{"id":68292,"date":"2006-12-10T00:00:00","date_gmt":"2006-12-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/12\/10\/la-crise-du-monde-est-psychologique\/"},"modified":"2006-12-10T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-10T00:00:00","slug":"la-crise-du-monde-est-psychologique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2006\/12\/10\/la-crise-du-monde-est-psychologique\/","title":{"rendered":"La crise du monde est psychologique"},"content":{"rendered":"<p><h3>La crise du monde est psychologique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons cit\u00e9, ici ou l\u00e0, <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3419\" class=\"gen\">fortuitement<\/a> \u00e0 telle ou telle occasion, l&rsquo;expression d&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Depuis, nous avons travaill\u00e9 sur ce concept, notamment et largement dans le cadre de notre rubrique <em>de defensa<\/em>, dans le num\u00e9ro du 25 novembre 2006 de notre Lettre d&rsquo;Analyse <em>de defensa &#038; eurostrat\u00e9gie<\/em>. Le propos prenait notamment appui sur le rapport Stern, dont nous avons <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3306\" class=\"gen\">parl\u00e9<\/a> \u00e0 diverses <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3313\" class=\"gen\">occasions<\/a>. Le rapport Stern concerne la crise climatique, dont on sait qu&rsquo;elle d\u00e9clenche d\u00e9sormais,  il \u00e9tait temps \u00e0 moins qu&rsquo;il ne soit trop tard,  une <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3452\" class=\"gen\">mobilisation<\/a> massive.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est moins du rapport Stern et de la crise climatique que nous voulons parler ici, mais de ce concept de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique qui, dans notre appr\u00e9ciation, a remplac\u00e9 l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique. C&rsquo;est surtout un travail d&rsquo;identification et de d\u00e9finition, que nous poursuivrons par d&rsquo;autres analyses, que nous pr\u00e9sentons ici.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous avons s\u00e9lectionn\u00e9, dans la rubrique <em>de defensa<\/em> de <em>dd&#038;e<\/em> du 25 novembre les passages qui fournissent une aide pour la compr\u00e9hension de ce nouveau concept. Cette d\u00e9marche nous para\u00eet tr\u00e8s utile dans la mesure o\u00f9 elle donne un outil int\u00e9ressant pour mieux comprendre les \u00e9v\u00e9nements qui nous pressent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEffectivement, nous reviendrons sur cette question. <\/p>\n<h2 class=\"common-article\">La crise du monde est psychopolitique<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>\tFace \u00e0 ce qu&rsquo;on juge \u00eatre <strong>sur l&rsquo;instant<\/strong> un grand \u00e9v\u00e9nement, la r\u00e9serve aussit\u00f4t s&rsquo;impose temporairement. C&rsquo;est cette r\u00e9serve pour un temps de r\u00e9flexion et d&rsquo;appr\u00e9ciation intuitive qui nous permet d&rsquo;\u00e9tablir la mesure de la relativit\u00e9 du monde, et la mesure de la relativit\u00e9 de notre psychologie face au grand \u00e9v\u00e9nement,  pour tenter de lui donner, \u00e0 lui, ce grand \u00e9v\u00e9nement, sa mesure historique r\u00e9elle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est la raison pour laquelle ce n&rsquo;est que dans cette chronique du 25 novembre, un mois apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, que nous r\u00e9agissons en profondeur \u00e0 cet \u00e9v\u00e9nement formidable  d\u00e9cid\u00e9ment et mesure prise, c&rsquo;est bien le cas  qu&rsquo;est le rapport Stern. Auparavant, nous avions eu quelques r\u00e9actions (voir sur notre site <em>dedefensa.org<\/em>, notre <em>Faits &#038; Commentaires<\/em> du <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3300\" class=\"gen\">27 octobre<\/a>). C&rsquo;\u00e9tait pour prendre date et pour ouvrir les voies de r\u00e9flexion qui nous semblaient appropri\u00e9es, pour ouvrir la voie \u00e0 l&rsquo;intuition \u00e9galement. Nous aurions pu consacrer notre rubrique <em>de defensa<\/em> au rapport Stern dans notre num\u00e9ro pr\u00e9c\u00e9dent; nous en avons eu la tentation; nous l&rsquo;avons \u00e9cart\u00e9e. La mesure du temps qui passe donne seule les outils de mesure de l&rsquo;historicit\u00e9 d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement, de sa puissance potentielle, de son \u00e9nergie lib\u00e9ratrice possible.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCela dit qui concerne notre m\u00e9thode, notre cuisine int\u00e9rieure si l&rsquo;on veut, il est temps d&rsquo;en venir aux faits et aux r\u00e9flexions que ces faits nous inspirent non sans avoir conclu en notant combien cette cuisine int\u00e9rieure d\u00e9crit \u00e9galement un cheminement historique pour la perception des choses. Certes, r\u00e9p\u00e9tons-le, le rapport Stern est un \u00e9v\u00e9nement. Comme certains l&rsquo;ont observ\u00e9 (\u00ab<em>It&rsquo;s Economy, Stupid!<\/em>\u00bb, titre du <em>Times<\/em> de Londres du 31 octobre), il frappe au coeur en annon\u00e7ant les d\u00e9g\u00e2ts que la crise climatique va causer \u00e0 notre \u00e9conomie. (En <em>Pounds<\/em> puisque nous sommes chez les Britanniques, \u00a32.680 milliards par an en plein coeur de la crise, soit 20% du PIB mondial,  une Grande D\u00e9pression chaque ann\u00e9e.) En d&rsquo;autres mots et selon un autre point de vue, diront les sp\u00e9cialistes en communication, c&rsquo;est un bon coup de communication. De fa\u00e7on tr\u00e8s caract\u00e9ristique, certains vont jusqu&rsquo;\u00e0 penser que le rapport Stern, parce qu&rsquo;il prend comme base les \u00e9v\u00e9nements catastrophiques de la crise climatique jusqu&rsquo;ici objets d&rsquo;une chaude (!) pol\u00e9mique, r\u00e8gle son compte \u00e0 cette pol\u00e9mique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tC&rsquo;est une curiosit\u00e9 de la psychologie humaine qui rel\u00e8ve de la puissance de la conviction, l\u00e0 o\u00f9 la science s&rsquo;av\u00e8re impuissante \u00e0 trancher. (Jusqu&rsquo;ici, la science n&rsquo;a pu compl\u00e8tement et d\u00e9finitivement trancher sur la r\u00e9alit\u00e9 de la catastrophe climatique. Nous ne sommes pas au bout du constat des impuissances de la science. C&rsquo;est m\u00eame notre sujet central.) Le rapport Stern, comme tout document qui se veut rigoureusement scientifique (les \u00e9conomistes ont cette pr\u00e9tention) prend pour acquise la perspective de la crise climatique, pour mieux d\u00e9velopper son travail. Il joue le tout se passe comme si&#8230; Du coup, cette m\u00e9thodologie installe notre conviction, et les r\u00e9sultats du rapport Stern semblent asseoir d\u00e9finitivement la perspective de la crise. D\u00e9bat tranch\u00e9&#8230; Voyons maintenant les d\u00e9g\u00e2ts&#8230;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>La psychopolitique \u00e0 la place de la g\u00e9opolitique.<\/strong> Les d\u00e9g\u00e2ts du rapport Stern sont incontestablement d&rsquo;ordre psychologique. M\u00eame pour le contester  et cette contestation est urgente pour les partisans du syst\u00e8me, dans tous les cas ceux d&rsquo;entre eux qui voient dans les propositions de Stern une menace pour certains m\u00e9canismes du syst\u00e8me  il faut en accepter les pr\u00e9misses qui sont que la crise climatique est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9e. Ainsi le rapport repr\u00e9sente-t-il un pi\u00e8ge psychologique dans la mesure o\u00f9 il oblige les adversaires d&rsquo;une dramatisation de la crise climatique  dramatisation dont ils savent qu&rsquo;elle implique une mise en cause \u00e9galement dramatique du syst\u00e8me  \u00e0 effectivement accepter implicitement cette dramatisation. C&rsquo;est l\u00e0 un principe de dialectique: d\u00e8s lors que vous \u00eates forc\u00e9 de pol\u00e9miquer sur la cons\u00e9quence d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement, m\u00eame si vous \u00e9tiez inclin\u00e9 \u00e0 mettre en doute cet \u00e9v\u00e9nement vous \u00eates alors contraint de l&rsquo;accepter.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCette description fait comprendre l&rsquo;importance formidable de la dimension psychologique, l&rsquo;importance qu&rsquo;a acquise cette dimension psychologique dans le d\u00e9bat politique. Comme d&rsquo;habitude, il est simple de citer le d\u00e9veloppement des communications et de l&rsquo;information comme cause principale, peut-\u00eatre m\u00eame fondamentale, du ph\u00e9nom\u00e8ne. Il n&#8217;emp\u00eache que sa r\u00e9p\u00e9tition syst\u00e9matique, le remplacement des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9els par la force plus ou moins grande de la repr\u00e9sentation des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9els, finissent par cr\u00e9er des conditions compl\u00e8tement diff\u00e9rentes, nouvelles et sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tEssayons-nous \u00e0 une identification de ces changements, par le biais d&rsquo;expressions in\u00e9dites qui ont avec elles la force m\u00eame du langage lorsqu&rsquo;il exprime une v\u00e9rit\u00e9 fondamentale, un bouleversement historique. Nous dirions alors qu&rsquo;il nous semble que nous sommes pass\u00e9s de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique classique des XIX\u00e8me et XX\u00e8me si\u00e8cles \u00e0 l&rsquo;\u00e8re psychopolitique,  de la politique sous l&rsquo;influence de la g\u00e9ographie \u00e0 la politique sous l&rsquo;influence de la psychologie. La politique \u00e9tait influenc\u00e9e par la g\u00e9ographie parce que le d\u00e9veloppement du machinisme et, par cons\u00e9quent, des moyens de transport (y  compris le transport des bombes), y invitait imp\u00e9rativement. La politique est d\u00e9sormais influenc\u00e9e par la psychologie car l&rsquo;\u00e9poque a cr\u00e9\u00e9 des outils fondamentaux de pression sur cette psychologie, par le moyen de la communication et de la circulation de l&rsquo;information.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tAinsi les crises ne sont plus ce qu&rsquo;elles \u00e9taient. Elles ne sont plus menaces d&rsquo;affrontement ou affrontements g\u00e9ographiques, mais menaces d&rsquo;affrontement et affrontements psychologiques. (C&rsquo;est la raison pour laquelle la crise irakienne repr\u00e9sente de la part des USA une tentative compl\u00e8tement obsol\u00e8te, un retour \u00e0 une \u00e9poque d\u00e9j\u00e0 enterr\u00e9e. On d\u00e9crira cela comme le paradoxe des paradoxes parce que, pr\u00e9c\u00e9demment, comme tout au long de la Guerre froide, les USA tenaient le monde dans leurs mains gr\u00e2ce \u00e0 leurs moyens d&rsquo;influence et \u00e0 l&rsquo;effet de fascination qu&rsquo;ils produisaient chez les autres. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;ils avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 cette nouvelle \u00e9poque, qu&rsquo;ils ont \u00e9videmment largement contribu\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er,  et voil\u00e0 qu&rsquo;ils en abandonnent la ma\u00eetrise au moment o\u00f9 cette nouvelle \u00e9poque triomphe, au profit des outils de l&rsquo;\u00e9poque d\u00e9pass\u00e9e de la g\u00e9opolitique. On aura rarement rencontr\u00e9 un tel manque de discernement, une telle <strong>erreur strat\u00e9gique<\/strong>.)<\/p>\n<h3>Voici l&rsquo;\u00e8re psychopolitique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tAujourd&rsquo;hui, les \u00e9v\u00e9nements deviennent tr\u00e8s difficiles \u00e0 d\u00e9finir en tant qu&rsquo;\u00e9v\u00e9nements <strong>hors de nous-m\u00eames<\/strong> et de notre capacit\u00e9 de perception (mais aussi de d\u00e9formation). Pour y parvenir, pour ceux qui entendent ne pas c\u00e9der au changement, qui entendent rester conformes aux normes pr\u00e9tendument objectives du jugement, il est n\u00e9cessaire de faire appel, justement, au conformisme le plus extr\u00eame. Ainsi aboutit-on, sous l&rsquo;argument de sembler rester objectif, objectivement s\u00e9rieux, \u00e0 une interpr\u00e9tation qui est de pur virtualisme, qui se moque de la r\u00e9alit\u00e9 comme d&rsquo;une guigne, qui s&rsquo;auto-congratule de ses propres communiqu\u00e9s de victoire comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;autant de victoires. Les s\u00e9minaires de l&rsquo;OTAN, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral en t\u00eate, les symposiums de l&rsquo;UE, pr\u00e9sident de la Commission au pupitre, sont \u00e0 cet \u00e9gard \u00e0 mourir de rire pour celui qui go\u00fbte la com\u00e9die de ces pr\u00e9cieux ridicules postmodernes.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tCes gens sont d&rsquo;un autre temps, vieillis avant l&rsquo;heure, irr\u00e9m\u00e9diablement d\u00e9pass\u00e9s. Ils comptent encore la puissance en nombre de chars et en centaines de $milliards gaspill\u00e9s au-del\u00e0 de tout entendement. Curieusement, ils disposent jusqu&rsquo;\u00e0 plus soif des instruments de l&rsquo;\u00e8re nouvelle et ne s&rsquo;en servent que pour tenter de prolonger la survie artificielle de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique qui s&rsquo;ach\u00e8ve. Ils n&rsquo;ont pas r\u00e9alis\u00e9, eux qui pourtant manipulent l&rsquo;information dans le but qu&rsquo;on sait (\u00ab<em>L&rsquo;opinion publique, \u00e7a se travaille<\/em>\u00bb, disait-on du temps de la guerre du Kosovo) qu&rsquo;effectivement l&rsquo;information ne rend pas compte des \u00e9v\u00e9nements, mais, en les pr\u00e9sentant, les modifie et, plus encore, les offre \u00e0 notre modification (notre interpr\u00e9tation) selon notre disponibilit\u00e9 psychologique. Le courant est aujourd&rsquo;hui devenu tellement puissant et tellement incontr\u00f4lable qu&rsquo;il n&rsquo;est plus possible d&rsquo;imposer arbitrairement une vision conforme (et g\u00e9opolitique) de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, comme on faisait du temps de la propagande. Nous sommes effectivement dans une \u00e9poque o\u00f9, pour une majorit\u00e9 de citoyens, l&rsquo;information officielle est jug\u00e9e, en toute connaissance de cause, comme beaucoup plus suspecte que la plupart des sources d&rsquo;information ind\u00e9pendantes, non officielles, etc.,  cela, parce que les sources officielles continuent \u00e0 s&rsquo;exercer aux manipulations trop grossi\u00e8res pour \u00eatre un seul instant consid\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous sommes dans une \u00e9poque o\u00f9 la simple affirmation d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement, r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, souvent d&rsquo;une mani\u00e8re \u00e9labor\u00e9e et cr\u00e9dible, finit par cr\u00e9er l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. La v\u00e9rit\u00e9 est devenue subjectivit\u00e9 totale \u00e0 cet \u00e9gard, mati\u00e8re mall\u00e9able par excellence,  mais nullement mati\u00e8re ma\u00eetrisable.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tVoici un exemple. Lorsque le commentateur am\u00e9ricain Robert Parry \u00e9crit, le 6 novembre: \u00ab<em>Indeed, one reason this new America has the look of incipient totalitarianism is that the Right has created such a powerful media apparatus that it can virtually create its own reality<\/em>\u00bb, deux choses s&rsquo;affrontent: d&rsquo;une part l&rsquo;affirmation que les m\u00e9dias contr\u00f4l\u00e9s par les r\u00e9publicains ont cr\u00e9\u00e9 leur propre r\u00e9alit\u00e9 (virtualisme), d&rsquo;autre part l&rsquo;affirmation que l&rsquo;Am\u00e9rique semble \u00eatre devenue totalitaire. Aucune de ces deux affirmations n&rsquo;est vraie \u00e0 proprement parler, pourtant elles d\u00e9finissent ce qui a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu comme deux v\u00e9rit\u00e9s successives, selon la perception courante: d&rsquo;abord la croyance en la v\u00e9rit\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par les m\u00e9dias contr\u00f4l\u00e9s par les r\u00e9publicains, ensuite le soup\u00e7on de plus en plus grandissant que l&rsquo;administration GW Bush a mis en place un syst\u00e8me sp\u00e9cifique et que ce syst\u00e8me est totalitaire.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t<strong>L&rsquo;\u00e8re psychopolitique tue l&rsquo;objectivit\u00e9&#8230;<\/strong> C&rsquo;est un fait difficilement contestable que la d\u00e9marche de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique a pour effet de tuer l&rsquo;objectivit\u00e9&#8230; Mais pas n\u00e9cessairement de tuer la notion d&rsquo;objectivit\u00e9? Il y a une nuance capitale et fondamentale. La r\u00e9volution dans la manufacture des \u00e9v\u00e9nements historiques qu&rsquo;introduit l&rsquo;\u00e8re psychopolitique n&rsquo;est pas d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration spontan\u00e9e, surgie de rien pour s&rsquo;imposer en un \u00e9clair. Elle a une cause, une substance, une logique. Ce n&rsquo;est pas une r\u00e9volution gratuite, faite pour le seul but de la destruction qu&rsquo;elle suscite.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa subjectivit\u00e9 psychopolitique qui s&rsquo;attaque \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 objective coutumi\u00e8re disons de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique (pour situer la chronologie de la chose mais sans en sugg\u00e9rer la responsabilit\u00e9), s&rsquo;attaque en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 une objectivit\u00e9 des plus suspectes. Cette r\u00e9alit\u00e9 objective mise en cause n&rsquo;est rien moins que celle de la propagande qui fleurit au XX\u00e8me si\u00e8cle, avant de s&rsquo;\u00e9panouir dans le leurre supr\u00eame qu&rsquo;est le virtualisme, qui est une tentative d&rsquo;objectivation absolue, m\u00e9canique (par la psychologie plus que par l&rsquo;influence sur le jugement), par des techniques plus habiles, de la d\u00e9marche jusqu&rsquo;alors assur\u00e9e par la propagande. Puisque la propagande ne donnait que des effets fragiles dans sa tentative d&rsquo;objectivation forc\u00e9e, on passa au virtualisme. Dans tous les cas, on comprend qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une objectivit\u00e9 forc\u00e9e, faussaire. S&rsquo;\u00e9lever contre cette objectivit\u00e9-l\u00e0 (celle du virtualisme), c&rsquo;est faire oeuvre de salubrit\u00e9 morale et intellectuelle.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tPar ailleurs, il y a une continuit\u00e9 de la logique dans cette \u00e9volution. Le virtualisme est \u00e0 la fois le produit et l&rsquo;incitateur de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Il n&rsquo;est possible que gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;explosion des moyens de communication et de l&rsquo;information, et leur d\u00e9placement au centre du sch\u00e9ma de la puissance, \u00e0 la place des outils industriels et m\u00e9caniques. Par cons\u00e9quent, le virtualisme est le pont entre la fausse objectivit\u00e9 de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique (la propagande) et l&rsquo;affirmation d&rsquo;objectivit\u00e9 qui voudrait s&rsquo;imposer \u00e0 toute force dans l&rsquo;\u00e8re psychopolitique, et qui, au contraire, est attaqu\u00e9e de toutes parts. On reconna\u00eet d&rsquo;ailleurs cette d\u00e9marche, qu&rsquo;on retrouve dans le ph\u00e9nom\u00e8ne Internet: d\u00e9velopp\u00e9 par le syst\u00e8me et pour le syst\u00e8me, pour son enrichissement et sa puissance dans ce cas, en un sens pour son objectivation \u00e9galement, et qui se retourne contre ses cr\u00e9ateurs lorsqu&rsquo;il est utilis\u00e9 par les ind\u00e9pendants, les dissidents, etc.,  autant de voix subjectives qui mettent en cause la soi-disant objectivit\u00e9 du syst\u00e8me.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous assistons \u00e0 un fantastique transfert des moyens de la puissance, de la repr\u00e9sentation de la puissance, de la substance de la puissance. Cela doit faire vaciller certains esprits rationnels qui sont habitu\u00e9s \u00e0 penser en termes de ce qu&rsquo;ils nomment la r\u00e9alit\u00e9,  volume, poids, formes, destruction explosive, etc. Mais si l&rsquo;on consid\u00e8re l&rsquo;Histoire, on peut trouver des analogies. La puissance au Moyen-\u00c2ge \u00e9tait faite, non des structures religieuses, mais d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne purement psychologique: la foi, et les outils de la puissance auxquels on se r\u00e9f\u00e8re par priorit\u00e9 (les armes, la chevalerie, etc.), n&rsquo;\u00e9taient que des annexes de l&rsquo;outil central de la puissance,  la foi. Il nous semble que nous vivons une r\u00e9volution semblable en ramenant la substance m\u00eame de la puissance \u00e0 la psychologie.<\/p>\n<h3>La psychologie Stern<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tNous revenons \u00e0 ce sujet qui fut l&rsquo;argument conduisant \u00e0 cette r\u00e9flexion sur le constat du passage \u00e0 l&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Le rapport Stern est un \u00e9trange produit, involontairement d&rsquo;une habilet\u00e9 diabolique. Il utilise des outils de l&rsquo;\u00e8re g\u00e9opolitique, notamment avec l&rsquo;accent central mis sur la puissance de l&rsquo;\u00e9conomie dans ses facteurs les plus quantitatifs, ce qui a \u00e9t\u00e9 la marque des deux derniers si\u00e8cles de l&rsquo;\u00e8re moderne devenue \u00e8re g\u00e9opolitique aux XIX\u00e8me et XX\u00e8me si\u00e8cles, pour provoquer un effet psychologique massif qui est une marque fondamentale de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tA nouveau, mais cette fois \u00e0 la lumi\u00e8re de notre tentative de conceptualisation de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique, nous insistons sur cette manoeuvre r\u00e9alis\u00e9e de fa\u00e7on quasiment m\u00e9canique, notamment avec les moyens habituels de pression m\u00e9diatique et virtualiste, pour faire franchir un pas de g\u00e9ant \u00e0 la psychologie humaine en lui imposant la consigne que l&rsquo;\u00e9tape de la discussion autour de la r\u00e9alit\u00e9 de la crise climatique est d\u00e9pass\u00e9e.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotons bien ici que nous ne prenons pas le rapport Stern, justement, au pied de sa lettre. La question de la lutte contre la crise climatique ne nous int\u00e9resse pas dans la mesure o\u00f9 elle ne se pose pas. S&rsquo;il y a crise climatique et s&rsquo;il est admis que cela est de notre responsabilit\u00e9, et si nous pouvons lutter contre elle, alors la question de la lutte ne se pose pas puisqu&rsquo;il appara\u00eet \u00e9vident que l&rsquo;on ne peut rien faire d&rsquo;autre que de lutter. Ce qui nous int\u00e9resse, bien entendu, est tout ce que cette lutte implique de mises en cause diverses, d&rsquo;interrogations jusqu&rsquo;ici \u00e9cart\u00e9es, bref la dimension politique et culturelle de la chose qui est implicitement trac\u00e9e. Ainsi avons-nous la parfaite d\u00e9finition d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique, m\u00eame si les intentions et les outils de d\u00e9part sont d&rsquo;une autre \u00e8re. L&rsquo;effet premier est psychologique (imposer le fait de l&rsquo;existence de la crise climatique aux psychologies), l&rsquo;effet g\u00e9n\u00e9ral est politique (mises en cause \u00e0 venir de principes fondamentaux du syst\u00e8me qui pr\u00e9tend imposer une h\u00e9g\u00e9monie politique sans partage par l&rsquo;id\u00e9ologie unique).<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre observation suivante est que nous pensons que l&rsquo;effet du rapport Stern, par ses conditions de pr\u00e9sentation, de diffusion, d&rsquo;exploitation, etc., est \u00e0 la fois imm\u00e9diatement perceptible, \u00e0 la fois dissimul\u00e9 et rampant dans les psychologies, et d&rsquo;une puissance extr\u00eame dans ce cadre. C&rsquo;est, l\u00e0 aussi, parfaitement un \u00e9v\u00e9nement de l&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Dans cette nouvelle \u00e9poque, \u00e0 cause des conditions cr\u00e9\u00e9es par la communication, il est tr\u00e8s difficile d&rsquo;appr\u00e9hender l&rsquo;effet d&rsquo;un fait sur ses donn\u00e9es visibles au d\u00e9part, ou sur ses donn\u00e9es mesurables par la seule raison objective. C&rsquo;est encore un signe, bien entendu, de la perversion \u00e0 laquelle est parvenue cette raison objective telle qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 maquill\u00e9e, manipul\u00e9e, d\u00e9form\u00e9e par les pratiques de l&rsquo;\u00e8re pr\u00e9c\u00e9dente, de la propagande id\u00e9ologique jusqu&rsquo;au ph\u00e9nom\u00e8ne assurant le lien entre les deux \u00e8res, le virtualisme bien entendu. C&rsquo;est dire que le rapport Stern a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 ses cr\u00e9ateurs et \u00e0 ses concepteurs, du moins pour les buts pr\u00e9cis au nom desquels ils lanc\u00e8rent cette d\u00e9marche.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela justifie, \u00e9videmment, de tenter d&rsquo;analyser de plus pr\u00e8s le rapport Stern dans ses effets possibles, probables, et le plus souvent des effets cach\u00e9s et parfois r\u00e9volutionnaires. [&#8230;]<\/p>\n<h3>La psychologie du Diable<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tQu&rsquo;est-ce que la puissance aujourd&rsquo;hui? Qui est capable de r\u00e9pondre \u00e0 cette question devant l&rsquo;effondrement de r\u00e9f\u00e9rences qui, justement, mesuraient le z\u00e9nith de la puissance,  devant l&rsquo;effondrement de la puissance am\u00e9ricaniste en Irak, qui est le signe le plus convaincant de ce qu&rsquo;on doit d\u00e9crire comme un changement fondamental du paradigme? Mais qui, \u00e0 Washington, peut <strong>accepter<\/strong> cela: l&rsquo;effondrement de la puissance am\u00e9ricaniste en Irak? Aucune psychologie n&rsquo;y r\u00e9sisterait&#8230; Alors, les mesures qui s&rsquo;imposent sont prises. Nous vivons dans un monde post-orwellien. Pfaff \u00e9crit: \u00ab<em>It is not Orwellian because the creators of this cartoon-like conceptual world have themselves become actors in the virtual universe their ideas and actions have made. They have left reality behind  or they simply ignore it, as they did in invading Iraq.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;essentiel du dynamisme des choses humaines, aujourd&rsquo;hui, d\u00e9pend de l&rsquo;interpr\u00e9tation qu&rsquo;en donnent l&rsquo;information qu&rsquo;on en a et les communications qui la transportent. L&rsquo;information n&rsquo;est plus un constat, un t\u00e9moignage, ni m\u00eame une manipulation (d\u00e9sinformation); c&rsquo;est une dynamique, une chose en soi, qui n&rsquo;a plus de rapport oblig\u00e9 avec l&rsquo;objet ou la situation qu&rsquo;elle pr\u00e9tend d\u00e9crire, mais qui cr\u00e9e l&rsquo;objet ou la situation qu&rsquo;elle pr\u00e9tend d\u00e9crire pour justifier son existence, puis pour manifester sa puissance. Mais cela,  cette puissance  n&rsquo;est <strong>jamais<\/strong> suffisant pour r\u00e9duire la r\u00e9alit\u00e9. Le rapport entre les deux  virtualisme et r\u00e9alit\u00e9  n&rsquo;est pas d\u00e9croissant (de plus en plus de virtualisme r\u00e9duit la r\u00e9alit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la tuer et \u00e0 la remplacer); comme l&rsquo;Irak l&rsquo;a montr\u00e9, ce rapport est antagoniste: de plus en plus de virtualisme exacerbe la r\u00e9alit\u00e9 et suscite sa concurrence&#8230; On irait jusqu&rsquo;\u00e0 croire, jusqu&rsquo;\u00e0 penser que le virtualisme, en m\u00eame temps que l&rsquo;exacerber, pousse la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer elle-m\u00eame pour r\u00e9affirmer sa puissance.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNotre psychologie est au centre de tout cela. C&rsquo;est elle qui manipule, qui con\u00e7oit, qui exacerbe le virtualisme; c&rsquo;est elle qui essuie les effets de ses \u00e9checs, de sa confrontation avec la r\u00e9alit\u00e9. Notre psychologie est aujourd&rsquo;hui le centre de notre puissance et elle est aussi, juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, presque \u00e0 se confondre, une pathologie conduite jusqu&rsquo;\u00e0 la marge de la plus grave crise possible. L&rsquo;\u00e8re de la psychopolitique qui remplace la g\u00e9opolitique nous transporte au coeur de crises inconnues, que nous continuons \u00e0 jauger avec le regard et l&rsquo;esprit du si\u00e8cle d&rsquo;avant. Le postmodernisme, qui croit au virtualisme jusqu&rsquo;\u00e0 croire qu&rsquo;il a transform\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9, continue \u00e0 observer le monde fabriqu\u00e9 comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait du monde r\u00e9el.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tNous n&rsquo;appr\u00e9hendons plus les \u00e9v\u00e9nements. Nous les voyons venir avec un regard de myope, nous les mesurons faussement, nous nous pr\u00e9parons \u00e0 leur choc en en confondant les effets, pour nous retrouver confront\u00e9s \u00e0 des choses compl\u00e8tement inconnues. Notre savoir est si assur\u00e9 et si fauss\u00e9 qu&rsquo;il nous pr\u00e9pare absolument \u00e0 des mondes qui n&rsquo;existeront jamais. Un bouleversement \u00e9lectoral annonc\u00e9, que nous croyions ma\u00eetris\u00e9 d&rsquo;avance, nous bouleverse comme nous n&rsquo;imaginions pas qu&rsquo;il soit possible, puis nous en oublions aussit\u00f4t la le\u00e7on centrale pour nous replonger dans la r\u00e9alit\u00e9 fabriqu\u00e9e qui nous avait si compl\u00e8tement tromp\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment. Nous touchons au coeur de notre crise fondamentale.<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise du monde est psychologique Nous avons cit\u00e9, ici ou l\u00e0, fortuitement \u00e0 telle ou telle occasion, l&rsquo;expression d&rsquo;\u00e8re psychopolitique. Depuis, nous avons travaill\u00e9 sur ce concept, notamment et largement dans le cadre de notre rubrique de defensa, dans le num\u00e9ro du 25 novembre 2006 de notre Lettre d&rsquo;Analyse de defensa &#038; eurostrat\u00e9gie. Le&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[3099,6201,6051,610],"class_list":["post-68292","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse","tag-psychologie","tag-psychopolitique","tag-stern","tag-virtualisme"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68292","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68292"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68292\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68292"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68292"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68292"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}