{"id":68585,"date":"2007-03-02T00:00:00","date_gmt":"2007-03-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/03\/02\/the-economist-et-la-fin-de-lotan\/"},"modified":"2007-03-02T00:00:00","modified_gmt":"2007-03-02T00:00:00","slug":"the-economist-et-la-fin-de-lotan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/2007\/03\/02\/the-economist-et-la-fin-de-lotan\/","title":{"rendered":"<strong><em>\u201cThe Economist\u201d et la fin de l&rsquo;OTAN<\/em><\/strong>"},"content":{"rendered":"<p><h2 class=\"common-article\"><em>The Economist<\/em> et la fin de l&rsquo;OTAN<\/h2>\n<\/p>\n<p><\/p>\n<p><p>\t2 mars 2007  Notre ami Jean-Philippe Immarigeon nous signale justement et fort \u00e0 propos cet article de <em>The Economist<\/em>, qu&rsquo;il a lui-m\u00eame <a href=\"http:\/\/americanparano.blog.fr\/2007\/03\/01\/le_commencement_de_la_fin_disait_churchi~1830474\" class=\"gen\">comment\u00e9<\/a> \u00e0 l&rsquo;attention de ses lecteurs. Cet article concerne l&rsquo;Am\u00e9rique, l&rsquo;alliance am\u00e9ricaniste de l&rsquo;Europe, plus profond\u00e9ment la consid\u00e9ration autrefois haute et d\u00e9sormais catastrophique o\u00f9 l&rsquo;Europe tient l&rsquo;Am\u00e9rique ; il dissimule \u00e0 peine l&rsquo;humeur affreuse, le d\u00e9pit et le d\u00e9sarroi o\u00f9 se trouvent les meilleurs amis de l&rsquo;Am\u00e9rique, notamment ceux du Royaume-Uni,  et l&rsquo;id\u00e9e de rupture \u00e0 laquelle ils donnent d\u00e9sormais tout son d\u00fb. L&rsquo;article se lit au son de la <em>Marche fun\u00e8bre<\/em>. A notre avis, il concerne sur le fond la crise europ\u00e9enne qui <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3739\" class=\"gen\">se profile<\/a>, gr\u00e2ce \u00e0 la maladresse \u00e9poustouflante de la bureaucratie du Pentagone et l&rsquo;aide empress\u00e9e <a href=\"http:\/\/www.dedefensa.org\/article.php?art_id=3756\" class=\"gen\">des amis<\/a> d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLe fond de l&rsquo;article concerne cette situation des Am\u00e9ricanistes vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Europe, et cette id\u00e9e, exprim\u00e9e d\u00e8s 2002 par Rumsfeld, que le plus int\u00e9ressant pour les USA en Europe, ce sont les petits nouveaux, les pays lib\u00e9r\u00e9s du communisme depuis les ann\u00e9es 1990 et pr\u00e9cipitamment fourr\u00e9s dans l&rsquo;OTAN et dans l&rsquo;UE. Ils furent d\u00e8s l&rsquo;origine de la manoeuvre jug\u00e9s plus mall\u00e9ables et plus manipulables que ceux de l&rsquo;Ouest avec lesquels il faut encore prendre quelques gants. (Par manuvre, nous entendons la constante pouss\u00e9e am\u00e9ricaniste depuis le d\u00e9but de la Guerre froide pour investir l&rsquo;Europe, bureaucratiquement et par influence. Curieusement, cette pouss\u00e9e est sans cesse renouvel\u00e9e, m\u00eame vers des pays acquis aux int\u00e9r\u00eats US,  la plupart des pays europ\u00e9ens le sont,  ce qui finit en g\u00e9n\u00e9ral par provoquer des effets pervers et contre-productifs.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa critique de la manuvre rumsfeldienne, par <em>The Economist<\/em> (les derni\u00e8res phrases de l&rsquo;extrait sont savoureuses lorsqu&rsquo;on sait que les premiers dirigeants des pays europ\u00e9ens de l&rsquo;Est \u00e9taient d&rsquo;anciens <em>apparatchiks<\/em> des PC nationaux.) : \u00ab<em>For a start, the crude division of Europe into old (anti-American) and new (Atlanticist) has hardly helped the still-shaky cause of reuniting the continent.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The disproportionate presence of largely token ex-communist forces in the coalition of the willing has helped confirm the cynical chancelleries of old Europe in their view that the new democracies are gullible American patsies.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>The implication of Romania, Poland and perhaps some other countries in the renditions scandal has blemished what should have been the new democracies&rsquo; strongest card: their commitment to human rights. How could those who had suffered in communist prisons collaborate now in the torture of other prisoners? The allegation may be outrageously unfair. But it has stuck in the minds of many.<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tL&rsquo;article d\u00e9taille rapidement les multiples maladresses US qui ont r\u00e9duit radicalement la popularit\u00e9 et l&rsquo;influence publique des USA en Europe,  en Europe de l&rsquo;Ouest, sans aucun doute, mais dans la <em>new Europe<\/em> \u00e9galement, o\u00f9 le public est de plus en plus d\u00e9connect\u00e9 des \u00e9quipes dirigeantes dans une position de d\u00e9fiance des USA. (Jusqu&rsquo;aux maladresses tatillonnes de la bureaucratie US, championne du monde \u00e0 cet \u00e9gard : \u00ab<em>Polish and Estonian boys who fight side-by-side with Americans in Iraq are liable to be treated as potential terrorists and illegal immigrants when they want to visit. The administration has moved shamefully slowly on this injustice, and on military assistance to its eager allies.<\/em>\u00bb)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tTout cela d\u00e9bouche sur la p\u00e9roraison o\u00f9 l&rsquo;affaire du syst\u00e8me anti-missiles US propos\u00e9 \u00e0 la Pologne et \u00e0 la Tch\u00e9quie, au grand m\u00e9contentement de la Russie et de l&rsquo;Allemagne, est implicitement d\u00e9crite comme mena\u00e7ant de d\u00e9boucher sur une crise majeure rappelant celle des euromissiles. Effectivement, la p\u00e9riode qui s&rsquo;ouvre en Europe vaudrait d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9e Euromissiles-II. (On notera dans l&rsquo;extrait ci-dessous la fine remarque concernant Prodi : effectivement, aujourd&rsquo;hui en Europe les gouvernements tombent \u00e0 cause de leur complaisance vis-\u00e0-vis des USA. C&rsquo;est une nouveaut\u00e9. <em>The Economist<\/em> l&rsquo;a remarqu\u00e9, lui, au contraire des g\u00e9n\u00e9raux du Pentagone.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00ab<em>Yet, if the Atlantic bonds do weaken, the ex-captive nations will suffer the most. It was America that got them into NATO, and it is America that looks out for them now, much more so than nearer but less friendly countries such as Germany. Any suggestion that the east Europeans can rely on the European Union to stick up for them against Russian bullying is, on current form, laughable.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>New radar gear and rocket interceptors planned for the Czech Republic and (probably) Poland will probably not do much to change this, You do not strengthen an alliance by pressing on your allies weapons that their public does not want. Helmut Schmidt, Germany&rsquo;s chancellor 20 years ago, thought that having cruise and Pershing missiles in western Europe would make America&rsquo;s nuclear guarantee more credible. Instead, it cast America as the warmonger in the minds of the muddle-headed, and stoked peacenikery throughout Europe.<\/em><\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t\u00bb<em>Barring an unlikely success in Afghanistan or Iraq, the strains on the Atlantic alliance will grow in the years ahead. The rivets have long been popping. Now great girders, such as Italy, are twisting and buckling. It was public anti-Americanism that brought down Romano Prodi&rsquo;s government last week. Old Kremlin hands who remember how hard they once tried to destroy NATO must have trouble believing that the job is being done so well for them now by the alliance&rsquo;s own leaders.<\/em>\u00bb<\/p>\n<h3>Cri du coeur et cri de rage<\/h3>\n<\/p>\n<p><p>\tIl nous semble que ce texte, qui est un cri du cur devant l&rsquo;alliance qui se d\u00e9fait autant qu&rsquo;un cri de rage devant la  responsabilit\u00e9 aveugle des am\u00e9ricanistes dans ce processus, mesure bien la crainte panique des atlantistes britanniques, particuli\u00e8rement devant la crise Euromissiles-II qui menace, qui pourrait bien emporter l&rsquo;Alliance. Curieusement, dans le rapide rappel que <em>The Economist<\/em> fait de la premi\u00e8re crise des euromissiles, se glissent autant de fautes qu&rsquo;il y a d&rsquo;affirmations. <\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  C&rsquo;est en 1977, il y a trente ans, et non 20 ans comme il est \u00e9crit, qu&rsquo;Helmut Schmidt lan\u00e7a un cri d&rsquo;alarme. Et c&rsquo;\u00e9tait beaucoup moins pour r\u00e9clamer des armes suppl\u00e9mentaires des USA (on n&rsquo;en \u00e9tait pas encore l\u00e0) que pour d\u00e9noncer le d\u00e9s\u00e9quilibre qu&rsquo;ouvrait le d\u00e9but du d\u00e9ploiement des SS-20 sovi\u00e9tiques en Europe. Le p\u00e9ch\u00e9 originel ne venait pas des USA (appel aux armements US) mais de l&rsquo;URSS qui, aux yeux de Schmidt, d\u00e9truisait sciemment l&rsquo;\u00e9quilibre des forces nucl\u00e9aires en Europe. L&rsquo;appel aux USA serait la cons\u00e9quence de l&rsquo;initiative sovi\u00e9tique. Les Am\u00e9ricains, conduits par un Jimmy Carter peu inclin\u00e9 au surarmement, se feraient tirer l&rsquo;oreille et, finalement, r\u00e9clameraient une d\u00e9cision collective et nuanc\u00e9e de l&rsquo;OTAN (double d\u00e9cision de l&rsquo;OTAN de d\u00e9cembre 1979 : d\u00e9ploiement des <em>Pershing<\/em> II et GLCM US en 1983, ouverture imm\u00e9diate de n\u00e9gociations avec l&rsquo;URSS pour tenter d&#8217;emp\u00eacher ce d\u00e9ploiement en obtenant l&rsquo;arr\u00eat de celui des SS-20 et la destruction des SS-20 d\u00e9j\u00e0 d\u00e9ploy\u00e9s). Ce processus indique que les Am\u00e9ricains ne tenaient nullement \u00e0 passer pour les initiateurs de ce nouvel armement en Europe de l&rsquo;Ouest, ce qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient en aucune fa\u00e7on.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  En cons\u00e9quence de quoi, ce n&rsquo;est pas une vague d&rsquo;anti-am\u00e9ricanisme que d\u00e9clencha la crise, mais une vague de pacifisme anti-nucl\u00e9aire (en 1981-83 en Europe), ce qui n&rsquo;est pas du tout la m\u00eame chose. On le mesure ais\u00e9ment en rappelant que, d&rsquo;une fa\u00e7on exactement parall\u00e8le \u00e0 l&rsquo;Europe, un mouvement d&rsquo;une puissance consid\u00e9rable (le mouvement <em>Freeze<\/em>) se d\u00e9veloppa aux USA en 1981-82, notamment avec l&rsquo;appui massif des \u00e9glises (catholiques et protestantes), contre l&rsquo;armement nucl\u00e9aire ; mouvement si peu anti-am\u00e9ricain qu&rsquo;il influen\u00e7a Reagan et le poussa dans son id\u00e9e, expos\u00e9e en 1983, de d\u00e9velopper la SDI. (Au d\u00e9part, Reagan voyait la SDI, ou bouclier anti-missiles, comme un moyen de d\u00e9passer la formule du suicide r\u00e9ciproque de la dissuasion, la doctrine MAD [Mutual Assured Destruction], donc d&rsquo;annihiler la menace nucl\u00e9aire. Il s&rsquo;agissait de lutter non contre l&rsquo;URSS mais contre le danger d&rsquo;holocauste nucl\u00e9aire commun. Ce fut au point o\u00f9 Reagan proposait, dans sa premi\u00e8re id\u00e9e de la SDI, un partage des technologies anti-missiles avec l&rsquo;URSS pour \u00e9carter tout soup\u00e7on de volont\u00e9 d&rsquo;acqu\u00e9rir la sup\u00e9riorit\u00e9 strat\u00e9gique,  id\u00e9e prestement \u00e9limin\u00e9e par la bureaucratie du Pentagone,  demandez donc \u00e0 Perle, il vous parlera de ce dernier point.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t  M\u00eame \u00e0 l&rsquo;Est, notamment en RDA avec le soutien puissant de l&rsquo;\u00e9glise protestante, mais aussi en URSS, ce m\u00eame mouvement pacifiste se d\u00e9veloppa. Pour la premi\u00e8re fois, les dissidents sovi\u00e9tiques trouvaient une assise populaire, au moment o\u00f9 Sakharov, le p\u00e8re de la Bombe sovi\u00e9tique, se r\u00e9voltait contre le complexe militaro-industriel sovi\u00e9tique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa relecture de la crise par <em>The Economist<\/em> est malheureuse. En 1977-87, les Am\u00e9ricains ne furent pas les plus maladroits. Ce titre revient aux Sovi\u00e9tiques, les Europ\u00e9ens de l&rsquo;Ouest d\u00e9couvrant qu&rsquo;ils \u00e9taient pieds et poings li\u00e9s d\u00e9pendant des USA pour la s\u00e9curit\u00e9 sp\u00e9cifique du continent (les Fran\u00e7ais \u00e0 part, bien entendu). Les trouble-f\u00eates, c&rsquo;\u00e9taient les Sovi\u00e9tiques. Aujourd&rsquo;hui, ce r\u00f4le revient aux Am\u00e9ricains. Sans doute est-ce l&rsquo;obsession (la crainte) de l&rsquo;anti-am\u00e9ricanisme actuelle qui pousse <em>The Economist<\/em> \u00e0 transformer l&rsquo;affaire des euromissiles en faisant fort bon march\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 historique.<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLa similitude essentielle des deux situations (1977 et 2007) est le ferment de d\u00e9stabilisation de la situation strat\u00e9gique par l&rsquo;introduction d&rsquo;une asym\u00e9trie des syst\u00e8mes, ici (en 1977) du fait des Sovi\u00e9tiques, l\u00e0 (en 2007) du fait des Am\u00e9ricains. Mais la situation de 2007 est pire, et les Am\u00e9ricains bien plus maladroits que les Sovi\u00e9tiques de 1977, parce que leurs syst\u00e8mes d\u00e9stabilisateurs \u00e0 installer en Europe sont pr\u00e9sent\u00e9s comme n&rsquo;ayant rien \u00e0 voir avec la situation europ\u00e9enne. Quels que soient les pinaillages sans fin des experts, strat\u00e8ges et autres concernant les performances fantomatiques de syst\u00e8mes anti-missiles qui se sont fait remarquer jusqu&rsquo;ici par leurs capacit\u00e9s \u00e0 rater, la stupidit\u00e9 politique de la d\u00e9marche du Pentagone laisse sans voix. On \u00e9veille la m\u00e9fiance de la Russie en pleine renaissance de puissance et toujours fermement puissance nucl\u00e9aire, on met en cause son sentiment de s\u00e9curit\u00e9, pour quelque chose qui n&rsquo;a aucune valeur strat\u00e9gique, ni pour l&rsquo;Europe par rapport \u00e0 la situation europ\u00e9enne, ni \u00e9ventuellement contre les Russes. On menace gravement un \u00e9quilibre strat\u00e9gique fondamental avec rien de strat\u00e9gique, c&rsquo;est-\u00e0-dire aucun int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique. On ne peut r\u00eaver plus sot. Quand un g\u00e9n\u00e9ral du Pentagone ou un \u00e9ditorialiste atlantiste vous dit, faraud et vertueux, que les anti-missiles US qui viendront en Pologne ne peuvent rien contre les missiles russes et n&rsquo;ont donc rien \u00e0 voir avec l&rsquo;Europe, on devrait aussit\u00f4t le fusiller pour cr\u00e9tinerie caract\u00e9ris\u00e9e : s&rsquo;il n&rsquo;apporte rien sur le plan strat\u00e9gique \u00e0 l&rsquo;Europe otanienne, que vient-il foutre en Europe, ce syst\u00e8me ?!<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\t(S&rsquo;il est question des anti-missiles, la finesse politique impliquait ceci : ne rien mettre en Europe qui pourrait alerter les Russes, \u00e0 aucun moment et d&rsquo;aucune fa\u00e7on le jeu n&rsquo;en vaut la chandelle. Au contraire, c&rsquo;est la premi\u00e8re chose qu&rsquo;on fait! Mais comment attendre une telle finesse d&rsquo;esprits absolument cloisonn\u00e9s. Les experts du Pentagone \u00e9tant en mode anti-terreur pour les anti-missiles, inutile de leur demander de pr\u00eater attention \u00e0 la Russie et \u00e0 la situation nucl\u00e9aire de l&rsquo;Europe.)<\/p>\n<\/p>\n<p><p>\tLes arguments de <em>The Economist<\/em> sont douteux mais la conclusion imparable : c&rsquo;est bien l&rsquo;OTAN qui est en cause ici, et les USA responsables \u00e0 150% par leur maladresse. Parce que c&rsquo;est, \u00e0 nouveau comme en 1977-83, mais bien plus gravement, le d\u00e9couplage strat\u00e9gique de l&rsquo;Europe et des USA par le biais d&rsquo;une crise politique qui est en jeu. Effectivement, ce que l&rsquo;URSS n&rsquo;a pas r\u00e9ussi en 1977-87, les USA pourraient le r\u00e9ussir dans les ann\u00e9es suivantes \u00e0 partir de 2007<\/p>\n<\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The Economist et la fin de l&rsquo;OTAN 2 mars 2007 Notre ami Jean-Philippe Immarigeon nous signale justement et fort \u00e0 propos cet article de The Economist, qu&rsquo;il a lui-m\u00eame comment\u00e9 \u00e0 l&rsquo;attention de ses lecteurs. Cet article concerne l&rsquo;Am\u00e9rique, l&rsquo;alliance am\u00e9ricaniste de l&rsquo;Europe, plus profond\u00e9ment la consid\u00e9ration autrefois haute et d\u00e9sormais catastrophique o\u00f9 l&rsquo;Europe tient&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[3453,6488,3107,6484,584,4505,6487,3050],"class_list":["post-68585","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-faits-et-commentaires","tag-anti-missiles","tag-economist","tag-euromissiles","tag-euromissiles-ii","tag-otan","tag-schmidt","tag-ss-20","tag-the"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68585","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68585"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68585\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68585"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68585"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.dedefensa.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68585"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}