n&rsquo;a aucun mal \u00e0 se tenir \u00e0 distance des structures OTAN) ; pour les autres (Allemagne, Espagne, Italie), c&rsquo;est une nouveaut\u00e9 int\u00e9ressante. Encore un peu de cette catastrophe afghane et ces pays vont \u00eatre conduits \u00e0 envisager s\u00e9rieusement de se passer de l&rsquo;int\u00e9gration OTAN. Pour quelle alternative,  puisque ces m\u00eames pays ne poss\u00e8dent pas de structures autonomes qui leur permettraient des interventions de fa\u00e7on autonome? L&rsquo;alternative fran\u00e7aise, certes, parce que la France poss\u00e8de ces structures et la culture n\u00e9cessaire. (On le sait bien. La France a montr\u00e9 cette capacit\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer les autres lors de l&rsquo;op\u00e9ration <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=895\" class=\"gen\">Art\u00e9mis<\/a>, notamment, en 2004 en Afrique.) <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe jeu am\u00e9ricaniste (l&rsquo;OTAN ne peut faire que s&rsquo;y conformer, certes) est \u00e9trange. Il est incapable de se faire autrement que dans l&rsquo;extr\u00e9misme. L&rsquo;int\u00e9gration am\u00e9ricaniste constitue par son activisme et sa lourdeur une mesure extr\u00eame pour priver les pays-fr\u00e8res de leur souverainet\u00e9. Mais lorsque des situations d&rsquo;urgence se pr\u00e9sentent (l&rsquo;Afghanistan), l&rsquo;insistance US pour forcer certains de ces pays \u00e0 intervenir malgr\u00e9 leur volont\u00e9, leurs moyens et souvent au prix de leur stabilit\u00e9 int\u00e9rieure (hostilit\u00e9 int\u00e9rieure aux aventures am\u00e9ricanistes), conduit \u00e0 des situations de rupture. Comment se ferait cette rupture ? Inutile de rompre diplomatiquement dans ce cas, il suffit d&rsquo;aller vers la rupture de l&rsquo;int\u00e9gration. C&rsquo;est alors que des situations extr\u00eames inverses se profilent. Cette possibilit\u00e9 de rupture de l&rsquo;int\u00e9gration otanienne (am\u00e9ricaniste) repr\u00e9sente, en effet, bel et bien une rupture avec l&rsquo;OTAN,  et, au-del\u00e0, avec les USA.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La perversit\u00e9 de l&rsquo;aventure afghane sous les feux de Riga 3 d\u00e9cembre 2006 Le sommet de l&rsquo;OTAN (28-29 novembre) se passait \u00e0 Riga, que d&rsquo;aucuns surnomm\u00e8rent stupidement ou par l&rsquo;inadvertance d&rsquo;une coquille (ce fut notre cas) Rigan (d&rsquo;apr\u00e8s le nom du Pr\u00e9sident qu&rsquo;on charge de la gloire pesante et tr\u00e8s insistante d&rsquo;avoir vaincu l&rsquo;URSS, puisque&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3236,2687,4807,584,6145,2804],"class_list":["post-68267","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-afghanistan","tag-france","tag-integration","tag-otan","tag-riga","tag-usa"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68267"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68267\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}