{"id":68447,"date":"2007-01-25T00:00:00","date_gmt":"2007-01-25T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/01\/25\/davos-sharon-stone-et-le-climat\/"},"modified":"2007-01-25T00:00:00","modified_gmt":"2007-01-25T00:00:00","slug":"davos-sharon-stone-et-le-climat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/01\/25\/davos-sharon-stone-et-le-climat\/","title":{"rendered":"Davos, Sharon Stone et le climat"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"titleset_a.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:2em;\">Davos, Sharon Stone et le climat<\/h2>\n<\/p>\n<p><p>25 janvier 2007 &mdash; Qui se plaindra que la crise climatique soit prise au s\u00e9rieux si elle est s\u00e9rieuse? Notre conviction est qu&rsquo;elle est s\u00e9rieuse, donc nous ne nous plaindrons pas, &mdash; et vive Sir Nicholas, <em>goddammit<\/em>! Nous y sommes&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Vive Madame Janet Martinson, commentatrice du <em>Guardian<\/em>, pour son article du <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/commentisfree.guardian.co.uk\/jane_martinson\/2007\/01\/davos_07_make_way_for_a_new_ce.html\">24 janvier<\/a>, qui nous permet d&#8217;embrasser exactement la mesure des choses dans notre \u00e9poque, rien de moins. L&rsquo;importance exceptionnelle du conformisme de la pens\u00e9e, l&rsquo;importance exceptionnelle de la crise climatique. Donc, <em>exit<\/em> Bono et Sharon Stone (dommage pour Stone, qui n&rsquo;est pas mal)&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&laquo;<em>Move over Sharon Stone and Bono. A small, grey-haired man wearing a grey suit and a slightly startled expression was the unlikely star of today&rsquo;s Davos<\/em>&raquo;, \u00e9crit Janet Martinson pour commencer son article.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&hellip; Article qu&rsquo;elle termine de cette fa\u00e7on : &laquo;[Davos]<em>conference founder and president, Prof Klaus Schwab, who has heeded calls to change the tone of this year&rsquo;s Davos after a string of celeb-dominated encounters. Asked why Sharon et al had fallen off the guest list this year, he said in his inimitable accent: \u00ab\u00a0We didn&rsquo;t feel in need of an accelerator of our issues.\u00a0\u00bb<\/em>&raquo; (Sympa pour Stone, qui n&rsquo;est pas mal : \u00ab\u00a0<em> accelerator of our issues<\/em>\u00ab\u00a0.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Madame Janet Martinson consacre son court article \u00e0 la rencontre annuelle de Davos. Ce qu&rsquo;elle nous dit est que, aujourd&rsquo;hui, dans le monde des affaires, du <em>business<\/em>, de la globalisation, des centaines de $milliards, des fusions-acquisitions, la mode est \u00e0 l&rsquo;Apocalypse, \u00e0 la crise climatique. Appelez cela \u00ab\u00a0<em>Climate Chic<\/em>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0<em>Global Warming Chic<\/em>\u00ab\u00a0, que sais-je encore. Janet Martinson nous d\u00e9crit un Davos o&ugrave; le dernier chic est de se presser dans la pi\u00e8ce de conf\u00e9rence o&ugrave; Sir Nicholas Stern nous d\u00e9crit les termes de la crise. On croirait presque entendre la jubilation, car voil\u00e0 du nouveau, et, comme l&rsquo;on sait, le nouveau c&rsquo;est excitant (et le \u00ab\u00a0<em>green market<\/em>\u00ab\u00a0, le <em>business<\/em> de la lutte contre le <em>global warming<\/em>, cela marche&hellip;)<\/p>\n<\/p>\n<p><p><em>Dito<\/em>, sous la plume de Martinson :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\u00ab\u00a0<em>A session on \u00ab\u00a0making green pay\u00a0\u00bb starring Sir Nicholas Stern, the former government economist and author of last year&rsquo;s groundbreaking report into climate change, was standing room only. In spite of being held in the hotel&rsquo;s largest meeting room, an orderly queue of not-too happy conference goers were made to stand outside for 20 minutes until they were told to go away as the numbers inside already presented a fire risk.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>&raquo;<em>There were five others speaking at the event but the real star of the show &mdash; if the number of reporters huddling around him afterwards and delegates regaling him with their own plans to save the world are anything to go by &mdash; was the man who has spent a lifetime of anonymity (teaching Peter Mandelson does not count) before writing a report that told us all how bad we are. He called refusal to pay for the environmental damage we do \u00ab\u00a0the biggest market failure the world has ever seen\u00a0\u00bb.<\/em>&raquo;<\/p>\n<\/p>\n<p><h3 class=\"subtitleset_b.deepblue\" style=\"color:#0f3955;font-size:1.65em;font-variant:small-caps;\">Triomphe conformiste de la crise climatique<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>Le reste, comme disent nos amis britanniques, \u00ab\u00a0<em>is history<\/em>\u00ab\u00a0. Davos-2007 a consacr\u00e9 le triomphe de l&rsquo;id\u00e9e de crise climatique. La plus fantastique machine de notre monde postmoderne, c&rsquo;est le conformisme. C&rsquo;est la \u00ab\u00a0non-pens\u00e9e unique\u00a0\u00bb qui se r\u00e9pand dans le monde comme une tra&icirc;n\u00e9e de feu, et non la libert\u00e9 comme nous disait un GW Bush dosto\u00efevskien il y a deux ans.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Et alors? dira-t-on. Si la prise de conscience du <em>global warming<\/em> a du bon, pourquoi pas cette m\u00e9thode : Stern-<em>spin doctors<\/em> britanniques-Davos, et nous n&rsquo;avons plus besoin du brave Nicolas Hulot &mdash; ni de la ch\u00e8re Sharon Stone qui n&rsquo;est pas mal? Aujourd&rsquo;hui, la vertu \u00e9cologique a envahi notre monde comme une tra&icirc;n\u00e9e de flammes dosto\u00efevskiennes. La mobilisation g\u00e9n\u00e9rale n&rsquo;est pas d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e, elle est proclam\u00e9e d&rsquo;enthousiasme, dans une esp\u00e8ce de Serment du Jeu de Paumes transpos\u00e9 dans le luxe des stations de ski des Alpes suisses (o&ugrave; il y a encore un peu de neige). Plus aucun <em>businessman<\/em> s\u00e9rieux, plus aucune Merkel triste comme un jour sans pain, plus aucun Barroso avantageux n&rsquo;est plus capable de penser autrement que selon cette ligne.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>En trois mois moins deux jours, exactement <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3300\">depuis<\/a> que Sir Nicholas nous a fait conna&icirc;tre son verdict, la cause de la guerre contre le <em>global warming<\/em> est entendue. Le pauvre George W. s&rsquo;est ridiculis\u00e9, mardi \u00e0 Washington, avec ses histoires de <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/news.independent.co.uk\/world\/americas\/article2183876.ece\">carburant trafiqu\u00e9<\/a> qui font <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.timesonline.co.uk\/article\/0,,6-2564374,00.html\">ricaner<\/a> les connaisseurs. La <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.guardian.co.uk\/Iraq\/Story\/0,,1998103,00.html\">solitude<\/a> du pr\u00e9sident US qui ne sert plus \u00e0 rien, avec sa \u00ab\u00a0<em>Long War<\/em>\u00a0\u00bb qui fait antiquit\u00e9, nous ferait presque na&icirc;tre un sentiment de compassion.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>La d\u00e9monstration est faite du mode de fonctionnement de notre monde. La libert\u00e9 de pens\u00e9e est un droit commun, comme l&#8217;emprisonnement, dont peu de monde a vraiment le go&ucirc;t d&rsquo;user. Ils pr\u00e9f\u00e8rent tous l&rsquo;alignement automatique de la pens\u00e9e. C&rsquo;est un penchant extraordinaire de notre <a class=\"gen\" href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3510\">\u00e8re psychopolitique<\/a>, dont les effets peuvent \u00eatre dans le domaine du meilleur comme dans celui du pire. Le processus est profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans une \u00e9poque o&ugrave; l&rsquo;homme pr\u00e9f\u00e8re s&rsquo;harnacher d&rsquo;une pseudo-pens\u00e9e commune plut\u00f4t que de sacrifier \u00e0 l&rsquo;exercice de sa propre pens\u00e9e. C&rsquo;est un bien triste constat sur l&rsquo;\u00e9volution de notre esp\u00e8ce, l\u00e0 o&ugrave; nous en sommes aujourd&rsquo;hui ; c&rsquo;est le constat que notre crise, \u00e0 nous l&rsquo;esp\u00e8ce humaine, est bien aussi grave que la crise climatique (ceci va avec cela, <em>indeed<\/em>). Il suffit d&rsquo;\u00eatre britannique, &mdash; ce peuple en absolue d\u00e9cadence et si vers\u00e9 dans l&rsquo;art de l&rsquo;illusion virtualiste, ou <em>spin<\/em> &mdash;, de faire faire un rapport par Sir Nicholas, d&rsquo;\u00eatre authentifi\u00e9 par le <em>Financial Times<\/em>, d&rsquo;\u00eatre salu\u00e9 par le clown Tony Blair, pour que le monde bascule cul par-dessus t\u00eate, que la pens\u00e9e change radicalement d&rsquo;orientation et adore aujourd&rsquo;hui ce qu&rsquo;elle br&ucirc;lait hier. C&rsquo;est fini, on ne ricane plus, ni ne s&rsquo;alarme d&rsquo;ailleurs, dans les restos chic et les palaces postmodernes, devant les \u00ab\u00a0\u00e9lucubrations des gauchistes \u00e9cologistes\u00a0\u00bb. S\u00e9rieux maintenant, et le <em>business<\/em> suit.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>Qu&rsquo;importe sinon ceci :<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Le monde a bascul\u00e9 et proclame aujourd&rsquo;hui la crise climatique comme crise syst\u00e9mique centrale. Le processus est grossier, le conformisme triomphe, la gloire de l&rsquo;homme est frelat\u00e9e, mais&hellip;<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; &hellip; L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est essentiel. La crise climatique existe, cela est acquis, et plus rien ne sera jamais comme avant.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; L&rsquo;\u00eatre humain s&rsquo;est couvert de ridicule et le plus triste est que cela nous prive de Sharon Stone (qui n&rsquo;est pas mal) \u00e0 Davos. L&rsquo;Histoire a fait, en trois mois moins deux jours, depuis le 27 octobre 2006, un grand pas.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>&bull; Les voies de la grande Histoire sont imp\u00e9n\u00e9trables, celles de la pens\u00e9e de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine postmoderne assez d\u00e9risoires.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Davos, Sharon Stone et le climat 25 janvier 2007 &mdash; Qui se plaindra que la crise climatique soit prise au s\u00e9rieux si elle est s\u00e9rieuse? 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